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Transcript

La domestication des végétaux:
L'exemple du Maïs

Consignes:

1-A partir des documents fournis et sous la forme de votre choix, relevez les différences d'états de caractères entre le maïs cultivé actuel (Zea mays) et la Téosinte (au moins 7 caractères).

2-Pour chaque caractère, vous indiquerez s’il avantage la plante ou l’Homme au regard de la sélection naturelle. Pourquoi ces caractères seraient-ils des avantages pour l'Homme, et dans ce cas, des inconvénients pour les plantes ?

3-Donner la définition de "syndrome de domestication" et illustrer cette notion avec un exemple.

Des plantes sauvages aux plantes cultivées.

Notion de rendement agrosystémique

Activité 1: comparer une plante cultivée avec son encêtre sauvage supposé.

L'encêtre supposé du Maïs:

Au début du XXe siècle, un botaniste, le Russe Nicolaï Ivanovich Vavilov, parcourt le monde à la recherche de plantes cultivables utiles. Au cours de ses voyages, il comprend que la zone d'origine d'une plante est probablement celle où poussent le plus grand nombre de variétés de celle-ci. En suivant ce raisonnement, il situe en particulier l'origine du maïs en Mésoamérique (du Mexique au Costa-Rica).

Après Vavilov, plusieurs botanistes américains s'intéressent à l'origine du maïs, et certains émettent l'hypothèse que son ancêtre sauvage est la Téosinte, une plante fourragère qui pousse notamment au Mexique et au Guatemala.

Dans les années 2000, Dolores Piperno et Kent Flannery identifient des échantillons fossiles de Maïs. Ces échantillons sont datés de -6000 à - 4250 ans. Leurs caractéristiques montrent que l’homme a participé à la modification de ces plantes en recherchant des variétés aux caractéristiques particulières :

Résultats de l'analyse morphoanatomique.

Données morphoanatomiques du plant:

Appareil reproducteur

La fructification.

Maïs actuel :




Téosinte (encêtre supposé):

Une fructification fructueuse:

Zoom sur le contenu du grain

Composition du grain de maïs:

Les glumes ont pour fonction de protéger la fleur, et ultérieurement le grain.

Source: Planet Vie

Notion de rendement Agrosystémique:

Pour mesurer la performance agronomique d’une activité agricole, le premier critère utilisé est le plus souvent le rendement agricole. Celui-ci correspond à une biomasse produite et récoltée annuellement par unité de surface. Cette biomasse récoltée ne correspond pas à l’ensemble de la production primaire produite sur la parcelle. En effet, il est rare que les plantes entières soient récoltées, seuls les organes d’intérêt (grains des céréales, tubercules des pommes de terre, etc.) sont collectés et exportés. Subsiste alors au champ le reste de la biomasse produite dans l’année : feuilles, tiges, racines, etc.

Depuis toujours, l’activité agricole est guidée par un objectif principal : l’augmentation de la production de biomasse que l’on mesure par le rendement agricole. Cette augmentation quantitative a été accélérée au cours du XXe siècle grâce à plusieurs leviers technologiques :

-l’amélioration des plantes qui a permis la sélection génétique de variétés à haut rendement (par la sélection de gènes de nanisme chez les céréales par exemple) ;
-l’utilisation systématique d’engrais de synthèse, fournissant des formes minérales des nutriments facilement utilisables par les plantes ;
-la lutte chimique, rendue nécessaire par l’homogénéité spécifique et génétique des agrosystèmes et l’augmentation des nutriments disponibles dans les parcelles agricoles.