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C’est sans doute l’un des plus grands mystères criminels de notre région qui a été résolu par les gendarmes de la section de recherches de Grenoble ces dernières heures Un homme de 56 ans considéré par les enquêteurs de l’époque comme le suspect principal dans la disparition de cette jeune femme de

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Transcript

Disparition de Marie-Thérèse Bonfanti :

36 ans d'enquête

22 mai 1986

La disparition

1985

1990

1995

2000

2005

2010

2015

2020

Novembre 1987

Le non-lieu, clôture de l'enquête

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Fin 1991

La maison Chatain détruite

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Avril 2020

L'enquête réouverte

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Juin 2021

Les recherches reprennent

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Mai 2022

Le suspect inter-
pellé reconnait
en partie les faits

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Marie-Thérèse Bonfanti, alors âgée de 25 ans, mère de deux enfants, se volatilise à Pontcharra (Isère). Sa petite voiture est découverte garée devant une maison située à proximité de la gare où elle doit livrer un paquet de journaux gratuits comme elle le fait tous les jours pour arrondir ses fins de mois. Un locataire la voit prendre
un paquet de journaux et entrer dans le bâtiment. Les journaux sont retrouvés dans le couloir de l’habitation, les clés sur le contact de la voiture et le sac à main de la jeune femme posé sur le siège passager.

Le soir, cette mère de deux enfants ne va pas chercher son bébé de six mois chez la nourrice, comme prévu, et elle ne rejoint pas son mari chez eux, à La Rochette, dans le département voisin de la Savoie. Depuis, elle n’a plus jamais donné signe de vie.

22 mai 1986

La disparition

Archive photo Le DL

Très vite, le caractère criminel de cette disparition est retenu. Pendant plusieurs mois, on passe toute
la ville et la région au peigne fin. Mais les investigations menées par les enquêteurs ne permettent pas d’élucider cette affaire, malgré l’interpellation d’un suspect finalement laissé libre, faute de preuve.


En novembre 1987, l’enquête est close par une ordonnance de non-lieu, au grand désespoir de la famille qui n’a jamais baissé les bras dans sa quête de vérité.


Novembre 1987

Le non-lieu

Malgré l’opposition de la famille de Marie-Thérèse Bonfanti, la maison la Gare (dite la maison Chatain, du nom de son propriétaire) où les journaux que devait livrer la jeune femme et devant laquelle sa voiture avait été retrouvée est détruite. Des ossements sont retrouvés dans les décombres. Ils se révèlent être d’origine animale.

Fin 1991

La maison Chatain détruite

Archive photo Le DL

En avril 2020, à la demande de la famille, le parquet de Grenoble décide de rouvrir cette enquête et de la confier au groupe “cold case” de la Section de recherches de la gendarmerie de Grenoble. Le dossier fait l’objet d’une relecture minutieuse qui a abouti, en novembre 2020, à l’ouverture d’une information judiciaire contre X au pôle d’instruction criminelle à Grenoble pour “enlèvement” et “séquestration”.

« La famille n’a jamais cru à une disparition anodine, elle a toujours pensé que derrière cela, il y avait un meurtre », explique Me Bernard Boulloud, l’avocat de la famille de Marie-Thérèse Bonfanti. « Nous avons produit un mémoire au procureur de la République en 2020 où l’on a repris l’enquête à zéro et fait apparaître les inexactitudes ou les insuffisances », précise l’avocat grenoblois qui concède alors qu’« en 1986, les moyens d’investigations n’étaient pas tout à fait les mêmes qu’en 2020 . Mais il y avait quand même un certain nombre d’insuffisances de sorte que le procureur de la République de Grenoble a jugé opportun de reprendre au sérieux ces éléments que la famille a fournis et a même estimé devoir saisir le juge d’instruction de cette affaire. Cela peut paraître curieux sur le plan juridique mais c’est nouveau dans la mesure où nous avons des éléments nouveaux qui apparaissent », précise Me Bernard Boulloud.

Avril 2020

L'enquête rouverte

En juin 2021, les équipes de la gendarmerie et de l’Armée de terre débutent de nouvelles recherches à un kilomètre du lieu où la jeune femme est vue pour la dernière fois en 1986, ainsi que le constate Le Dauphiné Libéré à l’époque.

À 1 000 mètres au sud de la gare de Pontcharra, entre la ligne ferroviaire Grenoble-Chambéry et un champ bordant l’usine ArcelorMittal, se déroule en effet une incroyable opération, celle peut-être de la dernière chance pour tenter de retrouver une trace de la jeune femme. Les enquêteurs passent le sol au peigne fin, à la recherche d’ossements ou du moindre objet, du moindre indice.

Si cet endroit précis les intéresse, c’est parce que, le lendemain de la disparition de Marie-Thérèse Bonfanti, un chien de recherche suit le chemin qui mène de la maison du 1 149 avenue de la Gare à ce bosquet, et s’y arrête. Aujourd’hui démolie, la fameuse maison située à proximité immédiate de la gare de Pontcharra, 1 000 mètres plus au nord, est celle où la jeune femme avait fait une halte dans sa tournée de distribution de journaux.

Juin 2021

Les recherches reprennent

Photos Le DL / Denis MASLIAH

C’est le suspect principal de l’époque, un homme de 56 ans âgé alors de 21 ans, qui a donc été interpellé de nouveau en début de semaine, 36 ans plus tard, avant d’être placé en garde à vue et d’être présenté à un magistrat instructeur grenoblois, puis finalement mis en examen pour enlèvement et séquestration suivis de meurtre. Lors d'une conférence de presse donnée ce jeudi à Grenoble, il a été annoncé qu'après plusieurs auditions par les gendarmes, le suspect aurait fini par reconnaître les faits. Il aurait expliqué avoir eu une altercation verbale avec la victime avant de l’étrangler.

On ignore encore si ce sont les fouilles menées en juin dernier qui ont contribué à l’élucidation de cette affaire ou si ce sont d’autres éléments qui ont finalement permis aux enquêteurs d’aboutir.


Mai 2022

Interpellé, le suspect aurait reconnu les faits