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Les Fleurs du mal

Un peu de grammaire dans

Les poèmes

« Sed non satiata »

« La Muse vénale »

Consultez des exemples de questions de grammaire en cliquant sur les titres des poèmes.

« Sed non satiata »

1. « Je préfère au constance, à l’opium, au nuits,
L’élixir de ta bouche où l’amour se pavane »

Etudiez la proposition subordonnée relative.

2. « Quand vers toi mes désirs partent en caravane,
Tes yeux sont la citerne où boivent mes ennuis. »

Etudiez la proposition subordonnée circonstancielle.

3. « Je ne suis pas le Styx pour t’embrasser neuf fois »

Etudiez la négation.

Cliquez sur chaque encadré pour lire une correction.

L'extrait proposé appartient à une phrase complexe.


La proposition principale est « Je préfère au Constance, à l'opium, au Nuits / L'elixir de ta bouche ».

Elle est complétée par la proposition subordonnée relative « où l'amour se pavane ».


Cette proposition est introduite par le pronom relatif « où », dont l'antécédent est « l’élixir de ta bouche ».

C'est une proposition subordonnée relative adjective: elle complète le nom et peut être supprimée.


Dans la relative, le pronom relatif a la fonction de complément circonstanciel de lieu.

L'extrait proposé appartient à une phrase complexe.


La proposition principale est « tes yeux sont la citerne ».

Elle est complétée par la proposition subordonnée circonstancielle «Quand vers toi mes désirs partent en caravane».


Cette proposition subordonnée peut être supprimée ou déplacée.

Elle est introduite par la conjonction de subordination « quand ».

C'est une proposition subordonnée circonstancielle de temps exprimant la simultanéité.


Ce passage est écrit à la forme négative.


La négation est grammaticale: elle est exprimée par les adverbes « ne » et « pas ».


C'est une négation totale: elle porte sur l'ensemble de l'énoncé.


Comme elle présente les deux adverbes de négation, on peut dire que sa construction correspond à un niveau de langue courant.

« Sed non satiata »

4. « et je ne puis, Mégère libertine,
Pour briser ton courage et te mettre aux abois,
Dans l’enfer de ton lit devenir Proserpine ! »

Etudiez la négation.

5. Etudiez la construction de la première phrase.

6. « Quand vers toi mes désirs partent en caravane,
Tes yeux sont la citerne où boivent mes ennuis. »

Etudiez la proposition subordonnée relative.

L'extrait proposé appartient à une phrase complexe.


La proposition principale est « tes yeux sont la citerne ».

Elle est complétée par la proposition subordonnée relative « où boivent mes ennuis ».


Cette proposition est introduite par le pronom relatif « où », dont l'antécédent est « la citerne ».

C'est une proposition subordonnée relative adjective: elle complète le nom et peut être supprimée.


Dans la relative, le pronom relatif a la fonction de complément circonstanciel de lieu.

Ce passage est écrit à la forme négative.


La négation est grammaticale: elle est exprimée par l'adverbe « ne ».


C'est une négation totale: elle porte sur l'ensemble de l'énoncé.


Comme elle n'est construite que par le premier adverbe de négation «ne», on peut dire que sa construction correspond à un niveau de langue soutenu.

La première phrase occupe les deux quatrains. C'est une phrase complexe.


Le premier quatrain est une succession de groupes nominaux placés en apostrophe.

Le deuxième quatrain contient cinq verbes conjugués: il est composé de cinq propositions.


La proposition «Je préfère au constance, à l'opium, au nuits/ L’élixir de ta bouche» est la proposition principale dont dépend la proposition subordonnée relative «où l'amour se pavane». Celle-ci est introduite par le pronom relatif «où», dont l'antécédent est «élixir».

A ces deux propositions est juxtaposé un ensemble de trois propositions. Dans ce groupe, la proposition principale est «tes yeux sont la citerne». Elle est complétée par la proposition subordonnée relative «où boivent mes ennuis», introduite par le pronom relatif «où» dont l'antécédent est «citerne». S'ajoute une proposition subordonnée circonstancielle, «Quand vers toi mes désirs partent en caravane», introduite par la conjonction de subordination «quand». Cette proposition subordonnée circonstancielle de temps exprime la simultanéité.


« La Muse vénale »

1. « Ô muse de mon cœur, amante des palais,
Auras-tu, quand Janvier lâchera ses Borées,
Durant les noirs ennuis des neigeuses soirées,
Un tison pour chauffer tes deux pieds violets ? »

Etudiez la proposition subordonnée circonstancielle.

2. « Ô muse de mon cœur, amante des palais,
Auras-tu, quand Janvier lâchera ses Borées,
Durant les noirs ennuis des neigeuses soirées,
Un tison pour chauffer tes deux pieds violets ? »

Etudiez l'interrogation.

Ces vers présentent une interrogation directe. En effet, on y trouve l'inversion du sujet et la présence du point d'interrogation.


C'est une interrogation totale: on peut y répondre par oui ou par non.


Dans la mesure où elle tient compte des normes de construction, on peut considérer que son niveau de langue est soutenu.


On peut se demander s'il s'agit d'une véritable question, marquant la sollicitude inquiète du poète, ou d'une question rhétorique, à valeur d'affirmation, qui soulignerait les conditions de vie terrible de la muse mendiante. [A vous de faire votre choix, en le justifiant.]

Cliquez sur chaque encadré pour lire une correction.

Cette phrase contient deux verbes conjugués: c'est une phrase complexe.


La proposition principale est «Auras-tu [...] un tison pour chauffer tes deux pieds violets?».

Elle est complétée par la proposition subordonnée circonstancielle «quand Janvier lâchera ses Borées», introduite par la conjonction de subordination «quand».

Cette proposition peut être déplacée ou supprimée.

Cette proposition subordonnée circonstancielle de temps exprime la simultanéité, c'est pourquoi son verbe est au futur de l'indicatif, comme celui de la principale.

« La Muse vénale »

3. « Ranimeras-tu donc tes épaules marbrées
Aux nocturnes rayons qui percent les volets ? »

Etudiez la proposition subordonnée relative.

Cette phrase contient deux verbes conjugués: c'est une phrase complexe.


La proposition principale est « Ranimeras-tu donc tes épaules marbrées/ Aux nocturnes rayons ».

La proposition subordonnée relative est « qui percent les volets ».

Elle est introduite par le pronom relatif « qui », qui a la fonction de sujet du verbe «percer» dans la proposition subordonnée relative.

Son antécédent est le nom «rayons».


4. « Ranimeras-tu donc tes épaules marbrées
Aux nocturnes rayons qui percent les volets ? »

Etudiez l'interrogation.

Ces vers présentent une interrogation directe. En effet, on y trouve l'inversion du sujet et la présence du point d'interrogation.


C'est une interrogation totale: on peut y répondre par oui ou par non.


Dans la mesure où elle tient compte des normes de construction, on peut considérer que son niveau de langue est soutenu.


On peut se demander s'il s'agit d'une véritable question, marquant la sollicitude inquiète du poète, ou d'une question rhétorique, à valeur d'affirmation, qui soulignerait les conditions de vie terrible de la muse mendiante. [A vous de faire votre choix, en le justifiant.]

5. « Sentant ta bourse à sec autant que ton palais,
Récolteras-tu l’or des voûtes azurées ? »

Etudiez l'interrogation.

Ces vers présentent une interrogation directe. En effet, on y trouve l'inversion du sujet et la présence du point d'interrogation.


C'est une interrogation totale: on peut y répondre par oui ou par non.


Dans la mesure où elle tient compte des normes de construction, on peut considérer que son niveau de langue est soutenu.


On peut se demander s'il s'agit d'une véritable question, marquant la sollicitude inquiète du poète, ou d'une question rhétorique, à valeur d'affirmation, qui soulignerait les conditions de vie terrible de la muse mendiante. [A vous de faire votre choix, en le justifiant.]

« La Muse vénale »

5. « Il te faut, pour gagner ton pain de chaque soir,
Comme un enfant de chœur, jouer de l’encensoir »

Transformez ces vers afin d'obtenir une proposition subordonnée circonstancielle.

Pour créer une proposition subordonnée circonstancielle dans ces vers, il faut transformer un des deux groupes à l'infinitif.


On peut, par exemple, transformer «pour gagner ton pain de chaque soir» en proposition subordonnée conjonctive à valeur circonstancielle.

Ce groupe exprime le but, comme l'indique la préposition «pour».

On obtient: «Pour que tu gagnes ton pain de chaque soir, il te faut, comme un enfant de chœur, jouer de l’encensoir».

La proposition subordonnée circonstancielle de but est ainsi introduite par la locution conjonctive «pour que». Le verbe «gagner» est conjugué au mode subjonctif, comme l'impose l'emploi de cette locution.

La proposition subordonnée circonstancielle peut être déplacée ou supprimée.


On pourrait également écrire: « Il te faut, pour gagner ton pain de chaque soir, jouer de l’encensoir, comme le ferait un enfant de chœur.»

La proposition subordonnée circonstancielle exprime la comparaison. Elle est introduite par la conjonction de subordination «comme». Elle peut être déplacée ou supprimée.







6. « Il te faut, pour gagner ton pain de chaque soir, [...]
Chanter des Te Deum auxquels tu ne crois guère »

Etudiez la proposition subordonnée relative.

Ces deux vers appartiennent à une phrase complexe.


La proposition principale est «Il te faut [...] chanter des Te Deum ».

La proposition subordonnée relative est «auxquels tu ne crois guère ».

Elle est introduite par le pronom relatif composé «auxquels» qui a pour antécédent le groupe nominal «des Te Deum».

Dans la subordonnée relative, ce pronom a la fonction de complément d'objet indirect du verbe «croire».

7. « Il te faut [...] étaler tes appas / Et ton rire trempé de pleurs qu’on ne voit pas »

Etudiez la proposition subordonnée relative.

Ce passage appartient à une phrase complexe.


La proposition principale est «Il te faut [...] étaler tes appas et ton rire trempé de pleurs ».

La proposition subordonnée relative est «qu'on ne voit pas ».

Elle est introduite par le pronom relatif «que» qui a pour antécédent le nom «pleurs».

Dans la subordonnée relative, ce pronom a la fonction de complément d'objet direct du verbe «voir».

« La Muse vénale »

8. « Il te faut [...] étaler tes appas / Et ton rire trempé de pleurs qu’on ne voit pas »

Etudiez la négation.

La négation «qu'on ne voit pas» est une négation grammaticale: elle est formée des adverbes «ne» et «pas».

C'est une négation totale: elle porte sur l'ensemble du procès.

Dans la mesure où elle est formée des deux adverbes de négation, on peut dire que son niveau de langue est courant.