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L’escargot des haies a une petite coquille de 2 cm de diamètre environ, souvent de teinte jaune ou rose, il n’échappe pas à notre œil dans la verdure. L’escargot des haies fabrique sa propre coquille qui le protège et l’abrite. C’est de cette « maison » qu’il sort ses cornes qui sont en fait des tentacules. Les deux plus grands portent les yeux à leur extrémité mais la vue est un sens peu développé chez l’escargot. Les deux autres tentacules plus petits et situés près du pied de l’escargot sont l’organe principal olfactif et tactile de l’animal. En somme, l’escargot sent et touche son environnement plus qu’il ne le voit. Son pied est un énorme muscle qui lui permet de se déplacer uniquement en avant à la vitesse de 6 centimètres par minute. De plus, il a besoin d’eau pour sa survie car il doit constamment conserver son corps humide. La nature l’a aidé grâce à des glandes à mucus ou bave. Cette substance magique lui permet à la fois de se déplacer en glissant, de se protéger contre les microbes et maladies, d’éliminer des déchets et de garder une température normale. Enfin, il est hermaphrodite : possédant les deux sexes, il doit quand même s’accoupler avec un autre individu. Les œufs sont déposés dans un trou creusé dans la terre. À l’éclosion, le jeune escargot mange son œuf pour récupérer le calcium nécessaire à sa coquille.

-> L ’escargot des haies va rechercher des endroits ombragés et couverts de végétation, c’est pourquoi la haie est un endroit idéal, même s’il apprécie aussi les hautes herbes, les forêts, les buissons et les jardins. Il y trouvera aussi sa nourriture, c’est-à-dire des végétaux, de préférence morts, et des restes de petits insectes.


Fun fact : « Si elle n’est pas visible à première vue, l’escargot possède bel et bien une langue pour manger, nommée radula. Celle-ci est râpeuse et couverte d’un grand nombre de petites pointes dures ou « dents » : entre 1500 et 2500. Elles sont alignées comme sur une râpe de menuisier et lui permettent de broyer les végétaux. Quel sourire ! »

Le Papillon Citron est un papillon diurne, c’est-à-dire qu’il est actif durant le jour. Le dessus des ailes est jaune citron chez le mâle, tandis qu’il est presque blanc chez la femelle. En revanche, le dessous est identique chez les deux sexes : vert pale avec un point rouge au centre de chaque aile. De plus, le papillon citron a la particularité d’avoir les ailes en forme de feuille, qu’il garde toujours fermées lorsqu’il se pose sur une fleur, ce qui lui permet de se confondre avec la végétation. Il affectionne particulièrement l’orée des forêts, les friches, les jardins, les broussailles, les haies, et les bords de route. Cependant, il n’a pas d’exigences écologiques très spécifiques, mis à part un certain goût pour l’humidité, et peut donc se rencontrer pratiquement partout jusqu’à 2000m d’altitude. Lorsqu’il est dérangé ou capturé, le papillon citron tombe dans un état catatonique de mort apparente afin de tromper l’ennemi. Grâce à son métabolisme, le papillon Citron est également l’un des premiers papillons à voler à la fin de l’hiver.

-> La haie est utile au papillon citron qui aime les endroits ensoleillés et à l’abri du vent. Privilégiez également les haies avec plusieurs espèces comme le sureau, l’aubépine, le prunellier, et surtout le lierre dans lequel il aime se camoufler lorsque le froid fait son apparition.


Fun fact : « Le papillon citron atteint des records de longévité ! En effet, si la durée de vie d'un papillon n'est en général jamais très longue, le papillon citron hiberne et peut vivre jusqu’à 12 mois. Pour faire face à l’hiver, il sécrète d’ailleurs un « antigel » cellulaire qui lui permet de résister au froid sous forme adulte. Plus efficace qu’une doudoune ! »

Le crapaud commun a une tête large, un museau arrondi et une peau verruqueuse. Sa couleur brunâtre peut varier du beige clair au brun-rouge, en passant par le verdâtre, que ce soit pour le mâle ou la femelle. C'est aussi le crapaud le plus grand de France : la femelle peut ainsi atteindre 12 cm de long, voire 18 cm dans le sud de l'Europe, tandis que le mâle mesure de 8 à 9 cm. Il fréquente les forêts, les bords de chemins, les jardins, les vergers, les haies, les rives des cours d’eau et même les lagunes saumâtres. Lors de la période de reproduction, les adultes se rendent souvent au point d’eau où ils sont nés. Dès fin mars, mâles et femelles se retrouvent et les accouplements commencent. Les œufs sont libérés en 2 cordons, chacun étant enroulé autour des plantes quand cela est possible. Le crapaud commun se nourrit d’insectes comme les coléoptères, les punaises ou les fourmis. Il consomme aussi des araignées, des cloportes, des lombrics et des limaces. Ses prédateurs naturels, quant à eux, sont principalement la couleuvre à collier, le hérisson et certains oiseaux dont la corneille.

-> Si la forêt est son habitat la majeure partie de l’année, le crapaud commun préfère parfois les haies ou les jardins pour s’installer. Dans ces milieux, il consomme des vers de terre, des escargots, des limaces, des insectes, des cloportes et des araignées. De plus, dans les milieux humides, le crapaud peut passer ses journées dans l’humidité de la litière, c’est-à-dire les feuilles mortes et les débris végétaux en décomposition sur le sol, et sortir la nuit pour se nourrir d’insectes.


Fun fact : « Si le crapaud commun était autrefois lié à la sorcellerie à cause des pustules, souvent jugées répugnantes, qui recouvrent son dos ; on sait aujourd’hui qu’elles sont sans danger. Seules certaines sécrètent un poison qui peut être irritant et qui constitue sa seule arme contre les prédateurs. Ce qui n’est pas une raison pour le déranger ! »

Les abeilles solitaires ne vivent pas dans des colonies, ne servent pas une reine et ne fabriquent pas de miel ni de cire. Certaines espèces nichent pourtant en grands groupes et quelques-unes ont développé un comportement social semblable à celui des bourdons, mais elles construisent généralement des nids individuels et travaillent seules. Elles ne sont ni agressives ni territoriales, ne pullulent pas et piquent rarement. Leur taille varie énormément, mais elles sont généralement plus petites que le fameux bourdon, et donc souvent confondues avec les abeilles à miel. La femelle collecte seule des matériaux de construction pour ses nids et de la nourriture pour ses larves, puis construit une cellule individuelle pour chaque œuf. Les œufs des abeilles solitaires éclosent en larves, mangent le pollen et entrent en hibernation, restant dans le cocon environ 11 mois jusqu’au printemps. Aussi appelée abeille maçonne, l'osmie cornue est une espèce présente dans toute l’Europe. Elle possède un corps trapu et velu, roux orangé le plus souvent strié de noir. C'est elle qui assure la pollinisation des premiers arbres fruitiers très tôt dans la saison, avant même les abeilles sociales.

-> La haie est donc pour les abeilles solitaires, et notamment l’osmie cornue, un endroit dans lequel elles peuvent trouver du pollen, un abri pour leurs œufs et des partenaires sexuels.

Plantez donc des haies champêtres et laissez pousser les ronciers. Laissez également du bois mort avec des galeries d’insectes xylophages et l’osmie y trouvera les tiges et cavités nécessaires à sa nidification. »

Fun fact : « La plupart des gens pensent que toutes les abeilles ont une vie bien rangée au sein d’une colonie, fabriquent du miel et servent une reine. Et pourtant, au Royaume-Uni par exemple, sur 241 espèces d'abeilles, une seule est une abeille à miel. Les autres 90% sont des abeilles solitaires qui pollinisent en moyenne 120 fois plus de flore. Qui l’eut cru ? »


Si la saltique orangée femelle possède des couleurs allant du brun à l’orangé, le mâle lui, impossible à confondre, est toujours vêtu d’un orange vif sur la région postérieure de son corps. Cette espèce vit principalement sur les buissons et les arbres bas et clairsemés, ainsi que dans les vieux vergers, et se déplace essentiellement sur les tiges et les feuilles. Elle mesure entre 6 et 8 mm et est thermophile, c’est-à-dire qu’elle vit à des températures élevées. C'est une araignée errante et diurne, dotée d’une excellente vue et d’un champ de vision à 360° qui lui permettent de détecter tous mouvements à une distance de 2 mètres. Au lieu de se cacher au verso d’une feuille, comme le font les araignées crabe, ou de remonter le long d’un fil comme les Argiopes, elle saute et disparaît lorsqu’elle est dérangée. C'est une salticidae, c’est-à-dire une araignée sauteuse qui n'a que faire d'une toile. En effet, cette chasseuse utilise aussi le saut pour capturer ses proies. Elle s’en approche discrètement puis, d’un bond, les saisit avec ses puissantes pattes antérieures et se régale. Elle consomme ainsi de petits insectes et des araignées. Elle confectionne tout de même son abri en filant la soie. A l’éclosion, ses petits sont dépourvus d'yeux, qu’ils acquièrent après leur seconde mue. Ils quittent alors leur nid pour courir chasser et la femelle meurt peu après.




-> Pour l’araignée saltique orangée, la haie est donc un endroit idéal pour chasser et confectionner son abri.

Fun fact : « Le saviez-vous ? Si la saltique orangée ne tisse pas de toile c’est parce qu’elle possède les yeux les plus perfectionnés des arthropodes : dix en tout dont deux binoculaires ! Ceux-ci assurent donc une très bonne vision binoculaire qui permet à l’araignée de chasser ses proies à vue dans la végétation : elle n’en rate pas une ! »


Le renard roux, également appelé renard commun ou renard rouge, est un mammifère carnivore de la famille des canidés, avec une silhouette svelte, un museau fin et pointu, des oreilles dressées, des pattes courtes et une queue touffue. Il vit principalement dans les forêts, les champs, les prairies, les toundras, les steppes et les montagnes. Il est grand amateur de rongeurs, taupes, musaraignes, lapins, lièvres, écureuils, hérissons, oiseaux, grenouilles, tortues, insectes, fruits et champignons, mais peut également s’attaquer aux animaux d’élevage comme les poules. Le renard roux est un animal social et territorial qui vit en communauté familiale composée de 2 adultes et des renardeaux de l’année. Lorsqu’il n’y a pas de petits à élever, il préfère vivre en solitaire. Il possède une ouïe très fine et un odorat très développé ainsi qu’un très bon sens de l’orientation et une capacité à détecter le champ magnétique terrestre notamment pour repérer un animal sous le sol. On dit alors qu’il mulote. Le canidé sauvage est une espèce nocturne, qui peut tout de même chasser aux premières heures du jour, ce qui lui permet d’éviter les prédateurs comme le loup gris, le lynx ou certains rapaces diurnes.


-> La haie est donc une source de nourriture pour le renard roux, qui chasse aussi bien les hérissons que les insectes, en passant par les fruits, les oiseaux et les grenouilles.

Fun fact : « Même si les renards sont des animaux sauvages, leurs relations avec les humains remontent à très longtemps. En 2011, des chercheurs ont ouvert un tombeau vieux de 16 500 ans en Jordanie, où se trouvaient ensemble les restes d’un homme et de son renard. C’est 4000 ans avant la plus vieille tombe jamais trouvée d’un homme et de son chien ! »



Le verdier d’Europe est un granivore robuste et costaud doté d’un cou épais. Son bec puissant lui permet de casser facilement des graines dures. En effet, l’oiseau secoue les graines dans son bec tandis qu’il le fait tournoyer, ce qui sépare le fruit de son enveloppe. Il se nourrit ainsi essentiellement de graines d’herbes aromatiques, de buissons et d’arbres. En hiver, le verdier visite énormément nos mangeoires et choisit surtout les graines de tournesol et les arachides non salées. Il se distingue également par son plumage coloré, en particulier celui du mâle, car son dos est vert olive tandis que son croupion, son ventre et une partie de ses ailes revêtent un jaune vif. De plus, il fréquente les milieux arborés ouverts, feuillus ou mixtes comme les clairières, les lisières de bois, les bosquets, les haies et les prairies. En saison prénuptiale, il recherche plutôt des lieux constitués d'arbres et arbustes peu denses. Grégaire et social, il accepte facilement la présence d'autres espèces à proximité. Il est aussi sédentaire, préférant rester là où se trouve la nourriture. Enfin, peu farouche, il ne craint pas l'homme qu’il rencontre souvent dans les parcs et jardins urbains.

-> Une haie constituée de quelques arbres hauts offre au verdier d’Europe des postes de chant stratégiques, tandis qu’une haie où l’on trouve des arbustes persistants lui procure un endroit sûr pour la nidification. Il constitue ainsi un nid volumineux, jamais très haut, à la fourche d’un arbuste, au cœur d’un lierre ou d’un buisson épais. C’est même l’un des rares oiseaux à nicher dans les haies de thuya. Il y trouve aussi facilement des baies, des graines et quelques insectes.

Fun fact : « Le verdier a très bon appétit ! De nature querelleuse, il n’hésite pas à adopter une posture d’intimidation, voire à agresser les espèces qui partagent son assiette. Certains individus peuvent même nicher à proximité si la nourriture est servie régulièrement. Mais comme le disait Guy de Maupassant : « De toutes les passions, la seule vraiment respectable me parait être la gourmandise. »




La mésange à longue queue, aussi appelée orite à longue queue ou tupinet, est une espèce qui vit dans les milieux boisés comme les forêts de feuillus, les forêts mixtes, les forêts de conifères, les bosquets ou les haies. Elle peut également fréquenter les parcs et jardins arborés ainsi que les paysages montagneux où elle vit jusqu’à 2000 m d’altitude. Elle mange de petits invertébrés comme les insectes, les larves, les araignées ou les pucerons mais apprécie occasionnellement les graines, les miettes de pain ou les boules de graisse distribuées dans les mangeoires. Elle chasse le plus souvent dans les arbres et son bec pointu lui permet de dénicher les petits insectes qui se cachent sous les écorces. De plus, c’est un oiseau principalement sédentaire, qui hiverne donc là où il réside le reste de l’année, mais aussi grégaire et sociable ; c’est pourquoi on l’aperçoit souvent en groupe familial composé de plusieurs individus, parfois même avec d’autres espèces de mésanges ou de passereaux. Contrairement à la plupart des espèces de mésanges, celle à longue queue n’est pas cavernicole et niche plutôt dans les arbres ou les buissons. Son nid, bien camouflé dans la végétation, est situé à plusieurs mètres de hauteur.

-> La mésange à longue queue apprécie particulièrement les écotones et les ruptures de continuité dans le paysage. C’est pourquoi la haie est un environnement idéal pour la mésange. Elle lui offre également un milieu où les arbres et les buissons sont assez nombreux mais laissent pénétrer la lumière. En hiver, la mésange erre le long de haies pour y chercher sa nourriture.

Fun fact = « La mésange à longue queue est indéniablement sociable et collaborative ! En effet, elle accepte volontiers les échanges de partenaires et les accouplements extraconjugaux. Les jeunes issus d’un adultère sont généralement engendrés par un voisin proche, qui s’occupe ensuite aussi d’une partie des soins parentaux. »





La buse variable, aussi appelée buse commune, est une espèce d’oiseau rapace diurne de la famille des accipitridés. C’est le rapace le plus commun en Europe, qui vit aussi bien dans les environnements forestiers, les prairies agricoles ou le long des haies et des bosquets. Elle se nourrit principalement de petits mammifères, mais également d’oiseaux, de reptiles, de chauves-souris et d’insectes. Elle plane lorsqu’elle est en altitude élevée grâce aux courants d’air chaud et peut également battre des ailes lorsqu’elle vole au-dessus des forêts. Elle repère ses proies en hauteur grâce à son vol qui dessine de grands cercles au-dessus de son territoire et utilise des perchoirs (meule de foin, piquet de clôture…) afin de patienter jusqu’à l’arrivée de sa proie. Enfin, la buse variable est un oiseau territorial et sédentaire et les couples de buses variables qui se forment resteront fidèles tout au long de leur vie tout en restant sur le même territoire.


-> En général, la buse variable construit son nid en hauteur, entre 6 et 27 mètres de haut. Il est constitué d’un ensemble de branchages tapissé d’herbe, de mousse et de feuilles. Une haie touffue constitue donc une cachette idéale pour la buse.

Fun fact : « Pourquoi qualifie-t-on cette buse de « variable » ? Non, elle ne porte pas ce nom parce qu’elle change d’avis comme de chemise mais tout simplement parce que son plumage est très variable selon les individus : il va du noir au blanc, en passant par diverses nuances de brun. »





Le Lucane cerf-volant est l’un des plus grands coléoptères d'Europe. Même s’ils sont tous deux de couleur brune-noire brillante, mâles et femelles sont très différents. En effet, le mâle possède une paire d'énormes « pinces », ou mandibules, au sommet de la tête tandis que la femelle possède des mandibules beaucoup plus petites. La présence du lucane cerf-volant est très liée à celle d'arbres feuillus, en particulier le chêne et le châtaignier dans lesquels il effectue son cycle de développement. En effet, les larves du lucane cerf-volant vivent dans du bois pourri affecté par les champignons, tandis que les coléoptères adultes se nourrissent de la sève des arbres blessés. En plus du bois mort, le lucane cerf-volant apprécie particulièrement l’humidité, le soleil et les microclimats chauds. De plus, les femelles incapables de parcourir de grandes distances en rampant, l'espèce n'est donc présente qu'aux endroits où le bois mort perdure pendant des années.


-> Le lucane est caractérisé d’espèce saproxylique car il recycle la matière organique et contribue ainsi à la régénération des écosystèmes forestiers et bocagers. La haie est donc pour lui un refuge car il vit dans les arbres morts et les vieilles trognes de nos haies bocagères.

Fun fact : « Ce sont les mandibules du mâle qui lui ont donné son nom. En effet, avec un peu d’imagination, celles-ci ressemblent aux bois des cerfs. Mais si elles le rendent impressionnant, ses mandibules sont tellement lourdes que le lucane cerf-volant est obligé de voler en position verticale. Pas très pratique pour éviter les troncs ! »






Aussi appelé lézard vert occidental ou lézard à deux raies, le lézard vert appartient à la famille des Lacertidés. Si sa longueur totale varie de 20 à 35 cm, certains spécimens peuvent atteindre 40 cm, faisant de lui le deuxième plus grand lézard de France. Sa tête large et légèrement aplatie se termine par un museau court et il possède quatre petites pattes arquées, chacune pourvue de cinq doigts griffus. Le lézard vert est également diurne et sensible à la température qui détermine son rythme d'activité. Il hiberne donc dès la mi-octobre et ce pendant environ cinq mois. Omnivore, le lézard vert mange divers insectes comme les araignées, les sauterelles, les papillons ou les lombrics. A l’instar des serpents, le lézard se sert de sa langue pour sentir les odeurs. Ses dents n’étant pas assez puissantes pour mastiquer, il attrape ses proies avec ses mâchoires puissantes et les avale tout rond.

-> Le lézard vert trouve dans les haies une grande variété de nourriture, notamment de nombreux insectes et invertébrés, mais surtout de précieux abris et un microclimat favorable. Les haies bordées par un grand ourlet herbacé et possédant une végétation riche et haute sont particulièrement appréciées. Il peut prendre le soleil dans ces bandes herbeuses et, en cas de danger, se réfugier dans la haie en une fraction de seconde.

Fun fact : « En cas de danger ou lorsqu’il se sent coincé, le lézard choisit d’abandonner l’extrémité de sa queue. Celle-ci se tortille alors en attirant l’attention du prédateur et, pendant ce temps, le lézard prend la fuite. Cette capacité à se mutiler soi-même s’appelle l’autotomie. Mais attention, même si le lézard ne souffre pas, faire repousser sa queue est fatiguant et mieux vaut ne pas l’embêter ! »






Les mammifères ont colonisé la terre et les eaux, les chauves-souris, elles, sont les seules à avoir colonisé l'espace aérien. En effet, la chauve-souris possède cinq doigts sur chacune de ses pattes avant, dont quatre pour son aile. Elle pratique le vol battu, le vol stationnaire et éventuellement le vol plané et peut atteindre les 50 km/h. Elle dort également la tête en bas pour échapper à ses prédateurs, et peut ainsi s'envoler plus rapidement en se laissant tomber sans avoir besoin de prendre de l'élan. L'hiver, les chauves-souris peuvent migrer mais la plupart hibernent. Elles recherchent un endroit à l'abri - grottes, tunnels, granges - à température assez constante, basse mais pas trop et à taux d'humidité constant pour maintenir en bon état leur membrane alaire. Les chauves-souris utilisent l’écholocalisation afin de localiser et caractériser les éléments dans leur environnement. Cette technique prend source au niveau du larynx où l’animal produit des sons très aigus, que l’on nomme ultrasons et qui sont totalement inaudibles pour l’homme. Grâce à la production de ces sons et l’écoute de leurs échos, les chauves-souris peuvent se déplacer et chasser dans l’obscurité.


-> Les haies sont des sources de nourriture indispensable aux chauves-souris avec une disponibilité en insectes stable contrairement à d’autres habitats. Elles constituent donc des routes de vol et des terrains de chasse importants pour elles. De plus, les haies sont des éléments essentiels aux chauves-souris pour la protection contre les vents forts et leurs prédateurs.

Fun fact : « Au Mexique, la chauve-souris Leptonycteris yerbabuenae a été sauvée par les producteurs… de tequila ! En effet, les cultivateurs laissent fleurir leurs agaves bleus jusqu’à maturité, source de nourriture pour les chauves-souris. Cette espèce n’est aujourd’hui plus en danger d’extinction. »






Le hérisson commun, également appelé hérisson d’Europe, est un petit mammifère omnivore de la famille des érinacéidés. Il possède une petite tête, un corps recouvert de piquants, entre 5 000 et 7 500, un museau fin et pointu, des oreilles et pattes courtes et une petite queue. Ses piquants sont en fait des poils creux, flexibles mais durs qui recouvrent l’ensemble de la partie supérieure de son corps. Ils tombent tous les 12 à 18 mois mais sont très vite remplacés. C’est aussi un animal solitaire, territorial et semi-nocturne, il passe donc ses journées à dormir dans son nid et attend la nuit pour aller chasser. Très actif, il peut parcourir plusieurs kilomètres pour rechercher sa nourriture. L’hiver cependant, il hiberne pendant plusieurs mois et ne sort pas de son terrier. S’il est effrayé ou anxieux, il crie et redresse ses piquants sur son dos et peut également se mettre en boule, parfois plusieurs heures, s'il se sent menacé par un prédateur. Il vit principalement dans les zones boisées mais fréquente aussi les jardins et potagers où il trouve sa nourriture favorite. Enfin, c’est un animal assez bruyant qui émet toutes sortes de petits bruits ou cris : grognement, gémissement, soufflement, sifflement.


-> Les haies permettent ainsi aux hérissons de se déplacer facilement entre les jardins et constituent des lieux de nidification idéaux. En effet, à l’aide de bois et de feuilles mortes, le hérisson peut confectionner son nid d'hiver sous une haie !

Fun fact : « Comment s’appelle le bébé hérisson ? Le petit du hérisson s'appelle le choupisson ! A sa naissance, il ne porte aucune épine. En quelques heures seulement, son dos se recouvre d'une centaine d'épines blanches ! »