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Rappel de collège

Appareil génital féminin

Appareil génital masculin

La fécondation

La puberté

Origine de l'identité sexuelle: un cas de femme XY

Caster Semenya, athlète sud africaine spécialiste du 800m

De la polémique à la découverte de son intersexualitéLe 1 juin 2019 le Tribunal arbitral du sport lui a interdit de disputer les courses de distance de 400m à 1 mile (1600 m) car elle présente un taux de testostérone trop élevé. En cause le nouveau règlement de l’IAAF (Association Internationale des Fédérations d’Athlétisme) qui impose aux athlètes féminines un taux de testostérone inférieur à 5 nmol par litre de sang. Pour certains, la testostérone donne un avantage physique net à ces athlètes. Pour d’autres, il convient de rester prudent et d’observer chaque situation, car le lien entre performance et testostérone ne serait pas si simple : les variations de testostéronémie (= le taux de testostérone) chez les hommes en seraient un exemple. Quelques rappels sur l'organisation des appareils génitaux masculin et féminins

Berlin, 19 août 2009, championnats du monde, finale du 800 mètres « dames » … La sud Africaine Caster Semenya, 18 ans, accomplit un véritable exploit en courant la finale du 800 mètres féminin en 1 minute 55 secondes et 45 centièmes. Sa victoire est pourtant de courte durée. A peine la course finie, le staff des équipes rivales et les journalistes sportifs accusent la championne d’être un homme. ● Selon eux, les épaules de Caster Semenya sont trop larges, son bassin trop étroit, sa poitrine trop plate, ses mâchoires trop carrées … Trop pour être considérée comme une « authentique femme ». ● L’athlète subit alors des examens sanguins, chromosomiques et gynécologiques. Coup de tonnerre ! Il s’avère que Caster Semenya possède un appareil génital externe féminin et des testicules internes. Elle est donc intersexuée*. Elle n’en avait pas connaissance et s’est toujours considérée comme une femme. Sans utérus ni ovaire, elle ne peut donc procréer mais avec des testicules internes, elle peut produire de la testostérone à un niveau quasi comparable à celui d’un homme.

La testostérone est une hormone produite par les testicules, ayant une action sur le développement des caractères sexuels secondaires masculins et la production de spermatozoïdes.

Lire attentivement l’ensemble des documents fournis et regarder la vidéo puis répondre aux questions :

  • Précisez pour cet athlète quel est son sexe génétique, et son sexe phénotypique.
  • Proposerez une origine possible pour expliquer les particularités du phénotype sexuel de Caster Semenya.
  • Indiquez quelle est votre position sur ce sujet : défendez vous sa participation aux compétitions féminines ou défendez-vous la position de l’association internationale des fédérations d’athlétisme qui souhaite l’interdire. Justifier votre réponse.

Mise en relation des informations issues des différents documents : Extraire et exploiter des informations de différents documents et les mettre en relation avec d'autres données / connaissances afin d'acquérir de nouvelles connaissances et de répondre au problème posé.

Document 1 : analyses phénotypiques Rapport médical (gynécologique) Patiente : Caster Semenya Examen phénotypique : Organes génitaux externes : vulve, sans caractéristiques particulières Gonades : Présence de testicules intra abdominaux, absence d’ovaires. Organes génitaux internes : présence d’un vagin, absence d’utérus, de trompe utérine. Absence d’organes génitaux internes de type « masculin » (absence de canal déférent, d’épididyme et de vésicules séminales …)

Document 2 : Le caryotype de Caster Semenya (a) et l’organisation simplifiée du chromosome Y (b) de Caster Semanya (d’après Belin). La séquence d’ADN du gène SRY de cette femme est identique à celle du gène SRY localisé sur le chromosome Y d’un homme. Le gène est donc fonctionnel. a. b.

Document 3 :

Document 4 : Une origine possible du phénotype féminin chez les femmes XY (d’après Hachette). Des récepteurs à la testostérone sont nécessaires à l’action de cette hormone : sans eux la testostérone n’a pas d’effet. Ces récepteurs sont présents dans beaucoup de cellules, cellules appelées « cellules cibles » à la testostérone. Par exemple les cellules des voies génitales indifférenciées possèdent ces récepteurs fonctionnels chez l’individu de sexe masculin. Remarque : Une mutation dans la séquence nucléotidique d’un gène peut-être à l’origine de l’ « inactivation » d’un gène. Comparaison des séquences nucléotidiques des récepteurs de la testostérone chez un homme (Rtesto.adn) et chez Caster Semanya (Rtesto-Cas9.adn). Image obtenue par un logiciel de comparaison de séquences (Anagène)

Le caryotype: Dans l'espèce humaine chaque cellule possède 23 paires de chromosomes. La 23ème paire ou chromosomes sexuels est différente selon le sexe : XX pour les individus de sexe féminin et XY pour les individus de sexe masculin.

° A la naissance, un individu possédant des testicules et des organes génitaux externes mâles sera de phénotype sexuel mâle ° Un individu possédant des ovaires et des organes génitaux externes femelles sera de phénotype sexuel femelle

Qu'est ce qui permet la différentiation des gonades ?

Les chromosomes portent de nombreux gènes. Le gène SRY présent sur le chromosome Y est absent du chromosome X. La présence du gène SRY induit le développement du fœtus vers le sexe biologique masculin et en son absence vers le sexe biologique féminin.

Exemple des inversions sexuelles. On observe quelques rares cas de naissances d’individus intersexués, c’est-à-dire présentant une inversion sexuelle. Leur sexe biologique ne correspond pas aux chromosomes sexuels observables dans leurs caryotypes : mâle XX stérile ; 1/20 000 naissances ; femelle XY stérile ; 1/10 000 naissances. On explique ce phénomène par des événements de mutation ou de translocations du gène SRY.

On observe quelques rares cas de naissances d’individus intersexués, c’est-à-dire présentant une inversion sexuelle. Leur sexe biologique ne correspond pas aux chromosomes sexuels observables dans leurs caryotypes : mâle XX stérile - 1/20 000 naissances femelle XY stérile - 1/10 000 naissances On explique ce phénomène par des événements de mutation ou de translocations du gène SRY. Dans le cas très rare de l’hyperandrogénisme féminin (surproduction d'hormones mâle comme la testostérone), certaines femmes possèdent un caryotype 22 paires de chormosomes + XY.