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Transcript

L'harmonica, le trombone et le parapluie

Promenades "au fil de ma plume"

Éditions In Octavo

Sur un air de Glenn Miller

Sommaire

  1. Page 2 : Avant propos
  2. page 3 : Rapport du Sergent Smith
  3. page 4 : Remerciements
  4. page 5 : In the mood : Serge Dutfoy
  5. page 6 : L'auteure
  6. page 7 : Incipit
  7. page 8 : Batterie de Merville-Franceville
  8. page 9 : Une Lumière dans la nuit
  9. page 10 : Mémoire de Babouchka
  10. page 11 : Nous rencontrer...
  11. Page 12 : The end

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Avant propos...

Le 5 juin 1944, des dakotas décollaient de la base de Broadwell, base aérienne de la RAF. Objectif : la batterie de Merville-Franceville. Quelques heures plus tard, une poignée de parachutistes britanniques du 9è bataillon étaient parachutés par erreur au-dessus de la forêt de Saint Gatien des bois. Ils seront pris en charge par une poignée de locaux, de Barneville-la-Bertran. Parmi eux, Clara, une anglaise naturalisée française, mon arrière-grand-mère. Tous seront arrêtés, et déportés. Clara ne reviendra pas de Ravensbrück.Cet épisode, et surtout le courage dont ont fait preuve ces héros anonymes, sont le fil conducteur de ce roman. Nous y rencontrons Peter Gordon, un vétéran britannique qui raconte son DDAY un gamin d'Étretat.ce roman convoque une farandole de personnages. Emily l'anglaise, mariée à l'institeur du village, deux zazous ; François, un gamin qui entre en résistance en cachant le para, Marcel, son grand frère qui rejoint la résistance au Havre, Camille, leur père, bouilleur de cru... entre autre. Enfin, Glenn Miller, qui a rejoint Londres pour accompagner les GI.Ce roman veut rendre hommage à toutes celles et ceux qui, par leur amour de la liberté et leur courage, ont contribué à ce que le DDAY soit une réussite.

Rapport du sergent Smith (traduction)

Nous avons décollé pour la Normandie le 5 juin 1944, à 23h15. À 1h, le 6 juin, j'ai atterri dans un bois, à l'est de Barneville (la Bertran, note de l'auteure. ) Je me suis foulé une cheville en touchant terre. bien sûr, j'ai essayé d'entrer en contact avec ma section et aussi de récupérer les containers. Sans succès. Je suis donc resté caché dans ce bois jusqu'au lever du jour, puis me suis dirigé vers le Nord. j'ai alors rencontré un Français qui a pu me renseigner quant à ma position. j'ai encore dû marcher quelque dix-huit heures dans un bois avant de me diriger cette fois vers le sud. Au bout de deux heures, j'ai retrouvé le Caporal Wilson, lui-même caché dans une haie. Nous restés cachés là jusqu'au 7 juin. À 19h, nous avons pu commencer à nous diriger vers le Sud-ouest. dans la soirée, une sentinelle allemande a fait feu sur nous, nous obligeant à nous dissimuler jusqu'à l'aube dans un champ de maïs. nous avons pu ensuite nous remettre en marche, pour réussir, vers 8 h, le 8 juin, à nous réfugier dans la forêt de Saint Gatien des Bois, où nous sommes restés jusqu'au 9 juin.C'est en nous dirigeant vers Saint - Benoît que nous avons rencontré deux femmes qui ont accepté de nous aider. Elles sont donc revenues avec leur frère, mais aussi des vivres. nous sommes restés planqués à proximité de Saint-benoît jusqu'au 12 juin. Pendant ces trois jours, le Français nous apportait de quoi subsister : quelques couvertures et des vivres. Le 12 juin, enfin, un membre de la Résistance est arrivé à notre planque et nous a emmenés en camion dans une grange, à environ 3 kilomètres à l'Ouest d'Honfleur où nous sommes restés jusqu'au 25 juin... Christelle Angano, Une Lumière dans la nuit.

Merci à Serge Dutfoy pour sa préface illustréeAux Éditions In Octavo, pour la confiance renouvelée.

Illustration Serge Dutfoy

Le musicien, jazzman

L'auteur de bande dessinée

In the mood !

Biographie

Bibliographie

Site : Éléphants et pattes de mouche

Christelle Angano

Incipit

Grand-Bourg-Lès-Essart, 14 décembre 1994.Pension "Les Sources"

La sonnerie enrouée d'un vieux réveil résonna dans la petite chambre. D'un geste, Peter Gordon le fit taire et le tic-tac, impertubable, reprit ses droits. L'homme, maintenant réveillé, chaussa ses mules, rangées là sous le lit, puis d'une démarche hésitante, se dirigea vers la salle de bain. C'était la démarche d'un homme marqué par la vie, les suvenirs, mais aussi, certainement, les regrets.Sur le lavabo, à l'ancienne, le rasoir coupe-chou, le blaireau et le savon. Au-dessus, un petit miroir, fêlé, accroché à une simple chaîne. Tout était prêt. D'un geste familier, Peter Gordon passa une main afin d'éprouver la rugosité d'une barbe naissante. Avoir un rasage parfait était pour lui une question d'honneur, et avec le temps, ce moment du matin était deveu un véritable cérémonial. Une dernière étape enfin, la musique. Un vieux 33 tours de Glenn Miller, son idole. Voilà, tout était prêt.Les gestes se succédaient selon un ordre immuable : la lame affutée sur la vieille sangle au cuir râpé, les joues savonnées et enfin, la caresse froide du rasoir. Le geste était lent, sûr, instinctif. C'était, pour le vieil homme, comme si se raser chaque matin lui permettait de se reconnecter à la vie, de sortir d'une nuit désormais peuplée de fantômes ; ceux des copains tombés pendant la guerre et dont il n'avait jamais vraiment pu se séparer. Celui d'Emily aussi. De ce sentiment tenace, d'être là, un peu comme un voleur, d'être illégitime en quelque sorte, il n'avait jamais réussi à se défaire. Oui, voir réapparaître son visage, au fur et à mesure que s'effaçait le savon, tel un brouillard qui se lève, c'était reprendre possession de lui-même, un moment grave, solennel, et toujours un peu douloureux.

Batterie de Merville-Franceville

Une lumière dans la nuit

Récit de vie

Bio

Le 5 juin 1944, des parachutistes anglais censés être largués au-dessus de Merville-Franceville se retrouvent à 35 km de là, près de Barneville-la-Bertran, au sud d’Honfleur. Une poignée de civils leur porte secours. Le 18 juin 1944, tous sont arrêtés et déportés. Clara, mon arrière-grand-mère, était l’une de ces personnes. J’ai voulu retracer son parcours pour lui rendre hommage, et pour rappeler à nos souvenirs tous ces anonymes bas-normands qui ont oeuvré, au péril de leur vie, pour que nos enfants puissent connaître la liberté. Il me fallait écrire et raconter leur histoire. Parce que la mémoire est essentielle pour préserver la paix et pour que, plus jamais, ne s’éteigne la lumière.

Quelques retours de lecture :

Mémoire de Babouchka

Travail de "plume", témoignage

Nous nous sourions, un peu embarrassées. Es-tu prête ? Es-tu certaine de vouloir te lancer dans cette aventure? Nous nous installons dans ta cuisine, autour de la petite table. Prévoyante, tu as préparé du café et des petits gâteaux. C’est fou ce que je vais manger comme petits gâteaux pendant ces deux mois ! Avant de “plonger”, nous parlons de notre organisation. Je viendrai le matin pour t’écouter, j’écrirai l’après-midi. Je sors de quoi écrire et même de quoi t’enregistrer, mais tu te raidis à la vue du dictaphone. Tant pis, nous ferons sans. Voilà, je suis prête. Une fois encore, tu t’excuses pour ton léger accent, un accent de pierres qui roulent, cet accent que tu n’as jamais perdu. Tu prends une grande inspiration et nous embarquons. Ton regard se fait lointain, l’émotion est perceptible. Te revoilà petite fille, dans une isba, à Zalouge…

Rencontres 2024

27, 28 avril 2024: librairie Les trésors d'Arsène, Étretat4 mai 2024 : librairie "Le Merville", Merville-Franceville11 mai 2024 : Lecture de proue, Salon de Grandcamp-Maisy25 et 26 mai : salon Époque. Caen29 mai 2024 : Table ronde La Résistance. Colomby-Anguerny1er juin : Salon du livre de Carentan (Leclerc)2 Juin 2024 : Salon du livre Ste Mère l'Église8 juin 2024 : La Halle Molière, Caen / Douvres la Délivrande15 juin : Plein ciel, Caen. rencontres d'auteur(e)s16 juin : Musée du radar. Douvres la Délivrande22 juin 2024 : la petite librairie. Le Havre23 juin : salon de Luc sur mer29 juin : librairie Plein ciel, Caen6 juillet : Librairie Place 26, Douvres la délivrande

The End !