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Nouvelles mythologies

DNMADE 1 (MORTEAU) présentent

Nouvelles mythologies du monde contemporain

1

TOME

AVRIL 2022 - @LEF

(Rafraîchies)

En 1957 Roland Barthes (philosophe, critique et sémiologue) écrivait un recueil singulier qui réunissait une cinquantaine de textes sur ce qu’il considérait comme les “mythologies de son époque” : autant dire les croyances (plus ou moins) durables d’une société qui se rassemble autour et qui en débat.

En 2007 Jérôme Garcin sort un ouvrage similaire qu’il intitule “Nouvelles mythologies”, 50 ans plus tard les “mythes sociétaux” ont grandement changé de nature, et si ce n’est “L’Abbé Pierre” aucune entrée commune… La société française avait donc changé !

En 2022 l'idée m'est venue d'interroger mes étudiants sur les mythologies de 2007 et de leur faire les actualiser : qu'en reste-t-il dans l'imaginaire collectif et dans le leur en particulier ? Ce qui faisait l'objet de discussions hier a-t-il encore du sens aujourd'hui ?
Ce recueil de textes assez courts me semble valoir la peine d'être lu, le regard de ces adultes en devenir est loin d'être naïf et leur sens critique rafraîchissant voire salvateur...
C'est l'objet de ce Tome 1, le Tome 2 portera sur les "(Nouvelles) Nouvelles Mythologies" (à paraître en mai 2022 !)

Préface

S. Deshayes - Culture et Humanités - DNMADE Horlogerie / Joaillerie

Les sushis

Eve B.

La star-ac

Le 4X4

Mia B.

Le speed-dating

Lisa B.

La fièvre de l'authentique

Noélie C.

Le corps nu d'E. Béart

Diane C.

L'Euro

Tiphaine D.

Les nouveaux amoureux

Solveig D.

Google

Anna E.

L'I-pod

Lucie G.

La racaille et le Karcher

Marc G.

Le botox

Sarah B.

Table des matières

Nouvelles Mythologies (Reloaded)

Léna B.

Le GPS

Fumer tue !

Le 11 septembre (2001)

Antonin G.

Lily-Rose H.

Charline J.

Les délocalisations

Les 35H

Le coaching

Le patch

Le SMS

Le téléphone portable

Le commerce équitable

Julien K.

Solène L.

Maëlenn N.

Léa N.

Mathilde P.

Lisa R.

Arthur W..

Les OGM

Esther L

Title 1

Un texte de Sarah B.

Symbolisées par une seringue, les injections de Botox, selon l'American Society of Plastic Surgeons ont augmenté de 28% chez les 20 à 29 ans depuis 2010. Ces données prouvent que le Botox fait toujours partie de notre croyance, voire que cette dernière s'est renforcée au fil des années. Pour quelle raison l'injection d'une toxine se retrouve aussi profondément ancrée dans notre peau que dans nos tendances ? Que le Botox soit à la mode est un paradoxe car ses injections sont à la fois très prisées et mal vues. Mais le Botox est surtout une solution à un mal-être éprouvé tout particulièrement par les jeunes sur leur physique.
Tout le monde à des difficultés à accepter et aimer son physique, il est nécessaire de le rappeler. Mais les jeunes sont plus susceptibles d'avoir ces névroses-là à cause des changements hormonaux qu'ils subissent en plus grandes doses. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'aujourd'hui les gens jugent moins les jeunes botoxés, contrairement à l'époque où ils paraissaient superficiels. Maintenant, ces personnes sont perçues comme voulant simplement prendre soin de leur figure et peau au même titre que mettre de la crème et du parfum, pour renvoyer une image soignée et propre sur-soi.

L'idée d'avoir des rides et un corps vieillissant, ce n'est facile pour personne. Cette préoccupation est liée à une aspiration d'être désiré, aimé et la peur d'une vie mortelle.
Aussi, l'explosion de l'utilisation des réseaux sociaux n'a fait que populariser et normaliser le recours au Botox. Ces médias sont des symboles du culte de la jeunesse et des traitements esthétiques, devenus très appréciés en ne divulguant que ses « bons cotés ». Être exposé à ces plates-formes augmente les chances d'insatisfaction de son propre corps et ce, même si les gens savent très bien que les images sont retouchées et que des filtres sont ajoutés. Mais cela n'empêche pas ces personnes de vouloir paraître plus « parfaites » et cette ambition, cette obsession, lie les jeunes entre eux.
Cependant même après des injections de Botox, l'insatisfaction va revenir, mais sous une autre forme. Une autre ride, par exemple. Évidemment, on peut modifier son corps indéfiniment, mais pendant ce temps, on n'apprend pas à l'apprécier, à vivre avec et à le valoriser.

Le Botox

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Title 1

Un texte de Eve B.

Les sushis que l’on connaît aujourd'hui apparaissent au milieu du 18ème siècle à Edo, l’actuelle Tokyo. Ce sont des petits canapés de riz vinaigré, garnis de légumes finement coupés et de poisson fumé. Pensés initialement comme une sorte de fast-food, les sushis devaient pouvoir se préparer rapidement à la main et nourrir facilement un homme. Dans les années 2000, les sushis se sont imposés dans notre société occidentale et sont même devenus un véritable icône d'un mode de vie sain. On parle ici d’un phénomène de mode. Pourtant leur composition est discutable ! De l’avocat, très avare en eau, du saumon et du thon rouge : des poissons à croissance lente et donc riche en métaux lourds… On finit même par parler d’occidentalisation de la cuisine japonaise ! Et oui… Sur tous les restaurants japonais présents en France, très peu ne sont pas des restaurants à sushis. Pourtant le sushi n’est même pas dans le top 10 des spécialités au Japon ! Les Français n’aiment pas seulement les fast-foods nippons. En 2010, les éditeurs français ont acheté les droits de 329 titres japonais, ce qui fait d’eux les livres étrangers les plus nombreux sur le marché après ceux traduits de l’anglais. On peut aussi prendre l’exemple des mangas. L’influence japonaise touche même les plus jeunes. Mais tout ceci n’est pas un hasard.

Il y a deux décennies, le japon était le leader mondial du « hard power » (chaîne hifi, walk man…) et du « soft power » (manga, dessin animé). Or aujourd’hui la Chine dépasse de loin le Japon en construction électronique et le géant Français Ubisoft ou encore les américains avec Electronic Arts mettent à genoux le Japon. En plein déclin, le japon revient donc petit à petit comme par exemple avec les jeux olympiques de Tokyo. C’est l’esprit « cool Japan » un esprit de reconquête. Le japon se met donc en avant avec sa robotique très avancée ou ses mangas en jouant sur la culture japonaise dépaysante pour les occidentaux. On peut donc avancer l’hypothèse suivante : les fast Food s'imposent très facilement en France, la preuve par les hamburgers ou même les Kebab qui fonctionnent très bien. Les sushis c’est du fast-food aussi mais japonais. De plus un fast-food qui surfe sur la vague du soi-disant healthy et avec son prix onéreux il s’adresse à une tout autre classe sociale qui n’est pas forcément la même qui consomme des mangas…

Les sushis

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Title 1

Un texte de Léna B.

La Star Academy fait partie des premières émissions de téléréalité, avec Loft Story, apparues dans les années 2000. Contrairement à cette dernière, la Star Academy aurait davantage de sens : des jeunes gens sont invités à être enfermés dans le château de Dammarie-les-Lys pour un concours de chant. Le quotidien totalement banal des élèves est retranscrit sur TF1. La production a finalement réussi à donner l’illusion qu’il y a du sens alors que l’émission filme simplement le quotidien de ces jeunes. La réalité est ridiculisée car elle est basée sur les apparences au détriment de ce qu’il peut y avoir au-delà. TF1 a réalisé des bénéfices monstres seulement avec cette émission. Après cela, un bon nombre d'émissions de téléréalité ont suivi.
Aujourd’hui ce concept est toujours d’actualité, les émissions de téléréalité ont pour but de trouver l’Amour ou de devenir acteur, chanteur ou encore mannequin. L'émission ne met absolument pas ces sujets et métiers-là en valeur au contraire elle les ridiculise. L’émission nous fait croire que nous suivons les participants de la manière la plus simple mais la réalité que prétend l’émission n’est que fiction et nous pourrions nous questionner sur le jugement moral de cette « réalité ».

L'identification est la raison première pour laquelle les gens regardent de la téléréalité, même si les candidats sont très souvent stéréotypés, nous suivons le quotidien de personnes qui ont le même caractère et les mêmes réactions que nous dans des situations hors du commun.
« Le malheur des uns fait le bonheur des autres », le téléspectateur est sadique, il aime voir des drames, des cris, des pleurs.... Le sadisme nous donne confiance en nous. Les émissions ont la possibilité de donner du pouvoir au public en les laissant choisir un candidat à éliminer par exemple, cela nous débarrasse de notre frustration accumulée.
Aujourd’hui les émissions ne font plus voter le public mais se servent de la réputation des candidats pour attirer le public. Ce système est bien plus violent car la frustration et la colère sont déversées sur les réseaux sociaux, et nous connaissons bien les dégâts que peut engendrer le cyberharcèlement.

La Star-academy

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Title 1

Un texte de Mia B.

La voiture est un outil de travail inventé par l’homme entre 1886 et 1889. Ses caractéristiques ont changé et changeront jusqu’à l’extinction de l’espèce.

Entre les années 1920 et 2000, les besoins de déplacement ont quelque peu changé. Le 4x4 par définition était un véhicule tout terrain, capable de franchir des obstacles et de rouler sur des routes de tous types. Il devait être résistant, avec des protections de carrosserie, maniable, agile et apte à rouler de tout temps. Le franchisseur avait une consommation excessive de carburant. La Jeep Willys, en moyenne, consommait 25 litres aux 100 kilomètres. Elle a permis aux militaires de se déplacer sur des routes semées d'embûches. Voiture favorite des paysans car robuste elle tractait les bottes de foins sur les routes pédestres. Le 4X4 n’était pas fait pour emmener son propriétaire en vacances. Est-il raisonnable de demander à une Fiat Panda 4X4 de franchir un mur en pierre ?

À partir des années 2000, les citadines, les berlines, les SUV deviennent également 4X4. Depuis, le 4X4 a totalement changé de définition, car nous avons de moins en moins besoin de franchir des obstacles, ni de parcourir des routes embourbées. Par exemple, avant l’horloger moyen en hiver était paysan en été il avait besoin d’aller à sa ferme en 4X4 pour rouler sur chemins pédestres. Maintenant l’horloger moyen en hiver travaille en Suisse, il roule confortablement dans son gros véhicule 4X4 sur l’autoroute en direction de la douane. Aujourd’hui la voiture est confortable, complètement apte à faire de l’autoroute, blindée d’options toutes plus farfelues les unes que les autres (et intérieur cuir). Le Mythique Defender, franchisseur de haut niveau, devient champion du confort. Il s'agit bien d'une croyance, de nos jours le "4×4 "de monsieur tout le monde est incapable de franchir des obstacles.
Ce genre de voiture a changé de clientèle et ce client a changé de besoin, car de nos jours, il y a les problèmes environnementaux qui entrent en compte avec la consommation de carburant, les taxes carbones, l’évolution des métiers, l’essor de l'industrialisation, qui ont apporté ce changement. Au final ne s'agit-il pas de promouvoir sa réussite en faisant du 4X4 un signe extérieur de richesse et de son accomplissement ?

Le 4X4

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Title 1

Un texte de Lisa B.

Le speed dating (littéralement « rencontres rapides »), ou le «rencontre minute», est une méthode de recherche d'un partenaire en vue d'une liaison sentimentale ou matrimoniale qui consiste en une série d'entretiens courts avec différents partenaires potentiels.
Désormais modernisé avec la création d’applications telles que Tinder, Happn, Meetic, Fruits…créées au début des années 2010 le speed Dating virtuel a, durant un temps, révolutionné les relations amoureuses. Cependant, certains utilisateurs se disent écœurés par le caractère addictif de ces applications qui font des gens de simples objets de consommation et s'en détournent peu à peu.
Comparé à un « marché » de l’amour où il faut savoir se vendre et procéder à un véritable abattage en répétant de nombreuses fois les mêmes choses à diverses personnes, le manque de feeling et d’alchimie se fait sentir assez rapidement.
En effet, communiquer par écrans interposés peut peser sur la conscience de chacun, développant une peur de la rencontre puis une grosse désillusion une fois ce moment venu d'autant que de mauvaises expériences angoissent de plus en plus les utilisateurs.

Grindr, l'application la plus populaire pour les hommes homosexuels, mais aussi Hornet ont une particularité : tout le monde peut écrire à tout le monde. Mais cela a ses avantages et ses inconvénients. Dès que l’on se connecte sur l'application, nous avons des messages de personnes à qui nous n'avons rien demandé, qui nous envoient des photos dénudées ou des propositions dont nous n'avons pas forcément envie.
Nous passons alors notre temps à supprimer et à bloquer les messages indésirables, ce qui enlève tout le plaisir d’usage de ces applications censées répondre à nos désirs dans le respect le plus strict des uns et des autres.
L’accentuation des échanges agressifs avec les hommes, de plus dans un contexte anxiogène qu’a prodigué la situation sanitaire, transcrit un véritable besoin de défoulement.

Au-delà du Covid, un grand déséquilibre entre les hommes et les femmes présents sur ces applications se fait remarquer, les hommes étant plus présents. Dès qu'un détail vient titiller la prétendante, elle se désintéresse. Cela traduit une élévation du niveau d’exigence de la part de femmes sans doute sensibles au mythe de l’amour avec un grand A, du coup de foudre au coin de la rue avec l’homme parfait. Évidemment cette situation existe dans les deux sens, Certains hommes aussi se sentent sans doute aussi concernés.

Le speed-dating

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Un texte de Noélie C.

Nous sommes les acteurs d’une société qui ne cesse d'évoluer par diverses découvertes et avancées. L’homme de notre temps n’est pour autant que paradoxe dans ses actions, par le fait qu’il soit un de ces surconsommateurs de produits inutiles à notre société, et en même temps attaché à ses racines. C’est ce que l’on pourrait nommer comme étant l’authenticité.
La nature, le bio, le vrai, l’artisanat, les souvenirs, la famille. L’envie d’une vie simple dans un monde d'excès.
Une authenticité perdue que l’homme cherche à tout prix à retrouver, avec laquelle il veut renouer dans un monde en mouvance perpétuelle, dans une époque prônant une forte évolution industrielle où les problèmes liés à l’humanité et son environnement, tels que le climat, la politique, se veulent dirigés vers une finalité négative.

La fièvre comme envie, désir mais surtout une fièvre vue comme un besoin. Un besoin paradoxal entre superficialité dans une quête constante d’une esthétique parfaite, du corps parfait. Pour autant un corps et une hygiène de vie qui se veulent rythmés par une image dite authentique que l’on expose. Une image qui passe par le prisme des moyens soit disant naturels : coach de vie, chamans, l’idée du body positive.. . (Le cheveu blanc revient à la mode) Toujours dans une quête d’apparences.
Après avoir digéré de nouvelles cultures, l'homme de nos jours ressent ce désir de revenir à ses origines, ses traditions, ses cultures locales. Prenons l’exemple de la gastronomie, nous revenons à une consommation de l’éleveur au consommateur, nous allons voir le boucher du coin, le boulanger, le primeur. Un retour aux sources qui même en étant authentique se transforme en une mode. Revenir à des produits dits “locaux” . Un retour en arrière pour échapper à une terre déformée par une évolution industrielle puissante. Un retour aux choses simples, vraies, que l’homme a modifiées. L’homme est en perpétuelle quête du vrai, du réel, d’une vie sobre et saine mais ne cesse paradoxalement de désirer ce qu'il n'a pas et qui est bien souvent superficiel.

La fièvre de l'authenticité

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Un texte de Diane C.

Emmanuelle Béart, actrice française née le 4 août 1963 est révélée aux yeux du public dans le film « Manon des sources » de Claude Berri primé aux Césars. En 1990 elle s’impose en figure de femme sensuelle et fatale comme lorsqu’elle se dénude dans le film « la belle noiseuse » aux côtés de Michel Piccoli. Le corps a pu dans le passé être seulement l’incarnation d’un fantasme. A travers du corps d'Emmanuelle Béart c’est celui de toute une génération de femmes voulant prouver qu’il n'y a pas que des rôles de potiches écervelées réservés aux blondes. Emmanuelle succombe à la chirurgie esthétique mais n’ayant pas eu une expérience satisfaisante elle déconseille vivement cette pratique plus lourde de sens qu’on ne le pense.

Aujourd’hui, hors de question pour elle de le cacher mais plutôt de l’assumer, qu’il est 20 ou 40 ans il est beau, brut, engagé dans un monde cinématographique où l’apogée d’une actrice ne dure qu’un temps. La carrière d’une jeune actrice prendra fin autour de ces 32 ans tandis qu’un acteur lui n’a pas à se soucier de son âge ou de sa beauté. Dans notre société d’images, l’apparence d’une femme fait encore sa valeur, on peut donc se féliciter d’avoir des actrices comme Emmanuelle Beart qui montrent que le talent prime sur le reste et que les temps changent pour les femmes quinquagénaires sous représentées dans le monde cruel du cinéma. Cette sous représentation est le reflet de ce qu’il se passe aujourd’hui. L’égalité entre les hommes et les femmes n’a jamais été aussi centrale. Bien des domaines restent hermétiques à ce sujet comme le cinéma. En plus d’être sous-représentées, les femmes se voient proposer des rôles de qualité que lorsqu’elles sont au firmament de leur carrière professionnelle, belles et jeunes. Serait-ce alors le signe qu’une femme ne peut compter que sur sa beauté pour espérer réussir professionnellement ?

Le corps nu d'Emmanuelle B.

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Title 1

Un texte de Tiphaine D.

L’ambition de construire une Union économique et monétaire était un thème récurrent dans les débats sur l'Union européenne de la fin des années 60. Reposant sur la coordination des politiques économiques et budgétaires, la conduite d'une politique monétaire commune et l'emploi d'une monnaie unique, l'euro.
Le 1er janvier 2002, l’euro est la monnaie unique qui a remplacé en 1999 les monnaies nationales de plusieurs États membres de l’Union Européenne. Cette monnaie a été une révolution, l’euro n’est pas seulement une monnaie, mais aussi comme toutes les monnaies du monde, une philosophie. De plus, nous pouvons dire que c’est une philosophie à ambition commune, dont on ne pouvait prévoir les incertaines conséquences. Depuis sa mise en place il y a vingt ans, l’euro à une réputation sulfureuse. La monnaie unique aurait contribué à l’augmentation des prix, au détriment des consommateurs.

Afin de pousser le mythe et l’évolution technologique et informatique plus loin, l’objectif actuel serait de passer à un euro numérique, la banque centrale européenne réfléchit à doter la zone euro de sa propre monnaie numérique (au même titre que le Bitcoin et autres cryptomonnaies), mais à l’inverse d’une cryptomonnaie à proprement parler, elle aurait l’avantage d’avoir un prix stable, de garantir le remboursement par une institution publique, d’assurer le respect de la vie privée, sans utiliser les données de transactions à des fins commerciales.

La question de l’euro dépasse largement le seul cadre économique et financier. La monnaie est un symbole, une preuve concrète d’appartenance, pas seulement à un pays, mais à l’Union européenne et plus grand monde aujourd'hui ne le conteste...

L'Euro

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Title 1

Un texte de Solveig D.

Les lettres ont perdu leur caractère épistolaire et il n’est plus possible de trouver une cabine téléphonique fonctionnelle de nos jours. Des conséquences convenues quand on fait face à un appareil permettant d’échanger instantanément sans contrainte de lieu.
C’est ainsi que par sa commodité indéniable, le téléphone portable éclipsa tous les autres moyens de communication et devint tout naturellement indispensable. En plus d’être nécessaire dans la majorité des procédures administratives : ne pas en posséder peut clairement s’assimiler à une mort sociale. A juste titre, le téléphone portable devenu smartphone est l’outil médiateur des réseaux sociaux où tous peuvent se retrouver fictivement. L’apparition et l’ampleur des réseaux sociaux semblent d’ailleurs corréler celles des téléphones. On pourrait ainsi supposer que l’amoindrissement des interactions sociales directes ait poussé les individus à se sentir comme isolés. Paradoxalement, on cherche à combler cette solitude à l’aide de l’outil qui en est justement l’origine. Ainsi, cherchant à pallier ce manque, on s’enferme davantage encore dans ce petit écran où la dépendance fait très vite place à l’addiction.

Une addiction réelle et qui touche bien plus de monde que l’on voudrait bien admettre. Pour cause, l’usage du téléphone est encore plus présent qu’en 2007 et bien que garder ses yeux rivés dessus à la moindre occasion ne soit objectivement toujours pas bien vu, c’est pour le moins normalisé. Après tout, il est rare désormais de ne pas voir quelqu'un un portable à la main dans les lieux fréquentés et c’est d’autant plus vrai dans les transports ou salle d’attente. C’est ainsi qu’après le trompe solitude, le portable serait également un trompe ennui. On peut alors se demander ; a-t-on toujours eu besoin d’occuper notre esprit à la moindre occasion ou a-t-on développer ce besoin à un tel point qu’il se rapproche de la compulsivité ? L’un n’empêche pas l’autre en tout cas. Après tout, le téléphone est portable, constamment à notre portée, ce qui permet une sorte de prédisposition à interagir sans rien pour concrètement refréner son usage. On serait donc victime d’une «hyper-disponibilité» instaurant une nervosité pouvant friser la frénésie face à la quantité phénoménale d’informations qui nous assaillent. Un état d’esprit qui influence alors nos échanges en les accélérant, tant qu’il modifie leur forme (langage SMS) et finit même par affecter leur fond (messages superflus).

Le téléphone portable

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Un texte de Anna E.

C’est au début des années 2000 que voit le jour cette petite entreprise fondée par deux amis, qui va devenir à une vitesse considérable un des mastodontes du net : Google, le leader des moteurs de recherches internet et une des multinationales les plus puissantes au monde (les GAFAM). Alimentée régulièrement par tous, du plus expert au plus amateur, Google est devenue la plus grande source de savoir mondial. Il suffit de taper les quelques mots que l’on recherche et l’algorithme se charge du reste. Pour être vu, rendre son contenu accessible partout dans le monde grâce à cette plateforme, beaucoup n'hésitent pas à mettre la main à la poche. Ainsi c'est souvent le plus offrant qui bénéficie de la meilleure visibilité. Quant aux puissances totalitaires qui veulent limiter l'accès de leurs "citoyens" à certaines vérités dérangeantes accessibles pour eux sur Google, elles se retrouvent par conséquent à créer des répliques alternatives de ce moteur de recherche, sous peine de ne plus pouvoir manipuler l'information à leur guise.

Toujours avide de plus de progrès et de prouesses technologiques, Google investit beaucoup en matière de recherche et développement et a son siège basé dans la Silicon Valley, le pôle mondial en la matière. Loin devant tous, Google ne possède plus aujourd'hui de concurrence préoccupante, et peut procéder aisément au rachat de ceux qui tentent de lui faire de l'ombre ( Youtube, Android, etc.). La puissance de Google est telle que cette entreprise peut faire trembler certains pays, et son chiffre d'affaires peut même dépasser le PIB de certains d'entre eux.
Pourtant, en Europe, Google est basé en Irlande et bénéficie de taux d'imposition moindres. Sa place forte dans la mondialisation, son insolent pouvoir financier, l'accès aux données personnelles de ses utilisateurs sont tant de raisons pour lesquelles Google est tant critiquée et boycottée.
Face à ce raz-de-marée, des états tentent tant bien que mal de contrer Google à l'aide de sanctions financières, cependant insignifiantes et risibles aux yeux de ce colosse que chacun d'entre nous nourrit en victimes plus ou moins consentantes...

Google

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Title 1

Un texte de Lucie G.

L'IPod, lointain souvenir d'une révolution musicale qui a radicalement changé notre façon de consommer la musique. Il fût depuis remplacé : Spotify, Deezer, Soundcloud, des fast-foods musicaux sont nés. On consomme la musique illimitée et à volonté, elle fait de nous ce que nous sommes, à la manière des compils de chansons romantiques sur CD, les couples créent des playlists collaboratives, on partage dans nos storys, on compose des listes de lecture pour chaque humeur ou situation et on publie notre top artiste de l’année. Les plateformes musicales sont de vrais réseaux sociaux. L’industrie musicale tout entière repose sur le digital et le streaming, si bien que les CD deviennent des objets de collec’. Fini les téléchargements la veille pour le lendemain ! En un clic on a accès à un catalogue musical infini, aux classements, aux nombres d’écoutes.

A la manière d’un explorateur on fouille pour trouver des pépites, des nouveaux artistes à “moins de 100 000 auditeurs” pour se donner l’impression de faire partie d’une élite. On bataille, portant fièrement l’écusson de notre plateforme d’écoute favorite, ont lieu des duels Spotify vs Deezer qui n’ont de sens qu’à notre époque. On s'émancipe doucement des écouteurs filaires, les Air pods fièrement plantés dans les oreilles : la musique ne nous quitte plus, quoi qu’on fasse où qu’on aille. L’accessoire musical fait de plus en plus partie de nous, jusqu’à une quasi-fusion avec nos corps, nous laissant libre de tout mouvement. On évolue dans la sphère sociale, chacun dans sa bulle musicale ultra-personnalisée par les suggestions des plateformes, algorithmes de pointe obligent.
Le Bluetooth dans la voiture nous éloigne de la radio, et chacun se construit des goûts musicaux d’une spécificité presque scientifique.

L'I-pod

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Title 1

Un texte de Marc G.

C’était il y a un peu plus de 17 ans que Nicolas Sarkozy a utilisé pour la première fois le mot Karcher pour désigner des moyens mis en place contre la « racaille ». Et alors, est-ce que ça a servi à quelque chose ? Est-ce que c’est encore d’actualité ? Alors pour commencer, il suffit de s’arrêter au fait qu’un Karcher est un outil de nettoyage intensif qui sert à nettoyer les saletés tenaces, ce point-là provoque déjà une divergence assez importante des avis, et ce, encore aujourd’hui. D’une part, on voit des citoyens français, confrontés au quotidien à cette "racaille", et qui ne la supporte plus, qui la subit et en a assez de ces zones de non-droits qui ne cessent de s'amplifier dans certains quartiers. D’autre part, il y a les gens qui se sentent pointés du doigt de près ou de loin, littéralement stigmatisés quand les termes « on va se débarrasser de cette racaille » ont été dits par Nicolas Sarkozy. Ils se sentent incompris, marginalisés.

Aujourd’hui beaucoup de gens se souviennent encore de cet épisode mouvementé, mais pourtant, il n'est plus vraiment d’actualité. Quoique, la candidate LR aux présidentielles 2022 Valérie Pécresse, l’a quand même ramené aux oreilles du peuple le 5 janvier dernier lors d’une interview en disant « Il faut ressortir le Kärcher qui a été remisé à la cave par Hollande et Macron depuis plus de 10 ans ».
C’est là qu’intervient le monde numérique et digital d’aujourd’hui. En 2005, il n’y avait pas les réseaux sociaux pour colporter les informations. Hormis la télévision, la radio et la presse, rares étaient les supports autres qui ressassaient l’actualité à longueur de journée, alors qu’aujourd’hui, il suffit de regarder le fil d’actualité de son téléphone pour être au courant du moindre potin raconté par un politique ou autre.
Entre les habituelles fakes news, un politique ayant fait ou dit quelque chose qui interpelle un minimum les gens n’aura pas de mal à être sur le devant de la scène et être la cible de détournements. La preuve est que cette nouvelle reprise a tellement été puissante dans sa symbolique que même l’entreprise Karcher a demandé haut et fort que l’on ne l’utilise plus lors de prise de parole politique, et encore moins comme symbole.
Cela montre bien que ce mot dans ce contexte a, malgré les presque deux décennies passées, su marquer les esprits et prendre place dans l'imaginaire des gens.

La racaille et le Karcher

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Title 1

Un texte de Antonin G.

Abandonnant toujours plus sa vie privée, le rapport de l’homme avec le GPS à bien changé depuis son invention en 1995.
L’intérêt du guidage a perduré mais il est maintenant utilisé pour les trajets quotidiens. Des applications comme Waze ou Coyote proposent un service agrémenté d’autres intérêts pour l’utilisateur. Il est maintenant alerté par les usagers précédents en cas de ralentissement, de danger ou de contrôle sur la route. Pour éviter des contraventions, l’utilisateur communique en permanence les trajets qu’il effectue à ces entreprises. Et ces informations sont belles et bien enregistrées puisque Google par exemple transmet régulièrement le récapitulatif des trajets que l’application a guidés. Une Tesla est capable d’emmener automatiquement son propriétaire sur son lieu de travail dès lors qu’il est installé. La voiture sachant où il a pour habitude de se rendre à cette heure-ci, un jour de la semaine, elle l’y conduit directement.

Le GPS est aujourd’hui une fonction que l’homme active ou, pour certains, laisse activée sur son téléphone, un geste simple, une habitude. Certaines applications mobiles réclament parfois que cette fonction soit activée. Le partage de position est habituel pour des raisons de « praticité ». Et la position de la majorité des utilisateurs se retrouve donc affichée sur une carte à la vue de ses «ami-e-s ». Rien qu’en activant cette fonction, il donne la possibilité aux applications de créer de la data sur sa position. Et le nombre d'affaires où cette data est revendue ne manque pas. Sous prétexte de « n’avoir rien à cacher » l’homme communique une data mathématique ultra simple à traiter contenant ses habitudes, ses relations, ses intérêts, en somme sa vie privée.
Le GPS est aujourd’hui une véritable intrusion dans les libertés individuelles que nous acceptons sans trop sourciller...


Le GPS

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Title 1

Un texte de Lily-Rose H.

Les hommes fument depuis des siècles mais en réalité cette habitude s’est installée dans leur quotidien dès l’Antiquité. Le tabac, lui, n’a pas toujours été la première plante à laquelle on a assimilé le fait de fumer. De nombreuses herbes médicinales ont par ailleurs été les premières principales substances inhalées. Fumer n’a donc pas toujours été directement assimilé à quelque chose de mauvais pour la santé. Cette croyance d’une action destructrice pour l’organisme est contemporaine, elle est d’ailleurs apparue bien après que l’homme ait commencé à consommer du tabac. En 1950 des médecins américains prescrivent encore le tabac à leurs patients pour réduire leurs maux. La même année, les premières études sur le tabac prouvaient pourtant sa toxicité.

En 2005 l’inscription « fumer tue » apparaissait sur les paquets de cigarettes accompagnée de photos de cancers, amputations, maladies et autres conséquences sur la santé dues au tabagisme. Grâce à cette démarche de prévention contre le tabagisme, une pensée s’est construite dans notre imaginaire collectif. Nous sommes alors venus personnifier l’action de fumer en une entité ayant un pouvoir de mort sur nous. En faisant ce lien direct entre l’action et les maladies/complications graves qu’elle peut engendrer, l’homme crée le mythe d’une action tueuse.
Depuis « Fumer tue », consommer du tabac nous apparaît alors comme une mauvaise action, une personne qui aujourd’hui fume nous semble infréquentable et moralement condamnable entraînant quelquefois une stigmatisation de cette dernière que l'on considère comme quelqu’un sans volonté.
Pourtant lorsque l’on prête attention aux sondages concernant le tabagisme des français, on remarque même une augmentation de la consommation après la mise en place de la campagne de sensibilisation de 2005. Pas si simple de lutter contre un tel fléau.

FUMER TUE !

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Title 1

Un texte de Charline J.

Naguère, les chaines télévisées saturées par cette tragédie affolant le peuple Américain, faisant la Une de tous les journaux. Cette nouvelle fut brutale pour nos citoyens Internationaux.
Le 11/09, une date frappante, fusionnant un sentiment de terreur et de colère dont l’incapacité de comprendre pour ce peuple New-Yorkais touché par cette tragédie. Nous sommes le 11 Septembre 2001 en cette belle journée ensoleillée les américains menaient leur vie normale, certains profitent de ce magnifique ciel bleuté autour d’une promenade, d’autres travaillent dans des bureaux comme ceux du « World Trade Center » situé dans le quartier Lower de Manhattan. Mais le bonheur de cette ville ne durera qu’un court instant jusqu’à 08h14 précisément, la vie du peuple bascule par une première attaque des terroristes islamistes dans le centre de Manhattan, à New-York, à Arlington puis à Shanksvill, état de Pennsylvanie.

En moins de deux heures les membres du réseau djihadiste vont provoquer la mort de plusieurs milliers de personnes, répartis sur les quatre attaques terroristes. Cet acte ayant provoqué de nombreux dégâts notamment la destruction des deux tours jumelles. Des corps immolés et carbonisés par les flammes, des poumons asphyxiés par les fumées nuisibles, des familles sont détruites et anéanties.

2977 est le nombre exact de victimes contre 19 terroristes de l’organisme Al-Qaïda qui ont détourné les 4 avions kamikazes.

Aujourd’hui nous restons dans l’incompréhension face à de telles intentions criminelles. Cet événement a énormément choqué et le 11/09 est devenue une date historique du nouveau millénaire, malheureusement suivie d'autres attaques sur le sol européen et français en particulier.

Le 11 septembre (2001)

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Un texte de Julien K.

Difficile de ne pas discuter de la délocalisation des entreprises en 2022 puisque le phénomène commence à se généraliser dans les années 90. Cette mode industrielle a bouleversé l’économie et, en déplaçant les sociétés dans « l’atelier du monde » a créé une vague de licenciements. Pourquoi ? Le prix de la main d’œuvre est bien moindre et avec des lois sur les conditions de travail plus "souples" qu’en France par exemple. Croire en la délocalisation, c’est croire en sa fortune, en la consommation de masse et à sa réussite personnelle par des manières plutôt malhonnêtes.
Si l’on peut donner un exemple de chef d’entreprise affilié à ce procédé, on peut directement penser au fondateur de Nike Philip Knight qui s’est fait son capital grâce au mal-être des ouvriers asiatiques, sans oublier la constitution du personnel peu croyable avec des enfants (60 millions au total en Chine aujourd’hui), ainsi que les ouighours maltraités et forcés à travailler pour la marque.

Ca vire au scandale. Tout ça pour plus facilement concurrencer Asics et Adidas. Par la suite, Adidas s’est elle aussi mis à totalement délocaliser ses ateliers dans les pays d’Asie les plus attractifs. Les entreprises délocalisées, c’est comme le dopage dans les sports de haut niveau, les sportifs non dopés se font éliminer par les sportifs dopés. Ceci devient une mode, un surnaturel possible qui a des conséquences qui finissent par être catastrophiques (Exemple : la pollution et son septième continent de déchets ou la mort pour le dopage). Pourquoi aller si loin ?! Pourquoi mettre des étiquettes à plus de trois chiffres alors que les produits ne coûtent pas grand-chose à fabriquer ? Sommes-nous pris pour des Idiots ? Vivement la relocalisation des usines dans notre pays pour une consommation moins abusive et plus respectueuse pour la planète. Tout serait à notre avantage, enfin pas forcément pour notre porte-monnaie mais l'éthique n'a-t-elle pas un prix ?

Les délocalisations

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Un texte de Solène L.

Les 35h de travail c'est une réforme politique française qui s'est mise progressivement en place au début des années 2000 avant de devenir obligatoire, elle vient remplacer les 39h de travail hebdomadaire pratiquées avant. Les 35h de travail par semaine c'est une révolution sociale puisque l'employé est délesté de 4h de travail par semaine destinées dès lors à ses loisirs et son salaire horaire se voit augmenter, cela est permis par les évolutions technologiques permettant finalement de travailler plus efficacement et donc moins longtemps. Techniquement on doit fournir la même somme de travail, mais en moins de temps. Économiquement c'est une autre histoire, les 35h devaient réduire le chômage, car la baisse d'heure permettait la création de plus de postes... Aujourd'hui on continue de se battre contre le chômage et à l'époque son aspect obligatoire avait entraîné la défaillance de nombreuses entreprises alimentant les débats parmi les économistes sur l'efficacité de la réforme.
Les 35h, et plus généralement la baisse du temps de travail, nous n'y avons pas touché depuis les années 2000, pourtant nous n'avons pas cessé les évolutions techniques qui devraient en théorie nous permettre de baisser ce temps de travail hebdomadaire ? On nous parle même de travailler plus vieux, de partir à la retraite plus tard, on parle de temps de travail par semaine mais qu'en est-il du temps de travail pour une vie ?

Plutôt contradictoire, nous évoluons, nous trouvons des techniques plus efficaces pour travailler, inventons des exosquelettes, des programmes, des machines et autres logiciels pour faire les choses plus vite et plus efficacement, pour déléguer le travail à des machines, et pourtant on nous enjoint de travailler plus...
Et encore, 35h, aujourd'hui c'est une donnée floue, depuis que le bureau s'est invité dans nos foyers, qui ne connaît pas un collègue, un ami ou un parent encore en ligne à 22h, 23h ou minuit tentant de finir son dossier au plus vite ? On voulait réduire le nombre d'heures de travail pour aménager notre temps libre et voilà que ces deux fusionnent, s'entremêlent, se confondent. Si cela s'arrêtait au bureau et la maison, mais non le trajet lui aussi se fait grignoter par le travail (quand on peut encore dissocier le bureau et la maison), un oeil sur son téléphone pour regarder ses mails au volant de la voiture, des échanges de texto avec son collègue dans le métro, car lui est encore en train de travailler pour finir le fameux dossier au plus vite, le trajet ce moment de transition où l'on déconnecte du travail et reconnecte avec son temps libre, lui aussi, se voit pollué.
Nos évolutions ont surtout fini par inviter le travail partout et tout le temps. Peut-être est-il temps de revoir notre système et de le rendre plus Humain ?

Les 35H

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Un texte d'Esther L.

Un OGM, organisme génétiquement modifié, est un organisme vivant dont le patrimoine génétique a été modifié par l'intervention humaine. Cette pratique scientifique a pour objectif d’apporter de nouvelles propriétés dont le sujet n’était pas doté, bien souvent dans un but de productivité accrue.
Après des années d’essor, surtout dans le milieu agricole, l'Union européenne s'est saisi du dossier en 1990 pour contrôler ces pratiques. En 2002 les consciences commencent à s'éveiller.

Le monde se dirige alors vers une réglementation et une transparence des producteurs ; vendeurs ; utilisateurs de ces organismes Génétiquement Modifiés. Suite à cela, le 24 juin 2002, l'Europe ratifie le Protocole sur la biosécurité, dit Protocole de Carthagène. Celui-ci rend obligatoire la mise à disposition du public de toutes les informations relatives aux risques relatifs à la circulation des OGM pour la santé humaine et pour l'environnement. Mais toutes ces mesures vont prendre un nouveau tournant ces dernières années, car nous nous sommes rendus compte que les OGM étaient bénéfiques sur plusieurs points.

Tout d’abord, améliorer la qualité nutritionnelle de certains aliments, comme par exemple le riz doré enrichi en vitamine A qui corrige des carences que des centaines de milliers d’enfants ont dans le monde. Ensuite, limiter l’usage des pesticides ; selon une étude de 2021, les cultures OGM ont permis d’économiser 775,4 millions de kilos de pesticides depuis leur commercialisation en 1996. La réponse au réchauffement climatique avec par exemple du blé tolérant au manque d’eau ou le développement du riz capable de pousser sur des sols pauvres en phosphore. Enfin, il y a une réduction du gaspillage alimentaire, avec la pomme transgénique Arctic qui ne brunit pas lorsqu’elle est tranchée par exemple, ou encore des tomates qui ramollissent beaucoup moins vite et occasionnent donc moins de pertes. Cependant, les OGM présentent certes des risques quant à l’apparition de résistance aux insecticides ou de dissémination dans l’environnement, mais leur interdiction en Europe peut sembler un coup dur pour le progrès !
On peut dire que cette croyance et ce débat a eu un tournant en 2002 lorsque les ministres de l’Agriculture des Quinze États membres sont arrivés à se mettre d’accord sur un seuil minimum à partir duquel la présence d'OGM dans les aliments doit faire l'objet d'un étiquetage spécifique, mais qu’aujourd’hui le débat doit être remis à jour puisqu’en 20 ans il y a eu énormément de changements et ne nous pouvons pas y faire face si nous restons fermés à de nouvelles solutions !

Les OGM

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Un texte de Maelenn N.

Un coach sportif, un coach mental, un coach de développement personnel, un coach de vie, coach d'entreprise etc... Sont autant de personnes qui se proposent de vous accompagner dans votre démarche, vie, ou votre métier pour vous aider à vous améliorer.

La grande tendance est à l’épanouissement personnel et professionnel, on assiste à l’émergence d'un marché du bonheur. Avec les injonctions sociétales qui vont avec : productivité, résultats sportifs, résultats professionnels, performance, faire du chiffre.
De plus en plus de personnes ne se sentant pas capable d'arriver à leurs objectifs seules prennent un coach pour les accompagner. La pratique est assez répandue dans le sport, vous verrez rarement un sportif sans entraîneur.

Ces temps-ci il est de bon goût de partager les réseaux ses gouttes de sueurs et ses muscles à la salle par exemple. Le marché du coaching ne cesse de s'agrandir et ne s'adresse plus seulement aux particuliers mais aussi aux entreprises.
En entreprise on voit de plus en plus de politique de management d’équipe, de formation, tout ceci pour dire que l'on apprend aux gens à se comporter, gérer une équipe, un projet,… En bref on coache les salariés à devenir toujours meilleurs.

Cependant la pratique n'étant pas réglementée, attention aux abus et aux conséquences notamment sur les coaching dits de développement personnel. Des phénomènes de dérives sectaires sont aujourd’hui bien connus et mille fois décriés. La relation de confiance et la notion d’encouragement et d'implication donne de fait un statut d’autorité au coach à qui le coaché peut s'en remettre totalement et finir par en être aveuglé.

Le coaching

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Un texte de Léa N.

Patch de nicotine, patch sacré dépassant la volonté, tu es devenu maintenant trop dérisoire. Par conséquent, tu as été dépassé. C’est le patch hormonal qui t’a remplacé. Lui a été testé et approuvé par la médecine quand toi tu te pavanais dans les publicités en quête de notoriété. L’image du patch en a pris un coup. La science l’a rendu bien trop sérieux pour s’en préoccuper. Il n’a plus son grade léger qui l’assimilait à une star de télé-réalité à tel point que sur chaque chaîne il se montrait.
Non ; aujourd’hui c’est la cigarette électronique qui est sensei, grand maître de la volonté suprême d’arrêter de ruiner sa santé. Évidemment,cette dernière ne contient que de la vapeur. Aucun danger, c’est comme respirer au-dessus d’une bouilloire remplie d’eau contaminée de produits artificiels et de conservateurs.

Mais, nous sommes forcés de constater que beaucoup ont arrêté la cigarette suite à l’utilisation des CE. Maintenant, ils sont sevrés, leurs poumons sont sains puisqu’ils ne fument plus que la CE; et pour son goût bien entendu. Après tout, quel mal y a-t-il puisqu’on ne garde que le geste, on est débarrassé de l’addiction.
Malheureusement, le sevrage n’est plus vraiment celui de la nicotine. C’est le combat féroce contre la décadence et la pression sociale. Tous inondent de leurs fumées toxiques leurs voitures à tel point qu’ils n’en perçoivent plus la route. Ils soulignent leur style dans les rues attendant le moment propice pour expirer et fendre ce nuage de toxicité par leur charisme vaporeux. On pourrait presque se servir de leurs poumons comme machine à fumer dans les soirées. Les odeurs de ces émanations sont si suaves qu’elles donneraient envie à un enfant de fumer. Barbe à papa, fraise-vanille ou encore malabar, tant de parfums de notre enfance qui offrent à cette invention machiavélique de l’Homme le masque trompeur de l’innocence.
Après tout, face à l’apparence, la santé n’a aucune chance.

Le patch

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Un texte Mathilde P.

Le SMS (Short Message Service) est tombé dans une telle banalité que chaque homme sur terre l'a inclus dans ses mœurs. Il est devenu un compagnon de vie, une habitude, une instantanéité entraînée par un automatisme. Des abréviations telles que Slt, tfk, mdr sont des mots à part entière que tout le monde a acquis et intégré dans son vocabulaire. Le principal est de gagner du temps et d’être efficace dans la transmission d’informations.
Le SMS est essentiel dans la communication en nous permettant de discuter en temps réel avec une personne à l’autre bout du monde.
Aujourd’hui il est Le moyen de s’exprimer, de partager ses pensées, ses sentiments. Les hommes et les femmes de nos jours se permettent d’écrire de longs messages qui dévoilent leurs sentiments, leur colère à défaut d’oser en parler face à face.

Le SMS a inventé nouveau langage que l’on peut interpréter en fonction de divers facteurs. Une ponctuation amenant des nuances à déceler, par la brièveté des mots, des lettres ajoutées qui expriment de la sympathie, de la joie… des smileys à chaque fin de phrase exprimant notre humeur, nos sentiments.

Pour autant, le SMS est moins tendance de nos jours car il s’est fait détrôner par de nouveaux moyens de communications incluant toujours le principe de message écrit (Messenger, WhatsApp). Un message peut être aussi accompagné d’une photo, d’une vidéo, d’un filtre qui grossit, déforme/embellit, caricature les émotions de l’utilisateur et est plus apprécié de nos jours (Snapchat, Instagram). Un sms « modernisé » en quelques sortes.

Le sms est un nouveau langage apparu avec les nouvelles technologies tel que le smartphone. Ce nouveau moyen de communication évolue et le langage évolue en fonction de celui-ci :le développement du côté intuitif et rapide induisent l’usager à préférer l’utilisation de la parole, les messages vocaux. Le mythe évolue avec la société, à moins que ce ne soit le contraire ?

Le SMS

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Un texte de Lisa R.

Avant, on se mariait beaucoup, on voulait publiquement que le mariage soit toujours la finalité « naturelle » du couple. L’on constate sans difficulté que pendant que le nombre de mariages baisse ces dernières années, celui des divorces en revanche ne cesse d’augmenter. Les choses ont évolué et l’on se sépare désormais plus facilement à la moindre contrariété. Dans le temps, quand quelque chose se brisait, on le réparait. Aujourd’hui on le remplace. Avant, on ne se quittait pas car on n’osait pas compte tenu de la pression sociale. Mais qui a raison, le vieux ou je jeune couple ?
Alors non, ce n’était pas « mieux » avant, c’était simplement différent.
En ville ou à la campagne, le temps d’une promenade on observe et se rend compte. Des couples et des familles qui vont et viennent à leur rythme, le rythme de leurs vies. Il n’y a pas un seul profil de couple ou un genre de relation idéale ou «traditionnelle ». En se promenant on se rend compte de la grande diversité des unions. Aujourd’hui et de plus en plus nous pouvons nous rendre compte de la richesse des différences. Ces différences qui nous lient, nous animent ensemble et nous apprennent sur nous, mais aussi des uns et des autres.

Certaines personnes pensent qu’il faut ressembler à son/sa partenaire pour pouvoir être heureux en couple. D’autres pensent le contraire. Ce qui est clair, c’est qu’au début d’une relation amoureuse, “ les opposés s’attirent ” vraiment. Pour créer de l’alchimie ou de l’attirance, il faut un peu d’ingrédients épicés comme les différences ou les défis. On le remarque d'autant plus dans les comédies romantiques qui en sont une belle caricature.
Ca parait beaucoup plus excitant, aventurier et courageux de sortir avec quelqu’un qui ne vous ressemble pas. D’ailleurs, comme beaucoup ne cherchez-vous pas votre âme sœur ?
Or une âme sœur est par définition une partie manquante de notre être, quelque chose qui vient s’ajouter à vous pour vous compléter. Donc cette âme sœur ne peut pas être identique à ce que vous êtes déjà ! Et est-ce vraiment sain d'être rattaché à une personne à ce point ? Car cela donne l’impression de n’exister entièrement qu'à ses côtés.
Mais la question qui se pose est de savoir si le couple moderne est encore un couple sur le long terme ?
Ce qui est certain c’est qu'il faudrait être heureux, en couple ou célibataire. Heureux le temps d’une nuit ou le temps d’une vie. Il y a toujours beaucoup d’amour, des larmes, de la construction, de la passion, de l’émotion, de l’incompréhension, des pétages de plomb, du bonheur quotidien, des disputes, mais toujours beaucoup d’amour qu’importe d’où vous venez et qui vous êtes.

Les nouveaux amoureux

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Un texte de Arthur W.

Le commerce équitable, espoir pour certains, mensonge pour d’autres. Il est là, dans nos supermarchés, depuis près de soixante ans, fortifiant les peuples du monde et les bonnes consciences. A l’origine, ce commerce visait à offrir de meilleures conditions de travail aux producteurs, tout particulièrement dans les pays en développement. Ce marché garantissait aux producteurs et aux travailleurs des droits de travail, notamment une plus juste rémunération. Cependant, depuis quelques années, le commerce équitable est en changement. En effet, ce marché est devenu une mode pour les occidentaux plutôt qu’un moyen concret de valoriser les conditions de travail dans le monde. Certes, cette mode est bénéfique pour les travailleurs des pays en développement tels que le Brésil ou encore la Tanzanie. Mais cela nuit aux producteurs locaux basés dans le pays-même du consommateur.

Celui-ci doit désormais faire face à un choix cornélien : acheter équitable en soutenant un travailleur à l’autre bout du monde ou acheter local pour aider les petits producteurs locaux.
Cette problématique est devenue encore plus importante en 2022, suite à la crise du coronavirus en Europe. Dans les deux cas, le consommateur lave sa conscience en faisant preuve d’un geste de soutien envers un producteur dans le besoin. Faut-il alors préférer aider les éleveurs bretons ou les agriculteurs du Mato Grosso ? Mais pour la majorité des consommateurs, cette question ne se pose plus. En effet, ceux-ci délaissent le commerce équitable au profit de multinationales capitalistes, préférant des prix bas au détriment d’un commerce plus juste. C’est donc pour cela qu’aujourd’hui, en 2022, le commerce équitable est devenu un mythe. Certes, il subsiste encore des personnes favorisant cette alternative mais pour la plupart, c’est sous l’effet de mode. Et lorsque cela se produit, ce choix fait de l’ombre aux producteurs locaux.
Alors, est-ce que le commerce équitable a encore un avenir dans notre société actuelle ? Et si oui, lequel… ?

Le commerce équitable

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