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Un piéton dans le Paris du XIXe siècle

Emma Bertet
Ysis Clement
Romane Blondel
Lettice Enderle


Opéra Garnier

Aujourd’hui en ce 5 janvier 1875 toute la ville est agitée.


Mon amie m’a organisé un rendez vous avec Mme Auclert à l’Opéra Garnier,

ce soir à l’inauguration. Je pars donc me balader pour repérer les lieux.

Les passants se bousculent, les gens crient, la foule est regroupée devant un

bâtiment que je n’arrive même pas à apercevoir. Cette effervescence fait

bouillonner mon sang et donne une adrénaline que je n’avais jamais ressenti.


J’arrive difficilement à me frayer un chemin dans cet afflux de monde. C’est

alors que j’aperçois ce chez d’œuvre, juste devant moi, sous mes yeux. Je suis

ébahie aucun mot ne sort de ma bouche. Toutes ces sculptures en or sur

façade, les poutres sculptées, les ornements détaillés et affinés à la main me

stupéfient. Je ne connaît pas ce lieux, je regarde donc aux alentours pour

demander ce que c’est. Je commence à parler à un vieil homme juste à côté de

moi mais il ne m’écoute pas et me pousse pour pouvoir avancer. Je questionne

donc la femme qui se trouve devant moi mais elle aussi m’ignore. Je sens alors

une main sur mon épaule lorsque je me tourne j’aperçois une jeune femme de

plutôt grande taille qui se trouve derrière moi. Elle a ses cheveux relevés en

chignon avec des boucles qui retombent le tout caché son un beau chapeau


noir. Elle me dit :


« Excusez moi j’ai entendu votre question tout à l’heure et madame ne vous

vexez pas mais tout le monde sait que c’est l’Opéra Garnier. Je me demande


bien d’où vous venez pour ne pas savoir ça ».


Je la remercie d’avoir répondu à ma question puis lui explique je suis

fraîchement arrivée à Paris hier et que je viens du Sud.


Nous nous écartons de la foule pour continuer notre conversation au bout de

laquelle elle m’explique qu’elle s’appelle Hubertine et qu’elle habite à Paris

depuis quelques années. Elle me propose de nous balader ensemble mais je

dois refuser car je dois me préparer pour rencontrer Mme Auclert (l’artiste) ce

soir. Nous nous quittons le sourire aux lèvres en espérant un jour se recroiser.

Sur le chemin du retour pour aller à mon logement je repense à notre

conversation, et le prénom d’Hubertine me rappelle quelqu’un, je ne sais plus

qui mais je le connais. Je passe à autre chose, je rentre chez moi et me prépare.

Je prends un bain, me parfume, me maquille, enfile la belle robe que j’ai

achetée ce matin . Je natte mes cheveux et les attache vers l’arrière. Le temps


que j’ai passé à me préparer m’a fait perdre la notion du temps et quand je

regarde la pendule je vois qu’il est presque 19 heures. Je vais être en retard.

J’enfile mes talons et prend la première calèche que je croise dans la rue. Il

fait déjà nuit noire dehors. Lorsque j’arrive devant l’Opéra, je peux à

peine le distinguer. Je m’avance, me présente à l’entrée et monte les

sublimes marches en marbre. Ma surprise de cet après midi est faible par

rapport à celle que je vis quand j’admira l’intérieur du bâtiment. Tout ces

lustres, ces imposantes marches et escaliers avec les balustrades en or


m’éblouissent.


Je me faufile pour rejoindre la pièce dans laquelle va se dérouler l’ouverture de

la Muette de Portici par Aubert. Je m’installe dans un siège qui est assez

éloigné de la scène. Quand je tourne la tête j’aperçois les magnifiques

balcons où sont installés le président Mac Mahont et d’autres homme

politiques.


Une conversation autour de moi me fait sortir de ma bulle. C’est un

homme, qui se trouve être l’architecte principal de l’Opéra, Charles

Garnier, qui se plaint d’avoir dut payer sa place. Une fois tout le

programme prévu terminé, je sors de l’Opéra et me rends au lieu

de rendez-vous prévu avec Mme Auclert : les marches en marbre


de l’entrée.


L'Arc de Triomphe de l'étoile


Après avoir lu le journal que j'ai acheté au Halles samedi matin, j'ai lu un magnifique article qui présentait un monument connu à Paris : L'Arc de Triomphe de l'étoile.

Cette après-midi je me décide a aller voir ce magnifique monument dont tout le monde parle. Après quelques minutes en fiacre , j'arrive en fin devant cet imposant monument. Mon attention est directement attirée par la blancheur de ces pierres qui le constitue, elles proviennent d'Ile-de-France : les assises inférieurs sont en liais du sud de Paris, les parties au niveau des arcs sont en pierres de Conflans et le reste en pierre de l'Isle Adam. L'Arc de Triomphe se situe sur la place de l'étoile, cela forme un énorme rond, point de douze avenues qui rayonnent en étoile autour de la place. La grandeur des moulures qui représentent des femmes me fascinent. Je suis admirative face aux gravures intérieurs qui se trouvent sous l'arc.



Arc de Triomphe de l'étoile
source : boutique de musée


Les Halles

Aujourd’hui , je me suis levée tôt pour me rendre aux Halles pour y faire mes courses .

Arrivée aux Halles, je ne vois presque pas les étals tant il y a de monde .

Après quelques minutes à me débattre dans cette foule, un ou deux étals attirent mon attention . Ces-derniers ne sont d’autres que du fromage et du poisson qui sont situés dans les pavillons Baltard n°11 et 12. Ils me donnent l’eau à la bouche. Je me dirige en premier vers l’étal de beurre et de fromage. Mes yeux ne savent pas ou se diriger tellement il est rempli d’odeurs et de formes différentes .

Du fromage de Cantal , de Hollande, du Gex, du Brie , du Gruyère, des œufs… Et tant d’autres variétés que je ne saurais nommé . Pendant que mes yeux apprécient ce spectacle visuel, un petit pot en verre de couleur vert vif attise ma curiosité. Je demande donc à la marchande de quoi il s’agit . Elle m’explique alors que c’est la recette de son grand-père Antonin Carême , qu’il a inventé en 1814 pour Tsar Alexandre Ier . Il a appelé cette recette « beurre persillé ».

Après de longs instants d’hésitation, mon choix se porte sur cette belle et grosse tome de fromage de Hollande, quelques petits œufs et 3 pots de beurre persillés.

Je me rends par la suite dans le hall n°11 à l’étal de poisson qui avait précédemment attiré mon attention .

Arrivé à l’étal, je sens cette bonne odeur fraiche et salé qui me rappelle mon enfance car mes parents avaient achetés une maison de vacances qui se trouvais juste à coté de la mer Méditerranée.

De la sole , du loup , du thon , de la carpe, du turbo…

Toutes sortes de poissons de toutes tailles différentes : petits , gros, sont allongés sur ces planches de bais aux pieds de fer . Mes papilles sont en extases devant tous ce spectacle marins qui me donne l’eau à la bouche.

Je ne sais pas quoi choisir, tellement de saveurs et d’odeurs différentes.

Tous me donne envie , mais étant donné que ce sont des produits frais , il est difficile de les conserver. Je me décide alors à prendre un petit morceau de 100g de thon.

Après un dernier tour dans tout ces halls , je repars les mains bien chargés : une tome de fromage de Hollande, des petits œufs, 3 petits pots de beurre persillés et 100g de thon .

les Halles


Ma rencontre avec Hubertine Auclert, dans un petit café nommé "Au rocher de Cancale"

Je me retrouve donc là seule, en cette froide soirée de janvier, sur les sublimes marches en marbre de l’Opéra, là à attendre Mme Auclert.

La fine brise glaciale de l’hiver me donne des frissons, et je me rends compte que mon corps tremble depuis cinq bonnes minutes. J’ai vu toute la foule sortir du bâtiment et je commence à penser que Mme Auclert a oublié notre rendez-vous.

Toujours perdue dans mes pensées, je sens une main chaude se poser sur l’arrière de mes épaules. Prise de surprise je me retourne brusquement, et je constate derrière moi un visage familier. J’essaye de l’analyser mais la lueur qui émane de la lune ne m’est pas suffisante pour reconnaitre la personne qui désormais, se trouve face à moi. Je l’observe longuement sans dire un mot, seulement l’étincelle de nos iris, qui eux brillent dans la noirceur et la paisibilité de la nuit, est notre seul moyen de communiquer. Le silence présent entre nous n’est pas dérangeant, ni gênant, il est au contraire apaisant.

Je distingue difficilement son visage, mais je sais maintenant qui se trouve devant moi. Grande, les cheveux relevés en chignon avec de belles boucles qui retombent sur l’avant de son visage.

C’est Hubertine ; la femme que j’ai croisée plus tôt dans la journée devant l’Opéra. Je lui demande donc ce qu’elle fait là, étonnée qu’elle soit ici en cette nuit glaciale sur les marches de l’Opéra. Elle me répond calmement :

  • Et bien, nous avions bien rendez-vous ici, non ?

J’ouvre de grands yeux, puis je réalise, je réalise tout.

Ce matin quand Hubertine s’est présentée à moi son prénom m’a paru familier et je sais désormais pourquoi. Je me souviens des lettres échangées avec Mme. Auclert, elle signait toujours ses correspondances avec un H majuscule. H, pour Hubertine !

Puis elle brisa le silence qui s’était installée et avec un sourire aux lèvres et me dit :

  • Je connais un établissement, non loin d’ici où l’on pourra boire un verre et parler tranquillement, car je ne sais pas pour vous mais moi je tremble de froid.

Je décide donc de la suivre, nous dévalons les marches en riant telles des enfants comme si l’on se connaissait depuis 20 ans. Puis arrivées en bas des marches, essoufflées, Hubertine et moi montons dans un fiacre pour se rendre au café qu’elle m’a conseillé.

Nous arrivons donc au bout d’environ dix minutes, la façade est teintée d’un bleu azur semblable à celui du ciel d’une belle journée ensoleillée en campagne, de nombreuses fenêtres et des moulures de teintes dorées sont également présentes sur la devanture. Au centre du bâtiment en grosses lettres sont écrits las mots : « Au Rocher De Cancale ».

Hubertine m’explique que ce lieu est réputé pour être apparu dans plusieurs des œuvres d’Honoré de Balzac tels que « Illusions Perdues », « Le Cabinet des Antiques »…

Elle est moi rentrons dans l’établissement, nous installons à une table et commençons à discuter. Lors de notre discussion nous nous rendons compte de nos nombreux points communs et je peux qualifier ce moment passé avec elle totalement hors du temps et inoubliables. J’ai l’impression qu’elle arrive à lire en moi comme dans un livre ouvert, elle me comprend et cela me fait beaucoup de bien.

D’un seul coup notre conversation est arrêtée par un gros bruit, celui de mon ventre qui crie famine et je me rends compte avec désespoir que je n’ai pas mangé depuis ce matin ! Je lance un regard à Hubertine et dès que nos regards se croisent, nous nous élançons dans un nouveau fou-rire. Nous prenons donc la décision de commander des huitres, un mets que j’avais l’habitude de partager avec ma famille en étant enfant. Une fois servies, notre conversation reprit de plus belle.

Le repas finalement terminé je décide de regarder l’heure et je suis ébahie de me rendre compte qu’il est déjà plus de deux heures du matin passé. Hubertine me supplia presque de la laisser payer, ce que je fit car elle n’est pas le style de femme qui à tendance à abandonner quand elle a un idée en tête. Puis nous sortons dans la rue, la nuit est encore plus noire et la lune encore plus ronde qu’elles ne l’étaient.

Je la regarda les larmes aux yeux attristée de devoir terminer cette soirée magique, mais quand nos regards se croisèrent, je compris, je compris par l’étincelle dans ses yeux que nous allions nous revoir.

Elle me regarda donc monter dans un fiacre pour rentrer dans mon appartement et nous nous sommes quittées avec des souvenirs inoubliables en tête et un magnifique sourire aux lèvres.

Le café " Au rocher de Cancale"






L'immeuble Haussmannien


J’étais alors, après mon long voyage arrivé à Paris, ma plus grosse envie après cette longue journée est de me reposer .
Je part donc à la recherche de mon appartement qui se situe vers les halles. En arrivant devant je suis épaté par la hauteur du bâtiment, je demande directement des renseignements sur ce fameux bâtiment aux passants, j’en interpelle un qui m’explique que c’est "le baron Haussmann qui remodèle Paris en agrandissant les rues et en mettant tout au propre. je remercie le passant et je me dirige vers mon appartement, j’entre dedans et j’admire tout d’abord la décoration qui est classe et gracieuse à la parisienne, du blanc, du noir et du dorée de partout, de magnifiques moulures aux plafonds sont apparentes. Et cette vue sur les Halles est impressionnante! J'ai hâte d’aller visiter pleins d’endroits !

Façade d'un immeuble Haussmannien

source : Passerelle BNF


Hubertine Auclert

Marie Anne Hubertine Auclert, née le 10 avril 1848 à Saint-Priest-en-Murat et morte le 8 avril 1914 dans le 11ᵉ arrondissement de Paris, est une journaliste, écrivaine et militante féministe française qui s'est battue en faveur de l’éligibilité des femmes et de leur droit de vote. Si cette grande militante féministe est surtout connue pour sa lutte pour le droit de vote des femmes, au point qu'on l'a souvent surnommée la « suffragette française », son héritage va beaucoup plus loin que ça.

Voici une photo d'Hubertine Auclert
Source : AgoraVox


La rue Champlain (20ème arrondisemment)

Ce matin je me suis levée tôt , car j'ai du aller à la gare pour prendre mon train pour me rendre à Paris. J'ai très peu dormi cette nuit à cause de l'excitation qui montait peu à peu en moi.


J'arrive à la gare de Nancy avec beaucoup d'avance. Je prends mon billet et décide de m'installer sur un banc en attendant que le train arrive. J'observe le soleil qui se lève aujourd'hui prendre des teintes orangées et lentement la gare se remplir de passants et de chahut. Je monte dans le train et m'installe à ma place, mais une fois assise je suis rattrapée par mon insomnie de la veille et donc m'endors directement.

Je suis soudainement réveillée par les pleurs d'un enfant et quand je regarde par la fenêtre je me rends compte que je suis déjà arrivée à destination. Dès que je pose mes pieds en dehors du train je suis prise d'une joie intense, mes yeux sont ébahis par le spectacle visuel qui s'impose devant moi, la grandeur de la ville. Aveuglée par l'effervescence de la ville je prends directement la direction d'une petite rue pleine de monde, sans prendre en compte ma carte.

Je me retrouve dans un quartier et je suis effrayée lorsque j’aperçois toute cette misère : les enfants, assis sur des petites dalles de béton, grelottent sous les fines gouttes de pluie qui tombent sur leurs maigres corps, salies de terre et de boue.

Certains d'entre eux sont avachis sur les dalles, a moitié mourants, ils hurlent de douleur et de faim. Me réclamant de l'argent pour qu'ils puissent s'en sortir : la misère règne dans ce quartiers.



Les maisons sont insalubre, certaines sont sans toits, sans fenêtres, sans aération et une mauvaise isolation qui provoque chez les occupants de plus en plus de maladies transmissibles.


Rue Champlain en 1875

SOURCE ; un jour de plus à Paris


Après ma découverte de l’Opéra Garnier, et ma rencontre avec « Hubertine », la femme très sympathique avec qui j’ai discuté, je décide de chercher aux alentours un endroit où je pourrais m’acheter une robe. Après plusieurs minutes à chercher, j’aperçois au loin un imposant bâtiment, je distingue sur le dessus d’énormes lettres qui forment un groupe de mots : « Au Printemps ». Je décide donc par la suite de m’en approcher pour découvrir ce que c’est. Une fois devant, j’admire la beauté de ce lieu. De belle imposante statues pierres sont installées devant la façade, de grandes vitres telles que j’en avait jamais vues. ( rajouter desription intérieure et extérieure) - - Je vois au loin un étal rempli de beaux tissus verdoyants tels que du velours, de la soie, du satin, du tulle, des fourrures... Leurs textures ont l’air si douces que je décide de m’approcher pour aller les toucher. De magnifiques robes sont accrochées sur un portant. Elles sont de couleurs étincelantes et le soleil de midi qui tape sur les parois en verre fait encore plus ressortir leur beauté. Je tourne la tête et mes yeux sont attirés par un mannequin portant une sublime robe jaune vif qui me rappelle un tournesol de printemps. De la dentelle est accrochée sur le cou et au niveau des manches, elle est pleine de plis au niveau du jupon, c’est celle- là ! Je demande alors au marchand de me la donner pour que je l’essaye. Il s’approche de moi et me donne la robe. Au dessus des portants se trouve une étagère remplie de chapeaux, il en prend un et me dit : « - il ira bien avec cette robe ». Le chapeau est jaune, le même jaune que la robe avec des détails floraux et des fleurs séchées par- dessus. Je me tourne vers la cabine d’essayage et l’essaye , elle me va comme un gant me dit le marchand. Je décide de l’acheter pour ce soir et elle me coûte 250 francs. Je sors de cet étal et me dirige vers celui d’en face. Il y a des parures, des ensembles, des boucles d’oreilles, des broches, des diamants de toutes les couleurs, de toutes les tailles. Des rubis des saphirs, de l’émeraude et des perles. J’achète un collier de perle et une broche en diamant jaune que j’accroche à mon chapeau. Je me dis qu’elle va me porter bonheur. Je repars, mes achats à la main, la joie au visage et me dirige vers mon appartement.

Le Printemps

Titre

Ensemble que j'ai porté à l'ignoguration de l'opéra Garnier

Intérieur du Printemps

Extérieur du Printemps