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Transcript

LANVIN Quentin

BEVE Noé

Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne

  • Présentation de l'autrice
  • Résumé de l'oeuvre
  • Extrait de l'oeuvre
  • Plan

SOMMAIRE

PRESENTATION AUTRICE

Olympe de Gouges

De son vrai nom Marie Gouze, elle est une femme de lettres francaise qui est devenu femme politique au cours de sa vie. Elle est née en 1748 à Montauban et est morte en 1793 en étant guillotinée à Paris. Elle est une héroïne révolutionnaire considérée comme l'une des premières féministes françaises. La veille de sa mort, elle ecrira une lettre emouvante a son fils ou la dernière phrase sera “Je meurs innocente tu pourrais etre fier de ta mere si tu l’avais un peu aimée.” et cette fois, juste avant son éxecution, cette meme femme déclarera “Enfants de la Patrie vous vengerez ma mort ”

Résumé de l'oeuvre

Dans Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges y défend la cause des femmes comme le droit au divorce, droits pour les enfants naturels par exemple. Cette oeuvre est composé de six parties: la lettre à la reine, l’exhortation aux hommes, le préambule, les articles, le postambule et le contrat social de l’homme et de la femme.


Madame,


Peu faite au langage que l'on tient aux rois, je n'emploierai
point l'adulation des courtisans pour vous faire hommage de cette
singulière production. Mon but, Madame, est de vous parler fran-
chement; je n'ai pas attendu, pour m'exprimer ainsi, l'époque de
la liberté : je me suis montrée avec la même énergie dans un temps
où l'aveuglement des despotes punissait une si noble audace.
Lorsque tout l'Empire vous accusait et vous rendait responsable
de ses calamités, moi seule, dans un temps de trouble et d'orage,
j'ai eu la force de prendre votre défense. Je n'ai jamais pu me
persuader qu'une princesse, élevée au sein des grandeurs, eût tous
les vices de la bassesse.
Oui, Madame, lorsque j'ai vu le glaive levé sur vous, j'ai jeté mes
observations entre ce glaive et la victime; mais aujourd'hui que je
vois qui on observe de près la foule de mutins soudoyée', et qu'elle
est retenu par la crainte des lois, je vous dirai, Madame, ce que je
ne vous aurais pas dit alors.
Si l'étranger porte le fer en France, vous n'êtes plus à mes yeux
cette reine faussement inculpée, cette reine intéressante, mais une
implacable ennemie des Français. Ah ! Madame, songez que vous
êtes mère et épouse; employez tout votre crédit° pour le retour des
princes. Ce crédit, si sagement appliqué, raffermit la couronne du
père, la conserve au fils, et vous réconcilie l'amour des Français.
Cette digne négociation est le vrai devoir d'une reine. L'intrigue, la
cabale, les projets sanguinaires précipiteraient votre chute, si l'on
pouvait vous soupçonner capable de semblables desseins.

Extrait de l'oeuvre

Plan de l'extrait

I -Une adresse solennelle (l.1 à 17)
A - Des paroles sincères (l.1 à 12)
B - Une fidélité (l. 13 à 17)
II - Un sombre doute (l.18 à 26)
A - Des actions qui ne plaise pas (l.18 à 23)
B - Une mise en garde (l.24 à 26)

Extrait de l'oeuvre

Madame,

Peu faite au langage que l'on tient aux rois, je n'emploierai
point l'adulation des courtisans pour vous faire hommage de cette
singulière production. Mon but, Madame, est de vous parler fran-
chement; je n'ai pas attendu, pour m'exprimer ainsi, l'époque de
la liberté : je me suis montrée avec la même énergie dans un temps
où l'aveuglement des despotes punissait une si noble audace.
Lorsque tout l'Empire vous accusait et vous rendait responsable
de ses calamités, moi seule, dans un temps de trouble et d'orage,
j'ai eu la force de prendre votre défense. Je n'ai jamais pu me
persuader qu'une princesse, élevée au sein des grandeurs, eût tous
les vices de la bassesse.
Oui, Madame, lorsque j'ai vu le glaive levé sur vous, j'ai jeté mes
observations entre ce glaive et la victime; mais aujourd'hui que je
vois qui on observe de près la foule de mutins soudoyée', et qu'elle
est retenu par la crainte des lois, je vous dirai, Madame, ce que je
ne vous aurais pas dit alors.
Si l'étranger porte le fer en France, vous n'êtes plus à mes yeux
cette reine faussement inculpée, cette reine intéressante, mais une
implacable ennemie des Français. Ah ! Madame, songez que vous
êtes mère et épouse; employez tout votre crédit° pour le retour des
princes. Ce crédit, si sagement appliqué, raffermit la couronne du
père, la conserve au fils, et vous réconcilie l'amour des Français.
Cette digne négociation est le vrai devoir d'une reine. L'intrigue, la
cabale, les projets sanguinaires précipiteraient votre chute, si l'on
pouvait vous soupçonner capable de semblables desseins.

MERCI