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Le Vaillant petit tailleur

texte enrichi par les élèves de 6è B et C du collège Célestin Freinet , année 2024sous la supervision de Mme Soualle

Par un beau matin d'été, on entendait siffloter dans une petite chaumière en pierres blanches dans laquelle se découpait une porte arrondie ornée de couronnes de coquillages. Une grande cheminée orange et cubique était plantée dans son toit triangulaire aux tuiles noir charbon mal jointes. Un grand escalier mauve tournicotait autour de la maison et surplombait de gros buissons de myrtilles. De grands sapins se dressaient aux quatre coins de la maison et abritaient des oiseaux qui avaient fait leurs nids dans les branches. Quelques trous dans la masure offraient des abris aux souris et aux araignées. Deux fenêtres , dont les verres étaient fêlés, grinçaient, tout comme la porte en bois qui s'ouvrait sur un atelier.

Un petit tailleur assis sur sa table et de fort bonne humeur, cousait de tout son cœur. Arrive dans la rue une paysanne qui crie : - Bonne confiture à vendre ! Bonne confiture à vendre ! Le petit tailleur entendit ces paroles avec plaisir. Il passa sa tête délicate par la fenêtre et dit : - Venez ici, chère Madame ! C'est ici qu'on vous débarrassera de votre marchandise. La femme grimpa les trois marches avec son lourd panier et le tailleur lui fit déballer tous ses pots. Il les examina, les tint en l'air, les renifla et finalement déclara : - Cette confiture me semble bonne. Pesez-m’en donc quatre demi-onces, chère Madame. Même s'il y en a un quart de livre, ça ne fera rien. La femme, qui avait espéré trouver un bon client, lui donna ce qu'il demandait, mais s'en alla bien fâchée et en grognant. - Et maintenant, dit le petit tailleur, que Dieu bénisse cette confiture et qu'elle me donne de la force !

Il prit une miche dans le buffet, s'en coupa un grand morceau par le travers et le couvrit de confiture. - Ça ne sera pas mauvais, dit-il. Mais avant d'y mettre les dents, il faut que je termine ce pourpoint. Il posa la tartine à côté de lui et continua à coudre et, de joie, faisait des points de plus en plus grands. Pendant ce temps, l'odeur de la confiture parvenait jusqu'aux murs de la chambre qui étaient recouverts d'un grand nombre de mouches, si bien qu'elles furent attirées et se jetèrent sur la tartine. - Eh ! dit le petit tailleur. Qui vous a invitées ? Et il chassa ces hôtes indésirables. Mais les mouches, qui ne comprenaient pas la langue humaine, ne se laissèrent pas intimider. Elles revinrent plus nombreuses encore. Alors, comme on dit, le petit tailleur sentit la moutarde lui monter au nez. Il attrapa un torchon et « je vais vous en donner, moi, de la confiture ! » leur en donna un grand coup. Lorsqu'il retira le torchon et compta ses victimes, il n'y avait pas moins de sept mouches raides mortes.

« Tu es un fameux gaillard », se dit-il en admirant sa vaillance. « Il faut que toute la ville le sache. » Et, en toute hâte, il se tailla une ceinture, la cousit et broda dessus en grandes lettres - « Sept d'un coup». « Eh ! Quoi, la ville... c'est le monde entier qui doit savoir ça ! » Et son cœur battait de joie comme une queue d'agneau. Le tailleur s'attacha la ceinture autour du corps et s'apprêta à partir dans le monde, pensant que son atelier était trop petit pour son courage. Avant de quitter la maison, il chercha autour de lui ce qu'il pourrait emporter. Il ne trouva qu'un fromage et le mit dans sa poche. Devant la porte, il remarqua un oiseau qui s'était pris dans les broussailles ; il lui fit rejoindre le fromage. Après quoi, il partit vaillamment et comme il était léger et agile, il ne ressentit aucune fatigue. Le chemin le conduisit sur une montagne et lorsqu'il en eut escaladé le plus haut sommet, il y vit un géant qui regardait tranquillement le paysage.

Choisis ton portrait de géant préféré

Portraits

Choisis ton préférée avant de poursuivre ta lecture du conte

L’ogre de la forêt semblait gros mais quand on se rapprochait, il était très grand et très maigre. Il faisait peur au petit tailleur, à cause de son visage triangulaire, sa peau ride, ses sourcils étaient, cassés, et son énorme nez. Il avait une calvitie sur la tête et plein de poils sur le visage. Il ne mangeait que des choses répugnantes comme ses frères par exemple : des larves, des vers de terre, des araignées, des escargots vivants ou des fruits pourris.

Le géant était un être immense, avec de gros muscles et un visage terrifiant. Sur sa tête on pouvait apercevoir trois cheveux sales et épais. Il avait deux petits yeux menaçants. Ses mains énormes semblaient capables d’écraser tout sur son passage et ses pas laissaient d’énormes empreintes sur le sol. Un nez énorme et poilu reposait sur son visage, sous une bouche minuscule et rouge où on pouvait apercevoir des énormes dents. Malgré sa taille impressionnante, le géant semblait condamné à la solitude et la tristesse.

Le corps de cette bête terrifiante avait une petite tête, deux grands bras, un tronc plein de cicatrices, deux jambes et des petits orteils moisis. Son visage ovale faisait penser à un mouton et sa mine ridée ressemblait à celle d’un vieux pépé. Sa peau foncée était tellement rugueuse que quand on la touchait, on pensait que c’était un rocher. Avec ses yeux noirs et globuleux, on croyait qu’ils allaient exploser. Il avait des paupières lourdes et ses sourcils touffus tombaient presque jusqu’aux yeux. Il avait un drôle de nez court et épaté et il servait sûrement à flairer la bonne chair fraîche pour la manger. Il avait d’horribles dents jaunes et cassées qu’il avait sûrement usées en mâchant les os de ses proies. Mais le pire c’est qu’il portait de gros cheveux pleins de poux et de saletés tressées en grandes nattes rousses qui touchaient presque le sol. Bien sûr il avait une verrue sur son nez et une cicatrice sur son visage. Son horrible bouche parlait avec une voix rauque et sinistre.

Le vaillant tailleur faisait énormément peur car il était grand comme un gratte-ciel, poilu comme un yéti et bossu. Le géant se déplaçait de façon très souple. Il ne portait qu’un short et un caleçon rose et il avait le torse nu, dorénavant, l’ogre savait qu’il avait mauvais caractère car il tuait tout le monde. Avant, il n’effrayait personne, comme les villageois se moquaient de sa laideur, sa couleur de peau et de ses vêtements déchirés, alors l’ogre était devenu méchant.

Il vit une silhouette massive et un visage ovale sur lequel se dessinaient deux gros yeux globuleux … C’était un géant ! Sa peau était grise et son teint était mat, sa mine était fripée et ses paupières étaient lourdes. Ses sourcils touffus et son regard endormi lui donnaient un air fatigué, et la morve coulant de son nez lui donnait un air idiot. Ses lèvres minces et ses dents écartées lui donnaient un air bizarre quand il souriait. Sa tête ovale et son front plat la faisait ressembler à un œuf.

Le tailleur aperçut une grosse silhouette ressemblant à un éléphant. Sa démarche lourde et maladroite faisait penser à celle d’un hippopotame. Ses vêtements tout déchirés faisaient apparaître son gros corps en pierre. En avançant, il aperçut sa peau jaune. Au milieu de son visage triangulaire, son nez large et crochu, frôlait son sourire carnassier, qui laissait apparaître ses dents cassées. Sa large calvitie surmontait son front bosselé. Sur son menton carré apparaissaient ses énormes cicatrices. Ce géant avait une voix très grave qui prouvait son mauvais caractère.

Le petit tailleur vit un géant musclé et grand avec une démarche souple, son dos était bombé comme celui d’un dromadaire. Son ventre était musclé comme celui d’une sorcière. Le visage était ovale avec un grain de beauté sur le nez. Sa peau était blanche comme de la farine. Les yeux noirs ressemblaient à de l’encre sous ses paupières tombantes comme des pierres. Les sourcils était épais comme un rondin de bois. Le caractère était mauvais comme celui d’un ours mal léché.

On voyait une silhouette massive et musclée : c’était un géant qui regardait le paysage du haut de sa montagne. On ne voyait pas bien son visage rond. Le tailleur s’avança et vit l’ombre massive et grande du géant. Dans ses bras forts, il tenait une pierre avec laquelle il s’amusait. Après que le soleil est rentré derrière les nuages le tailleur aperçut les yeux marrons, le regard perçant et des dents jaunies mais bien plantées du géant, sa voix était grave et trop forte, quand il lui parlait, il lui lançait des défis très durs.

Le petit tailleur s’approcha bravement de lui et aperçut un géant très grand et très gros. Sa démarche était assez lente, lourde et maladroite, quand son corps était en mouvement ; son ventre gonflait et dégonflait. Ce géant musclé et fort avait une tête animalière avec un visage rond rempli de rides. Ses yeux creusés étaient marrons et noirs, portant de larges cernes. Le vaillant percevait chez nôtre géant une mine fanée et toute fermée lui donnant pas envie de communiquer avec celui-ci. En effet son teint restait mat et bronzé sur une peau plissée, sèche et rugueuse telle une langue de chat. La texture de sa peau était tellement grasse qu’il en sortait des boutons purulents accompagnés de grain de beauté. Par ailleurs une cicatrice en Z lui traversait le sourcil en deux. Ces derniers sont touffus épais, lui tombant sur les yeux pour se mêler à ses longs cils courbés, sa vue étant limitée par ces derniers elle semblait vide et endormie, ses paupières quasi inaperçues restent tombantes et lourdes. Son obésité lui donnait de bonnes joues rondes avec des pommettes saillantes, lui faisant ressortir son long nez large. Ce dernier était tellement crochu qu’il retombait presque sur sa lèvre supérieure épaisse. Sa lèvre inférieure reste pendante ce qui lui procurait un triste sourire forcé. Sa grande bouche laissait entrevoir des dents jaunes, cassées, écartées et parfois tombées. Sa denture mettait en valeur un double menton saillant et carré. Lors de son maigre sourire le vaillant observait que les grandes oreilles larges du géant se décollait, et que son haut front se ridait tel qu’il en ressortait des bosses. Son immobilité laissait apparaitre un bras gauche amputé jusqu’au coude. Ses membres inferieurs ne laissaient pas voir ses genoux tellement ses cuisses et ses mollets étaient énormes. La seule main restante semblait être boudinée. En ce qui concernait sa chevelure clairsemée paraissait sale et noire. Enfin lors du départ du vaillant, le géant avait émis un son grave pour interpeller son observateur. Sa voix rauque et forte avait fait envoler tous les oiseaux des arbres.

Le vaillant tailleur, vit un géant avec sa démarche à pas de velours. Il était grand, fort et musclé et il sentait très mauvais. Sa tête était ronde comme un ballon. Ses grandes mains se soulever à chaque fois que le géant dormait les mains sur le ventre. Le cou long comme celui d’une girafe. Ses bras longs comme des troncs d’arbres. Des mains douces comme un coussin. Sa peau claire était rugueuse comme du papier de vers, elle était tellement rappeuse que quiconque voulait la toucher. Ses yeux étaient bleus et globuleux comme des billes. Ces paupières étaient tirées comme du fil. Ses sourcils étaient épais comme un sushi. Son regard était menaçant et très expressif. Il avait des joues rouges comme des tomates. Il avait le nez crochu comme le bec de celui d’un oiseau. Ses lèvres sont fines comme une fleur. Son teint était mat comme de la terre marron clair. Son sourire était si carnassier que personne ne voulait avoir le même. Il avait les dents jaunes comme les boutons d’or. Son menton était pointu comme le sommet d’une montagne. Ses oreilles étaient grandes et un peu déchirés. Son front était bombé comme le dos d’un chameau. Ses cheveux étaient lisses comme le mur d’une maison, noirs comme. Sa barbe était tellement longue et crépu que personne ne voulait la toucher, il avait un grain de beauté sur le bout du nez et il avait une cicatrice sur le front. Sa voix était grave et tellement forte que quiconque ne voulait l’entendre !

POURSUIS ta LECTURE du CONTE

Le petit tailleur s'approcha bravement de lui et l'apostropha : - Bonjour, camarade ! Alors, tu es assis là et tu admires le vaste monde ? C'est justement là que je vais pour y faire mes preuves. Ça te dirait de venir avec moi ? Le géant examina le tailleur d'un air méprisant et dit : - Gredin, triste individu ! - Tu crois ça, répondit le tailleur en dégrafant son manteau et en montrant sa ceinture au géant. - Regarde là quel homme je suis ! Le géant lut : « Sept d'un coup », s'imagina qu'il s'agissait là d'hommes que le tailleur avait tués et commença à avoir un peu de respect pour le petit homme. Mais il voulait d'abord l'éprouver. Il prit une pierre dans sa main et la serra si fort qu'il en coula de l'eau. - Fais-en autant, dit-il, si tu as de la force. - C'est tout ? demanda le petit tailleur. Un jeu d'enfant ! Il plongea la main dans sa poche, en sortit le fromage et le pressa si fort qu'il en coula du jus. - Hein, dit-il, c'était un peu mieux !

Le géant ne savait que dire. Il n'arrivait pas à croire le petit homme. Il prit une pierre et la lança si haut qu'on ne pouvait presque plus la voir. - Alors, avorton, fais-en autant ! - Bien lancé, dit le tailleur ; mais la pierre est retombée par terre. Je vais t'en lancer une qui ne reviendra pas. Il prit l'oiseau dans sa poche et le lança en l'air. Heureux d'être libre, l'oiseau monta vers le ciel et ne revint pas. - Que dis-tu de ça, camarade ? demanda le tailleur. - Tu sais lancer, dit le géant, mais on va voir maintenant si tu es capable de porter une charge normale. Il conduisit le petit tailleur auprès d'un énorme chêne qui était tombé par terre et dit : - Si tu es assez fort, aide-moi à sortir cet arbre de la forêt. - Volontiers, répondit le petit homme, prends le tronc sur ton épaule ; je porterai les branches et la ramure, c'est ça le plus lourd. Le géant prit le tronc sur son épaule ; le tailleur s'assit sur une branche et le géant, qui ne pouvait se retourner, dut porter l'arbre entier avec le tailleur pardessus le marché.

Celui-ci était tout joyeux et d'excellente humeur. Il sifflait la chanson « Trois tailleurs chevauchaient hors de la ville» comme si le fait de porter cet arbre eût été un jeu d'enfant. Lorsque le géant eut porté l'arbre pendant quelque temps, il n'en pouvait plus et il s'écria : - Écoute, il faut que je le laisse tomber. Le tailleur sauta en vitesse au bas de sa branche et dit au géant : - Tu es si grand et tu ne peux même pas porter l'arbre ! Ensemble, ils poursuivirent leur chemin. Comme ils passaient sous un cerisier, le géant attrapa le faîte de l'arbre d'où pendaient les fruits les plus mûrs, le mit dans la main du tailleur et l'invita à manger. Le tailleur était bien trop faible pour retenir l'arbre et lorsque le géant le lâcha, il se détendit et le petit homme fut expédié dans les airs. Quand il fut retombé sur terre, sans dommage, le géant lui dit : - Que signifie cela ? Tu n'as même pas la force de retenir ce petit bâton ?

- Ce n'est pas la force qui me manque, répondit le tailleur. Tu t'imagines que c'est ça qui ferait peur à celui qui en a tué sept d'un coup ? J'ai sauté par-dessus l'arbre parce qu'il y a des chasseurs qui tirent dans les taillis. Saute, toi aussi, si tu le peux ! Le géant essaya, n'y parvint pas et resta pendu dans les branches de sorte que, cette fois encore, ce fut le tailleur qui gagna. Le géant lui dit : - Si tu es si vaillant, viens dans notre caverne pour y passer la nuit avec nous. Le petit tailleur accepta et l'accompagna. Lorsqu'ils arrivèrent dans la grotte, les autres géants étaient assis autour du feu et chacun d'entre eux tenait à la main un monstrueux rôti auquel ils mordaient. Le petit tailleur regarda autour de lui et pensa : « C'est bien plus grand ici que dans mon atelier. »

Choisis à nouveau un portrait de géant

Le vaillant tailleur aperçut dans la grotte un géant à la silhouette énorme et massif qui recouvrait le sol, son corps énorme et arrondi arrachait le plafond dès qu’il se levait. Ses mains dégageaient une odeur de mort comme tout son corps, ses énormes pieds où il poussait des champignons et des verrues! Ses yeux bleus et globuleux recouvraient deux quarts de son visage. Il repoussait une odeur ardente de sa bouche, ses cheveux d’or glissaient sur ses épaules. Ses oreilles étaient grandes et décollées comme un ouistiti. Sa barbe s’allongeait jusqu’à atteindre son ventre.

Les ogres de la grotte étaient gros, géants, et bossus. Ils marchaient lentement en boitant. Les bras de ces ogres ressemblaient à un tronc d’arbre, leurs jambes aussi longues ressemblaient à des tours. Leur visage était doté d’yeux exorbités et globuleux sous ses paupières tombantes. De leur voix grave et éraillée ils criaient. Ils sentaient la sueur de poisson.

Ce géant corpulent comme une patate, avait la démarche lourde comme des sacs de cours. Ses vêtements déchirés de couleur green and purple lui donnaient l’air d’un Zoobie. Son ventre gros comme une pastèque rebondissait tellement il ronflait. Son visage ridé et de couleur verte faisait ressortir ses yeux globuleux de couleur jaune, et tous ses boutons faisaient peur aux enfants. Parfois ses lèvres épaisses et son sourire forcé laissaient apparaître ses dents cassées jaunies par le temps. Malgré ses joues rebondies, on apercevait son nez bourgeonnant. La mine fanée, les paupières lourdes, l’ogre poussait des ronflements de sa voix grave.

Le vaillant petit tailleur aperçut au fond une grande silhouette musclée qui dégageait une odeur sucrée qui lui faisait penser aux grosses guimauves enfermées dans ses bocaux. Ce géant marchait d’un pas assuré qui faisait trembler le sol. Des vieux vêtements déchirés habillaient son corps costaud, sûrement abîmés par le temps. Des bras souples ornés de symboles incompréhensibles se balançaient doucement. Ses jambes ridées marchaient bruyamment comme des éléphants enragés. Son visage arrondi et pâle faisait penser à un poisson lune. Ses yeux bleu clair lançaient des flammes. Des sourcils très fins comme de la ficelle s’étendaient en bas de son front gris tout ridé. A la place du nez, il y avait deux petits trous noirs où un filet de morve dégoulinait. Ses petites lèvres violettes chantonnaient des phrases indescriptibles. Son sourire carnassier souriait avec beaucoup de méchanceté. Il n’avait pas l’air gentil, plus du genre mangeur d’enfants. Sa voix rauque était sinistre mais lente. Sa bouche sentait la pourriture et la chair fraîche.

L’ogre de taille moyenne qui accompagnait le petit tailleur ressemblait à un mammouth tellement son corps était recouvert de poils. Sa démarche maladroite imitait cet animal préhistorique. Ses membres musclés se balançaient avec mollesse en partant de son buste corpulent. Le cou riquiqui tenait à peine la tête démesurée, on sentait à des kilomètres son odeur d’ortie et de crottin de chèvre tellement ça puait fort ! Son visage fripé contenait des yeux verts minuscules et une large bouche aux dents jaunies que son teint olivâtre faisait ressortir. Ses oreilles ainsi que son nez paraissaient gigantesques comparé à ses yeux camouflés par ses sourcils épais et touffus. Son caractère grognon et paresseux allait bien avec le reste de son corps. Sa voix rauque effrayait tous les animaux de la forêt. Tout autour de la grotte, l’herbe était haute et large, planté au sol, se trouvaient deux grosses bûches debout reliées par un fil d’acier où séchaient des peaux de bêtes touffues qui leurs servaient d’habits. L’intérieur de la grotte était obscur, énormissime, le sol était couvert de mousse séchée avec de nombreux restes de squelettes. Il y avait quatre grands lits alignés fait en bois d’acacia recouverts par un mélange de feuilles et de lianes. Plus loin, se trouvaient trois autres ogres tout autour d’un chaleureux feu flamboyant. Trois bancs en bois d’acacia recouverts de peaux de rennes servaient à s’asseoir près du feu. Un quatrième banc s’était cassé en deux et ne servait plus qu’à être jeté au feu. De l’intérieur, la grotte semblait plus grande que jamais. Sur les parois étaient disposés de nombreux squelettes d’animaux trouvés ou chassés du ciel ou du plus profond terrier. Un peu plus loin, vers le coin d’une paroi se trouvait une planche, si on la déplaçait on trouvait un trou, rempli de viandes, de légumes, de fruits et de poissons. Sur une étagère étaient placés de nombreux sceaux d’eau accompagnés de bocaux emplis de liquides de différentes couleurs. Sur le plafond, rien de spécial, à part quelques toiles d’araignées et ses habitantes, ici est là.

Le vaillant tailleur aperçut dans la grotte une silhouette corpulente à la démarche boîteuse. Une énorme cuisse de poulet se faisait sauvagement dévorer par ses grandes dents blanches cariées, toutes rassemblées dans sa bouche gigantesque qui crachait des litres de salive. Un teint livide colorait son visage rond comme une bulle et sa mine fermée. D’épais cheveux noirs et bouclés dissimulaient ses petites oreilles pointues, décorées de multiples taches marrons. Des sourcils arqués se dessinaient au-dessus de ses deux yeux en amande et de son petit nez rond, qui laissait couler de la morve. Son regard perçant regardait fixement ses grosses mains rugueuses couvertes de verrues. Un haut orange à fourrure habillait son gros ventre et sa poitrine velue. Ses cuisses, recouvertes d’un pantalon marron, semblaient aussi épaisses que celles d’un éléphant. Étonnamment, ses pieds, tout petits, ne possédaient que trois orteils. Le géant lui indiqua un lit et lui dit de s’y coucher et de dormir.

Il aperçut un géant qui avait un énorme ventre qui gonflait et dégonflait en même temps que sa respiration endormie. Il ronflait bruyamment et dormait les yeux grands ouverts. Le géant arborait un nez gros, rond et puant comme une pastèque pourrie, une bouche très large et des lèvres pareilles à des vieilles bananes. Quand il ronflait, on sentait une haleine chaude et fétide. Des cheveux grisâtres lui descendaient jusqu’à ses fesses. Il tenait un très gros bâton noueux dans ses mains corpulentes et musclées. Une balafre lui traversait le visage de part et d’autre. Le géant avait perdu une oreille sûrement pendant un combat. Le tailleur fut pris de tremblement en réalisant tout à coup celui qui se trouvait devant lui.

Le petit tailleur accepta et l’accompagna. Ce géant s’avançait de façon lente et lourde à cause de sa grosseur, il portait des vêtements déchirés d’où l’on voyait son énorme ventre dépasser. Il faisait peur à cause de ses dents affreuses, et ses yeux tellement méchants qu’on pouvait y voir le danger. Du sang dégoulinait de ses yeux, au nez de la morve descendait le long de sa bouche. Sa bouche était tellement petite qu’on ne la voyait à peine, et puis ses dents n’en parlons pas, étaient toute jaunâtres, en plus elles n’étaient même pas droites. Ses cheveux touffus étaient en bazar total. Il ne rasait pas son corps tout poilu de partout, même pas le dessous des bras. Lorsqu’il arrivèrent dans la grotte, les autres géants étaient assis.

Sa silhouette était très terrifiante . Quand il marchait, il faisait trembler le sol. Il levait les genoux très haut. Il était nu et ça lui permettait de ne pas faire bizarre car il était en pierre. Il était ronchon, terrifiant, méchant et égoïste. Son visage était très laid parce qu’il fronçait toujours les sourcils. Il avait les yeux jaunes qui brillaient dans la nuit. A chaque fois qu’il se promenait dans la forêt et qu’ il trouvait un humain, il le mangeait tout cru.

Ces géants avaient de grandes silhouettes ornées de taches de sang, ils semblaient gros tels des éléphants. Leur démarche rapide mais lourde faisait trembler la terre. On voyait leur corps de pierre à travers leurs vêtements troués. Leurs bras et jambes étaient musclés tels ceux de Hulk. Ils avaient un physique horrible à cause de leur visage ridé et de leurs yeux gorgés de sang, leurs verrues placées au bout de leur nez faisaient fuir ceux qui s’en approchaient.

Il vit un homme au loin s’approcher de lui. Sa silhouette grosse comme un éléphant accompagnée de sa démarche maladroite, nous donnait l’impression d’une personne ivre. Les vêtements qu’il portait avaient une multitude de trous comme si un chien l’avait mordu partout. Ses bras longs comme des tentacules étranglaient un humain. Ses jambes immenses ressemblaient à celles d’une girafe. Son visage creusé, ses oreilles décollées bordaient son front large. Ses sourcils épais recouvraient ses yeux foncés comme sa peau. Un nez crochu accompagnait ses joues rebondies. Son sourire carnassier, ses lèvres épaisses laissaient place à ses dents cassées, écartées et jaunes comme du maïs.

Un géant obèse et gras marchait avec une démarche raide et maladroite. Son visage était ovale une mine ridée accordée avec une peau verte lui donnait l’air malade. Ses yeux marron et globuleux le rendaient myope et ses paupières aggravaient sa myopie. Ses sourcils lui faisaient un regard perçant.

En rentrant dans la grotte le tailleur vit un géant obèse qui marchait d’une allure maladroite. Plus il s’approchait, plus il semblait obèse et immense dans des vêtements tout déchirés. Plus le géant s’approchait du tailleur plus il voyait son visage ovale à la mine ridée et au teint jaune. De sa tête ne ressortaient que son menton en galoche, ses oreilles étroites et son front bosselé. De longs cheveux gris et crépus entouraient sa figure. Ses yeux étaient vert kaki, ses paupières tirées et ses cils longs. Il avait le regard hautain, les joues rebondies et le nez crochu avec un bouton. Dès qu’il parlait ses lèvres s’épaississaient, cela lui donnait un sourire carnassier qui laissait apparaître des dents jaunes.

Il était grand comme une girafe, gros comme un ballon et dégoûtant ! Son teint verdi séchait, ses yeux marrons qui dégoulinait comme de la boue, un nez abîmé comme des déchets, sa bouche avec ses lèvres sèches comme le sable. Sa peau quant-à-elle avais l’aire lisse comme de la toile et douce comme un chat Ses bras verts et son ventre aussi gros qu’une montgolfière ses jambes son vertes comme de l'herbe et ses pieds moches avec des verrues et ses pieds vert foncé.

Il aperçut une silhouette géante qui paraissait grasse, obèse, ventrue, empotée, bouffie, costaude, large et bossue. La démarche de ce géant se démarquait des autres car il était maladroit est cela a cause d’une déformation a l’orteil du pied gauche. Le visage se dessinait en forme de rond, ce qui lui donnait une mine fermée. Le teint de ce personnage avait la couleur d’une olivâtre qui recouvrait une peau tendue et sèche. Les paupières tombaient sur deux yeux marron noisette qui étaient également recouverts de longs et fins sourcils Deux sourcils épais et touffus recouvraient son front large et bas. Son regard était comparable au fond de la grotte : très sombre et profond, qui lui donnait un air menaçant. Un nez court et large se dressait sur son visage aux joues pales et pendantes. Celles-ci dégringolaient sur des lèvres épaisses et rouges. Son sourire semblait mince et forcée, ce qui lui dessinait un menton carré et puissant. Deux petites oreilles décollées se dressaient sur les côtés de sa tête. Ce que l’on remarquait le plus étais ses 32 dents jaunis et écartée. Sur le haut de sa tête se situait 3 cheveux roux hérissées, qui n’étaient pas très loin de sa verrue de son front. Le géant avait une voix grave et monotone, ce qui lui donnait un caractère féroce.

Poursuis la lecture du conte

Le géant lui indiqua un lit et lui dit de s'y coucher et d'y dormir. Mais le lit était trop grand pour le petit tailleur. Il ne s'y coucha pas, mais s'allongea dans un coin. Quand il fut minuit et que le géant pensa que le tailleur dormait profondément, il prit une barre de fer et, d'un seul coup, brisa le lit, croyant avoir donné le coup de grâce au rase-mottes. Au matin, les géants s'en allèrent dans la forêt. Ils avaient complètement oublié le tailleur. Et le voilà qui s'avançait tout joyeux et plein de témérité ! Les géants prirent peur, craignirent qu'il ne les tuât tous et s'enfuirent en toute hâte. Le petit tailleur poursuivit son chemin au hasard. Après avoir longtemps voyagé, il arriva dans la cour d'un palais royal et, comme il était fatigué, il se coucha et s'endormit. Pendant qu'il était là, des gens s'approchèrent, qui lurent sur sa ceinture : « Sept d'un coup ». - Eh ! dirent-ils, que vient faire ce foudre de guerre dans notre paix ? Ce doit être un puissant seigneur !

Ils retournèrent au château du roi. De hautes tours s'élevaient au dessus de ramparts infranchissables. Ils s'avancèrent dans l'allée bordée d'arbres magnifiques. Un pont-levis en bois avec sa grille rouillée était gardé par des cavaliers. Les fenêtres à barreaux faisaient penser à une prison.

Ils allèrent le dire au roi, pensant que si la guerre éclatait ce serait là un homme utile et important, qu'il ne fallait laisser repartir à aucun prix. Ce conseil plut au roi et il envoya l'un de ses courtisans auprès du petit tailleur avec pour mission de lui offrir une fonction militaire quand il s'éveillerait. Le messager resta planté près du dormeur, attendit qu'il remuât les membres et ouvrit les yeux et lui présenta sa requête. - C'est justement pour cela que je suis venu ici, répondit-il. Je suis prêt à entrer au service du roi. Il fut reçu avec tous les honneurs et on mit à sa disposition une demeure particulière. Les gens de guerre ne voyaient cependant pas le petit tailleur d'un bon œil. Ils le souhaitaient à mille lieues. - Qu'est-ce que ça va donner, disaient-ils entre eux, si nous nous prenons de querelle avec lui et qu'il frappe ? Il y en aura sept à chaque fois qui tomberont. Aucun de nous ne se tirera d'affaire. Ils décidèrent donc de se rendre tous auprès du roi et demandèrent à quitter son service.

- Nous ne sommes pas faits, dirent-ils, pour rester à côté d'un homme qui en abat sept d'un coup. Le roi était triste de perdre, à cause d'un seul, ses meilleurs serviteurs. Il aurait souhaité ne l'avoir jamais vu et aurait bien voulu qu'il repartît. Mais il n'osait pas lui donner son congé parce qu'il aurait pu le tuer lui et tout son monde et prendre sa place sur le trône. Il hésita longtemps. Finalement, il eut une idée. Il fit dire au petit tailleur que, parce qu'il était un grand foudre de guerre, il voulait bien lui faire une proposition. Dans une forêt de son pays habitaient deux géants qui causaient de gros ravages, pillaient, tuaient, mettaient tout à feu et à sang. Personne ne pouvait les approcher sans mettre sa vie en péril. S'il les vainquait et qu'il les tuât, il lui donnerait sa fille unique en mariage et la moitié de son royaume en dot. Cent cavaliers l'accompagneraient et lui prêteraient secours. « Voilà qui convient à un homme comme un moi », songea le petit tailleur. « Une jolie princesse et la moitié d'un royaume, ça ne se trouve pas tous les jours ». - Oui, fut donc sa réponse. Je viendrai bien à bout des géants et je n'ai pas besoin de cent cavaliers. Celui qui en tue sept d'un coup n'a rien à craindre quand il n'y en a que deux.

Le petit tailleur prit la route et les cent cavaliers le suivaient. Quand il arriva à l'orée de la forêt, il dit à ses compagnons : - Restez ici, je viendrai bien tout seul à bout des géants. Il s'enfonça dans la forêt en regardant à droite et à gauche. Au bout d'un moment, il aperçut les deux géants. Ils étaient couchés sous un arbre et dormaient en ronflant si fort que les branches en bougeaient.

Choisis ton dernier portrait de géant

L'un des géants ronflait tellement fort que ses mains bougeaient à travers sa barbe crasseuse on aperçoit sa bouche dont ressortaient deux canines pointues. Sur son large nez se trouvait un poireau. Une cicatrice puante et béante colorait sa joue rouge.

L'un des géants ronflait tellement que le terre en tremblait. Il brillait de milles feux que l’on ne pouvait même pas le regarder en face. Le géant avait plein de boutons avec un petit poil sur chacun et le ventre très gros, le teint tout blanc et un peu vert avec les joues toutes rouges, un mono sourcil tout noir, des taches de rousseurs, le nez crochu, les yeux tous noirs, les dents toutes écartés. Il ne se lavait jamais les dents, très jaunes avec un regard vif et il ne sentait pas la rose, personne ne l’a jamais approché. « Beurk » disait le vaillant petit tailleur et il partit.

Les deux géants dormaient dans la forêt paisiblement, ils avaient des vêtements tout froissés. Les géants dormaient contre l’arbre et bavaient en ronflant, leur ventre gonflait comme un ballon à chaque seconde. Quand ils se réveillaient, ils se retrouvaient avec plein de bave dégoulinant de leur bouche. L'un d'eux s’étira brusquement.

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Pas paresseux, le petit tailleur remplit ses poches de cailloux et grimpa dans l'arbre. Quand il fut à mi-hauteur, il se glissa le long d'une branche jusqu'à se trouver exactement au-dessus des dormeurs et fit tomber sur la poitrine de l'un des géants une pierre après l'autre. Longtemps, le géant ne sentit rien. Finalement, il se réveilla, secoua son compagnon et lui dit : - Pourquoi me frappes-tu ? - Tu rêves, répondit l'autre. Je ne te frappe pas. Ils se remirent à dormir. Alors le petit tailleur jeta un caillou sur le second des géants. - Qu'est-ce que c'est ? cria-t-il. Pourquoi me frappes-tu ? - Je ne te frappe pas, répondit le premier en grognant. Ils se querellèrent un instant mais, comme ils étaient fatigués, ils cessèrent et se rendormirent. Le petit tailleur recommença son jeu, choisit une grosse pierre et la lança avec force sur la poitrine du premier géant.

- C'est trop fort ! s'écria celui-ci. Il bondit comme un fou et jeta son compagnon contre l'arbre, si fort que celui-ci en fut ébranlé. Le second lui rendit la monnaie de sa pièce et ils entrèrent dans une telle colère qu'ils arrachaient des arbres pour s'en frapper l'un l'autre. À la fin, ils tombèrent tous deux morts sur le sol. Le petit tailleur regagna alors la terre ferme. « Une chance qu'ils n'aient pas arraché l'arbre sur lequel j'étais perché. Il aurait fallu que je saute sur un autre comme un écureuil. Heureusement que l'on est agile, nous autres ! » Il tira son épée et en donna quelques bons coups à chacun dans la poitrine puis il rejoignit les cavaliers et leur dit : - Le travail est fait, je leur ai donné le coup de grâce à tous les deux. Ça a été dur. Ils avaient dû arracher des arbres pour se défendre. Mais ça ne sert à rien quand on a affaire à quelqu'un qui en tue sept, comme moi, d'un seul coup.

- N'êtes-vous pas blessé ? demandèrent les cavaliers. - Ils ne m'ont même pas défrisé un cheveu, répondit le tailleur. Les cavaliers ne voulurent pas le croire sur parole et ils entrèrent dans le bois. Ils y trouvèrent les géants nageant dans leur sang et, tout autour, il y avait des arbres arrachés. Le petit tailleur réclama le salaire promis par le roi. Mais celui-ci se déroba et chercha comment il pourrait se débarrasser du héros. - Avant que tu n'obtiennes ma fille et la moitié du royaume, lui dit-il, il faut encore que tu accomplisses un exploit. Dans la forêt il y a une licorne qui cause de gros ravages. Il faut que tu l'attrapes. - J'ai encore moins peur d'une licorne que de deux géants. Sept d'un coup, voilà ma devise, répondit le petit tailleur. Il prit une corde et une hache, partit dans la forêt et ordonna une fois de plus à ceux qu'on avait mis sous ses ordres de rester à la lisière. Il n'eut pas à attendre longtemps. La licorne arriva bientôt, fonça sur lui comme si elle avait voulu l'embrocher sans plus attendre.

- Tout doux ! Tout doux ! dit-il. Ça n'ira pas si vite que ça. Il attendit que l'animal soit tout proche. Alors, il bondit brusquement derrière un arbre. La licorne courut à toute vitesse contre l'arbre et enfonça sa corne si profondément dans le tronc qu'elle fut incapable de l'en retirer. Elle était prise ! - Je tiens le petit oiseau, dit le tailleur. Il sortit de derrière l'arbre, passa la corde au cou de la licorne, dégagea la corne du tronc à coups de hache et, quand tout fut fait, emmena la bête au roi. Le roi ne voulut pas lui payer le salaire promis et posa une troisième condition. Avant le mariage, le tailleur devait capturer un sanglier qui causait de grands ravages dans la forêt. Les chasseurs l'aideraient. - Volontiers, dit le tailleur, c'est un jeu d'enfant. Il n'emmena pas les chasseurs avec lui, ce dont ils furent bien contents car le sanglier les avait maintes fois reçus de telle façon qu'ils n'avaient aucune envie de l'affronter.

Lorsque le sanglier vit le tailleur, il marcha sur lui l'écume aux lèvres, les défenses menaçantes, et voulut le jeter à terre. Mais l'agile héros bondit dans une chapelle qui se trouvait dans le voisinage et d'un saut en ressortit aussitôt par une fenêtre. Le sanglier l'avait suivi. Le tailleur revint derrière lui et poussa la porte. La bête furieuse était captive. Il lui était bien trop difficile et incommode de sauter par une fenêtre. Le petit tailleur appela les chasseurs. Ils virent le prisonnier de leurs propres yeux. Le héros cependant se rendit chez le roi qui dut tenir sa promesse, bon gré mal gré ! Il lui donna sa fille et la moitié de son royaume. S'il avait su qu'il avait devant lui, non un foudre de guerre, mais un petit tailleur, l'affaire lui serait restée encore bien plus sur le cœur. La noce se déroula donc avec grand éclat, mais avec peu de joie, et le tailleur devint roi. Au bout de quelque temps, la jeune reine entendit une nuit son mari qui rêvait.

- Garçon, disait-il, fais-moi un pourpoint et raccommode mon pantalon, sinon je te casserai l'aune sur les oreilles ! Elle comprit alors dans quelle ruelle était né le jeune roi et au matin, elle dit son chagrin à son père et lui demanda de la protéger contre cet homme qui n'était rien d'autre qu'un tailleur. Le roi la consola et lui dit : - La nuit prochaine, laisse ouverte ta chambre à coucher. Quand il sera endormi, mes serviteurs qui se trouveront dehors entreront, le ligoteront et le porteront sur un bateau qui l'emmènera dans le vaste monde. Cela plut à la fille. Mais l'écuyer du roi, qui avait tout entendu, était dévoué au jeune seigneur et il alla lui conter toute l'affaire. - Je vais leur couper l'herbe sous les pieds, dit le petit tailleur.

Le soir, il se coucha avec sa femme à l'heure habituelle. Quand elle le crut endormi, elle se leva, ouvrit la porte et se recoucha. Le petit tailleur, qui faisait semblant de dormir, se mit à crier très fort : - Garçon, fais-moi un pourpoint et raccommode mon pantalon, sinon je te casse l'aune sur les oreilles, j'en ai abattu sept d'un coup, j'ai tué deux géants, capturé une licorne et pris un sanglier et je devrais avoir peur de ceux qui se trouvent dehors, devant la chambre ? Lorsque ceux-ci entendirent ces paroles, ils furent saisis d'une grande peur. Ils s'enfuirent comme s'ils avaient eu le diable aux trousses et personne ne voulut plus se mesurer à lui. Et c'est ainsi que le petit tailleur resta roi, le reste de sa vie durant.

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