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Capsules sonores | cycle 4

Visite virtuelle de la Villa Majorelle.


Les peintures décoratives de la Villa Majorelle
de Francis Jourdain
Fils de l’architecte de la Samaritaine Frantz Jourdain, Francis Jourdain entreprend d’abord une brève carrière de peintre avant de se consacrer aux arts décoratifs.
Il étudie le dessin et le modelé chez le sculpteur Joseph Chéret. Par la suite, il suit l’enseignement d’Eugène Carrière à l’atelier Gervex et celui d’Andrian Karbowsky, peintre décorateur.
A partir de 1902 et jusqu’en 1913, la peinture tient une place prépondérante dans l’œuvre de Jourdain. Dès 1902, il expose quelques huiles aux côtés de ses œuvres sur papier, à la Société Nationale des Beaux-Arts, au Salon des Indépendants et au Salon d’Automne.
A partir de 1905, Francis Jourdain produit des sujets plus intimistes, telles que des scènes d’intérieur et des natures-mortes. Doutant de ses talents de peintre, il abandonne finalement la peinture vers 1914, pour se consacrer aux arts décoratifs, cherchant à adapter le mobilier à l’exiguïté des appartements modernes et aux besoins d’une clientèle moins aisée.
Les peintures de la salle à manger : La peinture que j’ai préférée c’est les frises à décor d’animaux de basse-cour, de légumes et de fruits de la salle à manger. J’ai trouvé qu’elles mettaient en valeur le plafond avec leurs formes curvilignes étant également présentes dans les portes et dans la cheminée centrale d’Alexandre Bigot. J’ai également beaucoup apprécié que le thème peint soit en rapport avec la pièce de la maison. En effet, on y voit des animaux de la basse-cour, des cochons, des oies blanches, des canards. Le sujet peint pour une salle à manger rappelle la destination de cette pièce. En peignant ces animaux, Francis Jourdain a sans doute voulu faire un clin d’œil aux convives quand ils étaient à table. Francis Jourdain a imaginé toute une joyeuse farandole d’animaux de ferme, dindons, oies, cochons et lapins, dans laquelle la couleur joue un rôle central et structurel. Sans perspective, ni détails précis, il superpose protagonistes et décor végétal pour créer un effet de tapisserie, renforcé par le format de frise. On trouve également dans cette peinture de nombreux détails réalistes. J’ai appris qu’avec le temps, ces peintures s’étaient beaucoup assombries : le fond légèrement doré et les couleurs vives avaient été recouvertes d’un voile foncé. La restauration effectuée en 2019 a permis de rendre plus lisible la composition, de restituer les variations de couleur et d’améliorer certains détails, tout en conservant la matité de ces peintures.
Francis Jourdain a voulu associer la beauté et le pittoresque de la nature dans la salle à manger de cette villa.

Les peintures décoratives de la Villa Majorelle

de Francis Jourdain


Les peintures décoratives de la Villa Majorelle
de Francis Jourdain
Fils de l’architecte de la Samaritaine Frantz Jourdain, Francis Jourdain entreprend d’abord une brève carrière de peintre avant de se consacrer aux arts décoratifs.
Il étudie le dessin et le modelé chez le sculpteur Joseph Chéret. Par la suite, il suit l’enseignement d’Eugène Carrière à l’atelier Gervex et celui d’Andrian Karbowsky, peintre décorateur.
A partir de 1902 et jusqu’en 1913, la peinture tient une place prépondérante dans l’œuvre de Jourdain. Dès 1902, il expose quelques huiles aux côtés de ses œuvres sur papier, à la Société Nationale des Beaux-Arts, au Salon des Indépendants et au Salon d’Automne.
A partir de 1905, Francis Jourdain produit des sujets plus intimistes, telles que des scènes d’intérieur et des natures-mortes. Doutant de ses talents de peintre, il abandonne finalement la peinture vers 1914, pour se consacrer aux arts décoratifs, cherchant à adapter le mobilier à l’exiguïté des appartements modernes et aux besoins d’une clientèle moins aisée.
Les peintures de la salle à manger : La peinture que j’ai préférée c’est les frises à décor d’animaux de basse-cour, de légumes et de fruits de la salle à manger. J’ai trouvé qu’elles mettaient en valeur le plafond avec leurs formes curvilignes étant également présentes dans les portes et dans la cheminée centrale d’Alexandre Bigot. J’ai également beaucoup apprécié que le thème peint soit en rapport avec la pièce de la maison. En effet, on y voit des animaux de la basse-cour, des cochons, des oies blanches, des canards. Le sujet peint pour une salle à manger rappelle la destination de cette pièce. En peignant ces animaux, Francis Jourdain a sans doute voulu faire un clin d’œil aux convives quand ils étaient à table. Francis Jourdain a imaginé toute une joyeuse farandole d’animaux de ferme, dindons, oies, cochons et lapins, dans laquelle la couleur joue un rôle central et structurel. Sans perspective, ni détails précis, il superpose protagonistes et décor végétal pour créer un effet de tapisserie, renforcé par le format de frise. On trouve également dans cette peinture de nombreux détails réalistes. J’ai appris qu’avec le temps, ces peintures s’étaient beaucoup assombries : le fond légèrement doré et les couleurs vives avaient été recouvertes d’un voile foncé. La restauration effectuée en 2019 a permis de rendre plus lisible la composition, de restituer les variations de couleur et d’améliorer certains détails, tout en conservant la matité de ces peintures.
Francis Jourdain a voulu associer la beauté et le pittoresque de la nature dans la salle à manger de cette villa.

Fils de l’architecte de la Samaritaine Frantz Jourdain, Francis Jourdain entreprend d’abord une brève carrière de peintre avant de se consacrer aux arts décoratifs.
Il étudie le dessin et le modelé chez le sculpteur Joseph Chéret. Par la suite, il suit l’enseignement d’Eugène Carrière à l’atelier Gervex et celui d’Andrian Karbowsky, peintre décorateur.
A partir de 1902 et jusqu’en 1913, la peinture tient une place prépondérante dans l’œuvre de Jourdain. Dès 1902, il expose quelques huiles aux côtés de ses œuvres sur papier, à la Société Nationale des Beaux-Arts, au Salon des Indépendants et au Salon d’Automne.
A partir de 1905, Francis Jourdain produit des sujets plus intimistes, telles que des scènes d’intérieur et des natures-mortes. Doutant de ses talents de peintre, il abandonne finalement la peinture vers 1914, pour se consacrer aux arts décoratifs, cherchant à adapter le mobilier à l’exiguïté des appartements modernes et aux besoins d’une clientèle moins aisée..

Les peintures de la salle à manger : La peinture que j’ai préférée c’est les frises à décor d’animaux de basse-cour, de légumes et de fruits de la salle à manger. J’ai trouvé qu’elles mettaient en valeur le plafond avec leurs formes curvilignes étant également présentes dans les portes et dans la cheminée centrale d’Alexandre Bigot. J’ai également beaucoup apprécié que le thème peint soit en rapport avec la pièce de la maison. En effet, on y voit des animaux de la basse-cour, des cochons, des oies blanches, des canards. Le sujet peint pour une salle à manger rappelle la destination de cette pièce. En peignant ces animaux, Francis Jourdain a sans doute voulu faire un clin d’œil aux convives quand ils étaient à table. Francis Jourdain a imaginé toute une joyeuse farandole d’animaux de ferme, dindons, oies, cochons et lapins, dans laquelle la couleur joue un rôle central et structurel. Sans perspective, ni détails précis, il superpose protagonistes et décor végétal pour créer un effet de tapisserie, renforcé par le format de frise. On trouve également dans cette peinture de nombreux détails réalistes. J’ai appris qu’avec le temps, ces peintures s’étaient beaucoup assombries : le fond légèrement doré et les couleurs vives avaient été recouvertes d’un voile foncé.

La restauration effectuée en 2019 a permis de rendre plus lisible la composition, de restituer les variations de couleur et d’améliorer certains détails, tout en conservant la matité de ces peintures.
Francis Jourdain a voulu associer la beauté et le pittoresque de la nature dans la salle à manger de cette villa.