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Les objectifs du concours

Le concours "l’aventure citoyenne" : un travail de mémoire, devoir d’histoire et de construction d’un citoyen responsable.

Il vise trois objectifs principaux :

* Engager l'élève dans une démarche de réflexion sur le bien vivre ensemble, la définition de la citoyenneté et des valeurs qui en découlent.
* Développer l’éducation aux médias, décrypter l’information, paroles et images.
* Aiguiser l’esprit critique pour se forger « son » opinion.

Edito du DASEN

Au sein de notre société, le sens civique, le vivre ensemble, la capacité collective de résilience ont au cours des derniers mois été mis en tension en regard d’une situation de crise soudaine, nationale et fortement anxiogène. L’école de la République, bouleversée dans son fonctionnement usuel, a dû réagir, s’adapter à ce nouveau contexte. À leur retour en classe, les élèves ont concrètement mis en œuvre un comportement citoyen et solidaire permettant l’appropriation et les respects de nécessaires règles sanitaires supplémentaires, encadrés par des enseignants, des personnels et des agents des collectivités d’un remarquable professionnalisme.
Cette expérience collective a concrètement démontré aux élèves que la citoyenneté ne constitue pas un concept abstrait, purement intellectuel. Elle recoupe au contraire un champ d’actions concrètes, quotidiennes, solidaires et démocratiques. Elle est, tout autant que la laïcité, une mise en œuvre explicite des valeurs essentielles de notre République.
Inscrite dans la loi depuis 2013, le Parcours citoyen a pour objectif de donner une cohérence d’ensemble aux apprentissages et aux expériences des élèves, du primaire à la terminale, en matière d’acquisition des principes civiques de notre société.
Pour enrichir ce parcours, les DDEN des Deux-Sèvres ont toujours été d’un soutien précieux.
Depuis 2019, ils ont créé le concours, «l’aventure citoyenne» qui constitue une dynamique motivante, susceptible de donner corps aux apprentissages. Après avoir apporté leur aide financière à de nombreux projets d’école, les DDEN ont ainsi décidé d’offrir aux lauréats de ce concours un voyage pédagogique qui s’appuie sur la richesse de notre territoire.
L’expérience montre que cette démarche, fondée sur le dialogue entre intervenants et participants, est un moteur essentiel pour aider nos élèves à acquérir la connaissance des principes républicains, développer leur esprit critique et construire leur citoyenneté.


Inscription :

- individuelle

- groupe

- classe

Transmission des productions

Les productions sont à transmettre à l'adresse suivante :

dden79@ac-poitiers.fr

Pour qui ?

Le concours s'adresse aux élèves des cycles 1, 2 et 3 des écoles et collèges publics du département des Deux-Sèvres.

Il peut être un support de réflexion partagé entre une ou plusieurs écoles et un collège dans le cadre de la liaison CM2-6ème par exemple.

L'inscription peut être individuelle, pour un groupe d'élèves seulement ou pour une classe entière.

On fait quoi ?

Les productions peuvent prendre différentes formes :

- article,

- vidéo,

- podcast,

- bande dessinée,

- autres...

On parle de quoi ?

Deux thématiques de réflexion sont proposées : chaque école choisit celle qui lui convient.


1- Voyage dans la mémoire :

Cette thématique consiste en une collecte et transmission d'informations locales et/ou familiales sur le vécu des populations pendant les conflits.


Ressources possibles :

- le Centre Régional Résistance et Liberté de Thouars,

- les associations d'anciens combattants.


2- Voyage au cœur de la citoyenneté :

Cette thématique consiste en une réflexion sur un des axes suivants:

- l'accueil de l'Autre (nouvel élève dans la classe, venu d'une autre école, d'un autre département, d'un autre pays...),

- l'acceptation des différences,

- le bien vivre ensemble.

Pour quand ?

Dépôt des candidatures : fin des vacances d'hiver.

Remise des travaux : 30 avril 2023.

Remise des prix : 15 mai 2023.

On gagne

quoi ?

Une dotation financière récompensera l'école lauréate qui en disposera à sa guise (achat de matériel pédagogique, livres, abonnements...).

Pour les classes entières engagées, une journée découverte du CRRL de Thouars sera prise en charge (transport et activités).

Comment participer ?

- Les participants s’engagent à respecter le calendrier fixé par les DDEN pour l’inscription au concours et l’envoi de leurs travaux.

- Les participants seront totalement libres de conduire leur projet sans aucune ingérence des DDEN.

- Le droit à l’image est rappelé pour les mineurs (nécessité des autorisations juridiques).

- L’autorisation, pour libre utilisation des droits d’auteurs des productions est donnée à titre gratuit à l’association des DDEN 79.

- Les organisateurs de ce concours se réservent le droit de retirer une candidature si les règles de citoyenneté n’étaient pas respectées. La copie intégrale d’extraits d’ouvrages entraîne la disqualification.

Concours proposé par l'Union des Délégués de l'Education Nationale des Deux-Sèvres

Presse

Différents articles de presse sur la remise des prix aux lauréats 2019-2020:


Article de la Nouvelle République

Articles sur le blog DDEN79

Partenaires

- Centre Régional Résistance et Liberté,

- Direction des Services Départementaux de l'Education Nationale des Deux Sèvres,

- DDEN 79.

Productions des années passées

Premier prix 2020 : la classe de Mme Sophie BENOIST – Ecole Gutenberg à Parthenay

Voyage dans la mémoire

Récit de Michel

J’avais 7 ans en juin 1940. Je vivais Houldizy dans les Ardennes en France avec ma famille.
Dans notre pays, il y avait la guerre. Le département des Ardennes était situé tout près de la zone de combat contre les allemands.
Un plan d’évacuation était prévu permettant le retrait à l’arrière des populations de la zone de combat. Cela permettait de faciliter le déroulement des opérations militaires dans les zones frontalières ainsi que les déplacements des troupes sur les arrières. Cela évitait de laisser tomber aux mains des ennemis les hommes, les femmes et les enfants.
En 1940, l’instituteur a formé le convoi sur la place du village.
Le voyage a duré un mois à pied.
J’avais peur pendant le trajet des bombes.
Pendant le trajet, j’ai croisé des évacués de tout le pays, des débris d’armée.
J’ai vu des pauvres gens n’en pouvant plus, des malheureux transportant leurs vieux parents sur des brouettes, des automobiles qui obligeaient les gens à pied à se ranger sur le côté de la route.
Au bout d’un mois, nous sommes arrivés à Gourgé. Nous avons traversé le pont et avec ma famille, nous avons été logés par des fermiers au hameau de Belle-Bouche.
Je suis allé à l’école du village et je me souviens des trajets avec mes trois bons copains de la ferme, 4 km à pied le matin et 4 km à pied le soir.
Nous avons été bien reçus moi et ma famille.
Au bout de trois années à Gourgé, nous sommes repartis.

Récit s’appuyant sur des écrits de Michel Laffineur et sur les archives de l’époque.


Voyage au cœur de la citoyenneté

Récit de Rama (élève syrienne de la classe CM1/CM2 de l’école Gutenberg)

Je vivais en Syrie avec ma famille : mon grand frère Mohamad, ma sœur Saloa, mes frères jumeaux, ma maman et moi Rama.
Dans notre pays, il y a la guerre. Un jour, une bombe a explosé sur notre maison. Elle était toute détruite. Ma maman, ma sœur… Tout le monde pleurait.
Nous sommes allés vivre chez notre mamie. Une bombe a explosé dans un magasin à côté de chez mamie (une fenêtre de la maison de mamie a explosé). Nous avons dû déménager.
Maman a acheté une nouvelle maison qui était grande. Il y avait une cave où l’on pouvait se cacher longtemps. C’était comme une chambre… pour éviter les bombes. Notre tonton vivait avec nous dans la maison.
Mais, maman avait peur pour nous. Nous sommes allés au Liban en autocar. Cela a duré 2 ou 3 jours.
Mes frères travaillaient au Liban et moi j’allais à l’école. Tout le monde parlait arabe.
Pendant 10 ans, on a été tranquille.
Ma maman au Liban avait peur pour nous. Par exemple, quand on était à l’école, des gens nous disaient de rentrer chez nous car on était syriens.
Des messieurs ont pris nos livrets de famille, ont fait des copies et on a attendu pour pouvoir partir en France. C’est l’association Aurore qui nous a aidés.
Un jour, on a pris l’avion. On a atterri à Paris. On est restés dans une petite ville près de Paris On était dans un hôtel puis dans une maison à côté de l’hôtel.
Puis, un jour, on a pris une voiture puis le bus. Le bus s’est arrêté à Parthenay. Il pleuvait, j’étais toute trempée…
A Parthenay, je vis dans un appartement, dans un immeuble.
J’ai été accueillie dans ma nouvelle classe par les élèves. Je jouais avec eux pendant la récréation. Ils m’ont aidée à lire, à faire mes leçons, à parler français.

Récit de Rama, élève syrienne de la classe CM1/CM2

Deuxième prix ex aequo 2020 : la classe de Mme Claire REDOIS – Ecole Gutenberg à Parthenay


Pour le concours « Aventure citoyenne », les élèves de Mme REDOIS ont visionné le film « en mai fais ce qu’il te plait » et ont travaillé sur des documents fournis par le comité de jumelage « Gourgé Houldizy » (village situé à une dizaine de km de Parthenay).

Ils ont ensuite choisi une photo et inventé par groupe la vie des personnes en utilisant leurs connaissances.

Mme REDOIS souhaitait faire le même travail avec les migrants syriens, l’école accueillant deux enfants à l’école Gutenberg, mais le confinement dû au Covid 19 à modifié les projets.


Deuxième prix ex aequo 2020 : la classe de Mme Emmanuelle DEBOEUF – Ecole publique d’Etusson

Mme Emmanuelle DEBOEUF a participé avec sa classe au concours « Aventure citoyenne ».


Voilà ce qu’elle explique pour décrire le travail de ses élèves :

« Après avoir rencontré Mme Michaud, une habitante de notre commune et après avoir travaillé plusieurs semaines avec les élèves, nous avons presque terminé notre travail sur le concours « Aventure citoyenne ».
Nous avions écrit tout l’article et trouvé un titre : « Un avenir pour les réfugiés ».
Nous avons préparé tout cela à partir d’un logiciel présent sur les tablettes de notre école.
Malheureusement, confinement oblige, nous n’avons pas pu terminer correctement notre document. Le titre n’est pas inscrit dessus. Et, n’ayant pas accès aux tablettes de l’école pendant cette drôle de période, je ne peux, de chez moi, modifier le document.
Cependant, je me permets quand même d’envoyer notre travail. Les enfants y ont mis beaucoup de cœur et d’énergie. Mme Michaud a pris du temps pour nous. Je ne peux donc pas faire perdre le travail de chacun.
J’espère pouvoir compter sur votre indulgence. »