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Transcript

Partie 1

A. Des flux migratoires croissants à l'échelle mondiale

Statistiques

Partie 1

Le nombre de migrants internationaux est en croissance constante.

Partie 1

Les migrations internationales obéissent d'abord à une logique régionale (70% des flux migratoires) :


- la plupart des migrants qui s'installent dans un pays africain sont originaires d'un pays africain voisin

- les Européens de l'Est qui émigrent vont s'installer dans un pays d'Europe de l'Ouest

- les populations asiatiques rejoignent souvent un pays émergent du continent



Partie 1

B. Des motivations multiples

Carte : l'arc des réfugiés dans le monde

  • Des migrations forcées

Les facteurs des migrations climatiques

Partie 1

  • Des migrations forcées

Les populations contraintes aux migrations sont les réfugiés (personnes reconnues en danger dans leur pays d'origine et qui obtiennent le droit de s'installer dans un autre pays). On distingue :


- les réfugiés politiques, victimes de guerres ou de l’oppression de régimes dictatoriaux. Nombre de ces migrants s’installent dans des camps de réfugiés gérés par des organisation humanitaires.

- les réfugiés climatiques victimes de séismes, d’inondations, de tempêtes mais également des effets du changement climatique.

Partie 1


  • Des migrations économiques

Plus de trois quarts des déplacements internationaux visent une installation dans un pays dont le niveau de développement social et économique est supérieur à celui du pays d’origine.
Les migrants économiques ne sont pas les populations les plus pauvres de leurs pays d'origine : la plupart des migrants des pays pauvres ont un niveau de revenus supérieur à la moyenne des revenus dans leur pays.

Les pays du Nord sont les destinations privilégiées mais les migrations entre les Suds sont de plus en plus nombreuses en raison de deux facteurs :
- les pays les plus riches ont mené une politique plus stricte de fermeture de leurs frontières.
- le développement de pays émergents du Sud (Chine, Inde, Brésil) les rend attractifs


Partie 2

A

B

Des réactions contrastées dans les pays d'accueil

Les effets sur les pays
de départ

II. Les effets territoriaux des migrations internationales

Partie 2

A. Les effets sur les pays de départ

A partir des deux articles (cliquez dessus), indiquez si chaque affirmation est vraie ou fausse.

Les travailleurs qualifiés quittent l’Afrique


Le nombre de travailleurs qualifiés quittant l’Afrique subsaharienne augmente rapidement et constitue une véritable fuite de cerveaux qui pénalise le développement du continent. Ce nombre pourrait bondir de 7 millions en 2013 à 34 millions en 2050 avec près de 20 000 de travailleurs qualifiés qui partent chaque année, attirés par les pays du Nord. Ce qui fait de l’Afrique l’un des continents le plus frappé par la fuite des cerveaux.

Le Fonds Monétaire International cite en exemple, le cas des docteurs et infirmières du Malawi et du Zimbabwe dont le départ a de lourdes conséquences sur le plan économique et social. « Les personnes qui sont censées façonner l’avenir de l’Afrique du Sud, l’avenir de l’Afrique donc, se trouvent quelque part en Europe, […] ou quelque part aux États-Unis contribuant à leur croissance. […] ».

« L’Angola a perdu 70% de ses médecins qui sont partis au Portugal. Le Congo Brazzaville a perdu 43% de ses médecins. Lorsque les pays du Sud arrivent à former leurs médecins et que ces médecins ne peuvent pas travailler dans de bonnes conditions, ils partent », note le professeur congolais Bernard Lututala Mumpasi, démographe et ancien recteur de l’université de Kinshasa (RD Congo). En cause selon lui : « les conditions de travail exécrables dans la plupart des pays africains : salaires modiques, manque de matériels, mais aussi une ambiance qui ne permet aucun épanouissement professionnel ».


D’après un article paru dans Afrique Expansion, le 9 mars 2017

Peu de diplômés Africains reviennent en Afrique


Une semaine seulement après avoir soutenu sa thèse de doctorat, Hailay Teklehaimanot a quitté les Etats-Unis pour regagner l’Éthiopie. Ce médecin de 36 ans est l’un des rares émigrés africains à être rentré dans son pays d’origine. La majorité restent à l’étranger. « J’ai soutenu ma thèse le 7 août 2004 et j’ai pris l’avion pour rentrer le 15. Je ne suis même pas allé à la cérémonie de remise des diplômes, raconte M. Teklehaimanot. Si tous les diplômés s’installent définitivement dans les pays industrialisés, l’Afrique ira à sa perte. Si nous ne faisons rien pour l’Afrique, qui agira à notre place ? »

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), basée en Suisse, estime que, chaque année, quelque 20 000 cadres ou membres de professions libérales quittent l’Afrique. Cette perte de main-d’œuvre qualifiée est l’un des plus grands obstacles au développement de l’Afrique.

Sous l’impulsion du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), la volonté

d’enrayer la pauvreté sur le continent s’est intensifiée. Les gouvernements demandent à tous les

Africains, y compris ceux qui vivent à l’étranger, de bâtir l’Afrique du XXIe siècle. Les cadres et membres des professions libérales sont de plus en plus nombreux à répondre à l’appel du NEPAD. […]

Tout le monde n’est pas prêt à déménager. M. Gichure wa Kanyugo, psychiatre né au Kenya et exerçant à Boston, estime que l’Afrique ne lui offre, à lui ainsi qu’à d’autres de ses collègues, guère d’espoir.

Ayant acquis la nationalité américaine, il ajoute : « Nous aimerions rentrer chez nous, mais les

conditions locales ne nous le permettent pas. Le patriotisme ne nourrit pas son homme ». Parmi les conditions dissuasives souvent citées figurent, d’après l’OIM, la morosité économique,

les conflits armés, le chômage et les soins de santé inadéquats. Ces différents facteurs expliquent,entre autres, qu’un diplômé sur trois émigre, principalement en Europe et en Amérique du Nord.[…] L’argent, explique M. Emeagwali, est la principale raison pour laquelle les Africains ne rentrent pas chez eux. « En théorie, rentrer en Afrique est une obligation morale. Mais en réalité, un Africain diplômé ne va pas démissionner d’un emploi rémunéré 50 000 dollars par an pour aller gagner 500 dollars par an en Afrique. » À propos de son propre cas, M. Emeagwali, né au Nigéria mais résidant aujourd’hui aux Etats-Unis, explique que c’est principalement pour sa femme américaine et son fils qu’il ne rentre pas en Afrique. […]


D’après un article publié sur Afrique Renouveau, en octobre 2016

Partie 2

Les pays de départ souffrent du départ d'une population dynamique et formée. Créer les conditions pour un retour au pays natal constitue donc un défi pour ces Etats.


Les migrants contribuent cependant au développement économique et social de leur pays d’origine en envoyant une part de leurs revenus (les remises, estimées à 400 milliards de dollars) : 1 milliard de personnes dans le monde dépendent de ces remises. Ces transferts représentent une part importante du PIB de certains pays (42 % du PIB du Tadjikistan par ex.).

Partie 2

Prenez en notes les informations fournies par la vidéo

Partie 2

B. Des réactions contrastées dans les pays d'accueil

Corrigé

Consigne

Partie 2

Les opinions publiques des pays d'accueil sont divisées :


- une partie d'entre elles réclament des mesures de régulation contre ce qui est perçu comme une concurrence pour les emplois, voire comme une invasion qui menace l'identité du pays

- d’autres citoyens sont favorables au brassage des cultures et réclament le respect des libertés individuelles et du principe de solidarité entre les peuples.


La tendance dans de nombreux pays d'accueil est au durcissement de la politique de lutte contre les migrations. Les politiques en matière de délivrance de visas sont plus dures et des projets de murs se multiplient.

Conclusion

Manuel Nathan 2de, 2019