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Transcript

l'abécédaire des emojis

Emma DALIGAULT 1G1

Le Parti Pris Des Choses

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A comme animal :

Dans son recueil, Francis Ponge fait de nombreuses fois référence aux animaux. Tantôt il les décrit, tantôt il les utilise comme exemple à suivre pour les Humains, et tantôt il les mentionne par le biais d’animalisation. Dans le poème « le feu » Ponge animalise le feu en amibe puis en girafe. « (L'on ne peut comparer la marche du feu qu'à celle des animaux […] comme une amibe et comme une girafe » : ici l’auteur compare la façon d’on le feu se déplace avec celle de deux animaux, il donne alors une caractéristique animale au feu, c’est ce qu’on appelle une animalisation. Dans « L’escargot », l’auteur décrit d’abord l’animal et sa manière de vivre puis conclu par une sorte de leçon destiné au humain : « Ainsi tracent-ils aux hommes leur devoir. ; Connais-toi donc d'abord toi-même. Et accepte-toi tel que tu es. En accord avec tes vices. En proportion avec ta mesure. ». Finalement l’animal prend simplement une place importante dans le recueil et on le retrouve à mainte reprises dans des poèmes tels que « le feu » ; « le mollusque » ; « faune et flore » ; « escargots » ; « le papillon » et « la crevette ».

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B comme banalité :

Le parti pris des choses invite le lecteur à se reconnecter avec les choses simples, avec la réalité, avec la sobriété et les banalités de la vie. L’auteur exprime dans ses textes une adoration de la nature et explique notamment l’importance de savoir proportionner nos désirs et réalisation à notre taille et notre importance dans le monde. Tout au long du recueil, Francis Ponge écrit sur des choses et des objets banal, tels que « le pain », la « pluie », « la bougie » et la « végétation ». Dans les trois boutiques, il dit « Mais la contemplation du bois et du charbon est une source de joies aussi faciles que sobres et sûres, que je serais content de faire partager », dans « note pour un coquillage » : « qu’il emploie son génie à l’ajustement, non à la disproportion ». Ici, il invite les Hommes à se contenter de moment simple que la vie nous offre et aussi de mettre à profit notre esprit pour créer de belle choses tout en restant sobre et proportionné.

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C comme coquille :

La coquille, bien que cela puisse être étonnant, tient une place importante au sein du livre. Tout d’abord c’est la première chose que apparaît lorsque l’on voit le livre. En effet la couverture représente un œuf. Puis dans les poème, la coquille fait plusieurs apparition : par exemple dans le titre « note pour un coquillage » ou encore dans « le mollusque » : « dans un écrin dont la face intérieure est la plus belle » ; ici le poète utilise une métaphore pour sous entendre la coquille du mollusque, de même dans « escargots » où leur coquilles est une nouvelle fois mentionnée : « Et d'ailleurs là aussi bien qu'au plein jour des allées fermes leur coquille préserve leur quant-à-soi.
Certainement c'est parfois une gêne d'emporter partout avec soi cette coquille mais ils ne s'en plaignent pas et finalement ils en sont bien contents. II est précieux, où que l'on se trouve, de pouvoir rentrer chez soi et défier les importuns. »

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D comme description :

L’œuvre de Francis Ponge est une succession de descriptions très précise de choses et d’objets banals de la vie courante. Ces descriptions semblent être le fruit de longue observation et l’auteur semble avoir étudier avec sérieux les objets qu’il décrit dans son recueil. Dans son poème « la fin de l’automne » il décrit avec réalisme la vie lors du passage de l’automne à l’hiver « les feuilles mortes de toutes essences macèrent dans la pluie », de même dans « les mûres » ou « l’huître », Francis Ponge commence le poème par une description rapide et simple tout en utilisant un vocabulaire précis : « certains fruits sont formés d’une agglomération de sphères qu’une goutte d’encre remplit » ; « l’huître, de la grosseur d’un galet moyen, est d’une apparence plus rugueuse, d’une couleur moins unie, brillamment blanchâtre[…] frangé d’une dentelle noirâtre sur les bords. ». Il décrit aussi des objets comme « la bougie » : « puis s’incline sur son assiette et se noie dans son aliment » ou les éléments tel que l’eau qu’il décrit précisément à l’aide d’énumération et d’épanorthoses : « rapide, précipité ou stagnant; amorphe ou féroce, amorphe et féroce, féroce térébrant, par exemple; rusé, filtrant, contournant ». Finalement, Francis Ponge décrit également quelques rares humains comme dans « le gymnaste » ou « la jeune mère » décrivant chacun de leur physique : « le gymnaste porte le bouc et la moustache » ; « le visage ; les yeux ; les bras ; les mains ; les jambes ; le ventre ; ce grand corps ».

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E comme encyclopédie :

Une encyclopédie est un ouvrage où l'on expose méthodiquement les connaissances dans tous les domaines. Ce terme ce rapproche du dictionnaire. « Le Parti Pris des Choses » peut donc selon moi être facilement comparé à une encyclopédie car ce recueil réuni un ensemble de définition et de description précise et détaillé de divers objets, animaux, lieux et personnes. Dans le poème « de l’eau » le poète n’hésite pas à écrire une définition en tant que tel, sans les artifices de la poésie, il écrit alors : « LIQUIDE est par définition ce qui préfère obéir à la pesanteur, plutôt que maintenir sa forme, ce qui refuse toute forme pour obéir à sa pesanteur. » La préoccupation principale de l’auteur dans son œuvre est de définir et de décrire les choses au lecteur, bien qu’elles soient simples et banales comme mentionné précédemment.

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F comme fable :

Une fable est un court récit écrit plutôt en vers qu’'en prose et ayant un but didactique (qui cherche à instruire les lecteurs et les lectrices). Elle comporte généralement une symbolique animale. Dans le livre, les animaux sont mis en scène dans leur mode de vie habituel et bien souvent l’auteur en profite pour les comparer aux Humains et leur faire part d’une leçon de vie. L’exemple le plus parlant serait celui des « escargot » déjà mentionné précédemment : « Ainsi tracent-ils aux hommes leur devoir. Les grandes pensées viennent du cœur. Perfectionne-toi moralement et tu feras de beaux vers. La morale et la rhétorique se rejoignent dans l'ambition et le désir du sage. Mais saints en quoi : en obéissant précisément à leur nature. Connais-toi donc d'abord toi-même. Et accepte-toi tel que tu es. En accord avec tes vices. En proportion avec ta mesure.Mais quelle est la notion propre d« l'homme : la parole et la morale. L'humanisme. ». Ce dernier paragraphe apparaît comme une moralité à la fin d’un poème qui s’apparente alors à une fable.


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G comme groupement :

« Le Parti Pris des Choses » est un recueil c’est à dire un ouvrage réunissant des écrits, des documents. Il s’agit même pour être exacte d’un recueil de poème, il s’agit donc d’un groupement de textes poétiques. Francis Ponge s’adonne à l’écriture de ces poèmes pendant 15 ans et charge son éditeur d’organiser l’ordre de publication des poèmes au sein du recueil car l’auteur s’est engagé dans la résistance.


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H comme humour :

Francis Ponge parsème son œuvre aux apparences banales voire ennuyeuses d’un humour bien placé et souvent destiné à la critique de l’Homme. En effet bien que les humains ne sont que peu présents dans l’ouvrage, ils sont humoristiquement critiqué lors de leurs rares apparitions. Par exemple dans « R.C Seine n° » l’auteur écrit : « le surveillant qui l'obstrue
à moitié : plutôt que d'un engrenage, il s'agit ici d'un sphincter », il fait ici une description quelque peu dégradante d’un personnage humain, au même titre que celle qu’il fait des employés descendant les escaliers à toute vitesse pour aller manger tel un troupeau de moutons.

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I comme instruction :

Comme expliquer plus haut dans l’alphabet, certains poèmes du recueil de Ponge s’apparentent à des fables. Qui dit fable, dit morale, leçon de vie, réflexion, philosophie et méditation sur la vie. C’est ce que semble vouloir nous transmettre l’auteur à travers cette œuvre. En effet comme je l’ai expliqué précédemment, le poète souhaite nous transmettre une nouvelle vision de la vie, centré sur des choses et des moments plus simple. Ainsi l’ensemble de ce livre paraissant comme une description superflu et absurde d’objets simpliste est en réalité un enseignement à savourer et célébré les belles choses de la vie, si banales soient elles. Dans « les trois Boutiques » l’auteur nous propose des « sujets de méditation : 1° Le temps occupé en vecteurs se venge toujours, par la mort. — 2° Brun, parce que le brun est entre le vert et le noir sur le chemin de la carbonisation, le destin du bois comporte encore — quoiqu’au minimum — un geste, c’est-a-dire l’erreur, le faux pas, et tous malentendus possibles. », il nous invite ici à entrer en réflexion face au sujet énoncé dans le texte. (pour d’autre exemple voir la lettre B et F).


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J comme jeux de mot :

En plus d’utiliser l’humour Francis Ponge joue avec la langue, les mots, la parole et les sonorités. Il utilise à plusieurs reprises des calembours dans ses poèmes et se sert de l’homophonie des mots pour étayer ses textes. Par exemple dans « le cageot » : « A mi-chemin de la cage au cachot la langue française a cageot », ici le poète joue sur la sonorité de deux mots pour en former un troisième. Ou encore dans « faune et flore » : Ils ont pignon sur rue, ou sur route » premièrement Francis Ponge utilise cette expression en référence au pignon, le fruit de la pomme de pin puis il y ajoute une touche d’humour avec « ou sur route » décrivant alors les différents lieu ou peut se trouver la flore.

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L comme lien :

Nous avons expliquer plus tôt que l’œuvre de Ponge était un recueil, un groupement de poème et que ces textes avaient été organisé dans ce recueil par l’éditeur et non l’auteur lui même. Cependant cela n’a pas empêcher l’auteur de créer des connexions plus ou moins flagrantes entre les poèmes. Souvent, lorsque les poèmes traitent du même thème, ils sont situés côte à côte dans le recueil. Par exemple : le mollusque et escargots, Bord de mer et de l’eau, le gymnaste et la jeune mère, ou encore R.C Seine n° et Le restaurant Leumenier rue de la chaussé d’Antin. Mais certains textes reprennent parfois complètement la phrase d’un autre poème comme dans « faune et flore » où la phrase « l’on ne peut sortir de l’arbre pat les moyens de l’arbre » est une reprise de la phrase du « cycle des saisons ». Ainsi L’auteur créer une unité dans son œuvre en établissant des liens plus ou moins directs entre les poèmes du recueil.

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M comme métaphore :

La métaphore est une figure de style très présente dans l’œuvre de Francis Ponge. Elle consiste à établir un rapport logique entre un comparant et un comparé sans outils explicite mais par le biais d’une image. Ce procédé est très présent chez Ponge et c’est lui qui apporte une grande partie de la poétique de ses textes. Dans « pluie », la pluie est alors comparé à une machine à la du texte « Lorsque le ressort s'est détendu, certains rouages quelque temps continuent à fonctionner, de plus en plus ralentis, puis toute la machinerie s'arrête. Alors si le soleil reparaît tout s'efface bientôt, le brillant appareil s'évapore : il a plu. », dans « la bougie » on retrouve la métaphore de la plante avec « La nuit parfois ravive une plante singulière dont la lueur décompose les chambres meublées en massifs d'ombre. Sa feuille d'or tient impassible... », enfin dans « bords de mer » . Mais une seule et brève parole est confiée aux cailloux et aux coquillages, qui s'en montrent assez remués, et il expire en la proférant; et tous ceux qui le suivent expireront aussi en proférant la pareille » ici le roulement des vagues est comparé à la parole par le biais de la métaphore.

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N comme nature :

La nature est, je dirais, le sujet principal de cette œuvre. Le poète semble y accorder une grande importance et manifeste pour elle une sorte d’admiration qu’il retranscrit dans ses textes. On observe cette importance à travers les titres des poèmes qui évoque clairement la nature : « pluie ; la fin de l’automne ; rhum des fougères ; les mûres ; l’orange ; l’huître ; les arbres[...]de brouillard ; le feu ; le cycle des saisons ; le mollusque ; escargots ; le papillon ; faune et flore ; végétation ; etc... ». Mais le poète évoque également ce thème dans ses textes eux mêmes : « les feuilles leur sont dérobées ;la sève au profit des fleurs et fruits, ; Les fleurs sont dispersées, les fruits sont déposés. » (« les arbres[…] de brouillard »)

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O comme objet :

Objet, synonyme de chose, présent dans le titre et tout au long de l’œuvre, c’est l’essence même de ce recueil. Francis Ponge a choisis dans « le parti pris des choses » de décrire des objets qui semblent avoir été choisi au hasard mais donc la description poétique découle d’une observation précise.

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P comme personnification :

La personnification est un procédé consistant à attribué des caractéristiques humaines à quelque chose d’inhumain. Elle peut être associée au contraire de l’animalisation. La personnification est très utilisé dans l’œuvre de Francis Ponge notamment pour comparé l’humain à l’animal ou à un objet et ainsi se moquer ou instruire l’Homme. Par exemple dans « les mûres » : les fruits de la grappe sont personnifiés en famille « ils offrent plutôt le spectacle d’une famille rogue à ses âges divers », dans « les plaisirs de la porte » : « 'empoigner au ventre par son nœud de porcelaine l'un de ces hauts obstacles d'une pièce; ce corps à corps » la porte prend alors des attributs physiques humains et est alors personnifié.

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Q comme quotidien :

Le mot quotidien est associé à la banalité des objets et évènement décrit dans « le parti pris des choses ». L’auteur décrit des objets de la vie quotidienne ainsi que des moments de vie comme le pain mais aussi les saisons ou un repas au restaurant, cette simplicité renferme en réalité un message de satisfaction des choses simples et banales que l’on a tendance à trop oublier. Dans « Le restaurant Leumenier rue de la chaussée d’Antin », l’auteur décrit le déroulé d’un repas dans un restaurant parisien.

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R comme référence :

« Le parti Pris des Choses » renferme un certain nombre de référence artistique en tout genre permettant alors au poète de mêler modernité et tradition. Dans « escargots » l’auteur écrit « être ou ne pas être », référence à Shakespeare ; « Le restaurant Leumenier rue de la chaussée d’Antin » il dit : « dans l’esprit du fameux Bar de Manet », référence alors au peintre, puis dans « note pour un coquillage » il exprime son admiration pour des artistes tels que « Bach, Rameau, Malherbe, Horace, Mallarmé ».

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S comme science :

L’ouvrage de Francis Ponge est assurément une œuvre littéraire, mais son vocabulaire précis et parfois même scientifique peut parfois nous amener à penser à une encyclopédie de sciences. En effet, à plusieurs reprise dans le livre, on rencontre des termes voire des passage de description scientifique de la nature ou des objets : « une sécrétion de bave floculente » (« escargots ») ; « la pesanteur » (« de l’eau ») ; « L'exhalaison de l'acide carbonique par la fonction chlorophyllienne » (« faune et flore »).


T comme temps :

Le temps peu prendre deux signification lorsque l’on parle du « parti pris des choses », il peut signifier météo, en raison des quelques poèmes qui en parle (fin de l’automne, le cycle des saisons…) mais il peut aussi et surtout signifier le cycle de la vie, l’écoulement perpétuel du temps. Francis Ponge semble prendre plaisirs à décrire le cycle de la vie de la nature, le renouvellement cyclique de la nature et de la vie : « Mais là commence une autre histoire » (la fin de l’automne) ; « Depuis le plus jeune âge, la résignation de leurs qualités vives et de parties de leur corps est devenue pour les arbres un exercice familier » (les arbres[...]de brouillard) ; « Une nouvelle lassitude, et un nouveau retournement moral » (le cycle des saisons »).

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V comme vécu :

Francis Ponge décrit dans son œuvre des situations que beaucoup d’entre nous ont déjà vécu ou vu, des situations, des objets, des phénomènes qui résonnent en nous comme des événement connu et même familier. Par exemple dans « la fin de l’automne » : « Les feuilles mortes de toutes essences macèrent dans la pluie. ; Les jours sont courts, la nuit tombe vite, le comique perd ses droits. » ces passages décrive des phénomènes déjà vécu par chacun d’entre nous, les feuilles qui baignent dans l’eau de pluie d’automne ou encore l’arrivé de l’hiver.