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Transcript

coopérer

pour mieux prendre en compte les eleves à BEP

Marika Massoutier


2021-2022

Formation ISFEC - Marseille

essai de definition

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Marika Massoutier


ISFEC - 2021/2022

Fourcade

François

essai de definition

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" [La collaboration] permet en général d'être égoïstes ensemble, mais avec intelligence : je fais quelque chose avec l'autre, ou même pour l'autre, parce que j'y trouve un avantage pour moi-même. On s'associe prioritairement à autrui, non pas par intérêt pour l'autre, mais par intérêt pour soi."

François Fourcade est professeur de contrôle de gestion à ESCP Europe, chercheur associé à l'école Polytechnique de Paris et directeur scientifi que du Centre d’innovation et de recherche en pédagogie de Paris (CIRPP). Ingénieur de formation, il conduit actuellement des programmes de formation pour dirigeants au sein d’ESCP Europe et d’HEC.

Fourcade

François

essai de definition

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" La coopération, en revanche, suppose le partage des désirs et se rapproche en cela du champ de la générosité : je fais quelque chose avec l'autre et pour pour l'autre parce que j'éprouve une satisfaction à l'idée de la satisfaction de l'autre."

François Fourcade est professeur de contrôle de gestion à ESCP Europe, chercheur associé à l'école Polytechnique de Paris et directeur scientifi que du Centre d’innovation et de recherche en pédagogie de Paris (CIRPP). Ingénieur de formation, il conduit actuellement des programmes de formation pour dirigeants au sein d’ESCP Europe et d’HEC.

Connac

Sylvain

essai de definition

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Sylvain Connac est enseignant-chercheur en sciences de l’éducation à l’université Paul-Valéry de Montpellier. Il est issu du corps des professeurs des écoles et a fait partie de l’équipe pédagogique de l’école coopérative Antoine Balard à Montpellier. Il publie régulièrement des articles de formation ou de recherche dans la plupart des revues pédagogiques.

2015

2017

2020

Connac

Sylvain

essai de definition

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"L'union fait la force !"


Si on fait quelque chose tout seul dans son coin, on aura beaucoup plus de mal à faire quelque chose de qualité.

=

STRATÉGIE D'EFFICACITÉ


Dans les organisations pédagogiques, on trouve du côté de la collaboration :

- coordination de travaux individuels,

- travail de groupe,

- travail en équipe.

Constatation d'un partage d'une même situation fondée dans sa dimension interactive sur le don mutuel de soi, c'est-à-dire la générosité réciproque.


Dans les organisations pédagogiques, on trouve du côté de la coopération :

- aide,

- tutorat,

- entraide,

- travail en ateliers,

- travail en groupe.


Il est donc plus facile d'apprendre seul en coopérant.



"Les deux sont, pour des raisons différentes, associées à des valeurs de solidarité."


Coopération

= solidarité orientée vers les plus vulnérables.


Collaboration

= solidarité pour que ensemble on soit plus fort que tout seul.


Connac

Sylvain

essai de definition

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Performance et

solidarité

Partage d'un

projet

Répartition du travail

Pour réaliser

Collaboration

Connac

Sylvain

essai de definition

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Générosité et solidarité

Partage d'une situation

Actions combinées

Pour apprendre

Apprentissages des élèves

Apprentissages des élèves

On coopère pour qu'à la fin, tous les élèves aient appris individuellement.

On coopère pour qu'à la fin, tous les élèves aient appris individuellement.

Coopérer = plusieurs situations

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Connac

Sylvain

Coopérer = plusieurs situations

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Aide (entre élèves) : Situation coopérative durant laquelle un élève, qui se reconnait capable, vient apporter ses connaissances et ses compétences à un élève qui en a exprimé le besoin. Pour éviter les risques de dévalorisation par un étiquetage stigmatisant, elle gagne à s’exercer à l’initiative de celui qui en manifeste la demande.

Jeu coopératif : Le principe d’un jeu coopératif est l’engagement physique ou intellectuel, intense mais sans gagnant ni perdant, sans compétition ni violence, dans le but de réaliser un défi ou de battre un record précédemment établi.

Entraide : Situation coopérative durant laquelle, deux ou plusieurs élèves décident de se réunir pour tenter, à plusieurs, de résoudre un problème ou une difficulté qu’ils rencontrent conjointement. L’entraide peut avoir pour dérive potentielle une diminution de l’investissement.

Aide (entre élèves) : Situation coopérative durant laquelle un élève, qui se reconnait capable, vient apporter ses connaissances et ses compétences à un élève qui en a exprimé le besoin. Pour éviter les risques de dévalorisation par un étiquetage stigmatisant, elle gagne à s’exercer à l’initiative de celui qui en manifeste la demande.

Travail en groupe : Situation coopérative et didactique, organisée par l’enseignant, afin que les élèves explorent, à plusieurs, une situation-problème qu’ils ont précédemment étudiée individuellement. Le travail en groupe vise l’émergence d’un conflit sociocognitif, sous forme d’un litige entre les élèves, pour que les représentations initiales de chacun soient éprouvées, puis majorées par une formalisation des savoirs.


Travail en équipe : Situation coopérative organisée par l’enseignant, dans le cadre de démarches de projet. Les élèves se réunissent pour choisir, penser, mettre en œuvre, communiquer et évaluer un projet, sur un temps long.


Travail en atelier : Organisation en groupes restreints du travail des élèves autour d’une même activité. Les ateliers peuvent être organisés par l’enseignant (nature et composition des groupes) ou être à l’initiative des élèves (ateliers permanents). Les ateliers tournants consistent en une rotation des groupes suivant les activités : en fin de cycle, tous les élèves ont réalisé tous les ateliers. Les ateliers permanents correspondent à des pôles d’activités vers lesquels les élèves s’orientent de manière autonome en fonction de leur travail personnalisé.

Conseil coopératif : Réunion démocratique qui cherche à harmoniser la vie du groupe en associant les participants : faire l’état des lieux des projets personnels ou collectifs, d’aborder les propositions, les problèmes, la coopérative, les félicitations mais aussi tout ce qui concerne le symbolique dans la classe (permis, brevets, ceintures, responsabilités, …). Un conseil coopératif est la clé de voute de l’exercice de la coopération entre élèves. En partie ritualisé par des maitres-mots (des formules récurrentes qui balisent les échanges), il autorise une liberté d’expression aux membres de la classe.

Marché de connaissances (ou réseau d’échanges réciproque de savoirs) : Situation coopérative où des offreurs transmettent des savoirs à des receveurs. Le postulat de départ est que chacun possède et est capable de mettre à disposition des savoirs qui peuvent intéresser d’autres personnes. La réciprocité oblige les offreurs à devenir receveurs et inversement

Travail en équipe : Situation coopérative organisée par l’enseignant, dans le cadre de démarches de projet. Les élèves se réunissent pour choisir, penser, mettre en œuvre, communiquer et évaluer un projet, sur un temps long.

Tutorat (entre pairs) : Organisation coopérative de systèmes d’aides apportées entre élèves. Un tuteur est un élève volontaire et formé aux gestes de l’accompagnement et de l’explication. Il maitrise ce qu’on lui demande ou sait renvoyer vers quelqu’un de compétent. Un tutoré est un élève qui exprime le besoin d’obtenir un soutien ponctuel, plus ou moins durable, de la part d’un tuteur. Pour éviter l’augmentation des inégalités entre les élèves, un lien de réciprocité est nécessaire entre tuteurs et tutorés.

Coopération : Ensemble des situations avec des interactions, une intention et un bénéfice mutuel. La coopération est une modalité d’action impliquant du partage de désirs et de la générosité réciproque. À l’école, une coopération dans le rapport au savoir correspond aux pratiques d’aide, d’entraide, de tutorat et de travail en groupe. Elle se traduit également par l’organisation de démarches de projets (du travail en équipe), de conseils coopératifs, de discussions démocratiques, de jeux coopératifs et de marchés de connaissances.

La COOPERATION EN CLASSE : LES APPORTS DE LA RECHERCHE

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Marika Massoutier


ISFEC - 2021/2022

LEs APPORTS DE LA RECHERCHE

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Etude des frêres Johnson

Etudes en 1981 et en 2002 :

Effets comparés de trois modalités de mise au travail des élèves = individualiste, compétitive, coopérative.


Quelle que soit la discipline, l'âge des élèves et la tâche demandée, l'approche coopérative est la plus efficace des trois.


Ceci se vérifie dans quatre domaines :

- les apprentissages scolaires,

- la socialisation ou habiletés prosociales (gestion des émotions et gestion de la colère notamment),

- plus de motivation,

- développement de la personne.



les apports DE LA RECHERCHE

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La coopération : une force des êtres humains

Les bénéfices de la coopération en classe

La posture de l'adulte enseignant


En classe, la posture de l’adulte enseignant est amenée à changer : il devient observateur, conseiller et accompagnateur jusqu’à s’effacer quand les enfants arrivent à fonctionner de façon autonome.

Les bénéfices de la coopération sont :

  • de nouvelles connaissances “académiques”,
  • un esprit de solidarité,
  • des compétences interpersonnelles (telle que l’écoute).

Le travail entre pairs est plus efficace que le travail individuel (quelle que soit la matière). La coopération permet une meilleure exploitation des erreurs et une meilleure compréhension des objectifs des apprenants (par confrontation des représentations mentales, par mises en mots des procédures et stratégies, par complémentarité des raisonnements).

Grâce à la coopération, les enfants enrichissent leur façon de penser.

La coopération est le fait de participer avec une ou plusieurs personnes à une oeuvre ou une action commune.

L’être humain est un être social qui se définit par les interactions avec les autres et avec son environnement dans le sens où il se construit dans son rapport aux autres et à l’écosystème dans lequel il vit. Le cerveau est précablé pour la sociabilité.

Nous sommes mus par deux aspirations complémentaires :

  1. le désir d’être soi,
  2. le désir d’être avec autrui.

La coopération est une des forces que le genre humain a peu à peu développé pour dépasser ses limites biologiques et évoluer grâce aux autres.

Les dérives
possibles

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Marika Massoutier


ISFEC - 2021/2022

Les dérives POSSIBLES

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Réserver quelques séances (2 ou 3) pour former les élèves à la coopération fait gagner du temps afin de développer les compétences requises.

FUSIONNELLE

PRODUCTVISTE

ATTENTIONNELLE

DIFFÉRENCIATRICE

Solutions

Bruit dans la classe... toujours très fâcheux pour les élèves très fragiles.


Cela renvoie aux piliers de l'apprentissages de Stanislas Dehaene :


Il s'agit de la dérive qui consiste à donner aux élèves les plus à l'aide scolairement les rôles coopératifs les plus intéressants intellectuellement.


Peut conduire, chez les élèves les plus fragiles, au développement du sentiment d'incompétence.

Il est très facile de coopérer en se débarrassant de la situation = stratégie de consensus de complaisance.


Processus :

- Je regarde avec qui je suis,

- J'identifie les forces et les faiblesses des uns et des autres,

- Je me tourne vers celui que je reconnais comme étant le plus compétent,

- J'acquiesce à tous ses points de vue.


Permet de ne pas prendre le risque de rentrer en désaccord d'idées avec quelqu'un que l'on considère comme étant un ami.

Difficulté à distinguer le conflit de personnes avec le conflit d'idées.

Par peur des confrontations personnelles, ces élèves n'osent pas rentrer dans le débat d'idées.

Dans ce cas, les élèves confondent ce qu'on leur demande d'apprendre avec la manière dont on les fait travailler.


Les élèves pensent que l'objectif de la séance de coopération est d'apprendre à coopérer.




coopérer
et
différencier

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Marika Massoutier


ISFEC - 2021/2022

différencier...

"Différencier, c'est avoir le souci de la personne sans renoncer à celui de la collectivité."

"Différencier, c'est faire en sorte que chaque apprenant se trouve, aussi souvent que possible, dans des situations d'apprentissage fécondes pour lui. Différencier, c'est lutter à la fois pour que les inégalités devant l'école s'atténuent et pour que le niveau monte."

Philippe Meirieu

Philippe Perrenoud

Meirieu, P. (1989), Enseigner, scénario pour un métier nouveau, ESF Editeur.

Perrenoud, P. (1996), La pédagogie à l'école des différences, ESF Editeur.

Ressource

3 "risques" à la Différenciation

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CNESCO, (2017), Différenciation pédagogique - Comment adapter l'enseignement pour la réussite de tous les élèves ? Paris : CNESCO/IFE.

Externalisation de l'aide

Réduction de la demande

Groupes de "besoin-niveau"


Risque d'augmentation des écarts.

Risque de malentendu cognitif.

Risque d'étiquetage stigmatisant.

coopérer et Différencier

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Les phases de l'incompétence selon Maslow



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coopérer et Différencier

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Exemple

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coopérer et Différencier

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Exemple

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quelques témoignages
d'élèves

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Marika Massoutier


ISFEC - 2021/2022

quelques temoignages D'élèves

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quelques temoignages D'élèves

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