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Pour étudier les différents parcours de migration !

Transcript

Thème 2 :

Les mobilités humaines transnationales

Chapitre 1 : Une monde de migrant

En groupe, vous allez étudier un parcours de migration, pour cela vous devez dans un premier temps bien lire et observer les documents mis à votre disposition. Ensuite, vous devrez répondre à une multitude de questions permettant de compléter un tableau qui vous aidera par la suite à présenter votre travail à l'oral. En outre, vous ne devez pas oublier de compléter une carte permettant à vos camarades de comprendre le parcours sur lequel vous avez travaillé.

Réfléchis à une définition de migrant, immigré et immigration. Nous tenterons ensemble de trouver une définition de ces termes à la fin de l'heure.



Etude de cas n°1 :
Des migrants à la frontière Etats-Unis-Mexique

Etude de cas n°2: John, un soudanais en route vers l’Europe, un parcours à hauts risques dessiné par Joe Sacco

Les migration sub-saharienne vers Malte

Des migrants cherchant à fuir la pauvreté partent vers la Libye où un passeur les envoie sur un radeau de fortune vers l'Europe. Ici, le migrant subsaharien souhaite aller en Sicile. Cependant le radeau les a emmenés à Malte.

La butte rouge migratoire

Le passage de la mer Mediterranée est comparé à une montagne à franchir. Celle ci devient de plus en plus élevée en fonction du nombre de mort sur la période 1993 à 2015.

Déconstruire les idées reçus

Etude de cas n°3: Mahendran, travailleur immigré indien dans le Golfe Persique

Document 1 : Mahendran, travailleurs immigrés indien
Quel est votre nom, votre âge et votre profession ? Je m’appelle Mahendran, j’ai 37 ans et je suis technicien de surface.
D’où venez-vous ? De la région Madras en Inde.
Comment êtes-vous arrivé au Qatar ? Un agent est venu me voir pour me proposer un contrat à Doha2 pour une entreprise de nettoyage [...]. J’ai payé une grosse somme, plus de 10 000 roupies (environ 200 euros). Quand j’ai payé cette somme j’ai eu droit à un visa [...].
Est-ce vous qui avez pris la décision de migrer ? Il n’y avait pas beaucoup de travail chez moi, c’était important de trouver quelque chose pour aider ma famille.
Quel type de logement occupez-vous ? Je vis dans un camp de travail. Toutes les chambres du camp sont occupées par 5 personnes. Les conditions sont bonnes, la compagnie paie l’électricité, l’eau et la climatisation. Je dois seulement payer pour me nourrir environ 150 riyals par mois (environ 30 euros) et pour m’habiller. Je paye aussi pour les frais médicaux [...].
La vie est-elle dure dans ce camp ? Non, il y a de bonnes conditions. Je vis avec des Népalais, des Sri Lankais, des personnes du Madras comme moi et de l’Andra Pradesh [...].
Vous arrive-t-il de fréquenter des travailleurs arabes ? Non, je n’en vois pas beaucoup. Je ne fréquente pas de Qatariens non plus.
Alexis Breton, Les Travailleurs immigrés au Qatar, IEP de Toulouse, 2013.

Etude de cas n°3: Mahendran, travailleur immigré indien dans le Golfe Persique

Document 2 : Les flux migratoires en direction des pays du Golfe

Document 3 : Les liens des migrants avec leur pays d'origine
Mahendran, travailleur immigré indien installé à Doha (doc. 1), poursuit son récit.
Avez-vous de la famille au Qatar ? Non, je me suis marié en 2000 juste avant de partir à Doha. Après j’ai eu deux enfants, un garçon et une fille, avec ma femme après mon arrivée au Qatar [...]. Je rentre tous les 2 ou 3 ans.
Envoyez-vous de l’argent à vos proches qui sont en Inde ? Quelle part de votre salaire cela représente-t-il ? J’envoie 600 riyals (environ 120 euros) tous les 2 ou 3 mois pour ma famille, parfois j’envoie la moitié quand c’est plus difficile pour moi [...].
Comment communiquez-vous avec vos proches en Inde ? Je téléphone toutes les semaines. Je paye une carte 50 riyals (environ 12 euros) à peu près tous les mois pour appeler chez moi.
Alexis Breton, Les Travailleurs immigrés au Qatar, IEP de Toulouse, 2013.

Document 5 Les relations entre les nationaux qatariens et les immigrés
La ségrégation sociale s’accroit au Qatar avec l’arrivée de nouveaux migrants peu qualifiés.
Ce sont deux sociétés qui ne se mêlent pas. C’est vrai au Qatar mais cela est vrai dans tous les pays du Golfe qui possèdent une forte population d’expatriés. Nous sommes dans une ville (Doha) en chantier et il y a obligation pour les compagnies qui sont en charge de ces chantiers de loger leurs ouvriers à l’autre bout de la ville, en plein milieu du désert pour éviter que les familles locales soient en contact avec les autres. Cela est officiel, c’est connu, et cela dénote d’une volonté de ne pas mélanger les nationaux avec les autres. Les locaux ne voient en effet pas d’un bon œil l’arrivée massive d’étrangers.
Extrait d’un entretien avec le conseiller économique adjoint à l’ambassade de France à Doha, par Alexis Breton, 2013.

Document 4 : Des ouvriers du Bangladesh sur un chantier à Doha

Etude de cas n°3: Mahendran, travailleur immigré indien dans le Golfe Persique

Etude de cas n°3: Mahendran, travailleur immigré indien dans le Golfe Persique

Les travailleurs migrants dans le golfe persique vivent dans des conditions difficiles et sont souvent contraint de quitter le pays dès la fin de leur contrat de travail.

Etude de cas n°4: Pierre, un professeur français aux États-Unis

Etude de cas n°5: Monoara, une bangladaise de 23 ans fuit les inondations à répétition de son village

Monoara a 23 ans et vient de terminer une formation de
couturière. Elle est originaire de Kurigram, au Bangladesh.
Régulièrement inondé depuis des années, son village est
confronté à une hausse du chômage et des pénuries de
nourriture : « Il y a des inondations chaque année, mais la
situation est pire cette fois-ci. À cause des inondations, il n’y
a pas beaucoup de possibilités d’emplois pour les femmes
dans notre village. Notre maison a été très endommagée par
les inondations de cette année, et beaucoup de rizières
étaient sous les eaux. »
Alors Monoara est partie pour la capitale, Dacca, où elle a pu
bénéficier d’un projet Nari de la Banque mondiale (a) destiné
aux femmes pauvres et en situation précaire. Grâce à ce
programme qui fournit des formations, des logements
temporaires, des conseils et des aides à la recherche
d’emploi, la jeune femme subvient désormais à ses besoins et
est même en mesure d’aider sa famille restée au village.
Dans le pire des scénarios envisagés par les auteurs du
rapport, l’Asie du Sud comptera 40 millions de migrants
climatiques internes en 2050, dont le tiers au Bangladesh

Sachant que près de la moitié des habitants du pays sont tributaires de l’agriculture, les problèmes de pénurie d’eauet de baisse de la production agricole liés aux dérèglements climatiques risquent de conduire à d’importantsmouvements de populations. Le Bangladesh a déjà pris des mesures dans différents secteurs (eau, santé, foresterie,agriculture, infrastructure) en vue d’intégrer des stratégies d’adaptation au changement climatique dans ses plansde développement. Plusieurs programmes d’adaptation sont en cours. Dans le nord-ouest du pays, les autoritéss’emploient notamment à améliorer la sécurité alimentaire et à encourager les migrations saisonnières de maind’œuvre pendant la saison sèche.

Etude de cas n°5: Monoara, une bangladaise de 23 ans fuit les inondations à répétition de son village

Etude de cas n°6: les Royinghas, un déplacement forcé par l’état Birman

Etude de cas n°7: Le criss crossing, des migrations nord-sud