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démocratie ou didacture ?

Simon Horel | Charles La Noë

La Turquie d'Erdogan

06/10/18

Le coup d'Etat 1980

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12 septembre 1980 : l’armée Turc fait un coup d’État et s’empare du pouvoir. L’armée instaure une nouvelle constitution qui entre en vigueur 3 ans après, en 1983.

Cette constitution avait comme objectif d’instaurer un nouveau cadre, autoritaire, pour assurer la stabilité de la Turquie durant la période de la Guerre Froide. Cette constitution suivait une philosophie politique très autoritaire qui se voit à travers plusieurs réformes :

Le coup d'Etat de 1980

Le début d'une Turquie plus démocratique

L'entrée d'Erdogan au pouvoir (2003-2014)

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Recep Tayyip Erdoğan est un homme politique turc né en 1954 à Istanbul. Après avoir été maire d'Istanbul, il a fondé et dirigé le Parti de la Justice et du Développement (AKP). Il a ensuite occupé le poste de Premier ministre de la Turquie de 2003 à 2014, avant de devenir président du pays. Son leadership a été caractérisé par une période de croissance économique et une politique étrangère active, notamment dans la région du Moyen-Orient.

Mais tout d'abord qui est Erdogan ?

Tout ce qui est du domaine de la liberté d’un individu se doit être appliqué pour être considéré comme une démocratie exemplaire. La démocratie est donc un régime politique assez complexe à juger et jauger. C’est donc pour cela que nous nous demandons si la « nouvelle » Turquie d’Erdogan est-t-elle réellement une démocratie ?

C’est un régime politique dans lequel le peuple/les citoyens exercent la souveraineté et disposent du pouvoir. Cependant une démocratie peut s’effectuer de différentes manières, par exemple dans la démocratie représentative le peuple élit ses représentants. La participation du peuple dans la politique est donc la principale caractéristique d’une démocratie, si l’avis des citoyens est ignoré ce n’est donc plus une démocratie. Une démocratie doit aussi accorder la liberté d’expression, de pensée, de croyance, de pratique religieuse, de presse, etc.….

Et qu'est-ce qu'une démocratie ?

Durant ses mandats en tant que premier ministre, Erdogan, a réformé de nombreuses fois la constitution pour la rendre plus démocratique et tournée vers une européanisation pour rentrer officiellement dans l'Europe :

Erdogan fut premier ministre de 2003 à 2014 suite à la victoire de son parti politique, le parti de la justice et du développement (AKP).

Erdogan en tant que premier ministre

La question Kurde

Cette question à été traité par le gouvernement d'Erdogan à travers une série de réformes en 2009. Ces réformes visaient à donner plus de libertés pour la population kurde, par exemple, en levant des interdictions d'utilisation de la langue kurde dans les médias ou dans l'éducation. L'arrivé d'Erdogan en tant que premier ministre fut le début d'un processus de paix entre les turcs et les kurdes.

Les Kurdes sont une grande minorité ethnique en Turquie, représentant environ 20% de la population.Ils ont longtemps été en conflit avec l'État turc, notamment à travers l'insurrection armée du PKK dans les années 1980 et 1990. La question kurde reste un sujet sensible et complexe de la politique intérieure turque, impliquant des défis politiques et sociaux profonds.

Un virage autoritaire ?

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En 2014 Erdogan participe aux élections présidentielles et les remporte. Il devient donc président de la République en 2014. Erdogan est beaucoup critiqué sur des décisions qui viennent faire douter sur la démocratie Turque :

Des actes trop autoritaires

En 2017 Erdogan a mené une campagne pour un référendum visant à renforcer les pouvoirs du président.Le référendum a été adopté, voici les réformes :- Le président concentre les pouvoirs exécutifs, il est à la fois le chef d'Etat et du gouvernement. Il peut nommer des ministres, dissoudre le parlement et déclarer l'état d'urgence. - Le poste de Premier ministre est supprimé.- Le président peut nommer les juges et les procureurs.De plus, Erdogan était déjà accusé d'avoir un contrôle trop élevé sur le pouvoir judiciaire ce qui lui permet de garder les personnes rattachés à son parti (AKP).Le président se donne beaucoup de pouvoir ce qui créer des craintes venant du peuple qui ne se sent plus écouté.

2017 - Le référendum

Bien qu'Erdogan ait entamé un processus de paix avec la population Kurde le problème n'est pas réglé. En effet, des manifestations des Kurdes ont éclatés suite aux manifestations de Gezi. C'est un mouvement de manifestations qui a eu lieu au parc Taksim Gezi en 2013. Ce mouvement était mené par des écologistes qui étaient contre la destruction du parc. Ce mouvement a engendré une forte vague de violences policières.Suite à ces manifestations le parti démocratique des peuples a commencé à gagner en popularité. C'est un parti qui est pro-kurde.Aux législatives de 2015, le HDP franchi la barre des 10% ce qui fait d'eux un parti important. Durant ces législatives l'AKP a perdu la majorité en parti à cause du HDP. C'est ensuite en 2015 que Erdogan met fin au processus de paix et entre en conflit avec les kurdes. De plus, Erdogan arrête de plus en plus de députés kurdes jusqu'à même arréter l'ex co-président du HDP en 2016.

La question Kurde

Conclusion

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CHARLES LANOE et SIMON HOREL T10

Depuis 1982, la Turquie a grandement évolué en essayant de devenir une démocratie. Malgré des débuts exemplaires, Erdogan réforme de plus en plus la constitution vers un régime autoritaire. Des doutes se font ressentir chez les citoyens alors des colères éclatent. Mais c'est aussi ces colères du peuple qui laissent transparaître une dictature. Il est difficile d'affirmer la dictature mais elle se fait ressentir. La Turquie n'est donc ni une démocratie ni une dictature malgré les tendances très autoritaires d'Erdogan.

Le gouvernement d'Erdogan est donc tourné vers une démocratisation du pays.

Des réformes démocratiques

- Le 9 février 2008 une réforme constitutionnelle visant à lever l'interdiction du voile dans les institutions publiques est adopté. Dans un pays majoritairement musulman, ce changement est un pas vers la liberté religieuse.- Le 12 septembre 2010, un référendum constitutionnel s'est déroulé. Cette grande réforme était constitué de 26 amendements cherchant à diminuer le pouvoir de l'armée pour en donner plus au Parlement. Il y a ici une grosse initiative prise pour rendre démocratique la Turquie. Il y a aussi un objectif de rapprocher l'Union européenne avec ce référendum.

Une grande répression visible :-Erdogan a pris des mesures contre les médias indépendants, fermant des stations de télévision, des journaux et des sites Web critiques envers le gouvernement. Des journalistes ont été arrêtés et emprisonnés, créant un climat d'autocensure et de peur parmi les médias.-Des opposants politiques, notamment des membres de l'opposition politique, des activistes et des universitaires, ont été arrêtés et emprisonnés pour des accusations souvent contestées de terrorisme ou de conspiration contre l'État.- Son gouvernement a réprimé les manifestations publiques, souvent par la force, et a criminalisé les activités politiques pacifiques perçues comme une menace pour le régime.

Cette nouvelle Turquie instauré en 1982 suite à un coup d'Etat à donc été source de conflits et de tensions entre l'Etat et le peuple.

- Le principe de laïcité affirmé comme un pilier fondamental de cette nouvelle constitution.Par exemple, le port du voile était interdit dans les institutions publiques comme les universités.

Une Turquie changé

- Les militaires avaient beaucoup de pouvoir accordés par la constitution. L’État (les militaires) exerçait une terreur sur le pays par le biais de répression, d'arrestationsou encore de combat contre les civils (le pays était au bord de la guerre civile). Par exemple, le conseil de sécurité national (MGK) avait le pouvoir d’interdire les partis politiques ce qui a causé une peur de s'engager en politique.

- Le pouvoir éxecutif renforcé pour le président. Le président avait donc un pouvoir autoritaire.Par exemple, le président avait la capacité de nommer le premier ministre, de dissoudre le Parlement ou encore de déclarer l’état d’urgence.