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Transcript

2 poèmes t'attendent, avec quelques questions auxquelles il faudra répondre.

Tu peux faire l'exercice d'abord avec ta leçon, pour vérifier que tu as bien compris.

Quelques jours plus tard, pour réviser, refais l'exercice sans ta leçon.

Laisse-toi guider, prends le temps de lire et d'observer !

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers, Picoté par les blés, fouler l'herbe menue : Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds. Je laisserai le vent baigner ma tête nue.Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :Mais l'amour infini me montera dans l'âme,Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,Par la Nature, - heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud, "Sensation", Cahier de Douai, 1870

Passe ta souris sur les mots que tu ne connais pas!

Quand tu es prêt.e, clique sur la photo du poète !

les sentiers : les chemins

fouler : marcher sur le sol

menue (adjectif) : petite, fine

l'âme : le coeur

un nomade

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers, Picoté par les blés, fouler l'herbe menue : Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds. Je laisserai le vent baigner ma tête nue.Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :Mais l'amour infini me montera dans l'âme,Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,Par la Nature, - heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud, "Sensation", Cahier de Douai, 1870

Mon enfant, ma sœur, Songe à la douceur D’aller là-bas vivre ensemble ! Aimer à loisir, Aimer et mourir Au pays qui te ressemble ! Les soleils mouillés De ces ciels brouillés Pour mon esprit ont les charmes Si mystérieux De tes traîtres yeux, Brillant à travers leurs larmes. Là, tout n’est qu’ordre et beauté, Luxe, calme et volupté.

Baudelaire, « L’invitation au voyage », Les Fleurs du Mal, 1857

Passe la souris sur les mots que tu ne connais pas.

à loisir : en prenant son temps

Volupté : le plaisir des sens

Mon enfant, ma sœur, Songe à la douceur D’aller là-bas vivre ensemble ! Aimer à loisir, Aimer et mourir Au pays qui te ressemble ! Les soleils mouillés De ces ciels brouillés Pour mon esprit ont les charmes Si mystérieux De tes traîtres yeux, Brillant à travers leurs larmes. Là, tout n’est qu’ordre et beauté, Luxe, calme et volupté.

Baudelaire, « L’invitation au voyage », Les Fleurs du Mal, 1857