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ÉCRIRE ET COMBATTRE POUR L'ÉGALITÉ...

... en chanson

Barbara

Pravi

- Kid (réécriture)

Dans son adaptation, Barbara Pravi reprend la très belle mélodie d’Eddy de Pretto avec des paroles qui pointent cette fois-ci les injonctions faites aux femmes.

Tu seras gentille ma fille

Je n'veux voir aucun air contrarié

Sur ton joli minois

Tu devrais remercier

Toutes celles qui ont lutté pour que toi

Tu puisses faire tes choix et te surpasser


Tu seras docile ma fille

Je n'veux voir aucune once de fatigue

Ni de cernes ni de gestes

Qui veulent dire, et dieu sait

Qu’il faut être une mère et pouvoir tenir

Travailler entretenir le foyer


Tu seras jolie ma fille

Ta silhouette, sa minceur, l’esthétique

Les figures imposées

Les diktats, le verdict

Il faut être belle pour se faire aimer

Même quand les regards seront lubriques


Tu seras habile ma fille

Pour tirer ton épingle du jeu

D'Athéna ou Vénus

Sois les deux voire bien plus

Tu voudrais t’en sortir

Sans souffrir d’être une femme aujourd'hui

Mais ça, n’y compte pas


Au fond tu n’as

Pas le choix


Tu seras gentille ma fille

Je veux voir ton teint rose

Se noircir de Rimmel quand il part

Et qu’il n’ose pas te dire

Que l’amour a fané pour de bon

Et qu’il t’embobine sans avouer ses raisons


Tu seras docile ma fille

Tu iras presque jusqu'à jouer

Pour une place, pour un rôle

Un jeu déjà truqué

Si tu en cours le risque

Tu pourras toujours balancer, accabler ton clavier


Tu seras jolie ma fille

Photoshop, réseaux en abondance

Parce que tout doit briller

Dans ton monde parfait

Des selfies, des duckfaces

En tout sens

Dans cette folle course aux likes

Quelle place pour le vrai


Tu seras habile ma fille

Bien consciente de vivre dans un monde

Déréglé, délirant

Qui te ronge et t’agace

Sans savoir où te mettre

S'il faut dire ou se taire

Tu vivras comme te dicte la masse

Mais


Au fond tu n’as

Pas le choix


Et moi et moi

Qui suis l'une de ces filles

Dis moi, dis moi

Quelle place j’ai aujourd'hui

C’est quoi c’est quoi

Le bon compromis

Pour éviter les pièges

Et réussir ma vie

Pour la journée internationale des droits des femmes, Barbara Pravi a souhaité leur rendre hommage avec la libre adaptation de "Kid" de Eddy de Pretto. Dans cette réécriture, Barbara Pravi s’inspire du titre Kid d’Eddy de Pretto en en faisant une version féministe. Dans son titre Kid, Eddy de Pretto évoquait les injonctions faites aux hommes sur la masculinité tandis que dans son adaptation, Barbara Pravi point cette fois-ci les injonctions faites aux femmes et au comportement qu’elles doivent tenir. Elle relève le comportement que la société tend à imposer aux femmes en plus de tous les clichés auxquels elles sont confrontées. Pour cela, elle débute chaque couplet par la répétition d’adjectif mellioratif pour les femme “gentille, docile, jolie, habile”, indiquant à la femme de quelle qualité elle devra se dôter au long de sa vie de femme. De plus, elle témoigne de la place de la femme c’est-à-dire de son rôle maternelle et d’épouse : ”Qu’il faut être une mère et pouvoir tenir Travailler entretenir le foyer”. D’autre part, elle nous fait comprendre que cela est imposé par la société :“Au fond tu n’as pas le choix” et que les choses ne changeront pas : “Tu vivras comme te dicte la masse”. Barbara Pravi fait aussi allusion aux nombreuses femmes qui ont lutté pour l’obtention de leurs droits tout en les remerciant : “Tu devrais remercier toutes celles qui ont lutté pour que toi Tu puisses faire tes choix et te surpasser”.

Dans Garçon, Koxie (Laura Cohen), répond pied à pied au sexisme de la rue et évoque, avec humour, l’exaspération d'une jeune femme face à la bêtise (sexisme et vulgarité) de certains hommes.

- GARÇON

Koxie

Tout à l'heure,

J'roulais sur mon scooter dans Paris,

D'une voiture, au feu rouge, un mec me dit:

"Hé Madame, il est quelle heure ?"

J'lui réponds: "Midi."

Il m'dit: "Madame qu'est ce que t'es bonne ! Tu veux pas m'faire une gâterie ?"

Ses potes rigolent. Sur le moment j'ai pas compris.

J'réponds: "Mon grand, c'est pas comme ça qu'on parle aux gens. Tu n'aimerais pas qu'on parle comme ça à ta maman.

Le mec me regarde. Avec une tête de chien d'garde il m'fait: "Vas y parle pas d'ma mère ou j'te défonce !"

J'lui réponds: "Du calme Alphonse. J'te connais pas, tu m'agresses ! C'est quoi ce manque de délicatesse ? On t'a pas dit de traiter les femmes comme des princesses ?"

Il m'dit: "Ouais mais toi j'te baise !"

J'lui dis: "Ben non justement, c'est bien ça l'malaise !"


Tu sais que garçon, si t'enlèves la cédille ça fait garcon et gare aux cons ma fille, gare aux cons.

Gare aux cons, gare aux cons qui perdent leur cédille.

Garçon si t'enlèves la cédille ça fait garcon et gare aux cons ma fille, gare aux cons.

Gare aux cons, gare aux cons qui perdent leur cédille.


J'continue mon chemin. Au feu suivant, j'entends: "Hé grosse cochonne quand tu veux j'te prends !"

C'est encore Alphonse avec sa tête de gland.

J'lui dis: "Là tu t'enfonces, c'est indescent !

J'y crois pas mec, redescend d'ta planète !

Tu te prends pour Tony Montana, t'as même pas d'poils sur la quéquette..."

Il m'dit: "Vas-y sois pas vulgaire ! T'vas voir où j'vais t'la mettre."

"Tu dis qu'c'est moi qui suis vulgaire ? Non mais là c'est la fête ! Je rêve. Pour qui tu te prends ? Maintenant tu t'arrêtes."

Je descends, il descend.

J'dis: "C'est l'bordel dans ta tête ! Qu'est-ce que tu comptes faire ? Là t'es en galère.

J'veux des excuses, j'attends et j'lacherai pas l'affaire."

Il me dit: "Non toi tu t'excuses, espèce de vieille sorcière."

"C'est la meilleure, je t'ai donné l'heure, j'aurais mieux fait d'me taire !"


Tu sais que garçon, si t'enlèves la cédille ça fait garcon et gare aux cons ma fille, gare aux cons.

Gare aux cons, gare aux cons qui perdent leur cédille.

Garçon si t'enlèves la cédille ça fait garcon et gare aux cons ma fille, gare aux cons.

Gare aux cons, gare aux cons qui perdent leur cédille.


Voilà comment parle certains garçons. Quelle honte! Ils mériteraient une bonne leçon.

Tu veux jouer ? On va jouer !

J'lui dis: "Baisse ton caleçon ! Tu parles beaucoup, ça manque d'action. Tu m'as demandé une fellation."

Tout à coup Alphonse a une révélation.

Il renonce et me dit: "Ouais vas-y c'est bon. Lache moi. Pardon !"

J'lui dis: "C'est bien. Là t'as l'air moins con !"

C'est pas normal d'avoir besoin d'parler aux femmes de cette façon.

Y'a un sérieux problème d'éducation !


"Pourtant, je suis sûr que t'as un bon fond."

Il m'dit: "T'as raison ! J'me sens tout bidon. C'est mes potes qui m'poussent, j'ai la pression !"

J'lui dis: "C'est bon pleure pas, il manquait plus que ça."

Alphonse qui fond en larme dans mes bras.

J'lui dis: "Toi t'as besoin d'amour ça s'voit. Allez viens là. Fais un bisous à tata."


Tu sais que garçon, si t'enlèves la cédille ça fait garcon et gare aux cons ma fille, gare aux cons.

Gare aux cons, gare aux cons qui perdent leur cédille.

Garçon si t'enlèves la cédille ça fait garcon et gare aux cons ma fille, gare aux cons.

Gare aux cons, gare aux cons qui perdent leur cédille.

Dans Garçon, Koxie (Laura Cohen), répond pied à pied au sexisme de la rue et évoque, avec humour, l’exaspération d'une jeune femme face à la bêtise (sexisme et vulgarité) de certains hommes. Pour cela, elle fredonne tout au long de cette chanson : «Garçon, si t'enlèves la cédille, ça fait gar-con et gare aux cons ma fille», où elle dénonce le comportement des “garçons” d’une manière négligeante (voir paroles jaunes). En effet, Koxie raconte sa rencontre avec un « mec », à un feu rouge, alors qu’elle circule en scooter dans Paris ; situation on ne peut plus banale et populaire. S’ensuit un dialogue peu respectueux entre ce “mec” et Koxie, à base de répliques vulgaires (voir paroles vertes). A la fin du deuxième couplet, on comprend que le mec est lourd, vulgaire et macho et qu’il lui demande « une gâterie» d’une façon très irrespectueuse. A travers ces paroles, Koxie souhaite dénoncer, avec des termes parfois vulgaires, le manque de respect envers les femmes dans la rue. Pour cela, elle évoque : “C’est quoi ce manque de délicatesse ? On t'a pas dit de traiter les femmes comme des princesses ?" & “C'est pas normal d'avoir besoin d'parler aux femmes de cette façon. Y'a un sérieux problème d'éducation !”. D’autre part, Koxie fait part de certaines réactions et propos indécents que subissent certaines femmes sans aucune circonstances : “Madame qu'est ce que t'es bonne”, “"Ouais mais toi j'te baise !", "Hé grosse cochonne quand tu veux j'te prends !" ou encore “T'vas voir où j'vais t'la mettre."

Hoshi

- AMOUR CENSURE

Amour censure est une chanson manifeste qui témoigne d’un appel à la tolérance du aux agressions homophobes. Hoshi a donc écrit cette chanson en réaction à une certaine libération de la parole homophobe.

Au placard, mes sentiments

Surtout ne rien dire et faire semblant

Être à part, un peu penchant

Au bout du navire, je coule doucement

Maman, désolée, j'vais pas te mentir

C'est dur d'effacer tout ce qui m'attire

Un peu dépassée par tous mes désirs

Papa, c'est vrai j'ai poussé de travers

J'suis une fleur qui se bat entre deux pierres

J'ai un cœur niqué par les bonnes manières

Est-ce qu'on va un jour en finir

Avec la haine et les injures

Est-ce que quelqu'un viendra leur dire

Qu'on s'aime et que c'est pas impur

Pour pas que j'pense à en finir

Vos coups m'ont donné de l'allure

Pour le meilleur et pour le pire

J'prendrai ta main un jour c'est sûr

Il n'y a pas d'amour censure

Il n'y a que d'l'amour sincère

Il n'y a pas d'amour censure

Il n'y a que d'l'amour sincère

Travestir qui je suis vraiment

Faire taire la rumeur

Les mots sont tranchants

Se mentir à s'arracher les dents

Ils cherchent un docteur

On souffre sans être souffrant

Maman, désolée, j'ai pris tes calmants

C'est pas que j'voulais partir, mais c'est violent

J'voulais juste dormir un peu plus longtemps

Papa, t'inquiète, j'ai appris à courir

Moi aussi j'veux une famille à nourrir

On s'en fout près de qui j'vais m'endormir

Est-ce qu'on va un jour en finir

Avec la haine et les injures

Est-ce que quelqu'un viendra leur dire

Qu'on s'aime et que c'est pas impur

Pour pas que j'pense à en finir

Vos coups m'ont donné de l'allure

Pour le meilleur et pour le pire

J'prendrai ta main un jour c'est sûr

Est-ce qu'on va un jour en finir

Avec la haine et les injures

Est-ce que quelqu'un viendra leur dire

Qu'on s'aime et que c'est pas impur

Pour pas que j'pense à en finir

Vos coups m'ont donné de l'allure

Pour le meilleur et pour le pire

J'prendrai ta main un jour c'est sûr

Il n'y a pas d'amour censure

Il n'y a que d'l'amour sincère (les enfants, c'est pour un homme et une femme)

Il n'y a pas d'amour censure (ce n'est absolument pas pour des homosexuels)

Il n'y a que d'l'amour sincère (de plus en plus de gays à la télé, donc les gens se posent des questions sur eux-mêmes ; ça s'propage, en fait, comme une maladie qui s'propage)

(et puis alors, avec des chiens, puis avec des chats, des singes, et puis quoi après ?)

(alors, disons qu'ça fait partie du mal parce que ça n'va pas dans le sens de l'amour qui a été donné par Dieu entre un homme et une femme)

Amour censure est une chanson manifeste qui témoigne d’un appel à la tolérance et à la sincérité des sentiments amoureux. En effet, Hoshi, qui a été victime d'agression homophobe, et a donc écrit cette chanson en réaction à une certaine libération de la parole homophobe. La manifestation du 6 octobre 2019 contre la PMA (très présente dans son clip) a été l'élément déclencheur de la chanson. De plus, à travers son clip, Hoshi laisse apparaître tout ce qu’elle dénonce dans sa chanson comme des embrassades homosexuelles mais on y retrouve aussi certaines injures que subissent les homosexuels.

L'auteure y exprime son ressenti d'être prise en étau «entre deux pierres» : la pression sociale et les attentes familiales : Papa, c'est vrai j'ai poussé de travers, ces conventions sociales qui l'empêchaient d'exprimer ses sentiments (Au placard, mes sentiments, Surtout ne rien dire et faire semblant) et poussent tant de gens à «se mentir à s'arracher les dents». La chanson décrit les souffrances ressenties, le poids de la rumeur, la violence de certains propos : «les mots sont tranchants». La chanson aborde aussi cette vieille tendance à considérer l’homosexualité comme une maladie : «On souffre sans être souffrant» et «Ils cherchent un docteur». Elle exprime également dans son refrain que l’homosexualité n’est pas un crime ni m^émé impur : Est-ce qu'on va un jour en finir, Avec la haine et les injures. Est-ce que quelqu'un viendra leur dire, Qu'on s'aime et que c'est pas impur”. Elle ajoute : “Il n'y a pas d'amour censure, Il n'y a que d'l'amour sincère”. Hoshi dénonce également tous les propos médiatisés qui dénigrent les relations homosexuelles : “de plus en plus de gays à la télé [...] ça s'propage, en fait, comme une maladie qui s'propage”, “et puis alors, avec des chiens, puis avec des chats, des singes, et puis quoi après ?”, “les enfants, c'est pour un homme et une femme, ce n'est absolument pas pour des homosexuels”. Mais Hoshi finit sur une note positive, s'affichant renforcée par ces épreuves (“vos coups m'ont donné de l'allure”) et se projetant dans l'homoparentalité.

Chilla

- SI J'ÉTAIS UN HOMME

Chilla dénonce les violences faites aux femmes en se mettant dans la peau du sexe opposé et fait l'éloge du comportement macho et vulgaire de certains hommes.

Dans Si j’étais un homme, Chilla se met dans la peau du sexe opposé et s’attaque aux violences faites aux femmes, comme elle le dit : “J’ai écrit Si j’étais un homme dans le but de projeter les ‘clichés négatifs’, le sexisme, le machisme, la discrimination et la violence faites aux femmes au quotidien dans la rue ainsi que la pression qu’une femme peut subir au sein d’un couple…”. En effet, à travers cette chanson, Chilla évoque et ciritque la place de l’homme et celle de la femme au sein du foyer :“J'regarderai le foot, toi tu feras la vaisselle”. C’est à travers un vocabulaire familier que Chilla dénonce tous ces clichés négatifs ; elle utilise des insultes pour nommer les femmes comme certains hommes le font (“Si j't'achète une chaîne, deviendras-tu ma chienne? & Je t'appellerai "salope", me tournerais-tu le dos?”). De plus, elle dénonce les violences conjugales que subissent certaines femmes et dont elles deviennent prisonnières: “J’te couvrirai de coups juste pour te retenir” ( + voir paroles jaunes). D’autre part, Chilla fait l’éloge du comportement macho et vulgaire des hommes et remet en cause l’inégalité des sexes : “Pas le même jugement, le même contrat, le même salaire, C'est dans la nature, le mal est dominant”. En ce qui en est du clip de Si j’étais un homme, Chilla a souhaité resprésenter une femme sous l’emprise de son mari ( et victime de violences conjugales), où, momentanément les rôles sont inversés en lien avec le refrain de la musique : “Si j'étais un homme, si on inversait les rôles, Je soulèverai ta robe, garderais-tu le contrôle?”. Néanmoins, elle met fin à sa chanson en prenant en compte les hommes dotés d’un bon comportement malgré ceux qui n'en ont pas un : “Aveuglée, j'ai oublié celui qui prend soin de sa mère, Je retiens celui qui se conduit comme un gentleman, Il y a des hommes de valeur, de cœur, des hommes fiers.".

J'te parlerai comme jamais tu ne parles à ta mère

Tu me seras redevable si je te paie un verre

J't'harcèle avec dix potes juste pour avoir ton numéro

Il faudra que tu sois gentille si je t'emmène au restau'

Si tu me dis "non" j'te ferai changer d'avis

J'te foutrai la misère, j'te pourrirai la vie

J'ferai selon mon orgueil, selon mes envies

J'te dirai qu't'es la seule, je te ferai sentir unique

J'regarderai le foot, toi tu feras la vaisselle

Je t'enverrai bien t'faire foutre quand tu me feras une scène

Si j't'achète une chaîne, deviendras-tu ma chienne?

Je te serai infidèle mais tu reviendras quand même

Si j'étais un homme, si on inversait les rôles

Je soulèverai ta robe, garderais-tu le contrôle?

Si j'étais un homme, si on échangeait de peau

Je t'appellerai "salope", me tournerais-tu le dos?

Si j'étais un homme, ah ah ouh

Si j'étais un homme, ah ah ouh

Si j'étais un homme, ah ah ouh

Si j'étais un homme, ah ah ouh

Si j'étais un homme, j'pisserais contre les murs

Je draguerais les daronnes, les ados, les nonnes et les putes

Permis d'm'envoyer en l'air, valable sur la Terre entière

Pas le même jugement, le même contrat, le même salaire

Je serai ton indépendance, ton investissement à long terme

On s'est dit "pour la vie", j'ai signé l'crédit pour la Benz

C'est dans la nature, le mal est dominant

Si j'étais un homme, j'ferai pas de sentiments

J'ferai des promesses que je n'saurai tenir

Te couvrirai de coups juste pour te retenir

Si tu veux me plaire il te faudra souffrir

Hey, tristes aléas du désir

Si j'étais un homme, si on inversait les rôles

Je soulèverai ta robe, garderais-tu le contrôle?

Si j'étais un homme, si on échangeait de peau

Je t'appellerai "salope", me tournerais-tu le dos?

Si j'étais un homme, ah ah ouh

Si j'étais un homme, ah ah ouh

Si j'étais un homme, ah ah ouh

Si j'étais un homme, ah ah ouh

Aveuglée, j'ai oublié celui qui prend soin de sa mère

Je retiens celui qui se conduit comme un gentleman

Il y a des hommes de valeur, de cœur, des hommes fiers

L'ami, le bon mari, le frère et le père

Celui qui prend soin de sa mère

Qui se conduit en gentleman

Des hommes de valeur, des hommes fiers

L'ami, le bon mari, le frère et le père

Si j'étais un homme

Si j'étais un homme

Mais je ne le suis pas

Balance ton quoi est une chanson féministe d'Angèle qui dénonce le sexisme, elle est même devenue l'hymne féministe régulièrement scandée lors des marches #NousToutes.


- BALANCE TON QUOI

Angèle

Ils parlent tous comme des animaux

De toutes les chattes ça parle mal

2018 j'sais pas c'qui t'faut

Mais je suis plus qu'un animal

J'ai vu qu'le rap est à la mode

Et qu'il marche mieux quand il est sale

Bah faudrait p't'être casser les codes

Une fille qui l'ouvre ça serait normal

Balance ton quoi

Même si tu parles mal des filles je sais qu'au fond t'as compris

Balance ton quoi, un jour peut-être ça changera

Balance ton quoi

Donc laisse-moi te chanter

D'aller te faire en, hmm

Ouais j'passerai pas à la radio

Parce que mes mots sont pas très beaux

Les gens me disent à demi-mot

Pour une fille belle t'es pas si bête

Pour une fille drôle t'es pas si laide

Tes parents et ton frère ça aide

Oh, tu parles de moi

C'est quoi ton problème?

J'ai écrit rien qu'pour toi le plus beau des poèmes

Laisse-moi te chanter

D'aller te faire en, hmm

Ouais j's'rai polie pour la télé

Mais va te faire en, hmm

Balance ton quoi

Balance ton quoi

Balance ton quoi

Un jour peut-être ça changera

Y a plus d'respect dans la rue

Tu sais très bien quand t'abuses

Balance ton quoi

Balance ton quoi

Laisse-moi te chanter

D'aller te faire en, hmm

Ouais j'passerai pas à la radio

Parce que mes mots sont pas très beaux

Laisse-moi te chanter

D'aller te faire en, hmm

Ouais j's'rai polie pour la télé

Mais va te faire en, hmm

Balance ton quoi

Balance ton quoi

Balance ton quoi

Même si tu parles mal des filles je sais qu'au fond t'as compris

Balance ton quoi, un jour peut-être ça changera

Balance ton quoi




Très engagée contre les droits des femmes, Angèle a conçu : Balance ton quoi, sortie le 15 avril 2019 en tant que sixième single de son premier album Brol. La musique et les paroles engagées d'Angèle, à la fois humoristiques, candides et incisives, font le procès du sexisme ordinaire culturel contemporain, et soutiennent l'idée que l'éducation est le meilleur moyen de lutter contre ce dernier en incarnant tour à tour, dans son clip, un juge qui condamne le sexisme ambiant à un coach féministe dans l’enceinte de la fictionnelle "Anti sexism academy". Elle aborde dans cette chanson et en particulier dans son clip, une multitude de thèmes tel que : le consentement, l’harcèlement de rue, l’harcèlement sexuel au travail, l’égalité salariale, les violences gynécologiques, la liberté vestimentaire, les réflexions sexistes... A travers Balance ton quoi, Angèle se révolte et proclame l'égalité entre les sexes : “Bah faudrait p't'être casser les codes, Une fille qui l'ouvre ça serait normal”, tout en dénonçant les propos sexistes envers les femmes : “Ils parlent tous comme des animaux, de toutes les chattes ça parle mal”, mais encore en évoquant certains propos dont elle a elle même été victime : “Pour une fille belle t'es pas si bête, pour une fille drôle t'es pas si laide, tes parents et ton frère ça aide”. Elle traite également du harcèlement de rue : "Y' a plus d'respect dans la rue, tu sais très bien quand t'abuses”. Mais ce qui reste le plus célèbre dans sa chanson, c’est bien évidemment son refrain : « Balance ton quoi. Même si tu parles mal aux filles, je sais qu’au fond t’as compris. Balance ton quoi, un jour peut-être ça changera. Balance ton quoi. Donc laisse-moi te chanter, d'aller te faire en, hmm…» qui est devenu l’hymne féministe du mouvement #NousToutes et a permis de libérer la parole pour de nombreuses femmes, victimes de harcèlement sexuel.