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OBJECTIFS DE SEANCE: Mener une étude de cas sur une ville. Comparer une situation locale à une situation nationale.


CONSIGNES: A l'aide des différents documents, répondez aux différentes questions. Puis, réalisez la synthèse.

Thème 4: Territoires, populations et développement: quels défis

Activité 5:

L'agglomération parisienne

Document 1: Le poids de Paris et de son agglomération.


Document 2: L'étalement de l'agglomération parisienne

L’agglomération parisienne est de loin la plus peuplée de France, et après le Brexit, elle devrait être la seule mégapole (ville de plus de dix millions d’habitants) de l’Union européenne. C'est aussi une métropole qui concentre de nombreux emplois ; ses habitants sont très mobiles, tant pour le travail que pour les loisirs. Mais cette région très riche est aussi la plus inégalitaire du pays : certains quartiers concentrent la richesse tandis que, dans d’autres, une partie de la population connaît une grande pauvreté.

Document 3: Des mobilités massives

Document 5: La Défense. Premier centre d’affaires d’Europe et de France avec 1 500 sièges sociaux dont 15 des 50 premières entreprises mondiales, le quartier de la Défense compte 20 000 habitants. Il attire chaque jour 180 000 salariés venus de toute l’agglomération parisienne et même d’au‑delà.

Document 4: La mobilité des lycéens aux marges de l'agglomération

"Situés aux marges de l’Île‑de‑France, les espaces périurbains étudiés sont […] ni trop loin, ni très proches de la ville, plus ou moins bien reliés mais reliés tout de même […]. Les déplacements juvéniles sont rendus compliqués par une faible offre de transport en commun, conséquence à la fois des faibles densités de ces espaces et du fort taux de motorisation des ménages. Bien souvent, un car dessert ces communes tôt le matin (entre 6h30 et 7h) et tard le soir (19h) pendant les périodes scolaires, permettant de rejoindre la commune où se trouvent le lycée et une gare reliant Paris […]. Les jeunes non titulaires du permis de conduire doivent combiner ces modes de transport avec la disponibilité parentale à les conduire dans des espaces où ils estiment qu’il se passe quelque chose."


Catherine Didier-Fèvre, « La nuit : une nouvelle frontière pour les jeunes des espaces périurbains ? », Géoconfluences, avril 2018

QUESTIONS:


1. Quelle est la place de Paris et de sa région au niveau démographique?

2. Comment évoluent les surfaces urbanisées entre 1950 et 2018? Formulez des hypothèses pour expliquer cette évolution.

3. Décrivez les mobilités dans l'agglomération.

4. A quelles difficultés sont confrontés les jeunes habitants des quartiers périurbains?

5. Que nous apprennent ces documents sur les dynamiques démographiques en France et sur le rôle de Paris?

Document 6: D'importantes inégalités de revenus

Document 7: La gentrification à Montreuil, commune reliée par le métro parisien

QUESTIONS:


1. Quels sont les espaces aux plus faibles et aux plus forts revenus en Ile-de-France?

2. Comparez les proportions de cadres et d'ouvriers à Montreuil au fil du temps. Que peut-on en conclure sur l'évolution de la commune?

3. Qui fréquentait traditionnellement les bains-douches parisiens? Qui les fréquente aujourd'hui?


SYNTHESE: Montrez que la région parisienne est une des plus inégalitaires de France, démographiquement comme économiquement et socialement.

Document 8: Les bains-douches révélateurs de la pauvreté parisienne

"Rénové en 2008, l’établissement de la rue des Haies, comme les 16 autres établissements parisiens de bains‑douches, offre la possibilité, cinq jours et demi par semaine, à des milliers de personnes de se doucher gratuitement. [...] Avec près de 90 000 douches prises chaque année, la rue des Haies est l’un des trois bains‑douches les plus fréquentés de Paris. [...] Comme dans tous les bains‑douches de la capitale, l’accueil est inconditionnel, aucun justificatif n’est demandé. Au fil du temps, M. Nedelec a vu la typologie des usagers changer. « Autrefois, les ouvriers, les familles nombreuses, les petits retraités constituaient le gros de la clientèle. Aujourd’hui, nous avons des personnes beaucoup plus précaires, notamment des sans‑abri », explique le responsable adjoint de l’établissement. S’y ajoutent ceux qui viennent là pour économiser quelques mètres cubes d’eau ou simplement pour rompre leur solitude, mais aussi quelques touristes. "


Catherine Rollot, « Une année en France », Le Monde, 24 février 2013