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Les rapaces nocturnes

Il existe plusieurs espèces de rapaces nocturnes
Intéressons-nous à l'une d'entre-elles :
- elle fait partie des plus petites chouettes
- elle était la messagère d'Athéna, déesse de la sagesse dans la grèce antique,
- elle est emblématique de notre Thiérache...
.

... Sourcils froncés et grands yeux jaunes

Qui suis je ?

Coucou, je suis la chouette chevêche !

Voulez-vous en savoir davantage sur moi ?

La Chouette chevêche, aussi appelée Chevêche d’Athéna, fait partie des Strigiformes, autrement dit les rapaces nocturnes. Animal emblématique de la Thiérache, elle est la plus petite représentante de cet ordre, avec 21 à 27 cm soit à peu près la hauteur de ce dépliant !


La Chevêche habite surtout le bocage, où elle profite du paysage entretenu par l’Homme. En raison de sa petite taille et du périmètre restreint de son territoire, la Chevêche ne fait pas la difficile et ses proies sont variées, jamais imposantes mais généralement nombreuses.


Son régime alimentaire peut être facilement étudié car, comme tous les rapaces nocturnes, elle recrache les éléments non digestes (poils, os, élytres) sous la forme de pelotes dites de réjection. La période de reproduction se déroule du mois de mars à début juillet.


Les premiers chants peuvent être entendus dès le mois de mars et les œufs sont généralement pondus début mai. Le nid se situe le plus souvent dans la cavité naturelle d’un arbre ou bien dans l’ancienne loge d’un pic, mais il peut parfois se trouver dans l’anfractuosité d’un vieux mur.







Source : Parc naturel régional du Perche

Active au crépuscule et la nuit, chassant aussi parfois de jour, la chevêche se nourrit de petits mammifères (campagnols, mulots…), d’insectes (grillons, hannetons, sauterelles, bousiers…), de vers de terre et de petits oiseaux.


La chevêche a besoin de 50 à 80 g de nourriture par jour.


Les campagnols peuvent représenter 50 à 80 % de son régime alimentaire, faisant de cette chouette un excellent auxiliaire en prenant le relais des rapaces diurnes.



Source : consoglobe.com/chouettes-cheveches-survie-cg ; betails-de-min-coin.over-blog.com/2014/06/chouette-cheveche-adulte-et-poussins-marquenterre.html

Chouette ou hibou ?


S'ils appartiennent à la même famille, hiboux et chouettes sont des espèces différentes. La chouette n'est donc pas la femelle du hibou !


Le hibou se distingue de la chouette par la présence de touffes de plumes sur la tête, appelées "aigrettes". Ces aigrettes, contrairement à ce que l'on pense, ne sont en aucun cas des oreilles. Elles permettent aux hiboux d'exprimer de façon visuelle ses humeurs !


Source : G. Hallart CPIE

Sa vue est sans égal dans l’obscurité : 100 fois plus performante que la nôtre. Les rapaces nocturnes ont de très gros yeux en comparaison de leur taille.


A titre d’exemple, la Chouette hulotte possède de plus gros globes oculaires que les humains.


Source : Parc naturel régional du Perche

Son ouïe très perfectionnée la rend capable de repérer un rongeur s’affairant sous 30 cm de neige !


Voici son oreille :

Source : Parc naturel régional du Perche

Son vol est silencieux, dû à l’aspect « velouté » des plumes, créé par le prolongement très fin des barbules qui élimine le frottement de l’air, ainsi qu’au bord des plumes de vol (les rémiges) modifié en peigne aux dents qui amortissent elles aussi le bruit des battements d’aile.


Source : Parc naturel régional du Perche

Malheuresement je suis menacé...

La Chevêche est globalement menacée à l’échelle nationale et européenne. En France, l’espèce a subi un fort déclin de 20 à 50 % entre 1970 et 2000. Aujourd’hui, l’effectif des populations semble s’être stabilisé.

A l’image de la majorité des espèces en déclin, la cause principale de disparition de la Chevêche est la dégradation et la disparition de son habitat.


Avec la disparition des trognes, l’abandon des vergers de haute-tige, l’abattage des arbres morts, elle perd ses sites de nidification.


La mise en culture des prairies et les traitements phytosanitaires entraînent une diminution de ses ressources alimentaires (insectes notamment).


La rénovation des fermes anciennes et le comblement des anfractuosités des murs s’ajoutent à la perte des habitats naturels de l’espèce, la privant de sites de nidification.



Source : Parc naturel régional du Perche

Pour donner un coup de patte à l’espèce, à défaut de renaturer son habitat pour la favoriser, de plus en plus de personnes, de professionnels ou d’associations installent des nichoirs qui remplacent les lieux classiques qu’elle utilise pour offrir un nid douillet à ses petits.


Installez des nichoirs

Il existe des nichoirs que l’on appelle « nichoirs spécifiques », c’est à dire qu’ils sont spécifiquement conçus pour donner un abri et un lieu de nidification idéal pour la chouette chevêche.


Placez-le nichoir à 3 ou 4 mètres de hauteur. Le disposer sous une toiture peut également convenir !

Il faudra prévoir de l’entretenir un minimum, à savoir le nettoyer et le désinfecter une fois par an de préférence au mois de septembre.


Préservez les vieux arbres

Si les nichoirs sont particulièrement efficaces et utiles, il faut bien dire que rien ne vaut la nature. Préserver les vieux arbres aux grandes ramures est en cela ce qu’il y a de plus efficace et pérenne pour l’espèce. Réfléchissez à deux fois avant de couper un arbre qui vous fait trop d’ombre et faites réfléchir ceux qui voudraient couper les leurs !


Ne reste plus qu’à faire en sorte qu’elle ait de quoi se nourrir !



Source : consoglobe.com/chouettes-cheveches-survie-cg

La collision avec les véhicules, la noyade dans les abreuvoirs et bassins ou le piégeage dans les poteaux téléphoniques creux sont autant de causes de mortalité qui viennent s’ajouter.


Source : parc-cotentin-bessin.fr/sites/default/files/2019-06/PUBLI_20110101_ACCUEILLIR_CHOUETTE_CHEVECHE_LEG_0.pdf

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