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Miyazaki et la Guerre

Débuter le voyage...

La représentation de la guerre à travers l'aviation et le progrès technique et technologique dans l'oeuvre de Miyazaki

Princesse Mononoké

1997

Le Voyage de Chihiro

2001

Le Château Ambulant

2004

Ponyo sur la falaise

2008

Le Vent se lève

2013

Nausicaä de la vallée du vent

1984

Le château dans le ciel

1986

Mon Voisin Totoro

1988

Kiki la petite sorcière

1989

Porco Rosso

1992

Bibliographie

Crédits Photographiques

Avant-Propos

Historiographie

Analyse

Hayao Miyazaki naît le 4 janvier 1941 à Tokyo dans le quartier d’Akebono. Deuxième enfant d’une fratrie de 4 garçons, issus du mariage de Katsuji Miyazaki, directeur de la Miyazaki Airplanes et de … , une femme très stricte. Son enfance sera marquée par la seconde guerre mondiale et la maladie de sa mère, diagnostiquée du mal de Pott en 1947, une forme de tuberculose, qui affecte profondément le jeune réalisateur dans sa production. Sa famille fuyant les bombardements déménage souvent entre 1944 et 1945, Miyazaki raconte souvent l’histoire qui l’a le plus marqué de cette période : un soir de bombardement, il voit sa rue en flammes et se souvient de fuir en voiture avec sa famille, refusant à une mère et son jeune enfant de les accompagner par manque de place dans le véhicule. Le jeune Miyazaki aime beaucoup dessiner et expérimente le style manga durant ses études, mais la visionnage du Serpent Blanc dans sa dernière année de lycée le convaincra de devenir animateur. Il poursuit tout de même ses études en économie à l’université Gakushuin avant d’entrer à la Toei animation en avril 1963 en tant qu' intervalliste.
Il travaille sur plusieurs projets d’animations, surtout des séries qui lui permettront d’apprendre les rudiments du métier. En 1964 il est à la tête des manifestations lorsque des troubles syndicaux éclatent au sein du studio. Son engagement politique, de gauche est souvent mis en avant dans l’analyse de sa production, notamment pour Le château dans le ciel, Porco Rosso, et Princesse Mononoké. En 1965, il épouse Akemi Ota, également animatrice au sein du Studio. La même année, il commence à collaborer avec Isao Takahata avec qui il crée les Studio Ghibli en 1985 après le succès de Nausicaä de la vallée du Vent dans les salles japonaises...

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Biographie de Hayao Miyazaki


Hayao Miyazaki naît le 4 janvier 1941 à Tokyo dans l’arrondissement de Bunkyo. Deuxième enfant d’une fratrie de 4 garçons que le réalisateur citera souvent dans ses interviews concernant ses relations à sa famille : l'aîné Arita et les benjamins Yutaka et Shiro, issus du mariage de Katsuji Miyazaki, et de Dora, une femme au foyer très stricte et au fort caractère. Le père d’Hayao est ingénieur aéronautique, responsable dans l’entreprise de son oncle, la Miyazaki Airplane, qui produit des gouvernails pour avions et notamment les gouvernes des célèbres A6M Zéro de l'armée japonaise. Son enfance sera marquée par la seconde guerre mondiale et la maladie de sa mère, diagnostiquée du mal de Pott en 1947, une forme de tuberculose, qui affecte profondément le jeune réalisateur dans son enfance et qui se répercute plus tard dans sa production. Sa famille fuyant les bombardements déménage souvent entre 1944 et 1945, ils se rendent à Utsunomiya dans la préfecture de Tochigi non loin du lieu de travail de Katsuji. A partir de 1950, la famille est de retour dans la ville de Tokyo où Hayao suivra une scolarité assez classique. Le jeune Miyazaki aime beaucoup dessiner et expérimente le style manga d’Osamu Tezuka, célèbre mangaka ayant réalisé les célèbres Astro Boy ou Le Roi Léo durant ses études. En 1958, sort en salles durant sa dernière année de lycée Le Serpent Blanc. Ce long métrage d’animation réalisé par Taiji Yabushita au studio Toei Animation est le premier à ếtre en couleurs. Il marquera profondément l’esprit de Miyazaki au point que celui-ci décidera de devenir animateur. Il poursuit tout de même ses études en économie à l’université Gakushuin où il intégrera un club de recherche en littérature pour enfants. En parallèle, il se perfectionne dans sa passion pour le dessin et les mangas et accumule des centaines de pages de ses créations, pas toujours achevées. Il propose une thèse sur l’industrie japonaise et sort diplômé en 1963 de sciences économiques et politiques. La même année, en avril, il entre au studio Toei animation en tant qu' intervalliste.

Il travaille sur plusieurs projets d’animations, surtout des séries qui lui permettront d’apprendre les rudiments du métier, la plupart ne franchiront pas les frontières du Japon. En 1964 il est à la tête des manifestations lorsque des troubles syndicaux éclatent au sein du studio. Son engagement politique, de gauche est souvent mis en avant dans l’analyse de sa production, notamment pour Le château dans le ciel, Porco Rosso, et Princesse Mononoké. Il rencontrera au sein de ce groupe des animateurs qui joueront un grand rôle dans sa carrière et sa vie personnelle, notamment Isao Takahata, et Akemi Ota qui deviendra son épouse. C’est également grâce à ce mouvement qu’il entrera en contact avec Yasuo Otsuka, intervaliste sur Le Serpent Blanc, et avec qui il travaillera régulièrement par la suite.

En 1965, il épouse Akemi Ota et commence à collaborer avec Isao Takahata avec qui il crée les Studio Ghibli en 1985 après le succès de Nausicaä de la vallée du Vent dans les salles japonaises. Il s’associe également à Otsuka, formant le trio d’animateur à l’origine du long métrage Horus Prince du Soleil. Peu de temps après la naissance de leur second fils, Akemi quitte la Toei pour devenir femme au foyer et s’occuper des enfants pendant que son mari continue de travailler. Entre 1969 et 1970, Miyazaki publie son premier roman graphique Le peuple du Désert, sous le pseudonyme de Saburo Akitsu, puis quitte la Toei l’année suivante pour rejoindre Takahata au studio A-pro Telecom, au sein duquel il co réalisera des films comme Panda petit panda (1972-1973) et la série à succès Lupin III (1971-1972). En 1973, il rejoint le studio Nippon Animation, toujours accompagné d’Otsuka et Takahata, et participe à la réalisation de la série Heidi fille des Alpes (1974). Son style s’affine alors peu à peu dans le design des personnages et des visages. En 1978, Hayao Miyazaki réalise sa propre série animée : Conan, fils du Futur qui rencontrera son propre public et sera pour le réalisateur une première expérience dans la réalisation complète d’un projet. La série sera aussi une base solide pour des réalisations futures comme Nausicaä de la vallée du vent et Le Château dans le ciel.

En 1979, alors qu’il travaillait sur un projet appelé Anne aux pignons verts, il quitte le studio en cours de production pour le nouveau studio Tokyo Movie Shinsha, toujours accompagné d’Otsuka. Il y réalisera son premier long métrage issu de la série Lupin III : Le Château de Cagliostro.



Miyazaki parle peu de son père, mais écrit sur lui en 1995, peu de temps après sa mort. Il revient sur son rôle durant la seconde guerre mondiale et sur le fait qu’il ait demandé à ne pas partir à la guerre. Demande qui lui a été accordée par l’armée pour qu’il puisse continuer sa production. Il employait beaucoup de personnes non qualifiées pour produire les gouvernes et utilisait des matériaux et pièces parfois défectueuses en toute connaissance de cause. Alors qu’il avait rencontré Toshio Suzuki au détour d’une interview, leur relation se renforce et celui-ci permet à Miyazaki de pré-publier son manga Nausicaä de la vallée du vent dans le magazine Animage à partir de février 1982. La série rencontre un immense succès et Miyazaki obtient les fonds dès 1983 pour adapter son œuvre en long métrage d’animation grâce au Studio Topcraft. La même année dans le magazine Animage, il publie son nouveau roman graphique Le voyage de Shuna. Le Studio Topcraft embauche de nombreux animateurs à cette période, dont le célèbre Hideaki Anno, auteur de la série Neon Genesis : Evangelion, qui deviendra un proche de Miyazaki et qui prêtera sa voix en 2013 au personnage de Jiro Horikoshi dans Le vent se lève (2013).

Durant l’été 1983, en pleine production du film de Nausicaä, la mère de Miyazaki décède. Sa mort touche profondément le réalisateur et marquera un tournant certain dans sa carrière, avec un dessin plus joyeux et qui laissera place à un univers plus enfantin, mais gardant des thèmes sombres comme la maladie, la guerre et la désolation en toile de fond. Le film sort en 1984 dans les salles et marque le début d’une collaboration avec le compositeur Joe Hisaishi. Les recettes des entrées permettent à Miyazaki et Takahata de créer leur propre studio en juin 1985 : le studio Ghibli. Il leur permettra notamment d’avoir une plus grande liberté dans la ligne éditoriale et de se concentrer sur des créations originales en long métrage.

Le premier film à paraître est Le Château dans le ciel (1986), pour lequel Miyazaki a effectué des repérages en Angleterre et au pays de Galles, suivi de Mon Voisin Totoro en 1988. Au départ refusé par les producteurs, le film rencontre un succès qui dépasse toute attente et Totoro devient rapidement la mascotte du studio qui sera connu mondialement via les peluches du merchandising. Par la suite, Kiki la petite sorcière (1989) réalise la performance de l’année avec plus de deux millions d’entrées. Toshio Suzuki qui était déjà présent dans l’ombre de la réalisation, deviendra officiellement le producteur du studio. En 1993, le père de Miyazaki meurt. Contrairement au décès de sa mère qui l’avait profondément marqué, le réalisateur ne s’exprimera pas tout de suite sur le sujet. Il publiera néanmoins quelques écrits en 1995 dans le journal Asahi Shinbun, revenant sur quelques aspects du travail de son père et son implication dans la guerre. En 1994, il achève le manga Nausicaä et se lance dans l’écriture de La Légende d’Ashitaka qui deviendra Princesse Mononoké et qui rencontre un immense succès en 1997 avec plus de quatorze millions de spectateurs. Le film propulse le réalisateur à l'international et l’on projette alors dans les salles européennes ses précédents longs métrages. La renommée n’est que plus grande en 2001 avec son nouveau film Le Voyage de Chihiro qui raffle la mise et fait un record de vingt-cinq millions d’entrées à travers le monde et devient le film ayant fait le plus d'entrées dans l’Histoire du Japon. La même année est inauguré le musée Ghibli de Mitaka près de Tokyo. Il offre une vision du studio, des expositions sur les longs métrages, et un accès à des courts métrages inédits sur lesquels l’équipe travaille.

Le Château Ambulant (2004) recevra de nombreuses critique malgré son succès et ses quinze millions d’entrées, cela incitera d’une certaine manière le réalisateur à revenir vers des sujets plus enfantins et féériques comme c’était le cas pour Totoro ou Kiki, avec Ponyo sur la Falaise en 2008. Son dernier long métrage, Le vent se lève (2013) est tiré de son manga du même nom publié dans le magazine Model Graphix en 2009. Il aborde des thèmes plus adultes et se rapproche d’un Porco Rosso (1992) avec des sujets réalistes et des personnages adultes évoluant dans un contexte d’entre-deux-guerres.

Le réalisateur annonce prendre sa retraite à de multiples reprises mais revient sans cesse sur le devant de la scène avec de nouvelles créations. C’est le cas quelques semaines après la sortie du Vent se lève où il annonce se retirer de la production de longs métrages pour se concentrer sur les productions du Musée Ghibli et travailler sur de nouveaux mangas et romans graphiques. En 2014, il dit travailler sur un manga inédit, Le Samuraï au fusil, qu’il annonce avoir mis en pause indéfinie dès 2015. La même année, il commence la réalisation de Boro la chenille, court métrage en animation assistée par ordinateur destiné au musée qui sortira en 2018. La nouvelle de son retour en 2016 fait grand bruit, il dit travailler sur un nouveau projet de long métrage prévu pour 2020 : Comment Vivez-vous?. La sortie du film a été repoussée suite à de nombreux imprévus, et a été annoncée pour 2023.


https://drive.google.com/file/d/1EFsDwZv3gQY_W_yaCG_Pc3OHaynRDjRl/view?usp=drivesdk

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Le film s’ouvre sur une forêt de miasmes dont on devine la haute toxicité par les masques de protection que portent un mystérieux personnage et ses montures. La Fukai ou « mer de la décomposition », recouvre la quasi-totalité du globe, obligeant les populations à se retirer dans les zones encore viables. La jeune Nausicaä arrive dans la Fukai sur son aile moeve et explore les alentours lorsqu’elle trouve une mue d’omu, cloporte géant modifié génétiquement par les anciennes civilisations et protecteur de la forêt de miasmes. Cette carapace est très utile au peuple de la vallée du vent dont fait partie Nausicaä, car elle constitue la matière première de nombreux outils de la tribu. La jeune fille découpe un œil qui lui servira de hublot pour le gunship, un vaisseau volant, vestige de l’ancien monde. Alors qu’elle profite de la vue d’une pluie de spores, elle est surprise par le bruit d’une explosion au loin. Elle s’aperçoit rapidement qu’un omu est déchaîné après un humain et s’empresse de venir en aide au malheureux. Après avoir apaisé l’insecte, elle se dirige vers l’homme mystérieux et reconnaît maître Yupa, un aventurier qui cherche à percer les mystères de la Fukai. Ils rentrent tous deux au village de la vallée du vent où ce dernier est accueilli bras ouvert, tel une légende. Le soir même, maître Yupa, Nausicaä et la vieille Obaba sont réunis autour d’un feu dans la chambre du roi de la vallée, père de Nausicaä. C’est l’occasion pour la chamane de raconter la prophétie de « l’être vêtu de bleu », censé apporter un ère de paix et de prospérité sur le monde. Peu de temps avant l’aube, Nausicaä est réveillée par Mito et Goll, inquiets à cause de la tempête qui ne semble pas habituelle.

Nausicaä - Film


Le film s’ouvre sur une forêt de miasmes dont on devine la haute toxicité par les masques de protection que portent un mystérieux personnage et ses montures. La Fukai ou « mer de la décomposition », recouvre la quasi-totalité du globe, obligeant les populations à se retirer dans les zones encore viables. La jeune Nausicaä arrive dans la Fukai sur son aile moeve et explore les alentours lorsqu’elle trouve une mue d’omu, cloporte géant modifié génétiquement par les anciennes civilisations et protecteur de la forêt de miasmes. Cette carapace est très utile au peuple de la vallée du vent dont fait partie Nausicaä, car elle constitue la matière première de nombreux outils de la tribu. La jeune fille découpe un œil qui lui servira de hublot pour le gunship, un vaisseau volant, vestige de l’ancien monde. Alors qu’elle profite de la vue d’une pluie de spores, elle est surprise par le bruit d’une explosion au loin. Elle s’aperçoit rapidement qu’un omu est déchaîné après un humain et s’empresse de venir en aide au malheureux. Après avoir apaisé l’insecte, elle se dirige vers l’homme mystérieux et reconnaît maître Yupa, un aventurier qui cherche à percer les mystères de la Fukai. Ils rentrent tous deux au village de la vallée du vent où ce dernier est accueilli bras ouvert, tel une légende. Le soir même, maître Yupa, Nausicaä et la vieille Obaba sont réunis autour d’un feu dans la chambre du roi de la vallée, père de Nausicaä. C’est l’occasion pour la chamane de raconter la prophétie de « l’être vêtu de bleu », censé apporter un ère de paix et de prospérité sur le monde. Peu de temps avant l’aube, Nausicaä est réveillée par Mito et Goll, inquiets à cause de la tempête qui ne semble pas habituelle. Un vaisseau de l’armée Tolmèque apparaît dans la nuit, recouvert d’omus. Incapable de se débarasser des insectes, il s’écrase dans la vallée, ne faisant aucun survivant et répendant des spores de la Fukai. Nausicaä arrive sur les lieux du drame et voit une jeune fille mal en point, la princesse Lastel de Pejite, qui demande à ce que la cargaison du vaisseau soit brûlée avant de rendre son dernier souffle. Nausicaä part ensuite guider un insecte hors de la vallée pendant que les villageois déblaient les lieux du crash et incendient la moisissure. Au cœur des décombres, ils trouvent un Dieu guerrier, une arme de l’ancien temps qui a réduit le monde en cendres en seulement sept jours, mille ans auparavant. Les Tolmèques, qui convoitent l’arme, ne perdent pas de temps et atterrissent en masse dans la vallée du vent. Ils attaquent les villageois et s’en prennent à la vie du roi, rendant Nausicaä folle de rage. La vallée du vent tombe sous le contrôle de la princesse Kushana, qui souhaite brûler entièrement la Fukai et unifier les peuples sous la bannière tolmèque. La princesse oblige Nausicaä à la suivre et à mettre à son service le gunship, l’arme la plus puissante de la vallée du vent. Le village s’active aux préparatifs et maître Yupa rend visite à Nausicaä dans sa chambre. Il découvre un passage vers les sous-sols et rejoint la jeune fille dans son repère secret, où il découvre une Fukai miniature inoffensive. Nausicaä lui explique qu’elle a expérimenté, en faisant pousser les plantes de la forêt avec une eau pure et non polluée. Les plantes de la « mer de la décomposition » ne sont pas toxiques en elles-mêmes : c’est l’eau dont elles s’abreuvent et le sol dont elles se nourissent qui l’est. Résignée à partir avec Kushana, elle abandonne son repère laissant sa passion mourir. En chemin pour le royaume, la flotte Tolmèque est attaquée par un vaisseau inconnu et perd plusieurs aéronefs. Nausicaä doit évacuer le gunship, elle sauve la princesse Kushana et s’envole avant d’amerrir sur un lac au milieu de la Fukai. La princesse affolée tire des coups de feu qui les font rapidement repérer. Nausicaä, après avoir apaisé les esprits humains et insectes, repart sur son aile moeve à la recherche du pilote qui a attaqué la flotte. Elle sauve le jeune homme in-extremis, les faisant chuter sous la forêt, dans un endroit où l’air est pur et respirable. Ce jeune homme du nom d’Asbel est en fait le prince de Pejite, frère de Lastel, morte dans le crash de l’aéronef. Ils font connaissance et une fois sortis de la Fukai se rendent au pays du jeune prince. Mais la ville est réduite à néant après une déferlante d’omus et l’accueil du peuple de pejite est assez froid et inhospitalier. Ils sont résolus à faire la guerre aux Tolmèques en se servant de la rage des omu pour attaquer la vallée du vent où se trouve le Dieu guerrier. Nausicaä s’oppose à leur folie guerrière mais est faite prisonnière. Grâce à l’aide de servantes, elle s’évade des vaisseaux de Pejite et vole jusqu’au lac d’acide où se rendent les omus enragés. Elle trouve la raison de leur haine : un jeune insecte a été capturé et torturé par l’armée de Pejite et sert d’appât aux adultes. Cette haine est renforcée par une attaque directe des Tolmèques qui utilisent la puissance du Dieu guerrier. Nausicaä libère l’omu de justesse, mais ne parvient pas à stopper la marée d'adultes fous de colère. Elle se fait percuter et se retrouve entre la vie et la mort. Les omus s’arrêtent et portent le corps inanimé de la princesse de la vallée sur leurs tentacules dorés. Nausicaä est guérie par les insectes et se relève. Elle retourne auprès des siens et apaise les tensions. L’armée Tolmèque qui a perdu son arme ultime n’est plus en position de force et retourne dans son royaume alors que Nausicaä fait de même et reconstruit avec ses pairs la vallée du vent.


https://drive.google.com/file/d/1PFu4Nd3fEwoH9ihB8FVw_tePFHUqNLxG/view?usp=drivesdk

- Après que des pirates du ciel aient attaqué une forteresse volante à l’allure d’un dirigeable, Shiita, une jeune fille traquée, atterrit chez le jeune Pazu dans une cité ouvrière. Celui-ci la rattrape in extremis d’une longue descente des cieux puis la recueille chez lui et lui offre son hospitalité. Après avoir fait connaissance, les deux enfants se retrouvent dans l’atelier du père de Pazu. Le jeune homme raconte alors comment son père à pu prendre une photographie de l’île volante légendaire : Laputa. Malheureusement, ne pouvant pas prouver l’existence de celle-ci et n’ayant jamais réussi à la retrouver, il mourut de chagrin laissant son fils seul. Les deux enfants sont alors nez à nez avec la bande pirates qui avait attaqué la forteresse. Après une course poursuite rocambolesque, les enfants arrivent à se réfugier dans une grotte qui fait partie de la mine. Ils y rencontrent Papy Pom, un vieux mineur qui leur apprend l’existence des pierres volantes, liées à Laputa. Ils comprennent ainsi que le collier de Shiita est un cristal de pierre volante, une pierre extrêmement rare provenant de la ville céleste même. Cependant cette pierre est très convoitée, à la fois par les pirates mais aussi par l’armée et les services secrets commandés par Muska. En sortant de la grotte, l’armée kidnappe Shiita. Pazu, en rentrant chez lui, découvre que les pirates sont entrés par effraction chez lui et qu’ils pillent son garde-manger. Après avoir appris l’enlèvement de la petite, Dora la cheffe des pirates décide de prendre Pazu sous son aile afin d’aller secourir Shiita et de mettre la main sur la pierre. C’est après un combat acharné contre l’armée qui déploie un robot de Laputa que Pazu arrive à sauver son amie. Ils sont ensuite amenés à bord du Tigermoth, un navire volant, où ils partagent désormais la vie des pirates.


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Le Château dans le ciel


Après que des pirates du ciel aient attaqué une forteresse volante à l’allure d’un dirigeable, Shiita, une jeune fille traquée, atterrit chez le jeune Pazu dans une cité ouvrière. Celui-ci la rattrape in extremis d’une longue descente des cieux puis la recueille chez lui et lui offre son hospitalité. Après avoir fait connaissance, les deux enfants se retrouvent dans l’atelier du père de Pazu. Le jeune homme raconte alors comment son père à pu prendre une photographie de l’île volante légendaire : Laputa. Malheureusement, ne pouvant pas prouver l’existence de celle-ci et n’ayant jamais réussi à la retrouver, il mourut de chagrin laissant son fils seul. Les deux enfants sont alors nez à nez avec la bande pirates qui avait attaqué la forteresse. Après une course poursuite rocambolesque, les enfants arrivent à se réfugier dans une grotte qui fait partie de la mine. Ils y rencontrent Papy Pom, un vieux mineur qui leur apprend l’existence des pierres volantes, liées à Laputa. Ils comprennent ainsi que le collier de Shiita est un cristal de pierre volante, une pierre extrêmement rare provenant de la ville céleste même. Cependant cette pierre est très convoitée, à la fois par les pirates mais aussi par l’armée et les services secrets commandés par Muska. En sortant de la grotte, l’armée kidnappe Shiita. Pazu, en rentrant chez lui, découvre que les pirates sont entrés par effraction chez lui et qu’ils pillent son garde-manger. Après avoir appris l’enlèvement de la petite, Dora la cheffe des pirates décide de prendre Pazu sous son aile afin d’aller secourir Shiita et de mettre la main sur la pierre. C’est après un combat acharné contre l’armée qui déploie un robot de Laputa que Pazu arrive à sauver son amie. Ils sont ensuite amenés à bord du Tigermoth, un navire volant, où ils partagent désormais la vie des pirates. L’armée finit par les retrouver en vol et alors qu’ils tentent de lui échapper, Pazu, Shiita et les pirates se retrouvent face à un repère de dragon, immense nuage où de puissant vents soufflent à l’envers. Après l’avoir traversé, ils se retrouvent sur la mystérieuse île volante des voyages de Gulliver. Ils ne sont malheureusement pas les seuls à être parvenu à atterrir sur l’île, Muska et l’armée les ont rejoint à bord du Goliath, et celui-ci tente par tous les moyens de s’emparer de l’arme ultime de l’île au moyen de la pierre de Shiita. De nouveau capturée, celle-ci est obligée d’obtempérer si elle veut sauver ses amis, Muska déploie alors l’armée de robots et utilise l’arme ultime. Mais grâce à Pazu qui trouve le poste de contrôle de l’île, et à la jeune fille héritière du trône de Laputa, celui-ci est arrêté dans sa folie meurtrière, alors que l’île s’auto-détruit. Sains et saufs, les enfants et les pirates se retrouvent et partent au gré du vent fondant une nouvelle famille.


https://drive.google.com/file/d/1cN33P0aau-ntXwAY12qJrMOoZh36F2nW/view?usp=drivesdk

- Mei et Satsuki sont deux jeunes filles de quatre et dix ans qui déménagent avec leur père Tatsuo Kusakabe, un professeur d'anthropologie à l’université de Tokyo, dans un petit village. Le film s’ouvre sur un camion chargé des affaires de la famille qui roule vers la nouvelle maison de style japonais. Cette vieille bâtisse, inhabitée depuis plusieurs années, serait hantée selon Kanta, un jeune garçon de la même école que Satsuki. A peine arrivées, les filles se lancent dans l’exploration de la demeure et découvrent des boules noires vivantes : les noiraudes. Mei qui tente d’en attrapper une se retrouve les mains pleines de suie. Le soir même, alors qu’elles prennent un bain avec leur père, la tempête fait rage à l’extérieur. Tatsuo incite ses filles à rire aux éclats afin de faire fuir les fantômes qui rôdent dans la maison. Les noiraudes s’envolent alors vers le camphrier et la maison redevient paisible. Le lendemain, Satsuki prépare le déjeuner pour son père et sa sœur puis part à l’école. Tatsuo reste travailler à son bureau pendant que Mei s’amuse dans le jardin et découvre les environs. Celle-ci trouve alors un gland au sol, comme lors de l’emménagement où ceux-ci tombaient du plafond. Suivant leur piste, elle tombe sur un petit animal étrange à moitié transparent. Après une course poursuite, le petit être se cache sous la maison. Mei se penche et en découvre un deuxième légèrement plus gros et bleu cette fois-ci. Ils tentent à nouveau de s’échapper, mais entendant les glands tombés de leur sacoche, Mei les voit disparaître dans les fourrés. Se faufilant à travers les arbustes, elle arrive au pied du grand camphrier, dans un renfoncement où dort le même animal beaucoup plus gros.

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Mon Voisin Totoro


Mei et Satsuki sont deux jeunes filles de quatre et dix ans qui déménagent avec leur père Tatsuo Kusakabe, un professeur d'anthropologie à l’université de Tokyo, dans un petit village. Le film s’ouvre sur un camion chargé des affaires de la famille qui roule vers la nouvelle maison de style japonais. Cette vieille bâtisse, inhabitée depuis plusieurs années, serait hantée selon Kanta, un jeune garçon de la même école que Satsuki. A peine arrivées, les filles se lancent dans l’exploration de la demeure et découvrent des boules noires vivantes : les noiraudes. Mei qui tente d’en attrapper une se retrouve les mains pleines de suie. Le soir même, alors qu’elles prennent un bain avec leur père, la tempête fait rage à l’extérieur. Tatsuo incite ses filles à rire aux éclats afin de faire fuir les fantômes qui rôdent dans la maison. Les noiraudes s’envolent alors vers le camphrier et la maison redevient paisible. Le lendemain, Satsuki prépare le déjeuner pour son père et sa sœur puis part à l’école. Tatsuo reste travailler à son bureau pendant que Mei s’amuse dans le jardin et découvre les environs. Celle-ci trouve alors un gland au sol, comme lors de l’emménagement où ceux-ci tombaient du plafond. Suivant leur piste, elle tombe sur un petit animal étrange à moitié transparent. Après une course poursuite, le petit être se cache sous la maison. Mei se penche et en découvre un deuxième légèrement plus gros et bleu cette fois-ci. Ils tentent à nouveau de s’échapper, mais entendant les glands tombés de leur sacoche, Mei les voit disparaître dans les fourrés. Se faufilant à travers les arbustes, elle arrive au pied du grand camphrier, dans un renfoncement où dort le même animal beaucoup plus gros. Elle saute sur son ventre et lui demande son nom, lequel répond par des grognements que la petite interprète comme « Totoro » avant de s’endormir sur son ventre. Au retour de Satsuki, la petite certifie avoir vu Totoro mais ne parvient pas à retourner au pied de l’arbre. Son père la console en lui disant qu’elle a eu beaucoup de chance de rencontrer le roi de la forêt, et prie avec ses filles pour que Totoro veille sur eux et leur maison. Plus tard, alors que les filles rentrent de l’école et qu’il pleut averse, elles s’abritent sous un hôtel shintoïste et croisent Kanta qui leur offre gentiment son parapluie avant de s’enfuir chez lui. Les deux sœurs décident ensuite de se rendre à l’abribus pour attendre leur père et lui apporter un parapluie afin qu’il rentre au sec, et rendre au passage celui que leur a prêté Kanta. Le bus a du retard et Mei s’endort rapidement sur le dos de sa sœur. Celle-ci qui attend patiemment, rencontre alors Totoro qui comme elle attend patiemment avec une feuille en guise de protection contre l’averse. Satsuki lui propose le parapluie qu’elle a pris pour son père et celui-ci se réjouit du son des gouttes d'eau qui tombent sur ce mystérieux objet humain. Lorsque le mystique chatbus arrive, Totoro remercie les deux jeunes filles en leur offrant une poignée de glands et reprend sa route. Tatsuo arrive et se réjouit de voir ses filles souriantes crier qu’elles ont vu le kami. La nuit même, elles revoient Totoro danser étrangement autour du petit potager où elles ont planté les glands qu’il leur avait offerts. Elles le rejoignent et se mettent à danser avec lui, faisant pousser un immense chêne en l’espace de quelques secondes. Totoro les emmène ensuite voler avec lui sur sa toupie magique. A leur retour et à leur réveil, les filles se rendent comptent que l’arbre a disparu. Croyant à un rêve, elles se dirigent vers le potager et voient que les graines ont tout de même poussé. « C’était un rêve ! Ce n’était pas un rêve ! C’était un rêve qui n’était pas un rêve ! », s’exclament-elles. La journée se poursuit et alors qu’elles pique-niquent avec grand-mère, Kanta leur apporte un télégramme annonçant la dégradation de l’état de santé de leur mère. Satsuki se précipite alors chez grand-mère pour téléphoner à son père et lui annoncer la nouvelle. Elle fond en larmes après l’appel et la vieille dame occupée à la consoler ne remarque pas que Mei a disparu. La petite fille a décidé d’aller rendre visite à l’hôpital de sa mère toute seule, alarmant ainsi sa sœur et grand-mère, puis le village tout entier qui se met à sa recherche. La petite dont la disparition inquiète s’était en fait perdue, et sa sœur après avoir couru tout autour du village à sa recherche finit par la retrouver grâce à l’aide précieuse de Totoro et du chatbus. Les filles réunies remontent à bord du véhicule animal et se rendent ensemble à l’hôpital où elles se rendront compte que leur père à rejoint leur mère atteinte d’un simple rhume. Rassurées, elles rentrent chez elles sur la musique aujourd’hui culte de Totoro.


https://drive.google.com/file/d/1dcwtBBj1NdC_u8bUhmOJRwbS6EhPC4-_/view?usp=drivesdk

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Kiki est une sorcière de 13 ans qui vit avec ses parents dans leur maison de campagne. Un soir de pleine lune, elle décide sur un coup de tête de partir pour son voyage d’initiation d’un an, loin du domicile familial. Ce voyage est un rituel pour les sorcières, qui doivent l’effectuer pour être reconnues comme telles. Kiki veut se rendre près de la mer, elle décide de partir vers le sud et arrive le lendemain dans une ville d’apparence européenne établie sur une presqu’île. Elle trouve la ville magnifique et souhaite d’abord s’y établir, mais la population, qui n’est plus habituée à voir des sorcières, ne réagit pas favorablement et Jiji, le chat noir de Kiki, émet des doutes quant à la possibilité de rester. La nuit tombant, Kiki marche vers les hauteurs et se trouve proche d’une boulangerie. Elle rencontre la boulangère Osono, une dame enceinte, qui souhaite rendre la tétine oubliée d’un bébé d’une cliente. Kiki lui propose alors d’aller rendre la tétine à sa place en volant sur son balais. A son retour à la boutique, elle est accueillie à bras ouvert par le couple de boulangers qui lui propose de développer un service de livraison pour la boulangerie en échange d’une chambre chez eux. Kiki est ravie de la proposition et s’empresse d’aller faire des courses pour s’installer chez Osono. Sa première cliente l’attend à la boulangerie alors qu’elle revient de ses achats. La sorcière doit livrer un cadeau pour l’anniversaire du neveu de la dame, mais une bourrasque de vent la surprend durant son vol. Kiki perd le contenu du coli : un chat noir en peluche. Elle demande donc à Jiji de jouer la comédie et de remplacer le faux chat, le temps qu’elle puisse le retrouver dans la forêt. Ses recherches la mènent à une petite maison dans les bois. Elle y rencontre Ursula, une jeune artiste peintre qui a récupéré la peluche abîmée dans les bois.

Kiki la petite sorcière


Kiki est une sorcière de 13 ans qui vit avec ses parents dans leur maison de campagne. Un soir de pleine lune, elle décide sur un coup de tête de partir pour son voyage d’initiation d’un an, loin du domicile familial. Ce voyage est un rituel pour les sorcières, qui doivent l’effectuer pour être reconnues comme telles. Kiki veut se rendre près de la mer, elle décide de partir vers le sud et arrive le lendemain dans une ville d’apparence européenne établie sur une presqu’île. Elle trouve la ville magnifique et souhaite d’abord s’y établir, mais la population, qui n’est plus habituée à voir des sorcières, ne réagit pas favorablement et Jiji, le chat noir de Kiki, émet des doutes quant à la possibilité de rester. La nuit tombant, Kiki marche vers les hauteurs et se trouve proche d’une boulangerie. Elle rencontre la boulangère Osono, une dame enceinte, qui souhaite rendre la tétine oubliée d’un bébé d’une cliente. Kiki lui propose alors d’aller rendre la tétine à sa place en volant sur son balais. A son retour à la boutique, elle est accueillie à bras ouvert par le couple de boulangers qui lui propose de développer un service de livraison pour la boulangerie en échange d’une chambre chez eux. Kiki est ravie de la proposition et s’empresse d’aller faire des courses pour s’installer chez Osono. Sa première cliente l’attend à la boulangerie alors qu’elle revient de ses achats. La sorcière doit livrer un cadeau pour l’anniversaire du neveu de la dame, mais une bourrasque de vent la surprend durant son vol. Kiki perd le contenu du coli : un chat noir en peluche. Elle demande donc à Jiji de jouer la comédie et de remplacer le faux chat, le temps qu’elle puisse le retrouver dans la forêt. Ses recherches la mènent à une petite maison dans les bois. Elle y rencontre Ursula, une jeune artiste peintre qui a récupéré la peluche abîmée dans les bois. Ursula lui propose de réparer la peluche en échange de ses services pour faire le ménage. Kiki accepte et retourne chercher Jiji avant de rentrer à la boulangerie. Plus tard, Tombo lui rend visite et l’invite à une soirée réunissant les passionnés d’aviation. Kiki veut y aller mais une livraison la met en retard. Elle rentre sous la pluie, trempée, et honteuse. Une grippe la cloue au lit plusieurs jours. Dès son rétablissement, Osono lui confie une course qui l’amène à livrer chez Tombo. Ce dernier lui propose alors d’aller voir le dirigeable échoué sur la plage avec lui, et d’essayer son vélo à hélice. Les deux enfants se retrouvent sur la plage et passent un moment ensemble avant que les amis de Tombo ne viennent le chercher, décevant ainsi Kiki qui commençait à s’attacher au garçon. De retour à sa chambre, Kiki perd le moral. Elle se rend compte le lendemain qu’elle ne comprend plus Jiji et qu’elle est incapable de voler. Elle a perdu ses pouvoirs. Tombo lui fait signe depuis le dirigeable, il l’appelle le soir pour lui raconter son expérience mais Kiki est déprimée et lui raccroche au nez. Plus tard, Ursula vient lui rendre visite pour lui remonter le moral. Elles sortent et se rendent à la maison dans les bois, discutent et passent la nuit ensemble. Le lendemain, Kiki retourne chez la vieille dame pour qui elle a livré une tourte au hareng. Alors qu’elles prennent le thé, on annonce à la télévision que le dirigeable a eu un accident et qu’un jeune garçon, Tombo, se tient à une corde au-dessus du vide. Ni une ni deux, Kiki enfourche un balais récupéré dans une rue à un inconnu et s’envole tant bien que mal à la rescousse de son ami. Ses pouvoirs reviennent partiellement et elle a du mal à contrôler son vol, mais le sauvetage est finalement un succès. La sorcière est acclamée par la foule et retrouve ses pouvoirs.


https://drive.google.com/file/d/1qTgFUqe-d0d2Vus8OsP5qult3cfXKrjZ/view?usp=drivesdk

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- L’histoire prend place en mer adriatique durant l’entre-deux-guerres. Le film s’ouvre sur une petite crique dans une île isolée, sur l’air de la chanson Le Temps des cerises jouée à la radio. Un personnage est allongé sur sa chaise longue et dort, une revue sur le cinéma sur le visage, il reçoit alors un appel qui le tire de son sommeil. Le chasseur de prime a une nouvelle mission, se battre contre les pirates de l’air qui ont attaqué un paquebot transportant une cargaison d’or. Celui-ci accepte lorsque son interlocuteur lui apprend que les pirates ont pris en otage des jeunes écolières. Le personnage, nommé Porco Rosso, se révèle être un cochon pilote d’hydravion. Après avoir réussi à reprendre l’or et sauvé les enfants, il se rend à l'hôtel Adriano, lieu très prisé des pilotes d’hydravion tenu par son amie Gina. Les pirates font affaire avec Donald Curtiss pour abattre Porco. Suite à une discussion avec Gina, on apprend que Porco était autrefois un être humain du nom de Marco Pagotto. Plus tard, alors que les pirates attaquent un paquebot, Porco récupère sa prime destinée aux révisions de son engin. Il décide de se rendre à Milan pour faire des réparations mais croise Curtiss qui profite des pannes de son rival pour l’attaquer et détruire en grande partie l’hydravion. Porco s’en sort de justesse et se cache sur une île attendant le départ de l’Américain, suite à quoi il téléphone à Gina pour lui annoncer qu’il se rend à Milan pour faire des réparations et améliorer l’hydravion. Gina s’énerve quand il lui dit vouloir vaincre Curtiss et s’inquiète de le voir tomber au combat comme ses précédents époux. Marco arrive alors chez son ami de longue date Piccolo, un ingénieur aéronautique dont la petite fille Fio, tout juste revenue d’Amérique s’occupera de réparer l’aéronef.

Porco Rosso


L’histoire prend place en mer adriatique durant l’entre-deux-guerres. Le film s’ouvre sur une petite crique dans une île isolée, sur l’air de la chanson Le Temps des cerises jouée à la radio. Un personnage est allongé sur sa chaise longue et dort, une revue sur le cinéma sur le visage, il reçoit alors un appel qui le tire de son sommeil. Le chasseur de prime a une nouvelle mission, se battre contre les pirates de l’air qui ont attaqué un paquebot transportant une cargaison d’or. Celui-ci accepte lorsque son interlocuteur lui apprend que les pirates ont pris en otage des jeunes écolières. Le personnage, nommé Porco Rosso, se révèle être un cochon pilote d’hydravion. Après avoir réussi à reprendre l’or et sauvé les enfants, il se rend à l'hôtel Adriano, lieu très prisé des pilotes d’hydravion tenu par son amie Gina. Les pirates font affaire avec Donald Curtiss pour abattre Porco. Suite à une discussion avec Gina, on apprend que Porco était autrefois un être humain du nom de Marco Pagotto. Plus tard, alors que les pirates attaquent un paquebot, Porco récupère sa prime destinée aux révisions de son engin. Il décide de se rendre à Milan pour faire des réparations mais croise Curtiss qui profite des pannes de son rival pour l’attaquer et détruire en grande partie l’hydravion. Porco s’en sort de justesse et se cache sur une île attendant le départ de l’Américain, suite à quoi il téléphone à Gina pour lui annoncer qu’il se rend à Milan pour faire des réparations et améliorer l’hydravion. Gina s’énerve quand il lui dit vouloir vaincre Curtiss et s’inquiète de le voir tomber au combat comme ses précédents époux. Marco arrive alors chez son ami de longue date Piccolo, un ingénieur aéronautique dont la petite fille Fio, tout juste revenue d’Amérique s’occupera de réparer l’aéronef. Incrédule, le cochon s’apprête à partir mais Fio parvient à le convaincre d’attendre le lendemain pour prendre une décision. Celui-ci accepte et se rend compte au matin que la jeune fille à passé la nuit à travailler sur les plans et que son expertise en la matière n’est pas à remettre en cause. Il lui confie ainsi le travail de redessiner les plans de son engin et Piccolo engage l’ensemble des femmes de sa famille pour les aider à reconstruire l’appareil. Après plusieurs jours de travail, Porco qui est désormais traqué par la police secrète fascite doit s’en aller au plus vite. Les réparations n’étant pas totalement terminées, Fio décide de s’installer un siège passager sur l’hydravion. Les deux acolytes s’enfuient de Milan sous les tirs ennemis et rentrent à la base de Porco après avoir effectué quelques passages au-dessus de l’hôtel Adriano, montrant ainsi à Gina et Curtiss que le cochon volant est toujours en vie et prêt à livrer bataille. Arrivés à la crique du chasseur de prime, ils sont surpris par les pirates accompagnés de l’Américain, qui décident de détruire le nouvel hydravion. Fio s’interpose et lance un défi à Curtiss, celui-ci devra payer les frais de réparation s’il perd face à Porco. En revanche, s’il gagne le duel, Fio accepte de se marier avec lui. Le pilote accepte le contrat et dès le lendemain, la compétition est organisée par les pirates. Les deux rivaux s’affrontent et finissent le combat à mains nues le visage tuméfié. Après avoir gagné la lutte, Porco et Curtiss s'allient pour faire face à l’armée de l’air qui arrive à la fin du match. Gina offre à tous les aviateurs de se rendre à son hôtel pour trouver refuge et Fio laisse partir Porco après lui avoir donné un baiser. Alors que ce dernier rejoint son avion avec Curtiss, celui-ci se rend compte d’un changement dans le visage du cochon. Après la bataille, Fio raconte en voix off être devenue très amie avec Gina et que Porco n’a plus jamais montré sa tête. Pourtant un hydravion rouge est toujours visible près de l’hôtel. Le cochon à sans doute disparu, rendant son apparence à Marco Pagotto.


https://drive.google.com/file/d/1SysuclDjG3rxiHQOeiAIPPFKS8yyDUWJ/view?usp=drivesdk

- Dans un petit village japonais de l’époque Muromachi, le prince Ashitaka et son fier destrier Yakuru tentent de repousser un esprit démoniaque venu de la forêt avoisinante. L’esprit recouvert de vers mauves est en fait un sanglier, Naggo, blessé par l’Homme et devenu un démon vengeur. Il réussit à infecter le prince alors que celui-ci décoche une flèche pour l’achever. La malédiction transmise à Ashitaka l’obligera à quitter son village pour trouver un remède à son mal, ou finir ses jours dans la dignité. Son voyage entrepris, il croisera les samouraïs de l’Empereur en train d’attaquer et de piller des paysans. Celui-ci fait alors usage de la force pour s’en tirer, et se rend compte que la malédiction lui octroie une force surhumaine. Après la bataille, il se rend au village pour recevoir une ration de riz et y rencontre Jiko, un bonze. Il discute avec le moine qui lui parle de la forêt légendaire du roi des esprits, habitée par des animaux gigantesques comme à l’aube des temps et où ceux qui y pénètrent trouvent la mort. Ashitaka décide de s’y rendre pour sa quête. Il arrive à une rivière en bordure de ladite forêt et trouve deux hommes inconscients sur la rive qu’il décide d’aider. De l’autre côté, il aperçoit une louve géante et ses deux louveteaux accompagnés d’une mystérieuse jeune fille à l’aspect sauvage. Ils s’échangent un regard, Ashitaka tente de communiquer, mais le quatuor s'enfuit. Le prince accompagné des deux soldats des forges traversent ensuite la forêt et arrivent à un lac dont l’eau guérit les blessures. Ashitaka voit l’esprit de la forêt à travers des arbres, un cerf immense arborant des bois irréels, dont l’apparition active le bras maudit du prince qui le plonge immédiatement dans l’eau sacrée.

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Princesse Mononoké


Dans un petit village japonais de l’époque Muromachi, le prince Ashitaka et son fier destrier Yakuru tentent de repousser un esprit démoniaque venu de la forêt avoisinante. L’esprit recouvert de vers mauves est en fait un sanglier, Naggo, blessé par l’Homme et devenu un démon vengeur. Il réussit à infecter le prince alors que celui-ci décoche une flèche pour l’achever. La malédiction transmise à Ashitaka l’obligera à quitter son village pour trouver un remède à son mal, ou finir ses jours dans la dignité. Son voyage entrepris, il croisera les samouraïs de l’Empereur en train d’attaquer et de piller des paysans. Celui-ci fait alors usage de la force pour s’en tirer, et se rend compte que la malédiction lui octroie une force surhumaine. Après la bataille, il se rend au village pour recevoir une ration de riz et y rencontre Jiko, un bonze. Il discute avec le moine qui lui parle de la forêt légendaire du roi des esprits, habitée par des animaux gigantesques comme à l’aube des temps et où ceux qui y pénètrent trouvent la mort. Ashitaka décide de s’y rendre pour sa quête. Il arrive à une rivière en bordure de ladite forêt et trouve deux hommes inconscients sur la rive qu’il décide d’aider. De l’autre côté, il aperçoit une louve géante et ses deux louveteaux accompagnés d’une mystérieuse jeune fille à l’aspect sauvage. Ils s’échangent un regard, Ashitaka tente de communiquer, mais le quatuor s'enfuit. Le prince accompagné des deux soldats des forges traversent ensuite la forêt et arrivent à un lac dont l’eau guérit les blessures. Ashitaka voit l’esprit de la forêt à travers des arbres, un cerf immense arborant des bois irréels, dont l’apparition active le bras maudit du prince qui le plonge immédiatement dans l’eau sacrée. Les trois hommes sortent des bois et arrivent aux forges de Dame Eboshi, une femme au frt caractère qui dirige la cité et recueille les rejetons de la société. L’accueil est chaleureux pour Ashitaka qui est invité par les villageois à prendre le repas avec eux, et à visiter les forges. Il dialogue ensuite longuement avec Dame Eboshi qui lui livre sa vision de la nature et de la vie, évoquant la complexité de respecter l’une tout en préservant l’autre. Ashitaka sait qu’elle répand la souffrance et la haine avec sa forge et ses armes, mais il se rend compte en visitant la léproserie que malgré ce mal elle veut faire le bien. Il tente de la raisonner, de lui faire comprendre que la nature est la réponse à cette misère et qu’il faut épargner l’esprit de la forêt. Mais la dirigeante est convaincue que seule la mort du grand cerf peut l’aider à conquérir la forêt et ainsi être bénéfique à sa population. C’est durant ce moment de philosophie qu’intervient San, la princesse Mononoké, qui attaque la cité des forges sur le dos des louveteaux. Elle tente de s’en prendre à Dame Eboshi mais est arrêtée par Ashitaka, qui sera blessé par une villageoise alors qu’il protégeait les deux femmes ennemies. Il quitte la cité, emportant San sur son dos, et s'écroule plus loin sur les ruines de la forêt. La princesse lui porte secours et l’emmène au lac magique pour qu’il reprenne des forces. Durant sa convalescence, Ashitaka rêve du grand cerf. Celui-ci lui apparaît et soigne sa blessure infligée par les villageois, mais laisse la malédiction se répandre. A son réveil, il apprend que le vieux Okkoto, lance une offensive sur les humains à l’aide de son armée de sangliers. Ils s’en vont vers une mort certaine mais la préfèrent digne au combat, plutôt qu’une extermination par les humains. Dans le même temps, les forces du seigneur Asano se rassemblent aux portes de la cité des forges et menacent Dame Eboshi. Celle-ci conclut un accord avec Jiko, le bonze, qui missionné par l’empereur lui promet des forces armées pour défaire Asano en échange de la tête du dieu cerf. La bataille entre les humains et les sangliers éclate, de toute part la mort fait rage et les champs de bataille se retrouvent jonchés de cadavres de porcs. Mais alors que les loups sont partis à la guerre, Okkoto se retire, défait et maudit par la haine et la souffrance, il veut voir le dieu cerf et sombre peu à peu dans le chaos. Il libère sa rage et se recouvre de vers rouges sang, entraînant San dans sa chute. Ashitaka se rend en forêt pour tenter de la sauver et apporter une mauvaise nouvelle à Morro, la louve : Dame Eboshi est en route pour tuer l’esprit de la forêt. Il réussit à sauver la princesse des griffes du vieux sanglier, lequel rendit l’âme peu de temps après, purifié par le dieu cerf. La Dame des forges arrive alors sur place et tire à l’arquebuse sur l’esprit. Le premier coup ne parvient qu’à le faire tituber, mais lorsque celui-ci reprend sa forme originelle, un nouveau tir à la nuque le décapite. Jiko et les hommes de l’Empereur récupèrent la tête, mais le dieu cerf, toujours vivant, se met à gonfler détruisant et semant la mort sur son passage. A la recherche de sa tête, il se répand sur l’entièreté de la forêt et poursuit ses ravisseurs. Après une course poursuite irréelle, Ashitaka et San parviennent à récupérer la tête de l’esprit de la forêt et la lui rende en offrande, demandant au dieu la rédemption. Le calme revient lorsque l’esprit retrouve sa forme originale, et la nature reprend vie grâce à sa magie. Le prince et la princesse se retrouvent hors de la ville pour des adieux. San retourne vivre avec les jeunes louveteaux, désormais privés de leur mère morte dans la bataille, et Ashitaka décide de rejoindre les forges pour aider à sa manière à faire le lien entre l’industrie et la nature.


https://drive.google.com/file/d/1arOQmC8VXkIWaz3v8CncZfkVjA9JIiI1/view?usp=drivesdk

- Allongée sur la banquette arrière de la voiture, Chihiro s’apprête à découvrir sa nouvelle maison. La famille déménage et la jeune fille de dix ans est triste de quitter ses amis. Ses parents essaient de la réconforter en lui assurant qu’ils seront bien dans cette nouvelle ville, et que l’école est très moderne, bien plus que l’ancienne. Le père de Chihiro se trompe de route et la voiture se retrouve sur un chemin de terre au bout duquel se trouve un mystérieux bâtiment. La famille traverse alors le tunnel et se retrouve dans une grande salle d’attente semblable à une chapelle. De l’autre côté, ils découvrent un vieux parc à thème abandonné. Sentant une odeur de nourriture, la famille pense trouver un restaurant encore ouvert. Les parents de Chihiro s’attablent à un buffet sans avoir pris le temps de savoir où était le serveur, ils s'empiffrent et la nuit tombe peu à peu. Chihiro qui refusait de prendre part à ce gueuleton prend peur lorsque les lumières s’allument dans le parc et part retrouver ses parents. Elle tombe malheureusement nez à nez avec deux énormes cochons, ses parents s’étant transformés suite à leur gourmandise. Le petite tente d’échapper au parc mais commence peu à peu à disparaître, ne faisant pas partie de ce monde magique. Haku, un jeune garçon, lui vient en aide et lui offre de la nourriture magique pour qu’elle reste en vie. Il la met cependant en garde contre la sorcière et lui dit qu’elle ne peut rester et retrouver ses parents qu’à la condition de demander du travail à Yubaba. La sorcière accepte de lui donner un emploi et la jeune fille nommée à présent Sen et dont les souvenirs ont été dérobés se retrouve à travailler aux bains. Le monde des kamis dans lequel elle se retrouve la met à l’épreuve et elle devra ainsi apprendre à vivre parmi les êtres surnaturels.

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Le Voyage de Chihiro



Allongée sur la banquette arrière de la voiture, Chihiro s’apprête à découvrir sa nouvelle maison. La famille déménage et la jeune fille de dix ans est triste de quitter ses amis. Ses parents essaient de la réconforter en lui assurant qu’ils seront bien dans cette nouvelle ville, et que l’école est très moderne, bien plus que l’ancienne. Le père de Chihiro se trompe de route et la voiture se retrouve sur un chemin de terre au bout duquel se trouve un mystérieux bâtiment. La famille traverse alors le tunnel et se retrouve dans une grande salle d’attente semblable à une chapelle. De l’autre côté, ils découvrent un vieux parc à thème abandonné. Sentant une odeur de nourriture, la famille pense trouver un restaurant encore ouvert. Les parents de Chihiro s’attablent à un buffet sans avoir pris le temps de savoir où était le serveur, ils s'empiffrent et la nuit tombe peu à peu. Chihiro qui refusait de prendre part à ce gueuleton prend peur lorsque les lumières s’allument dans le parc et part retrouver ses parents. Elle tombe malheureusement nez à nez avec deux énormes cochons, ses parents s’étant transformés suite à leur gourmandise. Le petite tente d’échapper au parc mais commence peu à peu à disparaître, ne faisant pas partie de ce monde magique. Haku, un jeune garçon, lui vient en aide et lui offre de la nourriture magique pour qu’elle reste en vie. Il la met cependant en garde contre la sorcière et lui dit qu’elle ne peut rester et retrouver ses parents qu’à la condition de demander du travail à Yubaba. La sorcière accepte de lui donner un emploi et la jeune fille nommée à présent Sen et dont les souvenirs ont été dérobés se retrouve à travailler aux bains. Le monde des kamis dans lequel elle se retrouve la met à l’épreuve et elle devra ainsi apprendre à vivre parmi les êtres surnaturels. Elle aura affaire à un esprit putride, kami dégoulinant de boue malodorante, qui envahira les bains en quête d’eau purifiante. Chihiro se rend compte que le pauvre esprit est en fait blessé et lui retire un épieu du corps. Déferle une marée de déchets et l’esprit retrouve son apparence d’origine, une forme serpentine transparente. Chihiro qui a sauvé l’établissement des bains est félicitée par Yubaba, mais l’esprit d’un sans-visage à réussi à s’introduire dans l’établissement. En parallèle, Haku disparaît et la petite s’inquiète pour lui. Elle apprend que la sorcière lui donne un travail difficile à réaliser. Le sans-visage séduit alors les employés des bains en leur donnant des pépites d’or, ils les dévorent et s’attribue leurs caractéristiques. Par la suite, pour tenter de sauver son ami Haku transformé en dragon, elle s’introduit dans les quartiers de Yubaba pour lui demander de l’aide mais celle-ci n’en a que faire et demande à ses sbires de se débarrasser du dragon. Chihiro tente de s’enfuir et rencontre alors Zeniba, la sœur jumelle de Yubaba qui est aussi son opposé total sur le plan du caractère. Celle-ci tente d’approcher le dragon qui lui a dérobé un sceau magique, mais Chihiro s’y oppose affirmant que Haku est gentil et ne ferait pas de mal. Le dragon parvient à faire disparaître la projection de Zeniba mais tombe dans un piège dans lequel la jeune fille le suit, et tous deux atterrissent chez le vieux Kamaji qui prend soin de Haku le temps que Chihiro se rende chez la sorcière lui rendre son sceau. Chihiro prend les derniers billets de train de Kamaji et se rend aux bains pour réparer son erreur d’avoir fait entrer le sans-visage. Face à l’esprit, elle refuse encore ses offrandes et lui demande de bien vouloir manger une boule amère avant de la dévorer. Affamé, celui-ci ne se fait pas prier mais recrache tout ce qu’il avait avalé jusqu’ici sous les effets de la boule, libérant les employés. Chihiro se rend ensuite à la gare la plus proche accompagné de ses acolytes et du sans-visage qui rejoint la troupe. Ils arrivent ensemble chez Zeniba qui les accueillent bras ouverts. Après avoir discuté avec la vieille femme, Chihiro décide de rentrer aux bains retrouver Haku qu’elle pense encore au plus mal, mais celui-ci arrive sous sa forme de dragon et la ramène sur son dos. Durant la traversée, Chihiro se souvient de la véritable identité du dragon, l’esprit de la rivière Kohaku. Il se révèle alors, reprenant son apparence humaine et vole avec la jeune fille jusqu’à l’établissement des bains. Le jour se lève et une foule les attend à l’atterrissage sur le pont. Chihiro se voit alors confrontée à l’épreuve finale de Yubaba, retrouver ses parents parmi une dizaine de cochons. Elle réussit en certifiant ne pas les reconnaître dans ceux-ci et est libre de repartir du parc. De retour au tunnel traversé au début du film, elle retrouve enfin ses parents et peut rentrer chez elle.


https://drive.google.com/file/d/155Sdi7OZLiLQlv9o1p9u6TZ2ZU1jwopA/view?usp=drivesdk

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- Dans le village de Marché-aux-copeaux, Sophie Chapellier est une jeune femme fabriquante de chapeaux, résignée à vivre à la boutique familiale. Lors d’une fête au village, elle sort rendre visite à sa sœur et croise un mystérieux personnage en fuite. Celui-ci lui permet de voler au-dessus des habitations et l’amène directement au balcon de la boulangerie tenue par Letti, la sœur de Sophie. Après sa visite, elle rentre à la chapellerie la nuit tombée et rencontre la sorcière des landes venue acheter un chapeau. Le refus de vendre de Sophie, qui insiste sur le fait que la boutique est fermée, irrite la sorcière qui lui jette un sort avant de s’en aller. Sophie se regarde dans le miroir et se rend compte qu’elle a vieilli de plusieurs dizaines d’années. A présent, c’est une vieille dame d’environ 80 ans dont le destin est chamboulé. Honteuse de sa nouvelle apparence et désirant retrouver son jeune âge, elle quitte le village en quête d’un remède capable de lui rendre sa jeunesse. En chemin vers les collines, elle trouve le château ambulant du mage Hauru, réputé pour être un mage cruel. Le château s’arrête à sa hauteur et après un moment d’hésitation, Sophie décide d’y entrer. A l’intérieur, elle trouve une pièce délabrée, sale et mal rangée. Elle est interpellée par le feu brûlant dans l’âtre, Calcifer, un démon de feu. Celui-ci voit bien que la vieille dame est victime d’un maléfice et lui propose son aide pour lever le sortilège en échange de sa coopération pour le libérer de l’emprise du mage. Elle devra pour cela trouver un moyen de rester dans le château et découvrir le secret d’Hauru. Le lendemain, elle fait la rencontre de Marko, l’assistant d’Hauru. Il lui montre quelques secrets magiques du château avant que son maître ne revienne.

Le Château Ambulant


Dans le village de Marché-aux-copeaux, Sophie Chapellier est une jeune femme fabriquante de chapeaux, résignée à vivre à la boutique familiale. Lors d’une fête au village, elle sort rendre visite à sa sœur et croise un mystérieux personnage en fuite. Celui-ci lui permet de voler au-dessus des habitations et l’amène directement au balcon de la boulangerie tenue par Letti, la sœur de Sophie. Après sa visite, elle rentre à la chapellerie la nuit tombée et rencontre la sorcière des landes venue acheter un chapeau. Le refus de vendre de Sophie, qui insiste sur le fait que la boutique est fermée, irrite la sorcière qui lui jette un sort avant de s’en aller. Sophie se regarde dans le miroir et se rend compte qu’elle a vieilli de plusieurs dizaines d’années. A présent, c’est une vieille dame d’environ 80 ans dont le destin est chamboulé. Honteuse de sa nouvelle apparence et désirant retrouver son jeune âge, elle quitte le village en quête d’un remède capable de lui rendre sa jeunesse. En chemin vers les collines, elle trouve le château ambulant du mage Hauru, réputé pour être un mage cruel. Le château s’arrête à sa hauteur et après un moment d’hésitation, Sophie décide d’y entrer. A l’intérieur, elle trouve une pièce délabrée, sale et mal rangée. Elle est interpellée par le feu brûlant dans l’âtre, Calcifer, un démon de feu. Celui-ci voit bien que la vieille dame est victime d’un maléfice et lui propose son aide pour lever le sortilège en échange de sa coopération pour le libérer de l’emprise du mage. Elle devra pour cela trouver un moyen de rester dans le château et découvrir le secret d’Hauru. Le lendemain, elle fait la rencontre de Marko, l’assistant d’Hauru. Il lui montre quelques secrets magiques du château avant que son maître ne revienne. Le mage, surpris de voir Calcifer obéir à la vieille dame, prend le relais pour cuisiner et interroge Sophie quant à sa présence au château. Celle-ci lui annonce s’être embauché seule comme femme de ménage, pour remmettre de l’ordre dans la maison si mal tenue. Hauru est indifférent à sa présence et la laisse vaquer à ses occupations.

Alors qu’il revient d’une bataille, Hauru monte prendre un bain. Mais lorsqu’il en ressort, sa couleur de cheveux si chère à ses yeux a changé. Se trouvant laid, il sombre dans le désespoir et se recouvre d’un mucus verdâtre qui menace d’envahir la demeure. Sophie et Marko s’occupent de lui et le mettent au lit. A son réveil, il demande à Sophie de rendre visite au roi à sa place, et de se faire passer pour sa mère. Sa mission est de le dénigrer auprès du roi afin de lui éviter de partir à la guerre. Madame Suliman, la magicienne qui a entraîné Hauru s’aperçoit de la supercherie et se lance à la poursuite du mage. Sophie parvient à rentrer au château accompagnée de la sorcière des landes privées de ses pouvoirs et du chien de Suliman. Après le déménagement magique du château, la guerre éclate au-dessus de Marché-aux-Copeaux. Hauru part livrer bataille et Sophie se retrouve à devoir protéger la nouvelle famille. Le château tombe en ruines, mais avec l’aide de Sophie, Calcifer parvient à le remettre en marche un court instant. La sorcière des landes, qui perd peu à peu toute rationalité, prend le démon dans ses mains voulant posséder le cœur d’Hauru. Elle brise ainsi la magie faisant tenir le château debout et Sophie, pour la sauver du feu, l’asperge d’eau. Calcifer meurt à petit feu, et le château est détruit. Sophie ouvre alors la porte noire, domaine d’Hauru, et trouve le secret du mage, le libérant du maléfice. La famille se retrouve sur les ruines du château, l’épouvantail Navet est lui aussi libéré de son maléfice et reprend son apparence humaine. Il met fin à la guerre, étant le prince du royaume ennemi, permettant à Hauru, Sophie et le reste de la maisonnée de reprendre leur route à bord du nouveau château volant.


https://drive.google.com/file/d/1JT4MK5UdHptdjHSz2vlJCw7LQJ_xYZ0A/view?usp=drivesdk


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- Le jeune Sosuke part jouer en bas de chez lui, au pied de la falaise. Il trouve dans l’eau un petit poisson rouge coincé dans un bocal. Il le prend et le libère, et se rendant compte qu’il est encore en vie, s’empresse de le mettre dans un seau d’eau pour lui permettre de survivre. Le poisson rouge, nommé Ponyo par le petit garçon, est recherché par un mystérieux personnage, sorcier des mers, qui veut à tout prix éviter que l’être marin soit mêlé aux Hommes. Sosuke part à l’école, proche de la maison de retraite où travaille sa mère Lisa. Pressé, il décide d'emmener le poisson avec lui. Il la cache tout de même à ses camarades, de peur que ceux-ci se l’approprient ou lui fassent du mal, et profite de la fin de journée pour aller montrer sa trouvailles aux vieilles dames de la maison de retraite juste à côté. L’une d’entre elles se montrera horrifiée à la vue du poisson à visage humain, disant que celui-ci est porteur d’un grand malheur et annonce un tsunami. Sosuke descend alors en bas de la falaise, mais le sorcier, dont on apprend plus tard qu’il est le père de Ponyo, réussit à récupérer sa fille grâce à ses vagues magiques. Sosuke est triste de perdre son amie et retourne avec sa mère chez lui, où l’on en apprendra plus sur sa relation avec ses parents et sur leur vie de famille. Pendant ce temps, le sorcier Fujimoto retourne dans son antre sous-marin et sermone sa fille. Mais celle-ci est têtue et veut retourner sur terre pour être avec Sosuke dont elle est amoureuse. Elle se transforme peu à peu en être humain, développant des pattes et un bec d’oiseau lors de sa première transformation qui suit l’évolution selon Darwin. Son père réussit à lui faire garder son apparence de poisson et la repose dans son environnement naturel auprès de ses sœurs.

Ponyo sur la Falaise


Le jeune Sosuke part jouer en bas de chez lui, au pied de la falaise. Il trouve dans l’eau un petit poisson rouge coincé dans un bocal. Il le prend et le libère, et se rendant compte qu’il est encore en vie, s’empresse de le mettre dans un seau d’eau pour lui permettre de survivre. Le poisson rouge, nommé Ponyo par le petit garçon, est recherché par un mystérieux personnage, sorcier des mers, qui veut à tout prix éviter que l’être marin soit mêlé aux Hommes. Sosuke part à l’école, proche de la maison de retraite où travaille sa mère Lisa. Pressé, il décide d'emmener le poisson avec lui. Il la cache tout de même à ses camarades, de peur que ceux-ci se l’approprient ou lui fassent du mal, et profite de la fin de journée pour aller montrer sa trouvailles aux vieilles dames de la maison de retraite juste à côté. L’une d’entre elles se montrera horrifiée à la vue du poisson à visage humain, disant que celui-ci est porteur d’un grand malheur et annonce un tsunami. Sosuke descend alors en bas de la falaise, mais le sorcier, dont on apprend plus tard qu’il est le père de Ponyo, réussit à récupérer sa fille grâce à ses vagues magiques. Sosuke est triste de perdre son amie et retourne avec sa mère chez lui, où l’on en apprendra plus sur sa relation avec ses parents et sur leur vie de famille. Pendant ce temps, le sorcier Fujimoto retourne dans son antre sous-marin et sermonne sa fille. Mais celle-ci est têtue et veut retourner sur terre pour être avec Sosuke dont elle est amoureuse. Elle se transforme peu à peu en être humain, développant des pattes et un bec d’oiseau lors de sa première transformation qui suit l’évolution selon Darwin. Son père réussit à lui faire garder son apparence de poisson et la repose dans son environnement naturel auprès de ses sœurs. Mais la petite parvient à s’échapper et retrouve cette apparence à mi-chemin entre le poisson, l’oiseau et l’humain. Elle ouvre malencontreusement une porte contenant la magie de Fujimoto, destinée à recouvrir la planète d’eau comme au temps du Dévonien. Un tsunami se déclenche et Ponyo remonte à la surface avec ses sœurs prenant la forme de poissons, et se dirige vers la maison de Sosuke. Dans le même temps, Sosuke rentre sous la tempête. Alors que de vagues gigantesques poursuivent la voiture de Lisa, son fils aperçoit Ponyo courant sur les vagues pour les rattraper. La voiture arrive à destination et la petite fille rejoint Sosuke. Lisa les fait rentrer et prend soin d’eux sans se poser de questions quant à Ponyo. Elle leur prépare à manger et les met au lit en demandant à son fils de bien veiller sur la petite fille car elle doit s’absenter pour retourner à la maison de retraite. Le lendemain matin, l'eau atteint le seuil de la maison. Les enfants décident alors de partir à l’aventure sur le bateau de Sosuke que Ponyo a fait grandir grâce à sa magie. Ils naviguent à la recherche de Lisa qui n’est pas rentrée durant la nuit. En chemin, ils croisent une famille et des villageois qui se rendent en lieu sûr, dans un hôtel sur une colline. Ils arrivent à un tunnel mystique, le traversent, et se retrouvent nez-à-nez avec Fujimoto. Ponyo qui s’est endormie sous sa forme de poisson, ne réagit plus. Sosuke court vers madame Toki pour échapper au sorcier mais la vague les emporte et les amène à la maison de retraite, sous l’eau. Respirant grâce à la magie de la mère de Ponyo, Sôsuke s’engage dans un dialogue avec celle-ci. La déesse des océans permet à Ponyo de rester avec le garçon s’il est capable de l’aimer telle qu’elle est : mi-poisson, mi-humaine. Ce dernier affirme aimer le poisson rouge, peu importe sa forme, et retourne sur la terre avec son amie, redevenue humaine.


https://drive.google.com/file/d/1bNTz8_Y-IIS52BDiKUeY065JSQx0eYV7/view?usp=drivesdk

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- Le vent se lève retrace la vie de Jiro Horikoshi, et en fait une biographie romancée. Jiro Horikoshi est un jeune garçon qui rêve de devenir pilote d'avions. Sa myopie l'empêche cependant d'aspirer à ce titre, qui nécessite une acuité visuelle parfaite. Dans ses rêves, il rencontre Giovanni Battista Caproni, un ingénieur italien à l'origine des Ca.18, avions de reconnaissance italien de la première guerre mondiale. Passionné d'aéronautique depuis le plus jeune âge, il se tourne vers l'ingénierie pour vivre auprès des machines volantes, et même, leur donner vie. On le retrouve à bord d'un train en direction de Tokyo, plus âgé, il est étudiant en ingénierie aéronautique. Lors de son voyage, il rencontre Naoko, une jeune fille qui rattrape le chapeau envolé de Jiro. Le destin les réunira plus tard et Naoko épousera Jiro. Un tremblement de terre fait dérailler le train et les passagers doivent évacuer. Jiro aide Naoko et son amie à rentrer chez elles et retourne à l'université. Celle-ci est en flammes et seule une pile de livres a pu être sauvée. Le feu ravage Tokyo, et il faudra deux ans pour reconstruire la ville. De retour en classe, Jiro reçoit la visite de sa sœur, qui lui reproche d'être trop acharné au travail et de ne plus prendre de nouvelles de sa famille. Plus tard, après avoir obtenu son diplôme, il se rend à son nouveau lieu de travail. Il y rencontre M.Kurokawa, son supérieur, qui le met à l'épreuve en lui demandant des plans de fixation. Jiro réussit haut la main et propose un nouveau système, mais l'avion sur lequel il travaille sous la direction de Kurokawa se crash à son premier vol. Son supérieur, déçu et honteux, décide d'envoyer sa jeune recrue en Allemagne pour qu'il puisse y étudier les modèles de bombardiers occidentaux. Jiro commence ainsi une nouvelle étape de sa carrière.

Le Vent se lève


Le vent se lève retrace la vie de Jiro Horikoshi, et en fait une biographie romancée. Jiro Horikoshi est un jeune garçon qui rêve de devenir pilote d'avions. Sa myopie l'empêche cependant d'aspirer à ce titre, qui nécessite une acuité visuelle parfaite. Dans ses rêves, il rencontre Giovanni Battista Caproni, un ingénieur italien à l'origine des Ca.18, avions de reconnaissance italien de la première guerre mondiale. Passionné d'aéronautique depuis le plus jeune âge, il se tourne vers l'ingénierie pour vivre auprès des machines volantes, et même, leur donner vie. On le retrouve à bord d'un train en direction de Tokyo, plus âgé, il est étudiant en ingénierie aéronautique. Lors de son voyage, il rencontre Naoko, une jeune fille qui rattrape le chapeau envolé de Jiro. Le destin les réunira plus tard et Naoko épousera Jiro. Un tremblement de terre fait dérailler le train et les passagers doivent évacuer. Jiro aide Naoko et son amie à rentrer chez elles et retourne à l'université. Celle-ci est en flammes et seule une pile de livres a pu être sauvée. Le feu ravage Tokyo, et il faudra deux ans pour reconstruire la ville. De retour en classe, Jiro reçoit la visite de sa sœur, qui lui reproche d'être trop acharné au travail et de ne plus prendre de nouvelles de sa famille. Plus tard, après avoir obtenu son diplôme, il se rend à son nouveau lieu de travail. Il y rencontre M.Kurokawa, son supérieur, qui le met à l'épreuve en lui demandant des plans de fixation. Jiro réussit haut la main et propose un nouveau système, mais l'avion sur lequel il travaille sous la direction de Kurokawa se crash à son premier vol. Son supérieur, déçu et honteux, décide d'envoyer sa jeune recrue en Allemagne pour qu'il puisse y étudier les modèles de bombardiers occidentaux. Jiro commence ainsi une nouvelle étape de sa carrière. A son retour au Japon, on lui confie la direction d'un projet de prototype pour porte-avions. Jiro accepte le contrat et part avec Kurokawa effectuer un repérage sur un porte-avions de la marine. Ils constatent tous deux l'urgence de la situation : les avions ne vont pas assez vite au décollage et les moteurs japonais sont médiocres. Il travaille sur la vitesse en privilégiant un nouveau moteur. Mais bien que l'avion soit rapide au décollage, le prototype ne tient pas et se désintègre en plein vol. Jiro est confus et se retire dans un hôtel en pleine montagne pour se reposer. Il y revoit Naoko et tombe amoureux d’elle. La romance s’installe et virevolte à la manière de la maquette en papier de Jiro, qui promet d’épouser Naoko. A son retour dans l’entreprise Mitsubishi, il rend visite à Honsho, son ami ingénieur qui vient de mettre au point un prototype de bombardier. Jiro propose de nouveaux plans de fixation à Honsho pour améliorer son avion, mais celui-ci décide de ne s’en servir qu’une fois que le prodige les aura utilisés. Kurokawa interrompt l’entrevue. Jiro est recherché par la police secrète, il doit se cacher et éviter les lieux publics, ou l'entreprise. Son supérieur lui propose de séjourner chez lui le temps que les choses se calment. Il apprend par un télégramme que Naoko est au plus mal et se risque à sortir pour aller à son chevet. Plus tard, il retourne aux bureaux de Mitsubishi et rencontre tour à tour le conseil d’administration et la marine impériale qui lui passe une commande. Jiro promet de faire de son mieux pour réussir et l’on peut le voir un soir en pleine réunion, avec son équipe de recherche, présenter le nouveau prototype sur lequel il travaille. Le but est d’atteindre avec ce nouvel avion les 270 nœuds. Il présente ainsi toutes les nouveautés techniques qu’il ajoute au modèle afin d’améliorer les performances. Naoko quitte le sanatorium pour rejoindre Jiro. Afin de rester ensemble, ils se marient chez les Kurokawa. Naoko décide de rester malgré sa maladie, profitant de chaque instant avec son mari. Jiro poursuit son travail sans relâche, et son nouveau modèle est mis au point avec les rivets à tête fraisés et les trappes à ressort. Honsho lui rend visite et lui demande l’autorisation d’utiliser ses plans pour améliorer ses bombardiers. Le prototype de Jiro est amené à l’aérodrome, prêt à décoller. Naoko quitte la demeure des Kurokawa, résignée à s’éteindre seule. Jiro voit son œuvre accomplie, l’avion décolle et vole parfaitement. La dernière séquence montre Jiro de retour dans le monde des rêves, aux côtés de Caproni. Celui-ci loue le travail de l’ingénieur, bien que son œuvre ait été utilisée pour la guerre. Il revoit sa femme une dernière fois en songe, lui demandant de vivre.


https://drive.google.com/file/d/1o7jaKLQpdp043rA7wUH73LezXhAiHlIp/view?usp=drivesdk

Miyazaki au travail : le progrès technique et l'industrialisation de la guerre

La destruction des mondes, l'apocalypse de Miyazaki

Dessiner des avions, une reproduction du réel, la fascination pour l'univers aérien

Sommaire

    • Chapitre 1 : Des images du réel, Construire ses propres Machines Volantes

    • Chapitre 3 : Rêve ou réalité? Le monde onirique à l'origine de la création

    • Chapitre 2 : Des images de l'entre-deux-guerres : Porco Rosso, Le vent se lève

Dessiner des avions, une reproduction du réel, la fascination pour l'univers aérien

Des Plans A l'écran

- « Le jeune Miyazaki adorait dessiner des avions de chasse, une obsession qui allait porter ses fruits dans les éblouissantes scènes de combat aérien dont regorge sa filmographie ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­». Dès la création de Nausicaä, Miyazaki partage sa passion pour l’aviation et les combats aériens en présentant nombre d’aéronefs sous toutes leurs coutures. Les avions et les machines deviendront sa marque de fabrique. Présent dans tous ses films, Miyazaki ne désire pas seulement dessiner des engins motorisés, il veut les voir prendre vie. L’animation est la réponse première à cette volonté. Grâce aux 24 images par seconde, le dessin se met en mouvement, les machines prennent vie et s’envolent. Grâce à la publication de certains de ses dessins préparatoires et croquis, on s'aperçoit que le dessin des avions comme des autres machines a été mûrement réfléchi. Chacun fait office d’une réflexion, mettant en œuvre les connaissances historiques et techniques du réalisateur. Les dessins préparatoires montrent une recherche sur les caractéristiques précises des aéronefs, comme le poids, la vitesse, la portance et même les angles des ailes.

- L’aile Moeve de Nausicaä a d’ailleurs été pensée de manière à ce que le vol soit le plus réaliste possible. Sur les croquis, nous pouvons voir une réflexion sur la position du pilote en vol en fonction de sa manière de voler, de se déplacer. Le personnage de Nausicaä n’aura donc pas la posture si elle décide de voler sur de longues distances à une allure de croisière ou si elle doit voler rapidement et effectuer des acrobaties en vol, pour éviter les tirs ennemis. Les machines volantes de guerres ont ensuite été pensées en fonction de leur emploi au combat et diffèrent suivant les différentes civilisations. Nous aurons ainsi différents engins pour les peuples Tolmèques, Dorks, de Pejite et de la vallée du vent et cela pour les mêmes utilisations. Une hiérarchie est également pensée, mettant en avant les prouesses techniques du peuple Tolmèque ou la violence et la puissance des Dorks.

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Chapitre 1 : Des images du réel, Construire ses propres Machines Volantes

Des Plans à l'écran


« Le jeune Miyazaki adorait dessiner des avions de chasse, une obsession qui allait porter ses fruits dans les éblouissantes scènes de combat aérien dont regorge sa filmographie ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­». Dès la création de Nausicaä, Miyazaki partage sa passion pour l’aviation et les combats aériens en présentant nombre d’aéronefs sous toutes leurs coutures. Les avions et les machines deviendront sa marque de fabrique. Présent dans tous ses films, Miyazaki ne désire pas seulement dessiner des engins motorisés, il veut les voir prendre vie. L’animation est la réponse première à cette volonté. Grâce aux 24 images par seconde, le dessin se met en mouvement, les machines prennent vie et s’envolent. Grâce à la publication de certains de ses dessins préparatoires et croquis, on s'aperçoit que le dessin des avions comme des autres machines a été mûrement réfléchi. Chacun fait office d’une réflexion, mettant en œuvre les connaissances historiques et techniques du réalisateur. Les dessins préparatoires montrent une recherche sur les caractéristiques précises des aéronefs, comme le poids, la vitesse, la portance et même les angles des ailes.

L’aile Moeve de Nausicaä a d’ailleurs été pensée de manière à ce que le vol soit le plus réaliste possible. Sur les croquis, nous pouvons voir une réflexion sur la position du pilote en vol en fonction de sa manière de voler, de se déplacer. Le personnage de Nausicaä n’aura donc pas la posture si elle décide de voler sur de longues distances à une allure de croisière ou si elle doit voler rapidement et effectuer des acrobaties en vol, pour éviter les tirs ennemis. Les machines volantes de guerres ont ensuite été pensées en fonction de leur emploi au combat et diffèrent suivant les différentes civilisations. Nous aurons ainsi différents engins pour les peuples Tolmèques, Dorks, de Pejite et de la vallée du vent et cela pour les mêmes utilisations. Une hiérarchie est également pensée, mettant en avant les prouesses techniques du peuple Tolmèque ou la violence et la puissance des Dorks.

Le second film de Miyazaki, Le Château dans le ciel, confirmera la volonté de faire apparaître des aéronefs dans ses créations. Adaptation du roman des voyages de Gulliver de Jonathan Swift, le film part à la recherche de l’île céleste Laputa. C’est également le premier film à présenter des plans et une maquette d'aéronefs dans l’univers de Miyazaki. Lorsque Shiita se réveille chez Pazu et fait sa rencontre, celle-ci est rapidement menée vers l’ancien atelier du père de Pazu. Les aéronefs sont omniprésents dans la demeure, en dessin, photographies, maquettes, le gros œuvre étant le squelette d’un avion en construction. Shiita découvrant l’endroit regarde tout autour d’elle et se concentre sur le bureau au-dessus duquel se trouve des photographies de Laputa et du père de Pazu en dirigeable. Sur le bureau apparaissent les premiers plans, une vue en plongée nous permet de nous en rendre compte bien qu’il soit impossible de les identifier. On peut supposer que ceux-ci correspondent à l’aéronef en construction mais leur apparition à l’écran est trop succincte pour affirmer cette hypothèse. Les croquis préparatoires nous montrent une réelle réflexion sur la disposition intérieure des engins volants, notamment du Tigermoth, vaisseau des pirates du ciel qu’intègrent les héros au cours du film. Les annotations quant aux caractéristiques des machines ne manquent pas, et l’on découvre ainsi que le vaisseau pirate fonctionne à l’aide d’un moteur et de deux chambres contenant de l’air et un gaz léger. Pourtant, Miyazaki déclare que ces nombreux chiffres ne veulent rien dire. L’idée étant selon lui qu’il y ait des planches de dessin dans le styles des plans de construction. Si pour Le Château dans le ciel ces annotations ne veulent rien dire, on peut toutefois se questionner sur la véracité de ces propos. Miyazaki aime prendre la parole quand il s’agit de parler de son travail, de ses dessins, et lorsque l’on aborde sa passion pour l’aéronautique il devient vite très bavard. Cependant, il n’est pas rare de le voir se contredire entre ses nombreuses interviews, ou de changer ses propos d’un entretien à l’autre en complétant par de nouvelles anecdotes ce qui aurait déjà pu être dit. Parfois même, lorsqu’une question le dérange ou ne lui paraît pas pertinente, il lui arrive de répondre au hasard. Si nous pouvons remettre en question cette affirmation que les chiffres « ne servent à rien », c’est parce que l’artiste est passionné, à une grande connaissance du domaine aéronautique, et qu’il utilise systématiquement ce mode de fonctionnement dans ses croquis préparatoire lorsqu’il s’agit des engins volants, y compris lorsque les plans passent à l’écran dans ses deux films phare concernant l’aviation : Porco Rosso et Le vent se lève. Authentiques ou esthétiques, il n’en demeure pas moins que certaines annotations sont indiscutables et bien utiles au déroulement du récit.

Miyazaki dessine les plans des modèles d’avions existant avec une incroyable rigueur. L’objectif étant de coller le plus possible à la réalité tout en y ajoutant sa touche personnelle afin de créer un modèle unique. Le premier aéronef reproduit à partir de modèle réel est l’hydravion rouge qui donne son nom à Porco Rosso (Syn. 5). Le prototype est présenté comme étant un Savoia S-21 (Ill. 1). Miyazaki a recréé le modèle en se basant sur le S-21 (Ill. 2), prototype conçu pour la coupe Schneider de 1921 qui n’y participera finalement pas car jugé trop dangereux, combiné au Macchi M.33 qui perdit la coupe de 1925 face au Curtiss R3C-2 qui est justement l’hydravion du rival de Porco.

Lors d’une virée au-dessus de l’adriatique, Porco se retrouve face à Glenn Curtiss qui profite d’une panne du Savoia en plein vol pour le détruire en grande partie. Rescapé de l’attaque, Porco se rend à Milan chez son ami Piccolo afin de faire réparer son engin. Après avoir discuté avec le gérant et avoir fait la rencontre de Fiona (Fio), sa petite-fille revenue d’Amérique, il accepte de leur confier le travail. Le lendemain matin, Porco se rend en salle commune pour prendre le petit déjeuner et retrouve Fio, encore au travail après une nuit blanche passée à redessiner les plans de l’hydravion. Miyazaki, en plus du dessin des plans de l’avion, nous confronte pour la première fois à l’ingénieur en aéronautique. Il nous montre à travers ces plans, les outils mathématiques, et les feuilles de calcul qu’il maîtrise son sujet. Le dialogue qui s’ensuit confirme cette connaissance, le vocabulaire spécifique de l’aéronautique est employé : fuselage, profil du bord d’attaque des ailes, nœuds (pour la vitesse), portance ; les nombreux chiffres et les explications présentes sur les dessins techniques venant appuyer le discours. Plus tard, nous pouvons observer la reconstruction de l’appareil et la création des nouvelles pièces de celui-ci. De nouveaux plans sont projetés à l’écran, montrant la composition des différents éléments et étant d’une aide précieuse pour la conception des pièces. On peut d’ailleurs noter les discussions autour des plans durant la scène, et Fio que l’on aperçoit debout près d’une table et dont on se doute qu’elle présente et explique les plans à ses collègues féminins.

Le second film présentant des plans d’aéronef est Le vent se lève (Syn. 10), retraçant une biographie romancée de Jiro Horikoshi, ingénieur en aéronautique de l’entre-deux-guerre au Japon. Le dessin et les plans sont omniprésents dans l'œuvre, car au centre même de celle-ci. Nous pouvons voir l’évolution du jeune Jiro, d’abord étudiant en ingénierie aéronautique et dessinant avec passion les ailes des avions dont la courbe s’inspire des arêtes de maquereau de ses déjeuner, devenir un brillant concepteur de machines volantes, présentant à ses collègues le futur A6M Zéro. Son premier travail à l’entreprise Mitsubishi est de revoir les plans de fixation de la voilure. La scène est cruciale, elle présente Jiro comme un génie dans la réalisation de plans avant même qu’il ait commencé à travailler. Après que celui-ci se soit présenté à ses nouveaux collègues, de manière très sommaire, il se met à l’ouvrage, dans un calme religieux, avec une patience infaillible qui suscite la curiosité de son supérieur. Jiro ouvre son carnet de notes, consulte les archives et les plans conservés sur place et se met à dessiner. Nous sommes tout de suite transportés dans les pensées de Jiro qui tout en travaillant imagine une maquette de l’avion en plein vol. Son génie cité plus tôt lui permet de comprendre simplement avec ses calculs et ses croquis la faisabilité ou non du projet. L’avion imaginaire se disloque en vol, et alors le vent souffle encore dans l’esprit de l’ingénieur, son ami vient le tirer de sa rêverie en l’invitant à déjeuner. Une rapide escapade dans l’atelier d’assemblage lui permettra de mieux comprendre la mise en œuvre et le fonctionnement de la mécanique. Il se rend ainsi compte que Kurokawa, son supérieur, l’a mis à l’épreuve en lui demandant de réaliser des plans dont la réalisation avait déjà été effectuée, pour connaître sa manière de remédier à un problème. Ce dernier a réussi l’épreuve haut la main en dessinant exactement les pièces qui étaient montées sur l’engin sans les connaître au préalable, et en proposant un nouveau type de fixation plus résistant. Le dessin apparaît clairement à l’écran avec une explication de la mise en œuvre par Jiro : les nouvelles fixations auront un ressort sur la lame qui permet d’absorber les tensions. Le câble passe dans une bielle et est ensuite raccordé au fuselage.

Un point intéressant à noter est le fait que l’on a quasi systématiquement une mise en parallèle entre le plan et la réalisation de l’engin dans l’atelier, créant ainsi un lien intrinsèque entre le concepteur et le constructeur. Pour ces fixations, Jiro et son ami Honjo se sont rendus à l’atelier pour voir l’assemblage. Après l’échec en vol du Falcon 1, ils seront envoyés en Allemagne pour étudier les bombardiers Junkers (Ill. 3), dont ils pourront apprendre pour construire leurs propres modèles le Mitsubishi Ki-20 (Ill. 4). De retour au Japon, nous pouvons observer plusieurs modèles de l’industrie Mitsubishi comme le 1MF10 (Ill. 5 et 6), le G1M (Ill. 7) que l’on voit très rapidement et le G3M (Ill. 8) sur lequel travaille Honjo. Les plans apparaissent de manière succincte à l’écran, laissant le temps à Honjo d’en prendre connaissance. Jiro lui propose de nouvelles pièces pour améliorer la conception de son avion, notamment des vis à tête plates. Encore une fois, l’utilisation des plans est mise en parallèle avec l’engin lui-même dans une courte scène où l’assemblage se fait de manière autonome. Les modifications ne seront cependant pas apportées à l’avion en cours de construction, Honjo préférant jouer à jeu égal avec son rival, il ne les utilisera que plus tard lorsque Jiro lui-même y aura recours.

La scène qui suit mettant en scène les plans de Jiro est l’une des plus connues du film. Celui-ci est en réunion avec son groupe de recherche pour leur présenter le nouveau modèle Ka-14 (Ill. 9). Le dessin est ici très clair, de manière à montrer un modèle d’avion très avant-gardiste. On y voit nettement les ailes en « W » caractéristique d’un bon nombre d’avions de cette période, bien que seul le Ka-14 soit mis à l’écran. Jiro souhaite que ce prototype ait toutes les nouveautés technologiques afin d’en améliorer la vitesse, on voit ainsi sur le plan les nouveaux trains d’atterrissage rétractables, indispensables pour l’aérodynamisme. Nous reparlerons un peu plus tard des nouvelles technologies qu’il souhaite ajouter à ce prototype pour un vol plus rapide. La réunion se conclut sur une mise en attente du projet en raison de l’impossibilité de réduire le poids dû aux mitrailleuses. Elle sera tout de même un succès, permettant une avancée majeure dans les recherches. Nous verrons par la suite le groupe de travail dirigé par Horikoshi en pleine conception des nouveaux plans. Celui-ci occupé à juger le travail de ses associés sera vite interrompu par la nouvelle du docteur de sa femme, lui apprenant que celle-ci a quitté le sanatorium. La mise en relation des plans avec le modèle en cours de réalisation se fera plus tard, les améliorations ayant pu être apportées, Honjo rend visite à son ami pour constater l’avancée du projet et lui demander la permission d’utiliser enfin ses plans pour son nouveau bombardier.

Deux scènes supplémentaires montrent Jiro au travail sur ses plans, la première le représente avec sa femme Naoko continuant à travailler tard le soir, fumant allègrement alors qu’elle se meurt à petit feu, la seconde après qu’Honjo lui ait rendu visite à son atelier. Bien qu’importantes dans le cours du récit, elles le sont moins pour notre analyse. Les plans de Miyazaki se veulent réalistes, tant dans les dessins précis qui montrent chaque pièce des appareils, leur agencement et parfois leur fonctionnement, que dans les annotations et les calculs qui nous questionnent sur l’expertise de Miyazaki. En effet, si celui-ci affirme à de nombreuses reprises qu’il « n’est pas obsédé par les avions » et que les calculs « ne signifient rien », la précision de ses dessins nous affirme le contraire. De plus, on voit dans son studio des maquettes d’avions dont il s’inspire pour ses storyboards, notamment le modèle de l’AM5. Le but recherché par l’artiste en reproduisant les avions ayant existé est de coller le plus possible avec la réalité, et ainsi de donner vie au dessin en insufflant une âme à ses machines volantes. Le dessin, par l’animation, ne fait plus que se mouvoir, il existe et dans le court instant de son apparition dans le long métrage, est réel, presque tangible. Il y a également une volonté de vérité historique, ou tout du moins de s’en approcher le plus possible tout en restant dans l’univers fictif et merveilleux que crée Miyazaki. Pour créer ces plans et ces aéronefs, Miyazaki se renseigne abondamment en consultant de nombreux ouvrages d’histoire de l’aviation. Sa passion le pousse même à se rendre en occident pour étudier le terrain, on retrouve d’ailleurs une allusion à ce voyage à travers celui de Jiro en Allemagne.

https://drive.google.com/file/d/1fCpZruMYPF21EnTsLQFGcpRpQQ_-AL4S/view?usp=drivesdk









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Chapitre 1 : Des images du réel, Construire ses propres Machines Volantes

Construire des Maquettes : L'aviation cachée dans les films de Miyazaki

- L’aviation est parfois dissimulée dans les longs métrages de Miyazaki. Qu’ils traitent ou non des thématiques de la guerre avec l’aviation en toile de fond, les détails cachés de certaines scènes nous renseignent cependant sur l’univers du réalisateur. Ainsi des films comme Mon voisin Totoro, Kiki la petite sorcière ou Le voyage de Chihiro qui abordent des sujets plus enfantins, avec des problématiques liées au changement et au passage à l’âge adulte, restent un prétexte pour dessiner des avions. Les maquettes d’aéronefs sont aussi présentes dans ses longs métrages centrés sur le ciel, pour renforcer la thématique. On peut ainsi apercevoir Pazu remonter le ressort d’un petit avion en bois dans l’atelier de son père lorsqu’il parle pour la première fois de Laputa avec Shiita, ou Jiro faire planer un avion en papier jusqu’à sa future épouse.

- Miyazaki accorde une grande importance aux décors et aux éléments cachés dans les arrières plans. Ils lui permettent de donner un cadre et une profondeur à son récit. Des objets qui paraissent comme de banals éléments de décor pour combler les vides, sont en réalité le cœur même d’une réflexion qui va bien au-delà de leur simple représentation. Ce sont des éléments capitaux pour une bonne compréhension de l'œuvre de l’artiste.
- Hayao Miyazaki, qui certifie ne pas être obsédé par les avions, en dessine dans la quasi-totalité de ses films que ce soit en taille réelle ou en maquette. Celui-ci les reproduit avec une grande fidélité, bien qu’il garde une marge d’interprétation pour certains modèles. Il va jusqu’à consulter des magazines techniques ou des livres sur l’histoire de l’aviation, et possède lui-même quelques maquettes dont il s’inspire pour ses dessins. Il travaille notamment à partir d’une maquette de Mitsubishi A5M (Ill. ?) pour la conception de ses storyboards sur Le vent se lève, et développe l’idée jusqu’à reproduire cette maquette sous forme d’avion en papier que lance Jiro à Naoko.

Construire des Maquettes : L'aviation cachée dans les films de Miyazaki



L’aviation est parfois dissimulée dans les longs métrages de Miyazaki. Qu’ils traitent ou non des thématiques de la guerre avec l’aviation en toile de fond, les détails cachés de certaines scènes nous renseignent cependant sur l’univers du réalisateur. Ainsi des films comme Mon voisin Totoro, Kiki la petite sorcière ou Le voyage de Chihiro qui abordent des sujets plus enfantins, avec des problématiques liées au changement et au passage à l’âge adulte, restent un prétexte pour dessiner des avions. Les maquettes d’aéronefs sont aussi présentes dans ses longs métrages centrés sur le ciel, pour renforcer la thématique. On peut ainsi apercevoir Pazu remonter le ressort d’un petit avion en bois dans l’atelier de son père lorsqu’il parle pour la première fois de Laputa avec Shiita, ou Jiro faire planer un avion en papier jusqu’à sa future épouse.

Miyazaki accorde une grande importance aux décors et aux éléments cachés dans les arrières plans. Ils lui permettent de donner un cadre et une profondeur à son récit. Des objets qui paraissent comme de banals éléments de décor pour combler les vides, sont en réalité le cœur même d’une réflexion qui va bien au-delà de leur simple représentation. Ce sont des éléments capitaux pour une bonne compréhension de l'œuvre de l’artiste.

Hayao Miyazaki, qui certifie ne pas être obsédé par les avions, en dessine dans la quasi-totalité de ses films que ce soit en taille réelle ou en maquette. Celui-ci les reproduit avec une grande fidélité, bien qu’il garde une marge d’interprétation pour certains modèles. Il va jusqu’à consulter des magazines techniques ou des livres sur l’histoire de l’aviation, et possède lui-même quelques maquettes dont il s’inspire pour ses dessins. Il travaille notamment à partir d’une maquette de Mitsubishi A5M (Ill. ?) pour la conception de ses storyboards sur Le vent se lève, et développe l’idée jusqu’à reproduire cette maquette sous forme d’avion en papier que lance Jiro à Naoko. La réplique servant en elle-même au personnage principal d’élément déclencheur pour l’innovation du modèle qui marquera la consécration de sa carrière à la fin du film. Miyazaki encourage ses employés à travailler de la même manière, à partir d'éléments tangibles, et de maquettes pour les projets cinématographiques consacrés à l’aviation.

Dans Mon voisin Totoro, alors que la guerre et l’aviation paraissent inexistantes, on retrouve quelques détails disséminés au long du film qui nous renvoient à ces sujets qui passionnent et hantent l’auteur. L’ouverture se fait sur un camion rempli de bagages de la famille Kusakabe. Les deux petites filles à l’arrière se partagent des bonbons. Cette scène qui, aux yeux du spectateur est anodine, nous renvoie en réalité à une autre scène bien plus dramatique. Le film qui sort en salle en 1988 en séance double, est accompagné d’une réalisation d’Isao Takahata, Le Tombeau des Lucioles. Les thèmes des deux films sont radicalement opposés, puisque Takahata met en scène la tragédie touchant Seita et Setsuko. Les deux enfants se retrouvent livrés à eux même après le bombardement de leur ville et la mort de leurs parents, et ne survivront pas à la misère que laisse la guerre derrière elle. Les bonbons de Totoro renvoient à la boîte de bonbons que se partagent les deux enfants du Tombeau des Lucioles, objet de réconfort pour les enfants qui savourent cette précieuse nourriture, avant de servir d’ossuaire à Setsuko. Le grand camphrier de Totoro, arbre mystique servant de demeure à la créature, fait référence quant à lui au camphrier de Hiroshima, premier arbre à avoir repris après le largage de l’arme nucléaire.

Kanta, le jeune garçon ami de Mei et Satsuki qui leur a prêté son parapluie lors de l’averse au retour de l’école, est en train de construire une maquette d’avion lorsque celles-ci lui rapportent son bien. L’avion possède une hélice de traction et rappelle fortement les aéronefs personnels de plaisance des années 1920 visibles dans Porco Rosso (Ill. ?). Les différentes pièces du puzzle sont disposées au sol et le garçon suit plusieurs plans de construction. On le voit s’appliquer à monter l’appareil, armé de patience et très minutieux. Lorsqu’il rentre dans sa chambre pour se cacher des filles, on aperçoit une deuxième maquette, terminée cette fois, sur une étagère. Ce modèle, moins visible cependant, nous fait penser à un modèle militaire, se rapprochant des modèles construits par Jiro dans Le vent se lève, et reconnaissable au soleil rouge du drapeau japonais sur la dérive.

Dans Kiki la petite sorcière, c’est Tombo qui construit son propre avion à partir de son vélo. Le jeune garçon passionné d’aviation fait partie d’un « aéroclub », et tente de créer sa propre machine volante. S’il n’est pas réellement une maquette, ni vraiment un aéronef, il se situe entre les deux et constitue une innovation. Au départ muni d’une hélice de traction, reliée au pédalier du vélo par une chaîne, le premier modèle ne tiendra pas et se cassera lors de la dégringolade du garçon et de Kiki. A la fin du film, celui-ci aura revu sa création en changeant son hélice de traction pour une hélice de propulsion, située à l’arrière, et ajoutera à son vélo les ailes et le fuselage que ses amis ont fabriqués. Le vélo entouré d’une armature métallique et de vitres constitue le cockpit de l’engin.

Le Voyage de Chihiro et Ponyo sur la falaise ne montrent pas non plus d’avions miniatures mais présentent tout de même des maquettes d’autres véhicules motorisés. Lorsque Chihiro cherche à soigner Aku, elle se rend chez Yubaba pour obtenir son aide. Elle rencontre Bébé dans sa chambre et un plan rapide nous montre des jouets de voitures. Dans Ponyo, ce sont principalement des jouets, des maquettes de bateaux que possède Sosuke. Vivant sur la côte et ayant un père marin, celui-ci en possède plusieurs dont un qui sera au centre même du film. Revenant de nombreuses fois à l’écran en tant que jouet, il sera transformé en véritable bateau grâce aux pouvoirs de Ponyo.

Lorsque Pazu recueille Shiita, celle-ci visite l’atelier de son père. Pazu lui montre les photographies et le journal de celui qui a réussi à photographier la cité céleste de Laputa. Rejeté par la société puisqu’il ne pouvait pas prouver l'existence de Laputa, ne l’ayant jamais retrouvée après de nombreux vols, le père de Pazu est mort de chagrin, laissant à son fils le rêve de retrouver le château dans le ciel. On peut alors voir le squelette d’un aéronef en construction, qui rappelle les les ornithoptères de Léonard de Vinci (Ill. ?) ou les premiers modèles de Clément Ader (Ill. ?). Pazu affirme qu’il partira un jour à la recherche de Laputa à bord de son propre avion en construction. Durant cette discussion avec Shiita, qui nous permet de découvrir l’enjeu du long métrage inspiré des voyages de Gulliver de Jonathan Swift, Pazu joue avec une maquette d’avion en bois dont il fait remonter le ressort permettant au jouet de voler à l’aide d’une manivelle à l’avant du cockpit. Ce petit appareil dont le bout des ailes est peint en bleu nous fait penser à l’avion imaginaire piloté par Jiro en ouverture du Vent se lève. Le fonctionnement de la maquette n’est pas sans rappeler le fonctionnement des Flapters, petits aéronefs biplaces des pirates du ciel, ou des hydravions de Porco Rosso dont le démarrage du moteur se fait également à la main grâce à une manivelle.

Véhicule d’idées, de sentiments et d'innovations, c’est dans Le vent se lève que les maquettes sont les plus remarquables. Réelles ou issues du monde onirique, les maquettes sont au cœur du récit, permettant à Jiro Horikoshi d’innover et de créer de nouveaux modèles. D’un blanc immaculé, réalisées en papier, elles sont la pureté de la passion de Jiro qui ne voit en elles que de manifiques avions en devenir. Il ne souhaite pas la guerre, ni l'alimenter avec ses créations. Sa seule ambition est de créer des avions, beaux, rapides, qui fendent l’air avec grâce. Les maquettes en papier qui donneront le « la » aux ailes en « W » de ses futurs modèles : le Ka-14 et l’A5M visibles dans le film. Réalisées durant son séjour à la montagne, les maquettes en papier sont aussi le lien qui unit Jiro à sa future femme Naoko. Dans un jeu d'échange ou les amoureux s'envoient à tour de rôle l'avion en papier, le jouet représente la relation qui unit les amants. Un départ rapide en haute altitude, plein de rebondissements. L'avion plane, la relation perdure, puis l'avion décline, tout comme la santé de Naoko. Monsieur Castorp, un allemand réfugié au Japon, ratrappe l'objet mais l'écrase entre ses mains, annonçant le destin tragique de l'épouse de Jiro. Une autre maquette, tout aussi blanche, apparaît dans les songes de l'ingénieur avant cette scène. Il rejoint son ami Caproni au royaume des rêves et lui montre la silhouette du futur A5M. Ce beau rêve n’est pas encore abouti, et nécessitera encore quelques années avant de voir le jour.



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Chapitre 1 : Des images du réel, Construire ses propres Machines Volantes

Des Plans A l'écran

- « Le jeune Miyazaki adorait dessiner des avions de chasse, une obsession qui allait porter ses fruits dans les éblouissantes scènes de combat aérien dont regorge sa filmographie ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­». Dès la création de Nausicaä, Miyazaki partage sa passion pour l’aviation et les combats aériens en présentant nombre d’aéronefs sous toutes leurs coutures. Les avions et les machines deviendront sa marque de fabrique. Présent dans tous ses films, Miyazaki ne désire pas seulement dessiner des engins motorisés, il veut les voir prendre vie. L’animation est la réponse première à cette volonté. Grâce aux 24 images par seconde, le dessin se met en mouvement, les machines prennent vie et s’envolent. Grâce à la publication de certains de ses dessins préparatoires et croquis, on s'aperçoit que le dessin des avions comme des autres machines a été mûrement réfléchi. Chacun fait office d’une réflexion, mettant en œuvre les connaissances historiques et techniques du réalisateur. Les dessins préparatoires montrent une recherche sur les caractéristiques précises des aéronefs, comme le poids, la vitesse, la portance et même les angles des ailes.

- L’aile Moeve de Nausicaä a d’ailleurs été pensée de manière à ce que le vol soit le plus réaliste possible. Sur les croquis, nous pouvons voir une réflexion sur la position du pilote en vol en fonction de sa manière de voler, de se déplacer. Le personnage de Nausicaä n’aura donc pas la posture si elle décide de voler sur de longues distances à une allure de croisière ou si elle doit voler rapidement et effectuer des acrobaties en vol, pour éviter les tirs ennemis. Les machines volantes de guerres ont ensuite été pensées en fonction de leur emploi au combat et diffèrent suivant les différentes civilisations. Nous aurons ainsi différents engins pour les peuples Tolmèques, Dorks, de Pejite et de la vallée du vent et cela pour les mêmes utilisations. Une hiérarchie est également pensée, mettant en avant les prouesses techniques du peuple Tolmèque ou la violence et la puissance des Dorks.

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Chapitre 2 : Des images de l'entre-deux-guerres : Porco Rosso, Le vent se lève

Des Plans A l'écran

- « Le jeune Miyazaki adorait dessiner des avions de chasse, une obsession qui allait porter ses fruits dans les éblouissantes scènes de combat aérien dont regorge sa filmographie ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­». Dès la création de Nausicaä, Miyazaki partage sa passion pour l’aviation et les combats aériens en présentant nombre d’aéronefs sous toutes leurs coutures. Les avions et les machines deviendront sa marque de fabrique. Présent dans tous ses films, Miyazaki ne désire pas seulement dessiner des engins motorisés, il veut les voir prendre vie. L’animation est la réponse première à cette volonté. Grâce aux 24 images par seconde, le dessin se met en mouvement, les machines prennent vie et s’envolent. Grâce à la publication de certains de ses dessins préparatoires et croquis, on s'aperçoit que le dessin des avions comme des autres machines a été mûrement réfléchi. Chacun fait office d’une réflexion, mettant en œuvre les connaissances historiques et techniques du réalisateur. Les dessins préparatoires montrent une recherche sur les caractéristiques précises des aéronefs, comme le poids, la vitesse, la portance et même les angles des ailes.

- L’aile Moeve de Nausicaä a d’ailleurs été pensée de manière à ce que le vol soit le plus réaliste possible. Sur les croquis, nous pouvons voir une réflexion sur la position du pilote en vol en fonction de sa manière de voler, de se déplacer. Le personnage de Nausicaä n’aura donc pas la posture si elle décide de voler sur de longues distances à une allure de croisière ou si elle doit voler rapidement et effectuer des acrobaties en vol, pour éviter les tirs ennemis. Les machines volantes de guerres ont ensuite été pensées en fonction de leur emploi au combat et diffèrent suivant les différentes civilisations. Nous aurons ainsi différents engins pour les peuples Tolmèques, Dorks, de Pejite et de la vallée du vent et cela pour les mêmes utilisations. Une hiérarchie est également pensée, mettant en avant les prouesses techniques du peuple Tolmèque ou la violence et la puissance des Dorks.

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Chapitre 2 : Des images de l'entre-deux-guerres : Porco Rosso, Le vent se lève

Des Plans A l'écran

- « Le jeune Miyazaki adorait dessiner des avions de chasse, une obsession qui allait porter ses fruits dans les éblouissantes scènes de combat aérien dont regorge sa filmographie ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­». Dès la création de Nausicaä, Miyazaki partage sa passion pour l’aviation et les combats aériens en présentant nombre d’aéronefs sous toutes leurs coutures. Les avions et les machines deviendront sa marque de fabrique. Présent dans tous ses films, Miyazaki ne désire pas seulement dessiner des engins motorisés, il veut les voir prendre vie. L’animation est la réponse première à cette volonté. Grâce aux 24 images par seconde, le dessin se met en mouvement, les machines prennent vie et s’envolent. Grâce à la publication de certains de ses dessins préparatoires et croquis, on s'aperçoit que le dessin des avions comme des autres machines a été mûrement réfléchi. Chacun fait office d’une réflexion, mettant en œuvre les connaissances historiques et techniques du réalisateur. Les dessins préparatoires montrent une recherche sur les caractéristiques précises des aéronefs, comme le poids, la vitesse, la portance et même les angles des ailes.

- L’aile Moeve de Nausicaä a d’ailleurs été pensée de manière à ce que le vol soit le plus réaliste possible. Sur les croquis, nous pouvons voir une réflexion sur la position du pilote en vol en fonction de sa manière de voler, de se déplacer. Le personnage de Nausicaä n’aura donc pas la posture si elle décide de voler sur de longues distances à une allure de croisière ou si elle doit voler rapidement et effectuer des acrobaties en vol, pour éviter les tirs ennemis. Les machines volantes de guerres ont ensuite été pensées en fonction de leur emploi au combat et diffèrent suivant les différentes civilisations. Nous aurons ainsi différents engins pour les peuples Tolmèques, Dorks, de Pejite et de la vallée du vent et cela pour les mêmes utilisations. Une hiérarchie est également pensée, mettant en avant les prouesses techniques du peuple Tolmèque ou la violence et la puissance des Dorks.

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Chapitre 2 : Des images de l'entre-deux-guerres : Porco Rosso, Le vent se lève

Des Plans A l'écran

- « Le jeune Miyazaki adorait dessiner des avions de chasse, une obsession qui allait porter ses fruits dans les éblouissantes scènes de combat aérien dont regorge sa filmographie ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­». Dès la création de Nausicaä, Miyazaki partage sa passion pour l’aviation et les combats aériens en présentant nombre d’aéronefs sous toutes leurs coutures. Les avions et les machines deviendront sa marque de fabrique. Présent dans tous ses films, Miyazaki ne désire pas seulement dessiner des engins motorisés, il veut les voir prendre vie. L’animation est la réponse première à cette volonté. Grâce aux 24 images par seconde, le dessin se met en mouvement, les machines prennent vie et s’envolent. Grâce à la publication de certains de ses dessins préparatoires et croquis, on s'aperçoit que le dessin des avions comme des autres machines a été mûrement réfléchi. Chacun fait office d’une réflexion, mettant en œuvre les connaissances historiques et techniques du réalisateur. Les dessins préparatoires montrent une recherche sur les caractéristiques précises des aéronefs, comme le poids, la vitesse, la portance et même les angles des ailes.

- L’aile Moeve de Nausicaä a d’ailleurs été pensée de manière à ce que le vol soit le plus réaliste possible. Sur les croquis, nous pouvons voir une réflexion sur la position du pilote en vol en fonction de sa manière de voler, de se déplacer. Le personnage de Nausicaä n’aura donc pas la posture si elle décide de voler sur de longues distances à une allure de croisière ou si elle doit voler rapidement et effectuer des acrobaties en vol, pour éviter les tirs ennemis. Les machines volantes de guerres ont ensuite été pensées en fonction de leur emploi au combat et diffèrent suivant les différentes civilisations. Nous aurons ainsi différents engins pour les peuples Tolmèques, Dorks, de Pejite et de la vallée du vent et cela pour les mêmes utilisations. Une hiérarchie est également pensée, mettant en avant les prouesses techniques du peuple Tolmèque ou la violence et la puissance des Dorks.

Le Cimetière Aérien


Le ciel est un paysage d’émerveillement. Lorsqu’on lève les yeux pour contempler la voûte céleste, un bleu azur d’une grande légèreté nous apaise avec ses quelques tâches blanches d’une infinie pureté. Les longs métrages de Miyazaki nous dépeignent souvent un ciel clair, joyeux, parsemé de nuages. Les protagonistes de ses films lèvent les yeux et se laissent transporter par leurs rêves, caressés par le souffle du vent qui vient faire danser leurs cheveux.

Miyazaki nous montre dans cet espace aérien un lieu de découverte, de jeux et de plaisirs à voler, à s’élever toujours plus haut pour profiter des hauteurs et de la liberté que le monde nous offre. Déjà dans Nausicaä, Le château dans le ciel ou Kiki la petite sorcière, les personnages grandissent dans le ciel et y découvrent leur force, leur liberté. Mais le ciel est aussi un nouveau champ de bataille où Nausicaä fait face à son destin sur son planeur, où les robots de Laputa ripostent contre le cuirassé de Muska venu s'emparer des armes du Château, où Porco et Curtis se battent pour l'amour de Gina et de Fio.

Porco Rosso, est comme nous l’avons vu le long métrage qui permet à Miyazaki de partager pleinement sa passion pour l’univers aéronautique en mettant au centre du récit des avions et hydravions. L’histoire prend place dans l’entre-deux-guerre, en mer Adriatique. Porco, le cochon aviateur et chasseur de primes, se bat contre Donald Curtis engagé par des pirates du ciel dans le but de se débarrasser de lui. Après une lutte en l’air contre l’Américain qui détruira en grande partie l'hydravion de Porco, celui-ci se dirige à Milan chez son vieil ami Piccolo, ingénieur aéronautique et mécanicien, dans le but de faire réparer son avion. Fio, la petite-fille de Piccolo qui redessine et répare l’aéronef, décide de suivre Porco lorsque celui-ci repart de Milan pour échapper à la police secrète Italienne. Arrivés sur son île paradisiaque et après avoir rencontré les pirates et Curtis auquel Fio lance un défi pour payer les factures de réparation de l'avion de Porco, ils s’installent tous les deux sur la plage près d’un feu de camp. Fio, au moment de se coucher, demande à Porco de lui raconter une histoire pour l’aider à s’endormir. C’est alors que Marco Pagotto reprend les rênes du récit, nous plongeant dans un flashback. Survolant l'Adriatique en formation, l’escadron de Marco et de son ami Berlini, tout juste marié à Gina, rencontre une patrouille ennemie. Les opposants entament un ballet aérien dans lequel acrobaties et haute voltige sont de mise pour abattre l’adversaire. Miyazaki dans cette courte scène accorde une légèreté et une beauté théâtrale à la bataille aérienne, renforcée par une musique calme et dramatique au piano, composée par Joe Hisaishi. Elle est rapidement remplacée par le drame des avions en feu explosant sous les tirs. Porco raconte que « c’était l'enfer autour d'eux. Ennemis comme alliés tombaient comme des mouches ». S’en sortant de justesse, il finit par entrer dans une mer de nuages dont il ne voit, presque inconscient, qu'une « clarté soudaine, irréelle ». Son avion planant seul prend de l’altitude et se retrouve au-dessus de cette mer de nuages. Marco est tiré de sa rêverie et aperçoit une étrange voie lactée au-dessus de lui, encore plus haut dans le ciel. Une longue traînée blanche, trop floue, trop éloignée pour bien la distinguer et pourtant parfaitement visible comme faisant partie intégrante du ciel. On s’aperçoit très vite qu'en réalité cette trainée blanche est constituée des avions des soldats tombés au combat, constituant une sorte de Valhalla des aviateurs. A peine Marco comprend-il que son ami est tombé au combat que sa descente est entamée, l’empêchant de prendre la place de Berlini. L’avion a pris les commandes à sa place, le menant d’abord sur les hauteurs pour le ramener par la suite sur la terre ferme. Il a sa propre conscience, tout comme les épaves qui s’élèvent lentement vers le cimetière céleste. De retour sur terre, Marco est devenu Porco, maudit par le destin, par lui-même, il arbore désormais une tête de cochon. Sa transformation digne des métamorphoses d’Ovide pose question. Le spectateur comprend que suite à cette bataille dont il sort seul survivant Marco s’est métamorphosé, mais peut-il redevenir humain? Retrouve-t-il son humanité à la fin du film alors que Fio l’embrasse et qu’il ne « remontera plus depuis sa tête de cochon » ?

Le cimetière aérien est-il la cause de la transformation de Marco en Porco? Il est du moins l’élément déclencheur de la transformation. C’est Marco lui-même qui se punit en se lançant ce « sortilège ». Il a alors perdu foi en l’humanité, en lui-même. Il ne trouve plus de sens à sa vie, lui qui s'est battu aux côtés de ses compagnons, de ses frères d'arme, et pourtant seul survivant de la lutte. Une explication quant au choix de l’animal est que les hommes deviennent des porcs quand ils entrent en guerre et tuent. Ils sont punis par la mort, et c’est la mort de tous ses amis que Marco voit dans ce nuage. C’est la mort des aviateurs. Il n’y a plus de distinction manichéenne et la mort les réunit tous dans le même cimetière aérien. La vue de l’au-delà est à la fois magnifique et cruelle pour Marco qui contemple cette voie lactée mais qui doit se séparer de ses amis. C’est aussi pour cela qu’il redescend sur terre avec une tête de cochon. Gaston Bachelard étudie le mouvement et la poésie inspirée par l’élément aérien :


Tout porte vers les hauteurs, les nuages, la lumière, le ciel, puisque nous volons intimement, puisqu’il y a du vol en nous. Le vent est dans les nuages, le nuage est la substance du vent, le nuage tient en sa substance même le principe de la mobilité aérienne. La mobilité est la richesse même de la substance légère. Tous les êtres aériens savent bien que c’est leur substance qui vole, naturellement, sans effort, sans mouvement d’aile, ils boivent le vent de leur propre vitesse, c’est le mouvement plus que la substance qui est immortelle en nous. Le mouvement peut changer mais il ne peut mourir.


On retrouve parfaitement cette idée de substance qui vole naturellement dans l'avion de Marco qui s’élève naturellement avant de redescendre vers la mer, ne laissant à l’aviateur qu’un court instant pour contempler le cimetière aérien et faire ses adieux à son escadron. Cette notion de substance et de « vol en nous » se retrouve également dans le dernier film de Miyazaki, Le Vent se lève, à travers le personnage de Jiro Horikoshi. Celui-ci est habité par le vent, par l’aviation et le vol. Dès son plus jeune âge il rêve de voler, de s’élever dans le ciel à bord de son propre avion, mais étant atteint de myopie, son rêve de devenir aviateur s’effondre. Il rencontre alors Giovanni Battista Caproni en rêves, et celui-ci le persuade de devenir ingénieur aéronautique afin de construire des avions et de poursuivre son rêve dans une voie parallèle. Jiro, dont on suit l’apprentissage et l’évolution tout au long du film, va inventer et modifier de nombreux modèles d’aéronefs, ne cessant pas d’apporter des améliorations sur la vitesse ou la puissance de ses machines. Sa plus grande œuvre reste l’invention du modèle Mitsubishi A6M aussi appelé Zéro, créé en 1939 et dont le modèle n’apparaît que lors des dix dernières minutes du long métrage. Jiro a travaillé dur durant des années pour mettre au point ce modèle, chef d'œuvre aéronautique tant dans le design, l’architecture ou d’un point de vue des performances. Sa vitesse dépasse les 500 nœuds et en fait le chasseur japonais le plus rapide. Mais bien que la finesse des courbes de l’avion, sa forme légère et sa rapidité hors norme soient d'une certaine beauté, Miyazaki nous ramène presque instantanément à la réalité. Replongeant une dernière fois Jiro dans le monde onirique pour rejoindre son grand ami imaginaire Caproni, Miyazaki nous montre l’horreur de la guerre, la destruction des villes réduites en flammes, et un océan d’épaves de Zéro. Jiro apparaît au milieu des carcasses, avançant droit devant lui pour rejoindre Caproni sur une colline. Celui-ci lui demande si le jeune japonais qu’il était a bien profité de ses dix années de génie créatif, lequel répond que oui, mais qu’à la fin tout a été réduit en pièces. Les deux ingénieurs se retrouvent où ils se sont rencontrés, au pays de leurs rêves, mais tout n’est plus que ruines et désolation suite à la guerre. Jiro se croyait même « en enfer », marchant parmi les décombres. Les Zéro, apogée de son art sont désormais réunis dans un immense cimetière, champ de ruine dans l’esprit de Jiro, mais aussi le cercueil des pilotes de la seconde guerre mondiale. Bien que n’apparaissant pas directement à l’écran, cette dernière séquence nous montre clairement la destruction du japon suite à la guerre et aux bombardements. Caproni notera d’ailleurs à l’intention de Jiro : « c’est que ton pays est détruit ». Miyazaki retravaille enfin une scène de Porco Rosso, montrant un escadron de Zéro volant en formation, dans toute leur splendeur. Le ciel est redevenu le monde des défunts, s’y rejoignent les pilotes tombés au combat, volant dans un ballet funèbre. Le cimetière aérien fait son grand retour, le nuage ou la voie lactée de Porco Rosso est la même dans Le vent se lève. Elle traverse le ciel, en fait partie intégrante, et traverse les récits des longs métrages de Miyazaki par la même occasion. Les Zéro et leurs pilotes, après un salut militaire honorifique à Jiro, s’élèvent lentement vers le cortège, rejoignant le Valhalla des aviateurs. Seul un homme reste au sol, incapable de les rejoindres. Une jeune femme dont l’image s'efface déjà emportée par le vent lui fait de grands signes : « Vis ta vie ».


https://drive.google.com/file/d/1fgwNuqG1a_w-W31B2SJasohS3mNxfZXm/view?usp=drivesdk



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Chapitre 3 : Des images de l'entre-deux-guerres : Porco Rosso, Le vent se lève

Des Plans A l'écran

- « Le jeune Miyazaki adorait dessiner des avions de chasse, une obsession qui allait porter ses fruits dans les éblouissantes scènes de combat aérien dont regorge sa filmographie ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­». Dès la création de Nausicaä, Miyazaki partage sa passion pour l’aviation et les combats aériens en présentant nombre d’aéronefs sous toutes leurs coutures. Les avions et les machines deviendront sa marque de fabrique. Présent dans tous ses films, Miyazaki ne désire pas seulement dessiner des engins motorisés, il veut les voir prendre vie. L’animation est la réponse première à cette volonté. Grâce aux 24 images par seconde, le dessin se met en mouvement, les machines prennent vie et s’envolent. Grâce à la publication de certains de ses dessins préparatoires et croquis, on s'aperçoit que le dessin des avions comme des autres machines a été mûrement réfléchi. Chacun fait office d’une réflexion, mettant en œuvre les connaissances historiques et techniques du réalisateur. Les dessins préparatoires montrent une recherche sur les caractéristiques précises des aéronefs, comme le poids, la vitesse, la portance et même les angles des ailes.

- L’aile Moeve de Nausicaä a d’ailleurs été pensée de manière à ce que le vol soit le plus réaliste possible. Sur les croquis, nous pouvons voir une réflexion sur la position du pilote en vol en fonction de sa manière de voler, de se déplacer. Le personnage de Nausicaä n’aura donc pas la posture si elle décide de voler sur de longues distances à une allure de croisière ou si elle doit voler rapidement et effectuer des acrobaties en vol, pour éviter les tirs ennemis. Les machines volantes de guerres ont ensuite été pensées en fonction de leur emploi au combat et diffèrent suivant les différentes civilisations. Nous aurons ainsi différents engins pour les peuples Tolmèques, Dorks, de Pejite et de la vallée du vent et cela pour les mêmes utilisations. Une hiérarchie est également pensée, mettant en avant les prouesses techniques du peuple Tolmèque ou la violence et la puissance des Dorks.

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Chapitre 3 : Des images de l'entre-deux-guerres : Porco Rosso, Le vent se lève

Des Plans A l'écran

- « Le jeune Miyazaki adorait dessiner des avions de chasse, une obsession qui allait porter ses fruits dans les éblouissantes scènes de combat aérien dont regorge sa filmographie ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­». Dès la création de Nausicaä, Miyazaki partage sa passion pour l’aviation et les combats aériens en présentant nombre d’aéronefs sous toutes leurs coutures. Les avions et les machines deviendront sa marque de fabrique. Présent dans tous ses films, Miyazaki ne désire pas seulement dessiner des engins motorisés, il veut les voir prendre vie. L’animation est la réponse première à cette volonté. Grâce aux 24 images par seconde, le dessin se met en mouvement, les machines prennent vie et s’envolent. Grâce à la publication de certains de ses dessins préparatoires et croquis, on s'aperçoit que le dessin des avions comme des autres machines a été mûrement réfléchi. Chacun fait office d’une réflexion, mettant en œuvre les connaissances historiques et techniques du réalisateur. Les dessins préparatoires montrent une recherche sur les caractéristiques précises des aéronefs, comme le poids, la vitesse, la portance et même les angles des ailes.

- L’aile Moeve de Nausicaä a d’ailleurs été pensée de manière à ce que le vol soit le plus réaliste possible. Sur les croquis, nous pouvons voir une réflexion sur la position du pilote en vol en fonction de sa manière de voler, de se déplacer. Le personnage de Nausicaä n’aura donc pas la posture si elle décide de voler sur de longues distances à une allure de croisière ou si elle doit voler rapidement et effectuer des acrobaties en vol, pour éviter les tirs ennemis. Les machines volantes de guerres ont ensuite été pensées en fonction de leur emploi au combat et diffèrent suivant les différentes civilisations. Nous aurons ainsi différents engins pour les peuples Tolmèques, Dorks, de Pejite et de la vallée du vent et cela pour les mêmes utilisations. Une hiérarchie est également pensée, mettant en avant les prouesses techniques du peuple Tolmèque ou la violence et la puissance des Dorks.

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Chapitre 3 : Des images de l'entre-deux-guerres : Porco Rosso, Le vent se lève

Des Plans A l'écran

- « Le jeune Miyazaki adorait dessiner des avions de chasse, une obsession qui allait porter ses fruits dans les éblouissantes scènes de combat aérien dont regorge sa filmographie ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­». Dès la création de Nausicaä, Miyazaki partage sa passion pour l’aviation et les combats aériens en présentant nombre d’aéronefs sous toutes leurs coutures. Les avions et les machines deviendront sa marque de fabrique. Présent dans tous ses films, Miyazaki ne désire pas seulement dessiner des engins motorisés, il veut les voir prendre vie. L’animation est la réponse première à cette volonté. Grâce aux 24 images par seconde, le dessin se met en mouvement, les machines prennent vie et s’envolent. Grâce à la publication de certains de ses dessins préparatoires et croquis, on s'aperçoit que le dessin des avions comme des autres machines a été mûrement réfléchi. Chacun fait office d’une réflexion, mettant en œuvre les connaissances historiques et techniques du réalisateur. Les dessins préparatoires montrent une recherche sur les caractéristiques précises des aéronefs, comme le poids, la vitesse, la portance et même les angles des ailes.

- L’aile Moeve de Nausicaä a d’ailleurs été pensée de manière à ce que le vol soit le plus réaliste possible. Sur les croquis, nous pouvons voir une réflexion sur la position du pilote en vol en fonction de sa manière de voler, de se déplacer. Le personnage de Nausicaä n’aura donc pas la posture si elle décide de voler sur de longues distances à une allure de croisière ou si elle doit voler rapidement et effectuer des acrobaties en vol, pour éviter les tirs ennemis. Les machines volantes de guerres ont ensuite été pensées en fonction de leur emploi au combat et diffèrent suivant les différentes civilisations. Nous aurons ainsi différents engins pour les peuples Tolmèques, Dorks, de Pejite et de la vallée du vent et cela pour les mêmes utilisations. Une hiérarchie est également pensée, mettant en avant les prouesses techniques du peuple Tolmèque ou la violence et la puissance des Dorks.

Sommaire

Sommaire

    • Chapitre 1 : Des images du réel, Construire ses propres Machines Volantes0

    • Chapitre 1 : Des images du réel, Construire ses propres Machines Volantes0

    • Chapitre 3 : Rêve ou réalité? Le monde onirique à l'origine de la création

    • Chapitre 3 : Rêve ou réalité? Le monde onirique à l'origine de la création

    • Chapitre 2 : Des images de l'entre-deux-guerres : Porco Rosso, Le vent se lève

    • Chapitre 2 : Des images de l'entre-deux-guerres : Porco Rosso, Le vent se lève

Miyazaki au travail : le progrès technique et l'industrialisation de la guerre

Miyazaki au travail : le progrès technique et l'industrialisation de la guerre

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Dessiner des avions, une reproduction du réel, la fascination pour l'univers aérien

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- « Le jeune Miyazaki adorait dessiner des avions de chasse, une obsession qui allait porter ses fruits dans les éblouissantes scènes de combat aérien dont regorge sa filmographie ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­». Dès la création de Nausicaä, Miyazaki partage sa passion pour l’aviation et les combats aériens en présentant nombre d’aéronefs sous toutes leurs coutures. Les avions et les machines deviendront sa marque de fabrique. Présent dans tous ses films, Miyazaki ne désire pas seulement dessiner des engins motorisés, il veut les voir prendre vie. L’animation est la réponse première à cette volonté. Grâce aux 24 images par seconde, le dessin se met en mouvement, les machines prennent vie et s’envolent. Grâce à la publication de certains de ses dessins préparatoires et croquis, on s'aperçoit que le dessin des avions comme des autres machines a été mûrement réfléchi. Chacun fait office d’une réflexion, mettant en œuvre les connaissances historiques et techniques du réalisateur. Les dessins préparatoires montrent une recherche sur les caractéristiques précises des aéronefs, comme le poids, la vitesse, la portance et même les angles des ailes.

- L’aile Moeve de Nausicaä a d’ailleurs été pensée de manière à ce que le vol soit le plus réaliste possible. Sur les croquis, nous pouvons voir une réflexion sur la position du pilote en vol en fonction de sa manière de voler, de se déplacer. Le personnage de Nausicaä n’aura donc pas la posture si elle décide de voler sur de longues distances à une allure de croisière ou si elle doit voler rapidement et effectuer des acrobaties en vol, pour éviter les tirs ennemis. Les machines volantes de guerres ont ensuite été pensées en fonction de leur emploi au combat et diffèrent suivant les différentes civilisations. Nous aurons ainsi différents engins pour les peuples Tolmèques, Dorks, de Pejite et de la vallée du vent et cela pour les mêmes utilisations. Une hiérarchie est également pensée, mettant en avant les prouesses techniques du peuple Tolmèque ou la violence et la puissance des Dorks.

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- « Le jeune Miyazaki adorait dessiner des avions de chasse, une obsession qui allait porter ses fruits dans les éblouissantes scènes de combat aérien dont regorge sa filmographie ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­». Dès la création de Nausicaä, Miyazaki partage sa passion pour l’aviation et les combats aériens en présentant nombre d’aéronefs sous toutes leurs coutures. Les avions et les machines deviendront sa marque de fabrique. Présent dans tous ses films, Miyazaki ne désire pas seulement dessiner des engins motorisés, il veut les voir prendre vie. L’animation est la réponse première à cette volonté. Grâce aux 24 images par seconde, le dessin se met en mouvement, les machines prennent vie et s’envolent. Grâce à la publication de certains de ses dessins préparatoires et croquis, on s'aperçoit que le dessin des avions comme des autres machines a été mûrement réfléchi. Chacun fait office d’une réflexion, mettant en œuvre les connaissances historiques et techniques du réalisateur. Les dessins préparatoires montrent une recherche sur les caractéristiques précises des aéronefs, comme le poids, la vitesse, la portance et même les angles des ailes.

- L’aile Moeve de Nausicaä a d’ailleurs été pensée de manière à ce que le vol soit le plus réaliste possible. Sur les croquis, nous pouvons voir une réflexion sur la position du pilote en vol en fonction de sa manière de voler, de se déplacer. Le personnage de Nausicaä n’aura donc pas la posture si elle décide de voler sur de longues distances à une allure de croisière ou si elle doit voler rapidement et effectuer des acrobaties en vol, pour éviter les tirs ennemis. Les machines volantes de guerres ont ensuite été pensées en fonction de leur emploi au combat et diffèrent suivant les différentes civilisations. Nous aurons ainsi différents engins pour les peuples Tolmèques, Dorks, de Pejite et de la vallée du vent et cela pour les mêmes utilisations. Une hiérarchie est également pensée, mettant en avant les prouesses techniques du peuple Tolmèque ou la violence et la puissance des Dorks.

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- « Le jeune Miyazaki adorait dessiner des avions de chasse, une obsession qui allait porter ses fruits dans les éblouissantes scènes de combat aérien dont regorge sa filmographie ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­». Dès la création de Nausicaä, Miyazaki partage sa passion pour l’aviation et les combats aériens en présentant nombre d’aéronefs sous toutes leurs coutures. Les avions et les machines deviendront sa marque de fabrique. Présent dans tous ses films, Miyazaki ne désire pas seulement dessiner des engins motorisés, il veut les voir prendre vie. L’animation est la réponse première à cette volonté. Grâce aux 24 images par seconde, le dessin se met en mouvement, les machines prennent vie et s’envolent. Grâce à la publication de certains de ses dessins préparatoires et croquis, on s'aperçoit que le dessin des avions comme des autres machines a été mûrement réfléchi. Chacun fait office d’une réflexion, mettant en œuvre les connaissances historiques et techniques du réalisateur. Les dessins préparatoires montrent une recherche sur les caractéristiques précises des aéronefs, comme le poids, la vitesse, la portance et même les angles des ailes.

- L’aile Moeve de Nausicaä a d’ailleurs été pensée de manière à ce que le vol soit le plus réaliste possible. Sur les croquis, nous pouvons voir une réflexion sur la position du pilote en vol en fonction de sa manière de voler, de se déplacer. Le personnage de Nausicaä n’aura donc pas la posture si elle décide de voler sur de longues distances à une allure de croisière ou si elle doit voler rapidement et effectuer des acrobaties en vol, pour éviter les tirs ennemis. Les machines volantes de guerres ont ensuite été pensées en fonction de leur emploi au combat et diffèrent suivant les différentes civilisations. Nous aurons ainsi différents engins pour les peuples Tolmèques, Dorks, de Pejite et de la vallée du vent et cela pour les mêmes utilisations. Une hiérarchie est également pensée, mettant en avant les prouesses techniques du peuple Tolmèque ou la violence et la puissance des Dorks.

Sommaire

Sommaire

    • Chapitre 1 : Des images du réel, Construire ses propres Machines Volantes0

    • Chapitre 1 : Des images du réel, Construire ses propres Machines Volantes0

    • Chapitre 3 : Rêve ou réalité? Le monde onirique à l'origine de la création

    • Chapitre 3 : Rêve ou réalité? Le monde onirique à l'origine de la création

    • Chapitre 2 : Des images de l'entre-deux-guerres : Porco Rosso, Le vent se lève

    • Chapitre 2 : Des images de l'entre-deux-guerres : Porco Rosso, Le vent se lève

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- L’aile Moeve de Nausicaä a d’ailleurs été pensée de manière à ce que le vol soit le plus réaliste possible. Sur les croquis, nous pouvons voir une réflexion sur la position du pilote en vol en fonction de sa manière de voler, de se déplacer. Le personnage de Nausicaä n’aura donc pas la posture si elle décide de voler sur de longues distances à une allure de croisière ou si elle doit voler rapidement et effectuer des acrobaties en vol, pour éviter les tirs ennemis. Les machines volantes de guerres ont ensuite été pensées en fonction de leur emploi au combat et diffèrent suivant les différentes civilisations. Nous aurons ainsi différents engins pour les peuples Tolmèques, Dorks, de Pejite et de la vallée du vent et cela pour les mêmes utilisations. Une hiérarchie est également pensée, mettant en avant les prouesses techniques du peuple Tolmèque ou la violence et la puissance des Dorks.

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- L’aile Moeve de Nausicaä a d’ailleurs été pensée de manière à ce que le vol soit le plus réaliste possible. Sur les croquis, nous pouvons voir une réflexion sur la position du pilote en vol en fonction de sa manière de voler, de se déplacer. Le personnage de Nausicaä n’aura donc pas la posture si elle décide de voler sur de longues distances à une allure de croisière ou si elle doit voler rapidement et effectuer des acrobaties en vol, pour éviter les tirs ennemis. Les machines volantes de guerres ont ensuite été pensées en fonction de leur emploi au combat et diffèrent suivant les différentes civilisations. Nous aurons ainsi différents engins pour les peuples Tolmèques, Dorks, de Pejite et de la vallée du vent et cela pour les mêmes utilisations. Une hiérarchie est également pensée, mettant en avant les prouesses techniques du peuple Tolmèque ou la violence et la puissance des Dorks.

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- « Le jeune Miyazaki adorait dessiner des avions de chasse, une obsession qui allait porter ses fruits dans les éblouissantes scènes de combat aérien dont regorge sa filmographie ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­». Dès la création de Nausicaä, Miyazaki partage sa passion pour l’aviation et les combats aériens en présentant nombre d’aéronefs sous toutes leurs coutures. Les avions et les machines deviendront sa marque de fabrique. Présent dans tous ses films, Miyazaki ne désire pas seulement dessiner des engins motorisés, il veut les voir prendre vie. L’animation est la réponse première à cette volonté. Grâce aux 24 images par seconde, le dessin se met en mouvement, les machines prennent vie et s’envolent. Grâce à la publication de certains de ses dessins préparatoires et croquis, on s'aperçoit que le dessin des avions comme des autres machines a été mûrement réfléchi. Chacun fait office d’une réflexion, mettant en œuvre les connaissances historiques et techniques du réalisateur. Les dessins préparatoires montrent une recherche sur les caractéristiques précises des aéronefs, comme le poids, la vitesse, la portance et même les angles des ailes.

- L’aile Moeve de Nausicaä a d’ailleurs été pensée de manière à ce que le vol soit le plus réaliste possible. Sur les croquis, nous pouvons voir une réflexion sur la position du pilote en vol en fonction de sa manière de voler, de se déplacer. Le personnage de Nausicaä n’aura donc pas la posture si elle décide de voler sur de longues distances à une allure de croisière ou si elle doit voler rapidement et effectuer des acrobaties en vol, pour éviter les tirs ennemis. Les machines volantes de guerres ont ensuite été pensées en fonction de leur emploi au combat et diffèrent suivant les différentes civilisations. Nous aurons ainsi différents engins pour les peuples Tolmèques, Dorks, de Pejite et de la vallée du vent et cela pour les mêmes utilisations. Une hiérarchie est également pensée, mettant en avant les prouesses techniques du peuple Tolmèque ou la violence et la puissance des Dorks.

Bibliographie :

Artbooks : coll. "L’art de", Glénat :

- CHOLLET Sylvain (Traduction), Nausicaä de la vallée du Vent, Grenoble, France, Glénat, coll. « L’Art de », 2007, 192 p.
- DE LACVIVIER Paul (Traduction), Le Château dans le Ciel, Slovénie, Glénat, coll. « L’art de », 2021, 192 p.
- DE LACVIVIER Paul (Traduction), LAMETH Thomas (Correction) et Hinoko (Lettrage), Le Voyage de Chihiro, un film de Hayao Miyazaki, Slovénie, coll. « L’Art de », 2020, 240 p.
- MACRE Virgile (Traduction), Mon Voisin Totoro, un film de Hayao Miyazaki, Espagne, Glénat, coll. « L’Art de », 2018, 177 p.
- THÉVENON Anne-Sophie (Traduction), LE GALLO Manon (Correction), Hinoko (Lettrage), Princesse Mononoké, un film de Hayao Miyazaki, Slovénie, Glénat, coll. « L’Art de », 2020, 223 p.

Ouvrages d’entretiens avec Miyazaki :

- MIYAZAKI Hayao, Starting Point, 1979-1996, San Francisco, Viz Media, 2009, 463 p.
- MIYAZAKI Hayao, Turning Point, 1997-2008, San Francisco, Viz Media, 2014, 452 p.

Ouvrages généraux :

- CALVET Robert, L’Histoire du Japon, De la préhistoire aux enjeux contemporains, Malakoff, Armand Colin, Coll. « Mnémosya », 2022, 408 p.
- COOLIDGE ROUSMANIERE Nicole et RYOKO Matsuba, Manga, Londres, Kana éditions de la Martinière, 2020, 351 p.
- LITTARDI Cédric (dir.), Encyclopédie des Animés, volume 1, 1963-1979, Paris, Ynnis éditions, coll. « Animeland », 2021, 112 p.
- LITTARDI Cédric (dir.), Encyclopédie des Animés, volume 2, 1963-1979, Paris, Ynnis éditions, coll. « Animeland », 2021, 112 p.
- PINON Matthieu et FEBVRE Laurent, Histoire(s) du manga moderne (1952-2020), Paris, Ynnis éditions, 2019, 207 p.
- RIKELES Stephan, Anime Architecture, Mondes imaginaires et mégapoles infinies, Paris, Mana Books, 2021, 256 p.
- ROCHER Alain, Les 100 Légendes de la Mythologie Japonaise, Paris, Que sais-je, Coll. « Que sais-je? », 2022, 127 p.



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Bibliographie

Corpus d’oeuvres :


Filmographie :


MIYAZAKI Hayao, Le Château de Cagliostro, Studio Ghibli, 1979


MIYAZAKI Hayao, Nausicaä de la vallée du vent, Studio Ghibli, 1984


MIYAZAKI Hayao, Le Château dans le ciel, Studio Ghibli, 1986


MIYAZAKI Hayao, Mon voisin Totoro, Studio Ghibli, 1988


MIYAZAKI Hayao, Kiki la petite sorcière, Studio Ghibli, 1989


MIYAZAKI Hayao, Porco Rosso, Studio Ghibli, 1992


MIYAZAKI Hayao, Princesse Mononoké, Studio Ghibli, 1997


MIYAZAKI Hayao, Le Voyage de Chihiro, Studio Ghibli, 2001


MIYAZAKI Hayao, Le Château ambulant, Studio Ghibli, 2004


MIYAZAKI Hayao, Ponyo sur la falaise, Studio Ghibli, 2008


MIYAZAKI Hayao, Le Vent se lève, Studio Ghibli, 2013


Nausicaä de la vallée du vent, manga original


MIYAZAKI Hayao, Nausicaä de la vallée du vent ; tome 1, Italie, Glénat, 2020, 132 p.


MIYAZAKI Hayao, Nausicaä de la vallée du vent ; tome 2 , Italie, Glénat, 2020, 132 p.


MIYAZAKI Hayao, Nausicaä de la vallée du vent ; tome 3, Italie, Glénat, 2020, 150 p.


MIYAZAKI Hayao, Nausicaä de la vallée du vent ; tome 4, Italie, Glénat, 2020, 136 p.


MIYAZAKI Hayao, Nausicaä de la vallée du vent ; tome 5, Italie, Glénat, 2020, 149 p.


MIYAZAKI Hayao, Nausicaä de la vallée du vent ; tome 6, Italie, Glénat, 2020, 159 p.


MIYAZAKI Hayao, Nausicaä de la vallée du vent ; tome 7, Italie, Glénat, 2020, 224 p.


Sources Primaires :

Mangas tirés des films :


FAGUET Florent (Lettrage), Le Château dans le Ciel, un film de Hayao Miyazaki, Italie, Glénat, coll. « Anime Comics », 2021, 627 p.


FAGUET Florent (Lettrage), Le voyage de Chihiro, un film de Hayao Miyazaki, Italie, Glénat, coll. « Anime Comics », 2021, 830 p.

FLAMANT Aurélien (Lettrage), Mon voisin Totoro, un film de Hayao Miyazaki, Italie, Glénat, coll. « Anime Comics », 2021, 575 p.



Artbooks : coll. "L’art de", Glénat :


CHOLLET Sylvain (Traduction), Nausicaä de la vallée du Vent, Grenoble, France, Glénat, coll. « L’Art de », 2007, 192 p.


DE LACVIVIER Paul (Traduction), Le Château dans le Ciel, Slovénie, Glénat, coll. « L’art de », 2021, 192 p.


DE LACVIVIER Paul (Traduction), LAMETH Thomas (Correction) et Hinoko (Lettrage), Le Voyage de Chihiro, un film de Hayao Miyazaki, Slovénie, coll. « L’Art de », 2020, 240 p.


MACRE Virgile (Traduction), Mon Voisin Totoro, un film de Hayao Miyazaki, Espagne, Glénat, coll. « L’Art de », 2018, 177 p.


THÉVENON Anne-Sophie (Traduction), LE GALLO Manon (Correction), Hinoko (Lettrage), Princesse Mononoké, un film de Hayao Miyazaki, Slovénie, Glénat, coll. « L’Art de », 2020, 223 p.


Ouvrages d’entretiens avec Miyazaki :


MIYAZAKI Hayao, Starting Point, 1979-1996, San Francisco, Viz Media, 2009, 463 p.


MIYAZAKI Hayao, Turning Point, 1997-2008, San Francisco, Viz Media, 2014, 452 p.


Sources secondaires :


Ouvrages généraux :


CALVET Robert, L’Histoire du Japon, De la préhistoire aux enjeux contemporains, Malakoff, Armand Colin, Coll. « Mnémosya », 2022, 408 p.


COOLIDGE ROUSMANIERE Nicole et RYOKO Matsuba, Manga, Londres, Kana éditions de la Martinière, 2020, 351 p.


LITTARDI Cédric (dir.), Encyclopédie des Animés, volume 1, 1963-1979, Paris, Ynnis éditions, coll. « Animeland », 2021, 112 p.


PINON Matthieu et FEBVRE Laurent, Histoire(s) du manga moderne (1952-2020), Paris, Ynnis éditions, 2019, 207 p.


RIKELES Stephan, Anime Architecture, Mondes imaginaires et mégapoles infinies, Paris, Mana Books, 2021, 256 p.


ROCHER Alain, Les 100 Légendes de la Mythologie Japonaise, Paris, Que sais-je, Coll. « Que sais-je? », 2022, 127 p.


Etudes sur Miyazaki et le studio Ghibli


AMALRIC Vivian et LOPEZ Victor (dir.), Hayao Miyazaki, nuances d'une œuvre, République-Tchèque, Les Moutons électriques, 2018, 271 p.


BENEDICT Sébastien, Hayao Miyazaki, au gré du vent, Aix-en-Provence, Rouge Profond, coll. « Débords », 2018, 96 p.


BERTON Gael, L’œuvre de Hayao Miyazaki, le maître de l'animation japonaise, Toulouse, France, Third éditions, 2018, 199 p.


C. WALSH Brendan, « A Modern-Day Romantic: The Romantic Sublime in Hayao Miyazaki’s Creative Philosophy », Comparative Litterature : East & West, n° 3 issue 2, 2019, consultée le 7 janvier 2022,

URL:਀https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/25723618.2019.1710941


CELIMON Sébastien (dir.), Studio Ghibli, une histoire en mouvements, Paris, Ynnis éditions, coll. « Animeland », hors série, juillet-septembre 2021, 144 p.


CHAPTAL Stéphanie, Hommage à Hayao Miyazaki, un cœur à l’ouvrage, Paris, Ynnis éditions, 2020, 158 p.


CHAPTAL Stéphanie, Hommage à Isao Takahata, De Heidi à Ghibli, Paris, Ynnis éditions, 2019, 160 p.


GUEZENGAR Florent, « Écrit sur des vents », Cahiers du Cinéma, n° 696, janvier 2014, p. 16 -19


JOUBERT-LAURENCIN Hervé, « Seuls les hommes ont des ailes », Cahiers du Cinéma, n°਀696, janvier 2014, p. 10-13


LACHEZE Cyril, « “Une vraie pièce de musée” . Les machines volantes dans l’œuvre d’Hayao Miyazaki », e-Phaïstos, VIII-2 | 2020, mis en ligne le 27 octobre 2020, consulté le 11 mars 2022. URL :

http://journals.openedition.org.ressources.univ-poitiers.fr/ephaistos/8248


LEADER Michael et CUNNINGHAM Jake, Le Studio Ghibli, Le guide de tous les films, Paris, Gründ, 2021, 192 p.


LEROUX Stéphane, sous la direction de Gilles Mouëllic, Scénographie et cinématographie du dessin animé : de T̄oei à Ghibli (1968-1988), le parti du réalisme de Isao Takahata et Hayao Miyazaki, Thèse de doctorat en Arts du spectacle. Cinéma, soutenue en 2007 à Rennes਀2


NAPIER Susan, Le Monde de Miyazaki, Paris, Imho, 2020, 367 p.


OCELOT Michel, « Un Maître en salue un autre », entretien avec Thierry Méranger à Paris le 3 décembre (2013), Cahiers du Cinéma, n° 696, janvier 2014, p. 14-15


SUVILAY Bounthavy, BOLLUT Gersende, DANOY Romain et al., Hommage au studio Ghibli, Les artisans du rêve, Paris, Ynnis éditions, coll. « Animeland », 2020, 135 p.


TESSÉ Jean-Philippe, « Vivre », Cahiers du Cinéma, n° 696, janvier 2014, p. 8-9


ULLMANN Antoine et NOBIAL Christian (dir.), « Miyazaki », Dada, la première revue d’art, n° 197, janvier 2015, p. 6-33


Ressources en ligne :


ANGELIER François, « Le zéro et la folie : Miyazaki, Maruo, Kon, Kaneko », Mauvais Genres, 11/01/2014, URL :

https://www.franceculture.fr/emissions/mauvais-genres/le-zero-et-la-folie-miyazaki-maruo-kon-kaneko


BELLANGER Aurélien, « Miyazaki », La Conclusion, 23/03/2018, URL :

https://www.franceculture.fr/emissions/la-conclusion/miyazaki


BLUTEAU Mariel, L’art de Miyazaki et Takahata exposé, 20 octobre 2014, URL : https://www.franceinter.fr/cinema/l-art-de-miyazaki-et-takahata-expose


BROUE Caroline, « Le génie créatif du studio Ghibli », La grande Table, 25/12/2014, URL : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/studio-ghibli


BUTA CONNECTION, buta-connection.net, 2022, URL:

https://buta-connection.net/index.php/a-propos


CROISIÈRE Thomas, « Le Vent se lève : le film testament d'Hayao Miyazaki », La Chronique de Thomas Croisière, mardi 28 avril 2020, URL :

https://www.franceinter.fr/emissions/la-chronique-de-thomas-croisiere/la-chronique-de-thomas-croisiere-28-avril-2020


DEMEYER Alexis, « Hayao Miyazaki anime la Cité internationale de la tapisserie d'Aubusson », Coulisses, Samedi 16 janvier 2021, URL :

https://www.franceinter.fr/emissions/coulisses/coulisses-16-janvier-2021


DESSINS DU STUDIO GHIBLI (Exposition), Les secrets du Layout pour comprendre l’animation de Takahata & Miyazaki, Du 4 octobre 2014 au 1er mars 2015


FRANCE CULTURE, Hayao Miyazaki, pages 1 et 2, URL :

https://www.franceculture.fr/personne/hayao-miyazaki?p=2


FRANCE INTER, Hayao Miyazaki, réalisateur de films d’animation, janvier 2014, URL : https://www.franceinter.fr/personnes/hayao-miyazaki


MUSEE GHIBLI DE MITAKA, Ghibli-museum.jp, 2001, URL : https://www.ghibli-museum.jp/en


SIGRIST Frédérick, «Miyazaki : hommage au maître du cinéma d'animation japonais», Blockbuster, le podcast, 19 juillet 2017, URL : https://www.franceinter.fr/emissions/blockbuster/blockbuster-19-juillet-2017


SIMONET Valérie, L’imaginaire de Hayao Miyazaki en tapisserie d'Aubusson, exposition du 16 octobre 2020 au 31 décembre 2023


STUDIO GHIBLI FRANCE, studioghibli.fr, 2022, URL : https://www.studioghibli.fr/


VAN REETH Adèle, « Philosopher avec Miyazaki, Episode 1-8 », Les chemins de la philosophie, 2019, URL :

https://www.franceculture.fr/emissions/series/philosopher-avec-miyazaki


VAN REETH Adèle, « Philosophies du Japon, Episode 1 - 4 », Les Chemins de la Philosophie, 2018, URL : https://www.franceculture.fr/emissions/series/philosophies-du-japon



https://drive.google.com/file/d/1AOGjsmcspz7bAjC_jSJNTF54dHAEHXPf/view?usp=drivesdk


Corpus d'oeuvres :

Filmographie :

- MIYAZAKI Hayao, Le Château de Cagliostro, Studio Ghibli, 1979
- MIYAZAKI Hayao, Nausicaä de la vallée du vent, Studio Ghibli, 1984
- MIYAZAKI Hayao, Le Château dans le ciel, Studio Ghibli, 1986
- MIYAZAKI Hayao, Mon voisin Totoro, Studio Ghibli, 1988
- MIYAZAKI Hayao, Kiki la petite sorcière, Studio Ghibli, 1989
- MIYAZAKI Hayao, Porco Rosso, Studio Ghibli, 1992
- MIYAZAKI Hayao, Princesse Mononoké, Studio Ghibli, 1997
- MIYAZAKI Hayao, Le Voyage de Chihiro, Studio Ghibli, 2001
- MIYAZAKI Hayao, Le Château ambulant, Studio Ghibli, 2004
- MIYAZAKI Hayao, Ponyo sur la falaise, Studio Ghibli, 2008
- MIYAZAKI Hayao, Le Vent se lève, Studio Ghibli, 2013

Nausicaä de la vallée du vent, manga original :

- MIYAZAKI Hayao, Nausicaä de la vallée du vent ; tome 1, Italie, Glénat, 2020, 132 p.
- MIYAZAKI Hayao, Nausicaä de la vallée du vent ; tome 2 , Italie, Glénat, 2020, 132 p.
- MIYAZAKI Hayao, Nausicaä de la vallée du vent ; tome 3, Italie, Glénat, 2020, 150 p.
- MIYAZAKI Hayao, Nausicaä de la vallée du vent ; tome 4, Italie, Glénat, 2020, 136 p.
- MIYAZAKI Hayao, Nausicaä de la vallée du vent ; tome 5, Italie, Glénat, 2020, 149 p.
- MIYAZAKI Hayao, Nausicaä de la vallée du vent ; tome 6, Italie, Glénat, 2020, 159 p.
- MIYAZAKI Hayao, Nausicaä de la vallée du vent ; tome 7, Italie, Glénat, 2020, 224 p.


Glossaire :

Manga : Un « Manga » est une bande dessinée japonaise, généralement en noir et blanc qui se lit de la droite vers la gauche. Le terme désigne également les bandes dessinées non japonaises qui en respectent les codes. La personne réalisant un manga est appelée « Mangaka ».

Mangaka : Un « Mangaka » est un auteur de mangas, bande dessinée japonaise. Il n’est pas rare de voir un dessinateur et un scénariste travailler sur le même manga, auquel cas, les deux sont considérés comme mangaka, bien que le plus souvent une seule et même personne ait les deux casquettes.

Anime : Un « anime » (prononcé animé) est une série ou un film d’animation japonais généralement adapté d’un manga. On utilise également les termes français « japanime » ou « japanimation ».

Animateur : Un animateur est une personne réalisant des courts ou long métrages d’animation. Il est à la fois artiste dessinateur et technicien et est capable de recréer du mouvement, projeté sur un écran, à partir de planches de dessins.

Shonen : Le terme « shonen » est utilisé pour désigner un manga dont la ligne éditoriale est destinée à un public d’adolescents masculins, et qui est publié dans un magazine spécialisé, comme le weekly shonen jump. On l’utilise souvent par extension pour désigner un manga de type « nekketsu », c’est-à-dire dont le procédé narratif consiste à placer le personnage principal au centre d’une quête initiatique. Les thèmes de l’amitié et de la persévérance sont souvent centraux dans ce type de manga.

Shojo : Le « shojo » est un manga qui, contrairement au shonen, a une ligne éditoriale destinée à un public féminin. Le terme désigne une jeune fille ou jeune femme, généralement dans la l’adolescence. L’essentiel des mangas shojo mettront en scène une romance dont les personnages principaux sont de jeunes adolescentes japonaises.

Seinen : Le manga « seinen » désigne un manga dont la cible éditoriale est un public de jeunes adultes masculins. Il aborde généralement des thèmes destinés à un public plus mature, avec des histoires plus sombres, des dessins plus complexes et parfois déconseillés aux plus jeunes de par leur caractère horrifique, sanglant, ou sexuel.

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Glossaire


Manga : Un « Manga » est une bande dessinée japonaise, généralement en noir et blanc qui se lit de la droite vers la gauche. Le terme désigne également les bandes dessinées non japonaises qui en respectent les codes. La personne réalisant un manga est appelée « Mangaka ».


Mangaka : Un « Mangaka » est un auteur de mangas, bande dessinée japonaise. Il n’est pas rare de voir un dessinateur et un scénariste travailler sur le même manga, auquel cas, les deux sont considérés comme mangaka, bien que le plus souvent une seule et même personne ait les deux casquettes.


Anime : Un « anime » (prononcé animé) est une série ou un film d’animation japonais généralement adapté d’un manga. On utilise également les termes français « japanime » ou « japanimation ».


Animateur : Un animateur est une personne réalisant des courts ou long métrages d’animation. Il est à la fois artiste dessinateur et technicien et est capable de recréer du mouvement, projeté sur un écran, à partir de planches de dessins.


Shonen : Le terme « shonen » est utilisé pour désigner un manga dont la ligne éditoriale est destinée à un public d’adolescents masculins, et qui est publié dans un magazine spécialisé, comme le weekly shonen jump. On l’utilise souvent par extension pour désigner un manga de type « nekketsu », c’est-à-dire dont le procédé narratif consiste à placer le personnage principal au centre d’une quête initiatique. Les thèmes de l’amitié et de la persévérance sont souvent centraux dans ce type de manga.


Shojo : Le « shojo » est un manga qui, contrairement au shonen, a une ligne éditoriale destinée à un public féminin. Le terme désigne une jeune fille ou jeune femme, généralement dans la l’adolescence. L’essentiel des mangas shojo mettront en scène une romance dont les personnages principaux sont de jeunes adolescentes japonaises.


Seinen : Le manga « seinen » désigne un manga dont la cible éditoriale est un public de jeunes adultes masculins. Il aborde généralement des thèmes destinés à un public plus mature, avec des histoires plus sombres, des dessins plus complexes et parfois déconseillés aux plus jeunes de par leur caractère horrifique, sanglant, ou sexuel.


Otaku : C’est un terme japonais désignant une personne passant une grande partie de son temps à une activité d’intérieur. Le terme est souvent péjoratif et a donné lieu à des dérives, qualifiant ainsi les personnes amatrices de mangas et anime, parfois même de jeux vidéo. Il désigne plus généralement les personnes passionnées qui se revendiquent.


Yokai : Les « yokai » sont des créatures du folklore japonais faisant référence à des monstres, des esprits, des fantômes ou des démons. Ce sont des êtres fantastiques souvent associés au malin.


Kami : Les « kami » sont des dieux ou esprits vénérés au japon dans la religion shintoïste. Ce sont la plupart du temps des esprits de la nature, des éléments ou d’animaux mais ils peuvent également faire référence à des défunts.


Kamikaze : Composé des mots « kami » (Dieu) et « kaze » (vent), le mot « kamikaze » signifie littéralement « Dieu du vent ». Ce terme est utilisé pour désigner les pilotes d’avions de chasse japonais de la seconde guerre mondiale qui partaient en mission suicide et utilisaient leurs appareils pour s’écraser sur les navires de la marine américaine. Par extension, le terme kamikaze désigne une personne se sacrifiant dans un attentat suicide.


Kamikakushi : « Kamikakushi » est une expression japonaise utilisée pour signifier la disparition mystérieuse d’une chose ou d’une personne. Dans Le voyage de Chihiro en japonais Sen to Chihiro no kamikakushi, il désigne « La mystérieuse disparition de Chihiro ».


Mononoke Hime : C’est le titre original, en japonais, de Princesse Mononoke. Le terme « Mononoke » se rapproche du yokai, il signifie « l’esprit d’une chose » une « chose étrange » et fait référence à un esprit ou un monstre. Il peut également être traduit par « esprit vengeur ». Le mot « Hime » signifie quant à lui « princesse ».


Seiyu : C’est le nom que l’on donne aux comédiens spécialisés dans le doublage de voix au Japon. Dans le cas d’un anime, ce sont les voix « originales » des personnages.


Storyboard : Un « storyboard », en français « scénarimage », est un document sur papier ou fichier numérique, utilisé au cinéma lors de la production afin de planifier les besoins de l'ensemble des plans qui constitueront le film. Dans le cinéma d’animation, il représente une image clé de la scène avec des indications de mouvement, des annotations sur le temps de la scène et le nombre d’images qui doivent être projetées sur une seconde pour recréer le mouvement.


Intervalliste : Un intervalliste est une personne qui travaille sur les images d’intervalle dans la production d’un film d’animation. L’animateur clé dessine les images clé, qui sont des images importantes résumant la scène, sous la forme d’un storyboard. L'intervalliste doit dessiner les dessins manquants pour assurer un mouvement fluide lors de l'animation.


https://drive.google.com/file/d/1wdx-1QqmgVOGYILJxJHN7L4HvxguZ6GK/view?usp=drivesdk

Avant Propos :

- Aussi loin que je m’en souvienne, les films et séries d’animation japonaises ont toujours été présents dans mon quotidien. J’ai grandi avec Heidi, Détective Conan, les très célèbres Dragon Ball qui ont laissé place à One Piece et Naruto lors de mon adolescence, ainsi que bien d’autres. Mes parents m’achetaient régulièrement de la lecture et j’ai eu l’occasion de créer ma première mangathèque, au départ constituée d’une petite vingtaine de mangas shonen. Au collège je me suis inscrit au club manga de la bibliothèque, je découvrais chaque semaine de nouveaux titres et de nouveaux styles de dessin qui m'ont passionné et qui aujourd’hui constituent en partie ma collection.
- Les longs métrages de Miyazaki me suivent depuis l’enfance, j’ai découvert Princesse Mononoké très jeune (j’avais alors entre cinq et huit ans), et je me souviens avoir vu par la suite Mon Voisin Totoro, Kiki la petite sorcière et plus tardivement Le Voyage de Chihiro. C’est en 2020, alors que la plateforme de streaming Netflix annonçait la sortie des chefs d'œuvres de Miyazaki sur son catalogue que je redécouvre ce réalisateur. Je me rappelle avoir passé les deux semaines suivant leur mise en ligne à en regarder un chaque soir. Il m’est même arrivé de revoir plusieurs fois Le vent se lève avec des amis, tant il m’a bouleversé au premier visionnage.
- Alors que la fin de mon année de licence se profilait, je cherchais un sujet potentiel pour l’écriture d’un mémoire de recherche. Après avoir réalisé une historiographie d’un sujet libre lors d’un exercice noté et en avoir discuté avec mes enseignants, il s’est révélé possible de travailler sur l’artiste qui me passionnait tant depuis plusieurs années : Hayao Miyazaki. Le choix du sujet s’est également fait rapidement, après avoir décidé de dédier une année entière à l’étude du personnage, il m’est apparu évident qu’un lien intrinsèque liait Miyazaki à la guerre et à l’aviation. Le jeu était en place, mon étude pouvait commencer. Après plusieurs lectures qui confirmaient mon hypothèse principale, j’ai pu trouver un axe de recherche peu abordé auparavant qui méritait d’être approfondi et enrichi de dessins d’archives, des storyboards et croquis préparatoires.

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Avant-Propos


Aussi loin que je m’en souvienne, les films et séries d’animation japonaises ont toujours été présents dans mon quotidien. J’ai grandi avec Heidi, Détective Conan, les très célèbres Dragon Ball qui ont laissé place à One Piece et Naruto lors de mon adolescence, ainsi que bien d’autres. Mes parents m’achetaient régulièrement de la lecture et j’ai eu l’occasion de créer ma première mangathèque, au départ constituée d’une petite vingtaine de mangas shonen. Au collège je me suis inscrit au club manga de la bibliothèque, je découvrais chaque semaine de nouveaux titres et de nouveaux styles de dessin qui m'ont passionné et qui aujourd’hui constituent en partie ma collection.

Les longs métrages de Miyazaki me suivent depuis l’enfance, j’ai découvert Princesse Mononoké très jeune (j’avais alors entre cinq et huit ans), et je me souviens avoir vu par la suite Mon Voisin Totoro, Kiki la petite sorcière et plus tardivement Le Voyage de Chihiro. C’est en 2020, alors que la plateforme de streaming Netflix annonçait la sortie des chefs d'œuvres de Miyazaki sur son catalogue que je redécouvre ce réalisateur. Je me rappelle avoir passé les deux semaines suivant leur mise en ligne à en regarder un chaque soir. Il m’est même arrivé de revoir plusieurs fois Le vent se lève avec des amis, tant il m’a bouleversé au premier visionnage.

Alors que la fin de mon année de licence se profilait, je cherchais un sujet potentiel pour l’écriture d’un mémoire de recherche. Après avoir réalisé une historiographie d’un sujet libre lors d’un exercice noté et en avoir discuté avec mes enseignants, il s’est révélé possible de travailler sur l’artiste qui me passionnait tant depuis plusieurs années : Hayao Miyazaki. Le choix du sujet s’est également fait rapidement, après avoir décidé de dédier une année entière à l’étude du personnage, il m’est apparu évident qu’un lien intrinsèque liait Miyazaki à la guerre et à l’aviation. Le jeu était en place, mon étude pouvait commencer. Après plusieurs lectures qui confirmaient mon hypothèse principale, j’ai pu trouver un axe de recherche peu abordé auparavant qui méritait d’être approfondi et enrichi de dessins d’archives, des storyboards et croquis préparatoires.

Travailler sur un sujet tel que la représentation de la guerre dans l'œuvre de Hayao Miyazaki aurait été répétitif, tout comme traiter le sujet de l’aviation bien que celui-ci soit moins étudié de manière générale. Le progrès technique est quant à lui assez peu mis en évidence dans les analyses et pourtant tout aussi important. Il me fallait démontrer que ces trois thèmes aussi riches soient-ils pour alimenter un seul commentaire sur les longs métrages du réalisateur, ne pouvaient être traités séparément. Le progrès technique pousse les hommes à créer de nouvelles machines dont ils se serviront pour faire la guerre. Miyazaki l’a bien compris et représente ainsi les progrès de l’aviation dans l’entre-deux-guerres dans son film Le Vent se lève. La guerre guette le Japon et il est nécessaire pour son protagoniste de créer de nouveaux modèles plus performants. J’ai donc décidé de concentrer mes recherches sur son œuvre principale, à savoir ses longs métrages créés au sein du Studio Ghibli, et de démontrer le lien inhérent entre aviation, progrès technique et guerre.

Profondément marqué par les bombardements de la seconde guerre mondiale et les déflagrations de l’arme nucléaire, l’artiste représente cette thématique dans la quasi-totalité de ses longs métrages. Il en fait également le sujet principal de son manga Nausicaä de la vallée du vent, adapté en 1984 en long métrage, à l’ambiance sombre et apocalyptique.

En confrontant les longs métrages et les dessins de Miyazaki à son passé et sa propre expérience de vie, nous tenterons d’apporter une analyse de son oeuvre prouvant que l’artiste est partagé entre sa passion pour les avions et le dégoût de la guerre et de la destruction que ceux-ci par leurs nouvelles technologies amènent inlassablement.


https://drive.google.com/file/d/120DwJJhRbBr7g7emd1mC3TJNAF7_jlSM/view?usp=drivesdk

Historiographie :

- Le sujet porte sur La Représentation de la guerre à travers l’aviation et le progrès technique et technologique dans l'œuvre de Hayao Miyazaki. Pour traiter un sujet si important dans l’art du réalisateur nous nous concentrerons sur un corpus mêlant une partie de la filmographie de l’auteur, limitée à la production au sein du studio Ghibli et incluant le film Nausicaä de la vallée du vent, et les mangas qu’a réalisé celui-ci notamment Nausicaä de la vallée du vent en sept tomes, L’ère des Hydravions, et Le Vent se lève. Le corpus se concentrera également sur les nombreux croquis préparatoires, storyboards et dessins à l’aquarelle de Miyazaki, publiés dans une certaine mesure dans les Artbooks de la collection « L’Art de » aux éditions Glénat. Les restrictions d’écriture et de temps consacrés à un mémoire sur un an ne permettent pas d’élargir l’étude à l’ensemble des réalisations de Miyazaki. On peut donc considérer à juste titre que limiter les recherches à ses longs métrages est assez réducteur, notre analyse puisera cependant des éléments de l’ensemble de son œuvre afin de mieux comprendre l’objet d’étude.
- Un grand nombre d’écrits ont été publiés sur Miyazaki. Beaucoup d’articles sont disponibles dans des revues en ligne, ou dans des magazines. Les critiques de ses long métrages ne se comptent plus et l’on retrouve également des analyses dans bon nombre d’ouvrages de compilation d'œuvres du Studio Ghibli. Ces sources sont essentielles pour une meilleure connaissance de l’univers du studio et de Miyazaki, mais elles n'apportent pas beaucoup d’éléments de compréhension de l'œuvre et des divers thèmes abordés. Les ouvrages d’entretien avec Miyazaki Starting Point et Turning Point apportent des éléments d’analyse tangibles provenant de l’artiste lui-même. Ses propos permettent de retracer l’historique de création, de comprendre la manière dont se construit l’anime et comment s’organise la répartition du travail au sein du Studio Ghibli. Le fait qu’il ait lui-même rédigé certains articles recensés dans ces ouvrages constitue une source première non négligeable et pouvant amener à des réflexions sur la vision des œuvres par leurs créateurs.

- Les ouvrages et articles d’analyse de l'œuvre de Miyazaki sont peu nombreux mais essentiels tant ils sont complets au regard du réalisateur. L’ouvrage de référence en la matière est celui de Susan Nappier, apportant une analyse exhaustive sur l’ensemble des longs métrages de Miyazaki et qui aborde tous les thèmes présents dans ses œuvres. Il permet de faire un état des lieux de l’entourage de Miyazaki et se réfère à des sources japonaises : articles, ouvrages, documentaires inaccessibles en France. Les thèmes de la guerre et de l’aviation y sont traités et explicitent des points essentiels, mais dans une nécessité pour l'auteur de traiter l’ensemble des thèmes, ils méritent d’être approfondis. Les ouvrages de Gaël Berton, Sébastien Bénédict et Victor Lopez contribuent à compléter ces informations. Hayao Miyazaki Nuances d’une œuvre, traite notamment le sujet de la guerre en lien direct avec l’aviation, ce qui représente à l’heure actuelle la seule source ayant réellement traité le sujet même du mémoire. Il sera important de faire le lien lors de notre étude sans procéder à une réécriture des articles.


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Etat de la question


Le sujet porte sur La Représentation de la guerre à travers l’aviation et le progrès technique et technologique dans l'œuvre de Hayao Miyazaki. Pour traiter un sujet si important dans l’art du réalisateur nous nous concentrerons sur un corpus mêlant une partie de la filmographie de l’auteur, limitée à la production au sein du studio Ghibli et incluant le film Nausicaä de la vallée du vent, et les mangas qu’a réalisé celui-ci notamment Nausicaä de la vallée du vent en sept tomes, L’ère des Hydravions, et Le Vent se lève. Le corpus se concentrera également sur les nombreux croquis préparatoires, storyboards et dessins à l’aquarelle de Miyazaki, publiés dans une certaine mesure dans les Artbooks de la collection « L’Art de » aux éditions Glénat. Les restrictions d’écriture et de temps consacrés à un mémoire sur un an ne permettent pas d’élargir l’étude à l’ensemble des réalisations de Miyazaki. On peut donc considérer à juste titre que limiter les recherches à ses longs métrages est assez réducteur, notre analyse puisera cependant des éléments de l’ensemble de son œuvre afin de mieux comprendre l’objet d’étude.

Un grand nombre d’écrits ont été publiés sur Miyazaki. Beaucoup d’articles sont disponibles dans des revues en ligne, ou dans des magazines. Les critiques de ses long métrages ne se comptent plus et l’on retrouve également des analyses dans bon nombre d’ouvrages de compilation d'œuvres du Studio Ghibli. Ces sources sont essentielles pour une meilleure connaissance de l’univers du studio et de Miyazaki, mais elles n'apportent pas beaucoup d’éléments de compréhension de l'œuvre et des divers thèmes abordés. Les ouvrages d’entretien avec Miyazaki Starting Point et Turning Point apportent des éléments d’analyse tangibles provenant de l’artiste lui-même. Ses propos permettent de retracer l’historique de création, de comprendre la manière dont se construit l’anime et comment s’organise la répartition du travail au sein du Studio Ghibli. Le fait qu’il ait lui-même rédigé certains articles recensés dans ces ouvrages constitue une source première non négligeable et pouvant amener à des réflexions sur la vision des œuvres par leurs créateurs.

Les ouvrages et articles d’analyse de l'œuvre de Miyazaki sont peu nombreux mais essentiels tant ils sont complets au regard du réalisateur. L’ouvrage de référence en la matière est celui de Susan Nappier, apportant une analyse exhaustive sur l’ensemble des longs métrages de Miyazaki et qui aborde tous les thèmes présents dans ses œuvres. Il permet de faire un état des lieux de l’entourage de Miyazaki et se réfère à des sources japonaises : articles, ouvrages, documentaires inaccessibles en France. Les thèmes de la guerre et de l’aviation y sont traités et explicitent des points essentiels, mais dans une nécessité pour l'auteur de traiter l’ensemble des thèmes, ils méritent d’être approfondis. Les ouvrages de Gaël Berton, Sébastien Bénédict et Victor Lopez contribuent à compléter ces informations. Hayao Miyazaki Nuances d’une œuvre, traite notamment le sujet de la guerre en lien direct avec l’aviation, ce qui représente à l’heure actuelle la seule source ayant réellement traité le sujet même du mémoire. Il sera important de faire le lien lors de notre étude sans procéder à une réécriture des articles. Une partie consacrée à l'identification des aéronefs dans les films de Miyazaki semble être directement repris de l’article de Cyril Lachèse. Celui-ci amène une expertise sur le domaine de l’aviation et sera crucial dans l’identification des aéronefs. Le progrès technique en toile de fond de la guerre et de l’aéronautique est peu étudié mais présent dans les ouvrages de Nappier et Bénédict. Ce dernier met en exergue les rapports entre le progrès et le respect de la nature, thème souvent abordé par Miyazaki qui considère que l’on peut mêler les deux dans certaines mesures, en abandonnant le système de surproduction et de surconsommation.

Beaucoup d’interviews, d’entretiens et de documentaires sur Miyazaki sont disponibles en ligne, ce qui fait suite aux ouvrages d’entretiens avec l’artiste. Les conférences disponibles sur France Inter et France Culture avec l’émission Les chemins de la philosophie donnent lieu à de nouvelles interprétations et ouvrent les œuvres de Miyazaki sur le domaine de la philosophie. Il sera essentiel d’en prendre compte, le domaine de l’art étant étroitement lié à la philosophie. La consultation d'ouvrages généraux sur l’histoire du japon et de l’aviation élargissent les connaissances sur le contexte et permettent une meilleure approche du sujet. N’ayant pas eu accès aux ouvrages sur l’aviation, nous nous sommes documentés grâce aux sites officiels des musées de l’aviation en France, qui grâce à leurs bases de données ont permis de combler les lacunes dans ce domaine. Des ouvrages plus généraux sur les manga et les anime sont quant à eux nécessaire dans la compréhension de ces derniers. L’ouvrage Manga permet notamment de retracer une histoire du manga de sa création à nos jours en expliquant les règles qui les régissent. Les Histoires du manga moderne, permettent de compléter cette approche en se basant exclusivement sur les productions contemporaines et en faisant un recensement de ceux-ci en fonction de l’année de parution. Dans la même optique, l’Encyclopédie des anime permet de regrouper les anime depuis 1963 en expliquant quelques détails quant à leur réalisation

Enfin, l’utilisation d’un site internet créé par les fans des films du studio Ghibli, Buta Connection, nous permettra de revoir en virtuel certaines expositions du Studio Ghibli et d’avoir accès à des sources japonaises traduites en français. Le site, bien que non reconnu d’un point de vue scientifique, est très complet et cite ses sources correctement, ce qui nous permet son utilisation que nous restreindrons tout de même au minimum afin de privilégier les sources reconnues.


https://drive.google.com/file/d/1iOBcKFPdSp7-hvyysxhokveTd-y-jLjV/view?usp=drivesdk

A propos du site... :

Miyazaki dessine les plans de modèles d'avions ayant existé, le but étant de coller le plus possible à la réalité, de dessiner du vrai pour que le dessin à l'écran devienne vrai, prenne vie.
Porco Rosso :
Après avoir accepté de réparer l'avion de Marco, Fio retravaille les plans de l'hydravion, on la voit à l'ouvrage
Le vent se lève :
Les plans sont présents tout au long du film : de la formation de Jiro à son entrée dans l'entreprise. Il va concevoir ainsi différents modèles, travailler sur des modèles existants pour les améliorer. On le voit ainsi au travail, à son bureau en train de faire des calculs, de dessiner, tracer des courbes etc… Un point intéressant : les innovations de Jiro sur les plans sont souvent montrées une seconde fois, quand les ingénieurs les appliquent sur les avions en construction. On a ainsi un lien entre concepteur et constructeur.

Volonté de réalité historique avec des modèles existant et précision des dessins = Miyazaki se renseigne, il possède et emprunte des ouvrages sur l'aviation et l'histoire de l'aviation, il va même jusqu'à se déplacer en Europe pour voir certains modèles (repris dans Le vent se lève ou Jiro se rend en Allemagne pour étudier les modèles de bombardiers allemands).
Les aéronefs, avions, dirigeables, machines volantes, du dessin à l'écran.
Reprendre les modèles existant, voir de quelle manière M. les adaptent à l'écran, de quelle manière il les dessine, avec les annotations sur les croquis préparatoires (tout est millimétré, il va jusqu'à noter la taille des aéronefs, la portance, le poids, la vitesse de chaque engin, etc…)

Pict'Asia 2022 - Poitiers

Dorian : Nausicaä de la vallée du vent est sorti en 1984 et Kiki la petite sorcière en 1989 au Japon. Vous avez doublé ces films un peu plus tard que leur sortie officielle en France.


Adeline: Oui, je suis née en 1986 et j’avais 17 ans lorsque j’ai doublé Kiki, et 20 ans pour Nausicaä. On devait être aux environs de 2004 - 2007. D : En deuxième doublage ? A : En deuxième doublage oui ! J’ai commencé par Kiki. D : Oui je vous ai vue hier sur scène doubler en direct Kiki la petite sorcière. C'est très impressionnant ! Quelle émotion ressentez-vous à ce moment-là quand vous doublez Kiki la petite sorcière, où vous apprenez que vous doublez un film de Miyazaki. Peut-être que ce n’était pas encore très connu à ce moment-là? A : J’avais déjà vu le voyage de Chihiro, donc je connaissais le travail de Miyazaki. On m’a contactée pour faire Kiki, et j’ai dû passer des essais. En fait, on m’a proposé de passer les essais, j’ai été choisie et, comme je te disais, j’avais 17 ans pour Kiki la petite sorcière. Je ne me rendais pas forcément compte à ce moment-là de tous les impacts que ça allait avoir. Parce que c’est vraiment sur Kiki que l’on vient le plus me voir par exemple en conventions. C'est quelque chose qui a marqué l’enfance de nombreuses personnes. De mon point de vue, j’ai des souvenirs de l’enregistrement de Kiki avec certains moments qui m’ont marquée. Comme des moments un peu tristes, parce que Kiki perd son pouvoir ! Et c’est un moment où le personnage devient lui-même un peu triste. Je retiens cela des enregistrements, ça m’avait un peu touchée. Et puis, on a commencé à travailler sur une copie qui n’était pas la bonne. C’était une copie avec une remasterisation américaine, où la bande originale n’était pas bonne. Par exemple, ils avaient mis de la guitare électrique lorsqu’elle montait ou descendait les escaliers. Du n’importe quoi. Et on s’était interrogé, on s’était dit que non, ce n’était pas possible que ce soit ça ! On a dû arrêter les enregistrements, demander aux studios qu'ils nous fournissent la bonne version. Et après on avait enfin les bonnes musiques, le bon univers. Parce que ça change tout l’univers musical ! C'est vraiment mon souvenir de Kiki. Ensuite, on m’a contactée en me disant : « Voilà, on enregistre un nouveau Miyazaki : c'est Nausicaä ». ...

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Entretien avec Adeline Chetail


Pict’Asia 2022 - dimanche 13/02/2022


D = Dorian

A = Adeline Chetail



D : Nausicaä de la vallée du vent est sorti en 1984 et Kiki la petite sorcière en 1989 au Japon. Vous avez doublé ces films un peu plus tard que leur sortie officielle en France?


A : Oui, je suis née en 1986 et j’avais 17 ans lorsque j’ai doublé Kiki, et 20 ans pour Nausicaä. On devait être aux environs de 2004 - 2007.


D : En deuxième doublage ?


A : En deuxième doublage oui ! J’ai commencé par Kiki.


D : Oui je vous ai vue hier sur scène doubler en direct Kiki la petite sorcière. C'est très impressionnant ! Quelle émotion ressentez-vous à ce moment-là quand vous doublez Kiki la petite sorcière, où vous apprenez que vous doublez un film de Miyazaki. Peut-être que ce n’était pas encore très connu à ce moment-là?


A : J’avais déjà vu le voyage de Chihiro, donc je connaissais le travail de Miyazaki. On m’a contactée pour faire Kiki, et j’ai dû passer des essais. En fait, on m’a proposé de passer les essais, j’ai été choisie et, comme je te disais, j’avais 17 ans pour Kiki la petite sorcière. Je ne me rendais pas forcément compte à ce moment-là de tous les impacts que ça allait avoir. Parce que c’est vraiment sur Kiki que l’on vient le plus me voir par exemple en conventions. C'est quelque chose qui a marqué l’enfance de nombreuses personnes. De mon point de vue, j’ai des souvenirs de l’enregistrement de Kiki avec certains moments qui m’ont marquée. Comme des moments un peu tristes, parce que Kiki perd son pouvoir ! Et c’est un moment où le personnage devient lui-même un peu triste. Je retiens cela des enregistrements, ça m’avait un peu touchée. Et puis, on a commencé à travailler sur une copie qui n’était pas la bonne. C’était une copie avec une remasterisation américaine, où la bande originale n’était pas bonne. Par exemple, ils avaient mis de la guitare électrique lorsqu’elle montait ou descendait les escaliers. Du n’importe quoi. Et on s’était interrogé, on s’était dit que non, ce n’était pas possible que ce soit ça ! On a dû arrêter les enregistrements, demander aux studios qu'ils nous fournissent la bonne version. Et après on avait enfin les bonnes musiques, le bon univers. Parce que ça change tout l’univers musical ! C'est vraiment mon souvenir de Kiki. Ensuite, on m’a contactée en me disant : « Voilà, on enregistre un nouveau Miyazaki : c'est Nausicaä ». On m’a expliqué qu’on ressortait tous les Miyazaki en Europe, parce qu’il connaissait un grand succès après Princesse Mononoké et Le Voyage de Chihiro. J’étais très étonnée qu’on me recontacte. C’est rare de doubler plusieurs héroïnes pour le même studio. Dans mon esprit, c’était assez exceptionnel. Mais on m’a expliqué qu’au Japon ce n’était pas la même chose, qu’ils aimaient travailler avec les mêmes personnes et que j’avais toutes mes chances. J’avoue que j’ai été assez curieuse, et comme on m’avait donné le titre du film, je suis allée le voir en japonais, et j’ai eu un coup de cœur immense pour Nausicaä. Je me suis beaucoup identifiée à elle. J’ai regardé le film plusieurs fois et j’ai repéré les scènes potentielles pour des essais. Je suis allée passer les essais habillée en bleu. J’avais vraiment envie d’avoir ce rôle !


D : D’incarner le personnage ?


A : Oui ! Je voulais incarner ce personnage. Pour moi, c’était vraiment le personnage que j’avais envie de faire. J’ai donc voulu mettre toutes les chances de mon côté. J’ai passé les essais et on m’a appris que ce doublage là était très important pour Miyazaki lui-même. On a été sept à passer le casting en France. J’ai fait partie des trois personnes qui ont été pré-sélectionnées pour être écoutées par Miyazaki en personne. On m’a ensuite appelée pour me dire qu’il avait choisi ma voix pour Nausicaä. J’ai sauté au plafond ! J’étais heureuse comme tout ! J’ai vraiment un lien très spécial avec Nausicaä. J’arrivais le matin plus tôt, aux enregistrements, et je voulais repartir le plus tard possible ! Je voulais refaire les scènes mille fois ! J’avais vraiment envie de faire ce rôle parfaitement. Il marque pour moi comme un tournant dans ma carrière, puisque c’est à partir de Nausicaä que j’ai commencé à faire des rôles un peu plus adultes. Avant ça, j’étais très jeune, j’étais enfant quand j’ai commencé. Je faisais beaucoup de rôles d'enfants, comme Kiki la petite sorcière par exemple : c'est une petite fille. Nausicaä est déjà un petit peu plus mature. Et c’est à partir de ce moment-là que j’ai fait des rôles un peu plus de mon âge, car j’avais moi-même 20 ans à l’époque.


D : Par la suite, vous avez doublé la princesse Zelda dans le jeu The Legend of Zelda : Breath of the wild. Vous êtes également reconnue pour ce doublage qui est arrivé beaucoup plus tard dans votre carrière. Est-ce que cela joue également un rôle? Un nouveau tournant dans votre carrière?


A : Oui, alors Zelda ce n'est pas du Miyazaki. Mais c’est vrai que l’univers se rapproche un peu. Entre-temps j’ai également fait Arrietty, et Anna dans Souvenirs de Marnie. J’ai donc doublé quatre grands films du studio Ghibli avec des rôles principaux. Et ça a beaucoup marqué ma carrière, mon univers. C’est vrai que j'adore les personnages qui se rapprochent de cet univers-là, comme Zelda par exemple. En effet, quand on se balade dans le royaume d'Hyrule de Breath of the Wild, on voit un petit peu les références Miyazakiennes je pense.


D : J’ai quelques questions, plus en rapport avec mon mémoire qui porte sur La représentation de la guerre à travers l’aviation et le progrès technique et technologique dans l’œuvre de Miyazaki. Avez-vous reçu des directives particulières pour interpréter les personnages en fonction de l’univers dans lequel ils se trouvent? Kiki la petite sorcière est un univers assez enfantin. Certes, vous l’avez déjà dit, elle va perdre ses pouvoirs, et c’est un coup dur qu’il va falloir surmonter. Nausicaä de la vallée du vent, c’est un univers plus particulier, post-apocalyptique, avec une ambiance beaucoup plus sombre. Quel est votre ressenti par rapport à cet univers guerrier et mortel de la mer de décomposition?


A : Je trouve qu’aujourd'hui, plus encore qu’à l’époque, c’est un sujet qui fait l’actualité. J’avoue que je ne me rappelle pas vraiment les directives précises qu’on m'avait données. Cela date d’il y a plus de 15 ans maintenant ! Mais j’ai été guidée, bien-sûr, par le directeur artistique qui était chargé de ce film, pour m’expliquer surtout la psychologie de mon personnage. C’est une princesse qui a à cœur son royaume, qui cherche des solutions, dans un univers en effet de guerres, de problématiques politiques et écologiques. Surtout écologiques. J’étais très impliquée dans ce rôle, et je trouve encore une fois que les sujets sont malheureusement récurrents et toujours d’actualité. Et j’espère qu’on n’en arrivera pas là ! (rires). Mais c’est une réflexion également sur le monde, sur l’écologie. Dans l’univers de Miyazaki c’est un thème qui revient assez souvent. Il y a le thème de l’enfance, du passage à l’âge adulte qui est récurrent. Il y a aussi le thème de la guerre, en effet, c’est bien vu. Mais je le vois plus comme un thème de guerre écologique, pour les possessions de territoires. C’est l’image que j’en ai personnellement.


D : Par rapport à Nausicaä en particulier ou par rapport à l’ensemble de l’œuvre?


A : Par rapport à l’ensemble de l’œuvre, et surtout à Nausicaä. J’ai l’impression, si mes souvenirs sont bons, que les guerres qui existent dans le film sont une résultante immédiate des problèmes écologiques. Ce qui risque de nous arriver, (rires).


D : Par rapport à l’aviation dans les films, est-ce que vous avez des préférences pour certains modèles? Que pouvez-vous nous dire par rapport à cette thématique qui est assez récurrente également dans l’œuvre de Miyazaki? On la retrouve notamment dans Nausicaä qui a son propre planeur. Beaucoup d’avions sont mis en scène par la suite dans les différents films. Des guerres aériennes sont présentes dans Nausicaä mais également dans les autres œuvres de Miyazaki.


A : J’adore Nausicaä de toute façon, et avec son planeur elle est trop forte ! (rires). Non vraiment, je trouve que le thème de l’aviation est hyper bien utilisé. C'est surtout dans Porco Rosso où j'ai l’impression que ce thème est vraiment très présent. Je ne sais pas d’où vient cette passion de Miyazaki, je ne me suis pas suffisamment renseignée.


D : (rires). Alors, je peux vous en dire quelques mots. C’est une passion pour lui de voir les choses s’élever dans le ciel. Et dans le même temps, il y a une certaine dimension biographique. Son père était le directeur de la Miyazaki Airplanes, qui construisait des gouvernes d'avion, notamment des A6M Zéro qui ont servi aux Kamikaze durant la seconde guerre mondiale. Il y a également quelque chose derrière, ce sera le sujet principal de mon mémoire, qui place l’aviation comme une passion pour Miyazaki, avec une envie de toujours dessiner des avions et des modèles d’aéronefs, mais également comme une répulsion, qui se ressent à travers la guerre, et ses souvenirs de la seconde guerre mondiale. Même s’il n’avait que 4 ans au moment des bombardements.


A : Eh bien merci beaucoup pour ces informations ! Je lirai donc ton mémoire avec attention. Mon point de vue sur les œuvres est plus artistique et émotionnel. J’ai plus travaillé sur les psychologies des personnages comme je te disais. Je ne me suis pas forcément attardée sur l’univers étendu, ou les accessoires. Le planeur fait partie des caractéristiques de Nausicaä par exemple. On la voit sur son planeur, dans le film, sur les affiches. Mais c’est vrai que j’étais plus sur quelque chose de personnel, d’intime, sur le ressenti, l’émotion du personnage. Pour moi, le fait qu’elle vole, ou qu’elle combatte, c’est plus une notion de caractère et de force. J’ai incarné des personnages féminins très forts, et on n’oublie pas que c’est en 1984, donc c’est assez précurseur sur ce que l’on peut avoir aujourd’hui comme type de personnages. Ce ne sont pas des personnages mièvres, la princesse qui ne fait rien et qui attend dans son donjon. On est sur une actrice au centre des combats, de la recherche de solutions. Nausicaä par exemple, elle n’est pas véhémente, elle est dans la défense, dans la protection.


D : A ce sujet, avez-vous lu la suite des mangas de Nausicaä?


A : Non ! Je n’ai pas eu l’occasion de les lire, j’ai vu des illustrations, beaucoup, mais j’avoue que je n’ai pas lu les mangas. C’est un défaut que je corrigerai ! Promis !


D : (Rires) Il n’y a pas de problème ! Une dernière petite question, par rapport à la dimension biblique que l’on pourrait retrouver dans Nausicaä de la vallée du vent. On voit que, dès le début, Nausicaä évolue et est vue comme une figure messiaque dans l’œuvre de Miyazaki. Elle va plusieurs fois adopter cette figure de rédempteur, de sauveur du monde. Qu’est-ce que vous en pensez?


A : Eh bien, c’est un rôle qui lui incombe mais qu’elle n'a pas forcément choisi, puisqu’elle est née princesse héritière du royaume. Mais elle a énormément de volonté, énormément d’envie. Et ce qui motive ce personnage pour moi, c’est l’envie d’aider son prochain. Elle n’a pas la volonté d’être messie, protectrice ou sauveuse. Elle veut simplement aider pour être à la hauteur des charges qui lui incombent. Et c’est une pression qui est énorme. C’est ce que j’ai travaillé sur le personnage. Il y a cette envie, ce désir, cette force, et en même temps c'est une charge écrasante. J’ai essayé de mettre en lumière ces traits de caractère, cette personnalité là, et de rendre hommage surtout, à l’œuvre de Miyazaki, au choix du réalisateur et au travail de la seiyū qui a interprété de base le personnage. Je ne suis que navette de tout ça, et j’ai essayé de retranscrire tout ce que je pouvais ressentir à travers ce personnage.


https://drive.google.com/file/d/14QWbFjIhmw7ItNDpCLjrsCnLzqhtS6jv/view?usp=drivesdk

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