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Lara Reveille : L'intime

Avis de recherche

Enqueter


Recherchée pour manque de communication de sa vie privée.
Découvrez les preuves et indices sur son intimité.

REVEILLE LARA

Quand je suis arrivée à l’université je ne savais pas à quoi m’attendre. C’était un nouveau chapitre qui s’ouvrait à moi. Je ne pensais pas me retrouver face à moi-même, et pourtant, la matière écrire et communiquer l’intime m’a agréablement surprise. Je ne suis pas une personne qui parle beaucoup d’elle-même et de ses problèmes. Mon ressenti je le garde toujours pour moi. J’ai toujours vu les émotions comme une faiblesse que les gens pouvaient utiliser contre moi. Me retrouver dans une matière aussi personnelle était un défi. Écrire et communiquer l’intime c’est quatre ateliers donnés en classe qui sont principalement centrés sur ta vie, ton intimité. Quand notre professeure nous a parlé de ce que l’on devrait faire, ça m’a fait peur. Moi, qui ne parle jamais de ma vie, j’allais devoir l’utiliser dans des ateliers d’écriture qu’une inconnue lirait ensuite. C’est cet aspect, d’inconnu, qui m’a motivé. Me dire que je ne connais pas la personne qui me corrigerai m’a rassuré puisqu’elle n’était pas là pour me juger, au sens propre, mais pour m’évaluer. Il est toujours plus facile de se

confier à quelqu’un que l’on ne connait pas je trouve. De plus, j’adore écrire, depuis toujours j’écris des histoires, des nouvelles, des poèmes, j’ai toujours apprécié la sensation d’être à la place de l’auteur et non du lecteur. Finalement, cette matière est devenue une partie de plaisir et j’ai aimé me confier. N’est-ce pas le but principal dans la vie ? Mettre de côté ses peurs et avancer. Grâce à ces exercices c’est ce que j’ai fait et j’en remercie ma professeure. Bien que parler aux autres de mes problèmes reste toujours un défi, j’ai pu m’ouvrir d’une certaine façon à quelqu’un ce qui m’a apporté une certaine sérénité.

Dans un premier atelier intitulé « Je me souviens », nous avons dû explorer nos souvenirs, même parfois enfouis, de notre enfance pour les mettre en avant à la façon de George Perec. Il en fallait des personnels comme des collectifs, des longs comme des courts. Il était préférable de suivre une certaine chronologie et de mettre de l’ordre dans les souvenirs. Par la suite, nous avons dû nous enregistrer en les lisant. C’était assez amusant de replonger dans sa tête d’enfant.

Le deuxième atelier était centré autour d’un Objet. Le principe était de choisir un objet personnel ou non, de le décrire tel qu’il était en utilisant quelques comparaisons, de préférence étrange, puis de raconter en quoi nous avons un lien avec cet objet. Un exercice qui paraissait simple en apparence et pourtant il n’était pas aussi facile que ce que l’on peut imaginer.

Le troisième atelier, de mon point de vue, était le plus long à réaliser. En s’inspirant de l’exposition Douleur Exquise de l’artiste Sophie Calle, il fallait choisir un événement fort qui nous est arrivé, que ce soit triste, joyeux, effrayant ou même inventé, et le mettre en « scène » comme elle l’a fait. Dans un premier temps il fallait exposer l’événement sans trop donner de détail. Puis, à la façon d’un compte à rebours, mettre en avant quelques moments de notre vie avant que l’imprévu ne se passe, pour montrer à quel point on ne s’y attendait pas. Jusqu’à arriver au moment en lui-même. S’en suit notre ressenti un jour après l’événement puis d’une ellipse de temps pour savoir comment on se sent depuis que c’est arrivé. Tout en illustrant nos propos avec des images. C’était l’exercice le plus intéressant à faire.


Le quatrième et dernier atelier, mon préféré, mettait en avant le rêve. On devait raconter un rêve qui, à un moment, basculait dans le fantastique étrange. Il était demandé, par la suite, de faire une ellipse et de raconter un moment dans la vraie vie qui ressemblait à ce rêve. J’ai adoré faire cet atelier puisque je trouve que les rêves sont toujours les plus intéressant à écrire et inventer.

J’ai choisi de faire une présentation comme une enquête de police car beaucoup de gens m’ont répété que je devais m’ouvrir et parler mais je persiste à ne pas le faire. L’idée m’est venu de faire comme s’ils cherchaient des « indices » sur ma vie privée, comme s’ils recherchaient mon moi intérieur. Les ateliers étant présentés comme des preuves. J’ai même demandé à une amie de me faire un « mugshot ». C’est aussi une façon de me dire que les gens ne devraient pas avoir à creuser autant pour me percer à jour et que je devrais me confier un peu plus.

Arme du crime

casier

judiciaire

1. Je me souviens

2. Objet

3. Coeur meurtri

4. Le rêve

5. Commentaires

Je me souviens

Preuve n°1

Lien :

Commentaire

Objet

La balle de golf est blanche. Posée sur le bureau noir aux pieds en acier argenté brillant. Elle est petite, mais grosse comparée à la gomme blanche, emballée dans du carton bleu, à ses côtés. La balle de golf est ronde, ornée de trou semblable à une ruche d’abeille. Elle n’est pas lisse, au contraire son touché est similaire à celui d’un dé à coudre. Dessus est écrit la marque, usé par les coups de club de golf, elle est bientôt presque illisible. La couleur noire disparaissant au fil des années, il ne restera bientôt plus de trace de son passage sur la balle. Son poids est surprenant comparé à sa taille, elle bien plus lourde qu’une plume mais moins qu’un ballon.
Cette balle de golf, c’est mon père qui l’a ramené. Il a travaillé dans une boutique de golf pendant une année. Il avait l’habitude de ramener des balles perdues que l’on mettait dans un vase sur la table du salon. C’était devenu une tradition, maintenant, de ramener une balle de golf dès qu’on en trouvait une. Qu’elle provienne d’un voyage, d’une boutique ou que ce soit simplement une balle perdue elle se retrouvait à la maison. On a tous joué au golf dans ma famille, c’est symbolique pour nous d’avoir toutes ces balles. On s’y est attaché. Cette balle est sur le bureau de mon père car c’est la première de la collection. Le vase est maintenant rempli.

Preuve n°2

Commentaire

Coeur meurtri

Preuve n°3

L’année dernière, j’ai rencontré ce garçon qui n’était censé être que de passage dans ma vie. Après l’été, il était revenu pour me demander d’être sa copine malgré qu’il dût partir en saison d’hiver quelques mois après. Ce fut alors le début d’une chute presque prévisible. Ce n’était ni ma première et surement pas ma dernière, mais cette rupture je la considère comme la plus douloureuse.

Avant la douleur

Commentaire

La rencontre. Je suis allée manger au restaurant avec ma meilleure amie, celui où il travaille. Il m’a servi une Piña Colada sans alcool puisque je conduis. Nous avons échangé des regards toute la soirée.

J-134

La soirée bowling. La première de nombreuses. J’ai rencontré son meilleur ami et sa petite copine. Des personnes très gentille. Nous avons bien rigolé surtout face à ses scores bien bas. Je l’ai battu ce soir-là et je n’ai pas hésité à lui rappeler dès que je le pouvais.

J-57

Encore une soirée à bien rigoler. On a fait une escape game avec une fois encore son meilleur ami et sa copine. C’est sur le thème de l’horreur. Avec Nolwenn on a eu très peur. On n’a pas voulu se lâcher. Il m’a reproché après coup d’avoir trop râlée alors que ce n’est pas vrai.

J-43

Dernière fois que l’on se voit avant son départ. Je fête mon anniversaire avec ma famille et je l’ai invité. Grand sourire, je ne l’ai pas vu depuis longtemps. On a passé une bonne soirée.

J-5

Mardi 18 décembre 2021. 9h02. Banquette arrière de la voiture, direction Nice. Message.

Après la douleur

Lorsque l’on m’avait dit que le deuxième amour était le plus douloureux je ne l’avais jamais cru. C’est après avoir pleuré dans les bras de mon meilleur ami toute la soirée que j’ai compris. Afin de me guérir, j’ai décidé de demander à mes deux grands-mères « Quand l’amour vous a fait le plus mal ? ». Entendre leur récit m’a fait comprendre que les sentiments n’étaient qu’éphémère et que la douleur se transformait en souvenir au fil du temps.

le garçon que j’aime m’a quitté. Ce serait mentir si je disais que je ne m’y attendais pas et pourtant je ne veux pas y croire. Impossible de m’effondrer quand j’ai reçu son message, puisque j’étais dans la voiture avec ma mère et ma grand-mère. J’ai dû faire semblant que tout allait bien toute la journée. C’est le soir, enfin seule dans ma voiture, que j’ai laissé toute la douleur s’échapper. Des musiques tristes dans les oreilles, je pleurais à chaude larme, je n’arrivais plus à m’arrêter. J’étais allé chercher du réconfort auprès de mon meilleur ami. Il avait tout fait pour me changer les idées. Je relisais notre conversation encore et encore. « Tu es une personne importante pour moi et je ne veux pas te perdre dans ma vie », et pourtant nous n’étions plus ensemble. J’ai compris bien trop tard que ce n’était que pour mieux faire passer la rupture qu'il me disait cela.

Il y a 1 jour,

Le 13 décembre 2007, mon cœur s’est déchiré. Ce jour-là mon mari s’est réveillé mais sa journée ne s'est jamais terminée. J'ai été réveillée par le bruit de son corps qui frappait le sol. Crise cardiaque. Sous le choc, j’ai appelé les pompiers et je suis restée assise à le regarder. Je ne savais pas quoi faire. Mon monde s’était écroulé. Les pompiers étaient arrivés, tout s’était passé très vite. J’ai peu de souvenir de cette journée, je pense que mon cerveau a voulu effacer la plus grande partie pour me protéger. Cette date est à jamais ancré en moi. En ce jour un ange à rejoint le ciel. Depuis, je n’ai plus jamais aimé un autre qu’homme que lui, il restera mon dernier pour toujours.

le garçon que j’aimais m’a quitté. Par message. La douleur est passée. Quand j’y repense, il avait été bien trop lâche pour me le dire en face la dernière fois qu’on s’était vu. Il savait que ça ne marcherait pas. Depuis le début il le savait et pourtant il avait été égoïste. Il n’avait pas pris en compte mes sentiments. Je lui en voulais énormément. Je me sentais bête de ne pas l’avoir vu plus tôt. La douleur s’était transformée en haine puis maintenant ce n’était qu’un simple souvenir. Un souvenir que je n’oublierais pas mais qui sera rangé dans un coin de ma tête jusqu’à ce qu’un jour quelqu’un vienne me demander « Quand l’amour vous a fait le plus mal ? ».

Il y a 4 mois,

C’était en 1996, alors que je me baladais dans le parc avec mes enfants, j’ai vu la chose la plus douloureuse que j’ai pu connaitre en amour. Mon mari avec une autre femme, mais pas une inconnue, ma meilleure amie. Ils s’embrassaient. Encore aujourd’hui, je me souviens de la douleur que j’ai ressenti. La tête haute devant mes enfants je ne devais rien laisser paraitre. Ce jour-là, non seulement l’amour m’avait trahi mais il m’avait trahi deux fois. J’avais perdu l’homme que j’aime et la femme la plus importante dans ma vie. J’étais rentrée, j’avais mis les enfants dans une pièce pour qu’ils jouent ensemble, puis j'avais pris toutes les affaires de mon mari que j’avais balancé dans des valises et des sacs. Je les avais ensuite descendu devant la porte d’entrée. Mon ainé était sorti se servir un verre d’eau lorsqu’il m’a vu avec les derniers sacs. Je pleurais à chaude larme mais en silence. Nos regards s’étaient croisés et il avait compris. Il m’avait fait un câlin sans dire un mot et j’ai compris que je ne serais jamais seule puisque j’avais mes enfants et cet amour était le plus important.

Preuve n°4

LE RêVE

Après avoir tournée des heures dans mon lit, les bras de Morphée vinrent m’étreindre pour me plonger dans un sommeil immédiat. Je fis un rêve. J’étais dans une cellule, mais je n’étais pas l’incarcéré. J’aperçu mon père, c’était lui le détenu. Je semblais triste. Je regardais mon père aux mains menottées, je n’avais aucune idée de ce qu’il avait fait. Mais je savais une chose : il était innocent. A un moment, je m’approchai de lui. C’est à ce moment-là que des gardes vinrent le chercher. Je compris qu’ils allaient le mettre dans sa nouvelle et dernière cellule ; pour toujours. Je me jetai dans ses bras et lui fit le plus long câlin que je ne lui avais jamais fait. Les gardes l’arrachèrent à moi et il partit sans qu’on eût échangé un seul mot. Je semblais muette. Je restai longtemps dans cette cellule je ne savais pas pourquoi je ne bougeais pas. Un homme, non une chose, passa devant la porte et s’arrêta pile devant. Il me regarda intensément. Il avait un crâne rouge vif, ses yeux étaient globuleux et son nez inexistant, seulement deux narines effrayantes lui permettait de respirer. Il paraissait en décomposition. Il s’était avancé vers moi mais je n’étais pas effrayée.

-L’aiguille tourne. La pendule sonne. L’heure est arrivée. Si tu ne découvres pas la vérité, je viendrais te chercher. N’oublie pas de regarder autour de toi. Les personnes en qui tu crois, ne sont pas digne de confiance. Va et ne perd pas ta chance.
Sa voix était grave. J’étais à présent terrorisée. Je voulus courir mais impossible, c’était comme si une énorme tempête me retenait. Le crane rouge me suivait. Il finit par me rattraper, sa main squelettique attrapa mon poignet.
J’ouvris grand les yeux dans un sursaut. Plongée dans le noir, seul le bruit de dehors recouvrait la pièce. Mon cœur battait la


la chamade. Impossible de me rendormir.
Après avoir remis plusieurs fois en place ma veste, je pris une grande bouffée d’air frais et entrai dans la salle. Je pris place à la table qui m’étais destinée à côté d’un homme en costard que je n’appréciais pas particulièrement. Après de longue minutes, l’homme le plus puissant de la pièce entra. Nous nous levâmes tous en même temps jusqu’à ce qu’il nous demande de nous asseoir.
-Nous sommes ici pour le procès qui oppose Frank Collins accusé du meurtre de Paul Howard, à Victoria Howard, fille de la victime.
Être avocate ce n’était pas de tout repos, surtout lorsque que toutes les preuves se tournaient vers son client. Il était indéniable que Frank était le coupable et pourtant, même à moi son avocate, il avait toujours tout nié. J’avais envie de le croire mais c’était compliqué, tout ce que je pouvais faire c’était d’alléger sa peine. Mais je savais que quelque chose ne tournait pas rond dans cette affaire. L’autre parti commença leur plaidoirie, pendant que je repassais en revu mes questions. Victoria était à la barre aujourd’hui. Je tournais la tête quelques secondes vers le public et mes yeux s’immobilisèrent sur une personne en particulier. Un vieil homme qui avait sur la tête une capuche rouge. Nos regards se croisèrent et un frisson me parcourut. Telle une décharge électrique, je sentis un sentiment étrange. Mon client était innocent. Lorsque je me retournai encore une fois l’homme avait disparu. Cet homme n’était autre que Paul Howard. Sa fille avait mis en scène sa mort avant de le séquestrer pour se venger de Frank, jardinier de la famille, qui avait refusé ses avances. C’est un monde de fou dans lequel on vit.

Commentaire

Dans l’exercice « Je me souviens », j’ai trouvé très intéressant de devoir replonger dans mes souvenirs d’enfance. On a tendance à mettre de côté notre vie d’enfant alors qu’il est parfois bon de se rappeler d’où l’on vient et ce que l’on a vécu pour en arriver là. Le plus dur pour moi a été de trouver des souvenirs personnels, bien que j’en ai des tonnes, sur le moment devant ma page blanche rien ne semblait venir. Mais après avoir creusé j’ai fini par trouver. Il était aussi compliqué d'en développer certain, comme celui sur l’odeur de la bibliothèque de mon école, je voulais la décrire mais impossible de m’en souvenir alors que si je la sens quelque part je sais que je la reconnaitrais. J’ai eu beaucoup de mal à faire un ordre et je pense encore que je ne l’ai pas bien fait. Je trouve que même après avoir changé quatre fois l’emplacement des souvenirs je n’ai toujours pas réussi à être satisfaite. Je ne voulais pas faire un ordre chronologique mais je voulais qu’il y ait du sens. J’ai voulu mettre l’accident avec mon frère en dernier car je trouvais que c’était une bonne fermeture et je trouvais cela assez drôle de « choquer » le lecteur avec ma blessure. C’est l’atelier

Commentaire N°1

dont je suis le moins satisfaite, celui que j’ai le moins aimé aussi. J’ai décidé de le laisser ainsi car je ne pensais pas pouvoir faire mieux. La partie dont je suis la plus fière est mon enregistrement audio. J’avais peur au début puisque je suis le genre de personne qui déteste sa voix mais après une écoute je trouvais que c’était bien. Je ne voulais pas simplement faire un audio banal avec juste ma voix, je voulais quelque chose de « divertissant ». J’ai donc décidé d’ajouter des effets sonores et une musique de fond. Le résultat est exactement ce que je cherchais à produire et j’espère que ça plaira.

L’atelier sur l’objet m’a posé un problème dès le départ : trouver un objet. Il m’a fallu presque une semaine pour savoir de quel objet je parlerais. J’étais en train d’étudier avec une amie quand j’ai vu un homme avec une casquette dont la marque était une marque connue de golf. Si j’avais eu une ampoule au-dessus de la tête, comme dans les films, elle se serait allumée à ce moment-là. Voir ce couvre-chef m’a directement renvoyée à ce vase dans mon salon remplis de balle de golf. Puis j’ai pensé à celle que je voyais tout le temps sur le bureau de mon père. Selon moi, c’était une bonne idée de faire l’exercice sur la balle, c’était une idée originale. Dans ma famille on a tous fait du golf à un moment dans notre vie, même moi. Ce vase n’est pas si important mais puisqu’il a apporté une sorte de tradition, nous avons tous un lien avec. Décrire la balle de golf était facile, le plus compliqué a été de trouver des comparaisons. Je voulais en mettre bien plus mais ce genre d’objet à une description assez limitée. La balle est simple

Commentaire N°2

semblable à toutes les autres, je ne savais pas comment autant développer la description. Toutefois, je suis satisfaite de ce que j’ai écrit. Avec peu j’ai réussi à trouver pas mal de chose. Décrire le lien que j’ai avec la balle était le plus facile. Bien que j’aie eu du mal à trouver comment clore mon récit, je voulais une phrase courte mais avec une certaine touche de nostalgie. Je ne sais pas si j’ai réussi à le faire ressentir mais je suis tout de même contente de ce que j’ai écrit. Au niveau des illustrations, je suis restée dans la simplicité en photographiant d’abord la balle de golf sur le bureau de mon père. Malheureusement ce n’est pas celle décrit puisqu’il l’a enlevé et je ne sais pas où il l’a mise. Or, je me souviens exactement de ce à quoi elle ressemble alors je n’ai pas voulu changer ma description pour qu’elle s’adapte à la photo puisque ce n’est pas le plus important. Pour la deuxième photo j’ai hésité à mettre celle d’un golfeur en pleine activité mais je trouvais plus intéressant de mettre en avant le fameux vase.

Lorsque la professeure nous a parlé de cet atelier, j’ai tout de suite eu plusieurs idées sur lequel le faire. Mais j’ai décidé de choisir la première qui m’était venue en tête : ma rupture la plus récente. Je voulais choisir un événement triste car j’arrive mieux à décrire les sentiments que j’ai ressenti sur le moment. Les œuvres de Sophie Calle sont tellement intéressantes que cet exercice m’a immédiatement conquise. C’était le plus long à réaliser. Trouver les mots était faciles, replonger dans ce que j’ai ressenti était plus compliqué car la blessure s’est refermée il y a peu. L’amour est un sentiment fort et inexplicable, c’est pour ça que j’ai choisi cet événement et utiliser une question centrée sur ce sujet. Faire le compte à rebours était simple, notre relation n’a pas été longue. L’après douleur m’a posé un peu plus de problème puisque je devais parler de mes sentiments peu après et ceux de maintenant. Je ne sais pas comment je me sens par rapport à lui aujourd’hui, la douleur est passée mais mes sentiments sont encore incertains. J’ai essayé de me faire passer un message à moi-même à travers cet exercice. Je voulais me prouver

Commentaire N°3

que passer à autre chose était facile si on ne prenait pas la rupture avec de la colère ou de la tristesse mais avec de la nostalgie. Garder les bons souvenirs et se concentrer sur l’avenir. Ma partie préférée a été d’interroger mes grands-mères à ce sujet. Elles se sont ouvertes à moi et j’ai eu le droit à de nombreuses anecdotes que je ne connaissais pas avant. Grâce à leurs histoires j’ai pu relativiser, elles vont très bien malgré ce qu’elles ont vécu alors pourquoi je ne pourrais pas l’être aussi ? J’ai particulièrement aimé cet atelier, car j’ai pu m’écouter et écouter les autres sur un sujet aussi instable qu’est l’amour. Je le décris même comme une belle expérience.

Commentaire N°4

L’atelier sur le rêve a été mon préféré et celui que j’ai fait le plus rapidement. J’ai adoré les consignes et l’inspiration est venue d’elle-même. Je me suis inspiré d’un vrai rêve que j’avais fait il y a peu. C’était vraiment sur mon père qui allait en prison sans que je sache les raisons mais je savais qu’il était innocent. Il y avait vraiment un homme bizarre au crane rouge qui m’a dit des choses, dont je ne me souviens plus mais qui m’ont réveillé dans un sursaut. Je me suis dit que c’était parfait pour cet atelier sachant que l’homme au crâne rouge rentrait dans le fantastique étrange. D’autant plus que ce rêve m’avait marqué et qu’au moins je n’avais pas besoin d’en inventé un. Toutefois, j’ai eu du mal avec la deuxième partie de l’exercice. Imaginer un lien entre le rêve et un moment dans la vraie vie m’a demandé de la réflexion. Mais quand je me suis mise à mon ordinateur pour écrire c’est venu tout seul. Je ne m’arrêtais plus d’écrire. Je ne pensais pas du tout écrire ça de base. J’étais partie dans une autre direction mais finalement je n’étais pas satisfaite de mes premières idées. Je voulais d’abord faire quelque chose de simple avec la vie d’un innocent

arraché à sa fille sans aucune raison mais je ne savais pas comment insérer le « crane rouge » et lorsque j’ai mis l’homme à la capuche rouge dans le public je ne savais pas à quoi il servirait. Puis je me suis rappelé tous ces films dans lesquels il y a toujours un rebondissement lors d’un procès. L’idée m’est venu de mettre la victime en tant que l’homme au crâne rouge puisque dans le rêve il la met en garde de trouver la vérité. Le père innocent réfère au dit coupable accusé faussement, donc le client de l’avocate qui savait au fond d’elle qu’il n’était pas capable d’une telle chose. Le fait que dans le rêve ce soit le père qui est enfermé renvoi au fait que la victime était le père de l’actuel coupable. Faire cet atelier était le plus plaisant à réaliser. C’est celui qui m’a posé le moins de problème sûrement parce que ça n’impliquait pas vraiment la vie personnelle et je ne devais pas parler de moi-même.

REVEILLE LARA

N°22105312