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Le Père goriot

Fait par : Devy DUBOIS

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SOMMAIRE

1. Carte d'idendité

2. Résumé

3. Thèmes

5. Roman de l'énergie

4. Passages

6. Genre et tonalité

7. Protagonistes

8. Rapprochement avec Bel-Ami

9. Roman initiatique

10. Lien avec Bel-Ami

Ce livre est écrit par Honoré de Balzac, paru en 1835, lequel est un roman. Il s’agit d’une œuvre traitant différents parmi lesquels figurent l’amour paternel, un amour illimité et déraisonnable ainsi que l’ascension sociale qui est l’objectif des personnages, notamment du personnage principal : Eugène Rastignac. Ce roman est écrit à une époque à laquelle le mouvement littéraire dominant est le réalisme. Cette œuvre de Balzac est réaliste, elle a pour but de décrire au lecteur un Paris qui s’oppose de deux façons différentes : celui des pauvres, des scélérats comme là où logent les personnages principaux (la pension Vauquer) ainsi que le Paris des riches, des personnes puissantes et indifférentes à la pauvreté.

Honoré de Balzac

1. Carte d'idendité

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Honoré de Balzac, né Honoré Balzac le (1er prairial an VII du calendrier républicain) à Tours et mort le (à 51 ans) à Paris, est un écrivain français. Romancier, dramaturge, critique littéraire, critique d'art, essayiste, journaliste et imprimeur, il a laissé l'une des plus imposantes œuvres romanesques de la littérature française, avec plus de quatre-vingt-dix romans et nouvelles parus de 1829 à 1855, réunis sous le titre La Comédie humaine. À cela s'ajoutent Les Cent Contes drolatiques, ainsi que des romans de jeunesse publiés sous des pseudonymes et quelque vingt-cinq œuvres ébauchées.

Il est un maître du roman français, dont il a abordé plusieurs genres, du roman philosophique avec Le Chef-d'œuvre inconnu au roman fantastique avec La Peau de chagrin ou encore au roman poétique avec Le Lys dans la vallée. Il a surtout excellé dans la veine du réalisme, avec notamment Le Père Goriot et Eugénie Grandet.

Résumé

Le Père Goriot

On suit dans ce roman le parcours de Eugène Rastignac, un étudiant en droit qui va céder à la tentation de se faire une place dans la haute société. Ainsi, nous suivons son ascension sociale. Son histoire va rencontrer celle du Père Goriot lorsqu'il va tomber éperdument amoureux de l’une de ses filles. L’un, jeune et amoureux, l’autre, vieux et appauvri pour marier ses filles à de riches bonhommes afin de pouvoir couvrir leurs dépenses. Tandis que Rastignac continue son chemin vers la noblesse Parisienne, tombant amoureux de Delphine de Nucingen, le Père Goriot, lui, ne cessera pas de s’endetter pour ses filles. N’ayant plus aucune richesse, ses filles l’abandonnent et il meurt dans la solitude, implorant ses filles qui ne viendront qu’après sa mort.

Rue Neuve-Sainte-Geneviève

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Le Père Goriot

3. Thèmes

Bien évidemment, on parle de l’amour paternel et illimité. Le Père Goriot aimera malgré tout ses filles tout le long de sa vie et sera dans le déni quant à l'égoïsme de ses filles et leur honte à son égard. Même jusqu’à sa mort, il donnera tout pour arrêter le chagrin de ses filles, prêt à tuer. Tandis qu’elles, ne lui donneront aucun sou pour sa mort. Le Père Goriot meurt dans des conditions abominables. Lui qui avait tout donné, ne recevra rien même lors de son dernier soupir.

Amour paternel

La corruption, l'hypocrisie et la trahison. Chaque femme mariée possède un amant, tout comme chaque homme marié possède une amante.

Corruption, hypocrisie et trahison

Thèmes

Dans cette œuvre, il est clair que l’on traite de l’argent qui inspire le respect. En effet, comme le Père Goriot qui est respecté par ses gendres dû aux sommes astronomiques qu’il est prêt à déverser à ses filles. Lesquelles semblent porter de l’attention à leur père. Mais c’est en ayant tout donné que le Père Goriot se retrouve alors pauvre. On voit donc la différence : riche et généreux, le Père Goriot est important, respecté et aimé. Pauvre et misérable, il est renié par ses filles et caché. Ses gendres ne lui accordent plus aucune attention

Respect associé à l'argent

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4. Passages

Le Père Goriot

Citations du père Goriot

Citations de Rastignac

- “ Je n’ai point froid si elles ont chaud, je ne m’ennuie jamais si elles rient. Je n’ai de -chagrins que les leurs”

- “Les pères doivent toujours donner pour être heureux. Donner toujours, c’est ce qui fait qu’on est père”

- “Voulez-vous que je vous dise une drôle de chose ? Eh bien ! Quand j'ai été père, j'ai compris Dieu. Il est tout entier partout, puisque la création est sortie de lui. Monsieur, je suis ainsi avec mes filles. Seulement j'aime mieux mes filles que Dieu n'aime le monde,parce que le monde n'est pas si beau que Dieu, et que mes filles sont plus belles que moi”

Ces passages sont remarquables selon moi puisqu’il s’agit de l’amour que porte le Père Goriot à ses filles. Tout au long du roman, on nous montre l’amour infini d’un père à ses filles.

- “ Ne vous mariez pas ! N’ayez pas d’enfants ! Vous leur donnez la vie, ils vous donnent la mort ! Vous les faites entrer dans le monde, ils vous en chassent !”

Ce passage est lié aux autres. Lorsqu’il vit ses dernières heures, le Père Goriot est partagé par des sentiments contraires : l’amour pour ses filles, la haine pour ses filles. Sur son lit de mort, il nous fait part de sa pensée : celle qu’il était conscient que ses filles n’étaient à ses côtés que pour le profit et que désormais, elles le méprisent. Il leur a tout donné, elles lui ont tout pris. Il a besoin d’elles, mais elles sont occupées à leur petite vie de bourgeois.

- "Je t'expliquerai mes motifs aussitôt que je te verrai, car il faudrait t'écrire des volumes pour te faire comprendre la situation dans laquelle je suis.”

Ici, Rastignac contacte sa mère pour lui demander de l’argent. Ayant eut un extrait de la vie de la haute société, il s’apprêtait à y entrer. Pour cela l'argent est essentiel

- “Il voyait le monde comme un océan de boue dans lequel un homme se plongeait jusqu'au cou, s'il y trempait le pied.- Il ne s'y commet que des crimes mesquins ! se dit-il.”

Ce passage est particulièrement remarquable selon moi puisqu’ici, Rastignac fait référence au fait que l’homme, dès lors qu’il naît, est déjà en proie au monde et à sa cruauté. Il lui est donc impossible de se libérer.

“Le dernier soupir de ce père devait être un soupir de joie. Ce soupir fut l'expression de toute sa vie, il se trompait encore.” ; "Ce n'était plus qu’une question de temps pour la destruction.” Cet extrait nous montre encore une fois que le Père Goriot meurt en aimant ses filles. Il se trompe puisqu’elles n’ont même pas été là lorsqu’il rendit l’âme. Cela représente la destruction, le personnage du Père Goriot le reflète bien puisqu’il ne va jamais s’arrêter de donner tout ce qu’il a à ses filles. Il s’auto-détruit : c’est son déni, son idiotie qui vont le mener à sa propre destruction : il a rendu ses filles heureuses, pour ça ? Aucune reconnaissance. Elles ne viennent même pas à son enterrement. Une situation déchirante.

5. Roman de l'énergie

Le Père Goriot

“Il lança sur cette ruche bourdonnant un regard qui semblait par avance en pomper le miel, et dit ces mots grandioses : "A nous deux maintenant !" Comme dit précédemment, nous suivons l’ascension sociale de Rastignac, c’est la construction. Le jeune homme ambitieux s’imprègne de Paris et se fait peu à peu une place. Même si ce n’est que le début de l’aventure aux côtés de la baronne Nucingen, Eugène est prêt à gravir les échelons et à faire connaître son nom, on le voit donc avec la phrase “A nous deux maintenant”. Ce roman n'expose que le début de l’histoire du protagoniste qui s'annonce difficile.

6. Genre et tonalité

Il possède une tonalité réaliste. Par conséquent, c’est un roman réaliste. On le comprend de par les thèmes abordés : la corruption, l’hypocrisie, la trahison, le désir de puissance, l’amour. De plus, Honoré de Balzac cherche à décrire l’homme et le monde qui l’entoure ce qui nous met sur la piste, l’auteur nous expose la vision réelle de Paris en décrivant de façon précise la réalité.

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  • “Au-dessus de ce troisième étage étaient un grenier à étendre le linge et deux mansardes où couchaient un garçon de peine, nommé Christophe, et la grosse Sylvie, la cuisinière. Outre les sept pensionnaires internes, madame Vauquer avait, bon an, mal an, huit étudiants en Droit ou en Médecine, et deux ou trois habitués qui demeuraient dans le quartier, abonnés tous pour le dîner seulement. La salle contenait à dîner dix-huit personnes et pouvait en admettre une vingtaine; mais le matin, il ne s'y trouvait que sept locataires dont la réunion offrait pendant le déjeuner l'aspect d'un repas de famille. Chacun descendait en pantoufles, se permettait des observations confidentielles sur la mise ou sur l'air des externes, et sur les événements de la soirée précédente, en s'exprimant avec la confiance de l'intimité. Ces sept pensionnaires étaient les enfants gâtés de madame Vauquer, qui leur mesurait avec une précision d'astronome les soins et les égards, d'après le chiffre de leurs pensions. Une même considération affectait ces êtres rassemblés par le hasard. Les deux locataires du second ne payaient que soixante-douze francs par mois. Ce bon marché, qui ne se rencontre que dans le faubourg Saint-Marcel, entre la Bourbe et la Salpêtrière, et auquel madame Couture faisait seule exception, annonce que ces pensionnaires devaient être sous le poids de malheurs plus ou moins apparents. Aussi le spectacle désolant que présentait l'intérieur de cette maison se répétait-il dans le costume de ses habitués, également délabrés. Les hommes portaient des redingotes dont la couleur était devenue problématique, des chaussures comme il s'en jette au coin des bornes dans les quartiers élégants, du linge élimé, des vêtements qui n'avaient plus que l'âme. Les femmes avaient des robes passées reteintes, déteintes, de vieilles dentelles raccommodées, des gants glacés par l'usage, des collerettes toujours rousses et des fichus éraillés. Si tels étaient les habits, presque tous montraient des corps solidement charpentés, des constitutions qui avaient résisté aux tempêtes de la vie, des faces froides, dures, effacées comme celles des écus démonétisés. Les bouches flétries étaient armées de dents avides. Ces pensionnaires faisaient pressentir des drames accomplis ou en action; non pas de ces drames joués à la lueur des rampes, entre des toiles peintes mais des drames vivants et muets, des drames glacés qui remuaient chaudement le coeur, des drames continus.”

  • “Peut-être certaine gens n'ont-ils plus rien à gagner auprès des personnes avec lesquelles ils vivent ; après leurs avoir montré le vide de leur âme, ils se sentent secrètement jugés par elles avec une sévrérité méritée ; mais, éprouvant un invincible besoin de flatteries qui leur manquent, ou dévorés par l'envie deparaître posséder les qualités qu'ils n'ont pas, il espèrent surprendre l'estime ou le coeur de ceux qui leur sont étrangers, au risque d'en déchoir un jour. Enfin, il est des individus nés mercenaires qui ne font aucun bien à leurs amis ou leurs proches, parce qu'ils le doivent ; tandis qu'en rendant service à des inconnus, ils en recueillent un gain d'amour-propre : plus le cercle de leurs affections est près d'eux, moins ils aiment ; plus il s'étend, plus serviables ils sont.”


+info

7. Protagonistes

Le Père Goriot

à Paris

Le Père Goriot : C’est un ancien vermicellier, ayant dédié sa vie à ses filles, Delphine de Nucingen et Anastasie de Restaud. Pour les satisfaire et les combler, il n’hésitera pas à se ruiner. Son dernier vœu fut de voir ses filles. Il ne se réalisera pas et mourut partagé entre l’amour et la haine. Il incarne le destin inexorable, un amour aveugle mais aussi la médiocrité du monde.

“Cessez, dit le médecin au chirurgien, il n’y a plus rien à faire, on ne le sauvera pas” ; “Ah ! Si j’étais riche, si j'avais gardé ma fortune, si je ne la leur avais pas donnée, elles seraient là, elles me lècheraient les joues de leurs baisers !” ; “Mon cher monsieur Eugène, répondit-elle, vous savez tout comme moi que le père Goriot n’a plus le sou”. Destruction : son amour aveugle et infini pour ses filles ingrates le mène à sa propre perte, à sa propre pauvreté


Eugène de Rastignac : C’est grâce à ses yeux que l’on voit Paris. Il arrive à la capitale sans aucune fortune, dans le seul but d’étudier. Il rêve d’entrer dans la haute société de Paris. Pour arriver à ses fins, il demande de l'aide à la Vicomtesse de Beauséant, sa cousine. En effet, elle le met en relation avec Madame de Nucingen (baronne) lors d'une sortie au théâtre. Rastignac permettra également à la baronne de reprendre contact avec son père (Le Père Goriot). Rastignac est quelqu'un d'honnête, il fera tout pour éviter la mort du frère de Victorine Taillefer malgré les promesses de richesse de Vautrin, mais sa tentative échouera puisque le forçat le tuera. Il incarne l'héroïsme, la pureté, l'ambition de la jeunesse, le désir de puissance

“Je connais assez la situation de notre famille pour savoir apprécier de tels sacrifices, et tu dois croire que je ne te demande pas de les faire en vain, sinon je serais un vrai monstre” ; “Par ma foi, se dit Eugène en se couchant, je crois que je serai honnête homme tout ma vie. Il y a du plaisir à suivre les inspirations de sa conscience” ; “Et pour premier acte du défi qu'il portait à la Société, Rastignac alla dîner chez madame de Nucingen” ; “A nous deux maintenant”. Construction : Il franchit les étapes, entre dans la haute société et est désormais prêt à poursuivre sa quête de puissance et de richesse.


Vautrin : Forçat âgé d'une quarantaine d'années, il est surnommé Trompe-la-mort, il s'est échappé du bagne de Toulon. Il est intelligent et souhaite aider Rastignac dans sa quête de fortune, en lui proposant d'assassiner le frère de Victorine Taillefer, car celle-ci touche l'héritage de son père. Vautrin mettra ce plan à exécution lui-même, après le refus de Rastignac. A la fin du livre, il sera arrêté par le Commissaire Gondureau et sera mis en prison pour ses crimes et son évasion. Il incarne la liberté, la révolte, l’anti-héros ainsi que la vérité

“la religion de son bon plaisir”, “Forçat évadé de Toulon” ; Vautrin est le chef d’une organisation ; Il est l’anti-héros qui veut corrompre l’âme de Rastignac, le rendre complice de son plan et de jouir tous deux tout en ayant une mort sur la conscience. Mais il incarne également la vérité, Eugène est forcé d’avouer que Trompe-la-mort avait raison : le monde n’est pas aussi beau qu’il ne le croit, les gens n’aiment que pour le profit, ils sont mesquins et traîtres. Destruction : Il n’est pas responsable de sa destruction. Si Mme Michonneau n’était pas intervenue, il serait certainement parvenu à convaincre Rastignac d’accepter de suivre son plan. Mais il se fait tout de même arrêté.


Delphine de Nucingen : Baronne et fille du Père Goriot, elle est mariée à un banquier qui ne lui offre que le nécessaire vital, comme les habits et la nourriture. Madame de Nucingen est une femme malheureuse, jusqu'à sa rencontre avec Rastignac, qui deviendra par la suite son amant. Malgré cela, elle reste rude à l'égard de Rastignac, même si elle a des sentiments pour celui-ci. Elle aime son père, même si elle ne le verra pratiquement plus, suite aux refus de son mari. Elle incarne un amour pour le profit, la jalousie fraternelle

Tout comme sa sœur, elle portait énormément d’attention lorsque ce dernier lui donnait de l’argent. Mais une fois ruiné, elle aussi avait honte et accepta de voir son père mais en cachette, elle aussi n’était pas présente pour la mort de son père ; Delphine est jalouse de sa soeur et on le comprends aussi à la fin du roman, lorsque les deux soeurs se chamaillent devant leur paternel. Construction : Grâce à Rastignac, elle naît à nouveau : “Mon père m'a donné un cœur, mais vous l'avez fait battre.” leur histoire semble être bien partie.


Anastasie de Restaud : Fille aînée de Goriot, elle est comtesse suite à son mariage avec le comte de Restaud. Elle devra renoncer aussi à voir son père à cause de son mari. Elle a pour amant Maxime de Traille. Destruction : Elle est coincée par la volonté de son mari qui la retient.

Elle incarne l’indifférence à l’amour paternel ; la jalousie tout comme sa soeur mais également la trahison

En effet, elle est encore pire que sa sœur et n’accepte même plus de voir son père et revient le voir lorsqu’elle a des soucis. Elle est jalouse de sa soeur mais incarne aussi la trahison puisqu’elle possède des enfants qui ne sont pas tous ceux de son époux


La Vicomtesse de Beauséant : Elle est la cousine de Rastignac et une personne très importante à Paris, notamment grâce à son hôtel. Malheureusement, elle n'a que très peu de chance puisqu'elle est l'amante du marquis d'Ajuda-Pinto, qui est sur le point de se marier avec Mademoiselle de Rochefide. Bien entendu, elle essaiera d'empêcher que ce mariage ait lieu. Malgré ses problèmes, elle n'hésitera pas à prendre Rastignac sous son aile et à l'aider à obtenir ce qu'il veut, en le conseillant et en lui présentant des personnes importantes. Elle incarne la bonté ; l’espoir ; la fierté. Destruction : Après avoir appris que le marquis d’Ajuda allait officiellement se marier, la vicomtesse de Beauséant décide de se retirer de la vie Parisienne en allant en Normandie, à Courcelles. Elle accepte que Eugène soit considéré comme son cousin ; La Vicomtesse de Beauséant représente l’espoir de Rastignac, celle qui permet à Eugène d’entrer dans la haute société ; Mais aussi la fierté, forcée de partir de Paris, elle part la tête haute


Madame Vauquer : C'est la propriétaire de la pension Vauquer, qu'elle tient depuis une quarantaine d'années. Son affaire ne marche plus très bien, notamment dû au départ de nombreux de ses pensionnaires. Elle a deux employés : Christophe et Sylvie. Elle est assez âgée et apprécie Vautrin avant d'apprendre que celui-ci est un hors-la-loi. Elle incarne également la médiocrité du monde ; l’indifférence ; l'égoïsme ; la cupidité ; la médisance


Mme Vauquer est dans une situation médiocre et la seule chose qui lui reste au monde est sa pension à laquelle elle s’accroche. Elle est totalement indifférente au malheur des autres, notamment à celui du Père Goriot et refuse de donner un drap gratuitement. Mme Vauquer méprise le Père Goriot et c’est elle qui lui donne une mauvaise réputation à la pension et crée la haine des autres pensions à son égard. Elle apporte une grande importance à l’argent. Lors de la mort du père Goriot, c’est elle qui prend son médaillon et est défendue par Sylvie en disant “Pardi ! Fallait-il l’enterrer ? répondit Sylvie, c’est en or”. La médisance puisqu’elle alimente la méchanceté gratuite et l’indifférence à l’égard du pauvre père Goriot. Un personnage détestable, proche de l’anti-héros. Destruction : elle voit ses pensionnaires peu à peu partir.


Victorine Taillefer : Au début du récit, celui-ci est pauvre, n'ayant comme femme de chambre et amie Madame Couture. Puis grâce à Vautrin qui tua son frère, elle fût remise dans le testament de son père comme unique enfant. A la suite de cela, elle quitte la pension pour retourner chez son père. Elle représente l’innocence ; la religion

Victorine est une fille éduquée par Mme Couture et se voit devenir une fille fidèle à Dieu et avec une certaine bonté. Elle ne se souciait pas de l’indifférence de son père à son égard mais souhaitait seulement que la dernière volonté de sa mère soit respectée


Mademoiselle Michonneau : : C'est elle qui dénonce Vautrin, avec la complicité de Poiret, à Gondureau pour 2000 frcs. Pour cela, elle le drogue et le frappe sur l'épaule pour voir réapparaître son immatriculation. A la suite de ce fait, Vautrin fût emprisonné, et après un vote à l'unanimité. Poiret est un de ses meilleurs amis, peut-être plus même, puisqu'il la suit pour quitter ensemble la pension. Elle incarne une héroïne bannie, un héroïsme méconnu ; cupidité

C’est grâce à elle qu’un malfaiteur est arrêté par la police. Et pourtant, elle est bannie de la pension. Les autres pensionnaires menaçent Mme Vauquer de partir si Mme Michonneau ne s’en va pas. Mais elle est aussi cupide, suggérant l’idée d’avertir Vautrin en échange d'une plus grosse somme que la police. Elle décide tout de même d'exécuter le plan prévu.

Bianchon : Jeune étudiant en médecine, c'est un bon ami de Rastignac. Il s'occupera de Goriot durant ses dernières heures et paiera une partie de l'enterrement de celui-ci. Il représente l’homme honnête : même si comme les autres pensionnaires il méprise le père Goriot, il fait tout de même son devoir et assiste ce dernier en avertissant l’un de ses collègues et fait appel à un chirurgien


Christophe : Un garçon de peine. Il était à l’enterrement du Père Goriot car selon lui, c’était une âme charitable. Il incarne la médiocrité lui aussi ; la bonté ; la compassion

Il semble très pauvre et pourtant très bon puisqu’il donne quelques sous à Rastignac pour le père Goriot. En comprenant la situation du père Goriot, Christophe semble compréhensif : il vient à l’enterrement du père Goriot et paie les deux prêtres.


Sylvie : cuisinière, appréciée et assez proche de Mme Vauquer. Elle incarne la fidélité ; cupidité ; la médiocrité

Elle est fidèle à Mme Vauquer, fait ce qu’elle lui dit. Sylvie est cupide et attachée à l'argent tout comme Mme Vauquer, on peut se demander si ce n’est pas le caractère de la propriétaire qui détient sur elle. Son langage reflète celle d’un paysan, ses origines d’une famille paysanne

Bel-Ami, Maupassant

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Bel-Ami est un roman réaliste de Guy de Maupassant (1850-1893), publié en 1885. Le roman paraît d'abord sous forme de feuilleton dans le quotidien Gil Blas, avant d'être édité en volume aux éditions Victor Havard. Les éditions Ollendorff publieront la première édition illustrée en 1895. L'action du récit se déroule à Paris pendant la seconde moitié du xixe siècle.

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Bien évidemment, Rastignac et Bel-Ami possèdent tous deux l'ambition de parvenir au sommet. Toutefois, ils incarnent des valeurs différentes. Leur point commun toutefois c’est le fait d’user de leur apparence, des habits pour séduire et plaire.
Le père Goriot peut-être relié à Mr Forestier : les deux meurent, les deux laissent au protagoniste une femme. Leur valeur commune est l’amour, l’ignorance. Le père Goriot aime ses filles et refuse de voir l'égoïsme de ses filles. Mr Forestier aime sa femme et ne se doute pas qu’elle le fait certainemment cocu.
Madeleine Forestier à la vicomtesse de Beauséant. Elles sont toutes les deux humbles et incarnent la fierté, la réussite
Victorine Taillefer à Suzanne : innocence et amour de fillette
Vautrin à Jacques Rival. Toutefois, ils ne possèdent aucune valeur en commun. Vautrin incarne la révolte, la liberté et la vérité. Jacques Rival est un architecte qui fait ses affaires.

8. Rapprochement avec Bel-ami

C'est en effet un roman d'apprentissage car il retrace le parcours du jeune Rastignac, au départ un jeune provincial, qui va peu à peu entrer dans la société mondaine et devenir de plus en plus ambitieux... La fin de son parcours initiatique est d'ailleurs marquée par le "A nous deux Paris !" de Rastignac, à la fin du roman.

9. Roman initiatique

Le Père Goriot

1. Bref contextualisation

2. La famille Goriot

3. Les autres personnages

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Le roman est introduit par un incipit concentré sur la pension de Mme Vauquer, la description de sa localisation ainsi que celle de la propriétaire et de sa vie. Peu à peu, on arrive à parler du père Goriot et de sa situation déplorable qui ne cesse d’aller de malheur en malheur. On possède donc la description du père Goriot de par Mme Vauquer. Mais l’histoire se recentre peu à peu sur Rastignac, l’un des pensionnaires de la rue Neuve-Sainte-Geneviève et on en apprend plus sur la précarité du père Goriot et des raisons de ces conditions. Leurs histoires se croisent et c’est ainsi qu’on suit essentiellement l’histoire de Rastignac et ses péripéties : la proposition alléchante de Vautrin, la découverte de la société mondaine (parisienne), les histoires de haine (mari et femme qui ne s’aiment pas et se font la “guerre”), les histoires d’amour et de mariage, les malheurs des filles Goriot, la mort du père Goriot.

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Le Père Goriot ne semble éprouver d’amour qu’à ses filles et à tous les êtres qui pourraient les aider. Autrement, il voue une indifférence au reste du monde et une haine à ceux qui seraient les auteurs du chagrin de ses très tendres filles. Il va s’auto-détruire.

Eugène de Rastignac provient d’une famille plutôt pauvre. Lui, comprend que pour atteindre son objectif, il faut s’adapter aux coutumes et aux mœurs de la haute société pour en faire partie. Ainsi, il parvient peu à peu à se construire.

Delphine Nucingen quant à elle est introduite dans la haute société grâce à son père qui la marie à un banquier. Privée de toutes les belles choses dont rêve une jolie femme, elle voit la société comme quelque chose de cruelle. Elle le dit elle-même “Voilà la vie de la moitié des femmes de Paris : un luxe extérieur, des soucis cruels dans l’âme”. On nous la présente comme un personnage détruit : son mari l’empêche de dépenser sa fortune. Mais désormais alliée à Rastignac, elle se construit avec lui.

Anastasie de Restaud est, tout comme sa sœur, introduite dans la haute société par son père. Elle, mariée au comte de Restaud, ne semble guère s’occuper de la vie des autres. Elle fait ses dépenses, apprécie son amant Maxime. Elle s’auto-détruit, c’est son égoïsme qui la mène à se détruire, ses erreurs commises. Anastasie est la seule coupable de son malheur.

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Eugène de Rastignac provient d’une famille plutôt pauvre. Lui, comprend que pour atteindre son objectif, il va falloir s’adapter aux coutumes et aux mœurs de la haute société pour en faire partie. Ainsi, il parvient peu à peu à se construire.

Vautrin a du vécu et paraît connaître la société mieux que personne, c’est lui qui va essayer de convaincre Rastignac d’adhérer à son plan. Il lui raconte que pour parvenir à son but, il lui est impossible de rester complètement “innocent”. Vautrin décrit une société corrompue, où le talent ne mène à rien. Ce qu’il faut, c’est du génie ou être corrompu. Les mots d’ordre sont la corruption, l'hypocrisie et la trahison. Même si les dires de Vautrin sont confirmés au fil de la lecture, ses plans vont tomber à l’eau à cause de Mme Michonneau et Poiret. Arrêté, il est mis hors d’état de nuire. Pour lui, c’est donc une destruction causée par un autre personnage

La vicomtesse de Beauséant, tout comme Vautrin, connaît elle aussi la société mondaine. Ses propos croisent ceux du forçat puisqu’elle aussi, attribue aux femmes un caractère de vipères, attachées à l’argent et à l’apparence. Elle met en garde Rastignac et lui conseille de ne jamais montrer ses sentiments. Malgré ces connaissances-là, elle-même montre son amour envers le marquis d’Ajuda Pinto. C’est cet amour-là qui la mène à sa destruction puisque le marquis, doit se marier à une autre femme. Mariage qu’elle croit pouvoir éviter. Mais en apprenant la tristesse de nouvelle que le mariage est officiel, elle prend la décision de partir de Paris, de se rendre en Normandie, à Courcelles et, comme elle le dit “En Normandie, à Courcelles, aimer, prier, jusqu'au jour où Dieu me retirera du monde.”

Mme Vauquer est pauvre, veuve et cupide. Sa pension est sa seule richesse, la dernière chose qui lui permet de vivre. Seul l’argent lui importe. Vous payez pour dormir et manger dans son pensionnat ? Vous êtes le bienvenu peu importe qui vous êtes. Autrement, vous n’avez rien à faire là-bas. Elle ne fait pas dans la charité et contrôle même jusqu’à la quantité de nourriture que mange ses pensionnaires. Elle ne s’occupe pas de la société, uniquement d’elle et de son affaire. Évidemment, pour elle c’est la destruction : ses pensionnaires partent un à un.

Le Père Goriot

10. Lien avec bel-ami

Analyse

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Les deux œuvres appartiennent au genre du réalisme. On suit le parcours d’un protagoniste ayant pour but de se faire une place dans la haute société. Dans ces livres, les descriptions sont réalistes et ont pour but de décrire les hommes et les femmes, le monde qui les entoure. On découvre ainsi des mondes cruels, dans lesquels rien n’est tout rose. De plus, les deux auteurs contextualisent leurs romans dans Paris. Il est impossible de faire des choix sans aucun sacrifice, sans qu’ils aient des conséquences sur les autres, sur le monde qui nous entoure. Bel-Ami, lui, use de son charme pour atteindre le sommet. Il n’a aucune peine à piétiner le bonheur des autres et à leur donner une mauvaise réputation. Seul son objectif ultime l’importe. Rastignac, quant à lui, décide de ne pas sombrer et de faire les choses dans les règles de l’art, sans se corrompre, sans trahir. Mais que se serait-il passé si le jeune Eugène Rastignac n'avait pas pu avoir Delphine Nucingen ? Aurait-il lui aussi pactisé avec le diable ? Peut-être est-ce déjà fait, son ascension ne peut se faire sans accrocs. Ces deux romans décrivent la société, les rangs, les statuts et le respect qu’on lui associe. Ils semblent vouloir nous faire comprendre qu’il est impossible de se faire une place dans cette société mondaine sans passer par la corruption, l’hypocrisie, la trahison. Les auteurs paraissent vouloir nous montrer un Paris différent de ceux que voient ceux qui n’y vivent pas. Ils nous montrent ce qui s’y passe au cœur et nous mettent en garde. L'œuvre de Balzac est un roman d’énergie car il est justement concentré sur l’évolution des personnages et donc d’une conclusion qui finit soit par une construction, soit par une destruction. En effet, il met en scène ses personnages ainsi que leur évolution au sein de la société donc il n’existe que deux possibilités : le personnage évolue de manière positive, alors c’est une construction ; le personnage évolue de manière négative, les malheurs s’enchaînent, alors c’est une destruction.

Petite anecdote

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Pour être tout à fait honnête, j'ai difficilement trouvé les sentiments que j'éprouvais envers le personnage du père Goriot. Balzac joue avec les sentiments du lecteur et c'est en construisant l'image de son personnage que nos ressentiments se développent. Personnellement, j'ai d'abord éprouvé une indifférence envers ce personnage que je trouvais difficile à cerner. Mais peu à peu, de la peine. Une peine qui se transforma par la suite en un dégoût. En effet, j'ai méprisé ce personnage dû à l'amour pour ses filles qui le rendait aveugle sur la véritable nature de leur amour. Il leur avait donné la vie, et elles étaient totalement indifférentes, égoïstes et individualistes. Pour finir, j'ai à nouveau ressenti cette peine lors des conditions dans lesquelles périt le père Goriot. Une part de lui continue à aimer ses filles mais reste dans le déni, tandis que l'autre est pleine de rancœur. C'est après avoir lu cette œuvre que je suis en mesure de dire qu'il s'agit là, de l'un de mes développements de personnage préféré. Le livre en lui-même me paraît difficile, mais chaque personnage joue un rôle, aucun n'est spectateur. Ils influencent l'histoire et donc par la même occasion la façon dont on les perçoit.

Merci pour votre lecture, en espérant que vous ayez apprécié mon travail !

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Paris, XIXè siècle