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OBJECTIFS DE SEANCE: Etudier un événement historique majeur, de ses causes à ses conséquences.


CONSIGNES: A partir des différents documents, répondez aux différentes questions.

Chapitre 3: Métropoles et colonies

Thème 5: La IIIe République avant 1914: un régime politique, un empire colonial

Activité 7:

La crise de Fachoda

Document 1: Les empires coloniaux en 1914

Document 2: Empire colonial français en 1931

Que peut-on remarquer sur les empires coloniaux mondiaux? Et sur l'empire colonial français? Que dire de l'Afrique en 1914?

Document 3: Choc des puissances et menaces de guerre

"[Kitchener] arriva à Fachoda le 19 septembre et reçut M. Marchand [qui l’] informa qu’il était muni d’instructions de son gouvernement d’occuper […] la rive gauche du Nil blanc, jusqu’à Fachoda. Sir Herbert Kitchener répondit qu’il ne pouvait reconnaître l’occupation française, quelle qu’elle soit, d’aucune partie de la vallée du Nil et protesta contre cette occupation par un écrit qu’il laissa entre les mains du capitaine Marchand. Pendant ce temps, l’opinion publique, des deux côtés de la Manche, était arrivée au maximum de tension. […] Ce n’était pas le conflit que l’on cherchait à Paris, mais l’accord […]. Plus le temps marchait, plus on se heurtait, en Angleterre, aux exigences du parti extrême : l’impérialisme faisait feu de toutes pièces. Ayant son chef dans le gouvernement, il prenait position en vue d’une rupture et agitait le spectre de la guerre […]. Dans l’opinion française, une véritable panique emportait les esprits […]. On sait le reste : la décision du gouvernement français de rappeler Marchand. "


Gabriel Hanotaux, Le partage de l’Afrique : Fachoda, 1909.

Document 4: La ruée vers l'Afrique

Quelles sont les raisons de l'opposition entre la France et l'Angleterre en Afrique?

Document 5: L'Angleterre critiquée par la presse française

Les Anglais, comme des gens rencontrés au coin d’un bois, nous cherchèrent la première querelle venue. Au lieu d’exiger correctement et diplomatiquement ce qu’ils estimaient être leur droit : l’évacuation de Fachoda, ils menacèrent à la cantonade, afin que nul n’en ignorât et que l’Europe fût spectatrice de notre humiliation. Des conversations entamées sur ce ton se terminent invariablement par des coups. [Jules Ferry], ce colonisateur hardi et clairvoyant sut prévoir. Et il comprit clairement que l’heure était proche, dans notre histoire, où il nous faudrait reprendre avec l’Angleterre, sur les divers continents coloniaux, la vieille guerre de Cent ans. La nécessité nous obligera bientôt peut-être à des alliances chèrement payées, à des alliances dont nous n’aurons pas le choix. Pendant que l’Angleterre cherche la guerre, l’empereur Guillaume manifeste, semble‐t‐il, le désir d’une paix durable. Mon opinion intime, dit un recteur d’Université allemande, c’est que la France et l’Allemagne, les deux grandes races germaines, finiront un jour par oublier leurs anciennes rancunes et, grâce à des concessions mutuelles, pourront s’unir pour s’opposer à l’envahissement des races anglo‐saxonnes.


Pierre Jay, « L’alliance de nécessité », Le Salut public, 18 novembre 1989.

Comment la presse présente-t-elle l'incident de Fachoda? Montrez que la rivalité franco-britannique dépasse cette crise.