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Christophe Baron

Terminale Bac professionnel CSR

Co-intervention

Créé par

INDEX

Vous allez bientôt vous plonger dans l'univers de Liber Pater. Cet outil est conçu dans un but pédagogique, en aucun cas il ne se veux une apologie de "Liber Pater". En revanche, l'histoire de Loïc Pasquet, et son récit en bande dessinée par Corbeyran et Horn permet d'aborder de nombreuses problématiques liées au dévelepppement durable. Vous pourrez apprendre, réfléchir, débattre, afin d'apprendre à vous forger votre propre opinion. J'espère humblement que cet enseignement vous aidera à renforcer vos convictions citoyennes. Belle année scolaire !!!

Mr Baron

Préambule :

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Corbeyran

Loïc Pasquet

Horn

L'équipe de la BD

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Bonjour, moi c'est Merlot, je vais te guider tout au long de l'aventure !!!

INDEX

1.On fait quoi ?

6.Réchauffement climat

2.Développement durable

4.Le phylloxéra

5.Pieds-Francs

3.Chronologie

7.Traitements chimiques

8.Mécanique Vs Animal

9.INAO: sigles et labels

14.Pauvreté et égalité

10.Législation

12.Héritage botanique

13.Sexisme

11.Éducation

15.Perspectives

En+ Débats mouvants

Pour ne pas faire de fausses notes !!!

Co-intervention terminale

Présentation

Le fonctionnement :

Mets l'adresse du Genially dans tes favoris.

Lis la bande-déssinée entièrement, afin de pouvoir la comprendre.

Prend connaissance du planning et du travail à faire.

Suis les indications et clique bien sur les "+", les "infos", et tous les autres !!! Te voilà paré !!!

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Nations Unies

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Nations Unies

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Le développement durable

Le développement durable est « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs », citation de Mme Gro Harlem Brundtland, Premier Ministre norvégien (1987).

En 1992, le Sommet de la Terre à Rio, tenu sous l'égide des Nations unies, officialise la notion de développement durable et celle des trois piliers (économie/écologie/social) : un développement économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable.


https://fonda.asso.fr/ressources/les-17-objectifs-de-developpement-durable



On comprend tout en vidéo :

Maintenant, à nous de jouer !!!

Nous avons maintenant besoin de ton esprit de réflexion et d'analyse. Il faudra, en une page A4 minimum, expliquer ce que tu as appris grâce aux deux pages précédentes (si, si cherche bien !!!), puis énumérer et justifier les 3 objectifs de développement durable qui te tiennent le plus à coeur.

Développement durable

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Le lycée est labellisé E3D, mais qu'est-ce que c'est ???

La démarche E3D (E3D = École/Établissement en Démarche de Développement Durable), c’est lorsque qu’un établissement (école, collège, lycée) s’engage dans une démarche globale de développement durable qui apporte des solutions concrètes pour répondre aux Objectifs de développement durable (Agenda 2030), dans le cadre des enseignements, celui des projets éducatifs, parcours et dispositifs, et dans la gestion de l’établissement (énergie, eau, déchets...).

Les élèves sont au cœur de la démarche qui consiste à connaître et comprendre les enjeux du DD pour pouvoir agir, que ce soit au quotidien à l’école, mais aussi tout au long de la vie. La démarche E3D contribue ainsi à la formation de citoyens informés, critiques et engagés, amenés à être force de proposition et acteurs de la transition.

La démarche devra progressivement englober les 4 dimensions de la vie d’un établissement :

La démarche peut débuter modestement par quelques actions réalistes et évoluer, petit à petit, vers une démarche qualité pérenneavec un certain nombre d’étapes :
  • Un diagnostic est réalisé afin d’identifier les problématiques de développement durable de l’établissement (comme par exemple le diagnostic réalisé par le lycée Louis Bascan de Rambouillet). Il se poursuit par la formalisation d’un Plan d’action en cohérence avec les axes du Projet d’école/d’établissement et les ODD (voir l’exemple du plan d’action d’une école).
  • Les actions peuvent être initiées, par exemple, à partir d’un Club développement durable, d’un atelier scientifique, d’un groupe d’éco-délégués (voir l’article sur les éco-délégués), du CVL/CVC ou bien encore de projets disciplinaires, interdisciplinaires (EPI, TPE...) ou inter-degrés (école-collège, collège-lycée). Certaines actions nécessiteront un financement (voir l’article sur le financement).
  • Un Comité de pilotage EDD est créé pour :
    > définir les objectifs de la démarche (objectifs pédagogiques, ODD) ;
    > dessiner la stratégie devant mener à une mobilisation progressive de l’ensemble de la communauté éducative ;
    > assurer le suivi de la démarche et en dresser régulièrement un bilan.
    Il réunit tous les acteurs impliqués ou leurs représentants (élèves, enseignants, gestionnaire, direction, parents d’élèves, partenaires, collectivités territoriales...). Le CESC, qui devient le CESCE (Comité d’éducation à la santé, à la citoyenneté et à l’environnement) peut aussi assurer ces fonctions.
    (voir l’article sur le Comité de pilotage EDD)
  • Il est aussi conseillé qu’un Référent EDD soit nommé au sein du personnel, qui aura la responsabilité de suivre le bon déroulement de la démarche, d’assurer le lien entre les différents acteurs (enseignants, élèves, direction, maintenance, partenaires, comité de pilotage...) et de communiquer sur les actions à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement (voir l’article sur le rôle du Référent EDD).
  • Certaines des actions se font en lien avec des partenaires (autres établissements scolaires, collectivités territoriales, associations, entreprises...) (voir le catalogue de partenaires EDD dans l’Académie de Versailles et la page Eduscol sur le partenariat autour de l’EDD).
  • La démarche fait ensuite l’objet d’une évaluation en vue de l’améliorer et la faire perdurer.

La démarche E3D devra s’adapter aux réalités de l’établissement, et s’intégrer aux structures déjà existantes tout en créant quelques dispositifs propres. Chaque établissement mène ainsi sa propre aventure en lien avec le développement durable.

En plus de contribuer au développement durable, la démarche présente de nombreux intérêts pour un établissement :

  • Développement d’une culture du développement durable et solidaire partagée par l’ensemble des acteurs ;
  • Implication des élèves et de leur famille ;
  • Développement d’une dynamique partenariale ;
  • Intégration au Parcours citoyen ;
  • Approche pluridisciplinaire par une pédagogie de projet (EPI, TPE...) ;
  • Projets fédérateurs pour la liaison école-collège (cycle 3) ;
  • Ouverture sur l’extérieur : partenaires, découverte des métiers (Parcours avenir).

Un établissement engagé dans la démarche E3D peut soumettre sa candidature en vue d’être labellisé E3D par l’Académie, lui permettant ainsi de valoriser le travail des élèves et des équipes impliquées , de communiquer sur l’ensemble de ses actions et de rentrer dans le réseau des établissements labellisés E3D de l’Académie. Le label est valable 3 ans. Plus de détails ici pour connaître la procédure de labellisation avec les critères attendus.



Pour illustrer la démarche, voici un exemple de lycée labellisé Niveau 3 :

"Respecter son environnement, c'est modifier ses habitudes de vie pour qu'elles épousent la mode du développement durable."

Édith Boukeu

Journaliste, Cameroun, Yaoundé

Repères dans le temps

27 av. JC/ 476

1492

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1940

1855/1863

1950

Cette frise chronologique te permet d'en savoir plus sur le vin et son histoire. Clique sur les icônes et prend connaissance des informations que les liens contiennent.

6000 av. JC

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le PHYLLOXÉRA

En quelle année, et où est-il arrivé ?

Il fait quelle taille ?

Que fait-il aux vignes ?

Existe-t-il toujours ?

Pourquoi des pieds américains pour lutter ?

Existe-t-il d'autres moyens de luttes que le greffage?

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6 questions sur le PHYLLOXÉRA

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Quand la vigne a vécu sa pandémie

par Antoine | Mar 26, 2020 | beaujolais, histoire, mâconnais, viticulture | 0 commentaires

Nous sommes au XIXe siècle et les vignobles du monde entier s’apprêtent à vivre une véritable hécatombe. Le coupable : un minuscule titan.

En 1861, des vignes dans le Gard commencent petit à petit à se dessécher, puis c’est au tour de la vallée du Rhône et du Bordelais, la Bourgogne et le Beaujolais seront aussi rapidement touchés comme tous les vignobles de France et d’Europe.

Un minuscule insecte à l’origine

dessin du Phylloxéra

On détecte rapidement a présence d’un puceron d’à peine 1mm sur les racines des pieds de vigne.

Il sera nommé Phylloxera Vastatrix, il s’installe dans les racines du cep et les pique pour en absorber la sève ce qui provoque sa mort en moins de 3 ans. Chaque individu est, de plus, capable de produire presque 1000 œufs par saison dont la dernière couvée, munie d’ailes, peut se déplacer pour infester une autre parcelle.

Une lutte acharnée

Il faut s’en débarrasser, et vite, car en 15 ans la production du vignoble français chute de plus de 70%.

D’innombrables techniques sont mises au point pour éradiquer la bestiole, des plus scientifiques aux plus farfelues. Tous les produits chimiques connus à l’époque vont y passer, mais la bête est coriace. On se tourne vers la religion, on construit des chapelles à la Madone à Fleurie et sur le Mont Brouilly dans le Beaujolais. Rien n’y fait ! L’insecte gagne toujours plus de terrain.

Progression du phylloxéra en France entre 1880 et 1905

Chimiste vs Américaniste

Paul Thénard, un bourguignon, propose le sulfure de carbone qui donne des résultats. Directement injecté dans le sol, il asphyxie les colonies de pucerons et laisse du répit à la vigne. Mais il faut traiter souvent, tous les ceps et le produit est cher. Les petits domaines ne tiendront donc pas le coup.

Une autre voix se fait aussi entendre, les pucerons proviendraient de la côte Est des États-Unis, là même où les vignes européennes n’ont jamais réussi à s’implanter. Là-bas se trouvent des vignes locales qui ne semblent pas être dérangées par la présence de l’insecte. On propose donc de créer des hybrides entre la vigne américaine et européenne. Des milliers de nouveaux cépages voient ainsi le jour. Ces hybrides résistent bien mais le goût des vins sont moyens.

Pour Victor Pulliat, Habitant de Chiroubles en Beaujolais et passionné de vignes, le Chardonnay, Pinot, Syrah, Merlot et bien sûr le Gamay de sa région doivent survivre tel quel ! Il propose donc le greffage des cépages locaux sur des porte-greffes issus de vignes américaines. Le raisin reste celui connu dans nos contrés, le système racinaire, lui, importé des États-Unis, résiste au puceron. Il met même au point un instrument pour que les vignerons puissent réaliser l’opération chez eux.

Victor Pulliat

Finalement c’est ensemble qu’il vaincront le phylloxéra. En gagnant du temps avec le sulfure de carbone, les principaux vignobles peuvent petit à petit être replanté. Malheureusement certains, plus petits et moins réputés ne renaîtrons jamais, la main-d’œuvre est partie en ville chercher un travail dans l’industrie ou dans les mines.

Aujourd’hui encore, nos vignobles bien français ont tous des racines américaines car ce petit puceron rode toujours dans les environs.


Sources:

Huetz de Lemps Alain. La Vigne américaine au secours de l’Europe. Cahiers d’outre-mer N°179-180 – Juillet-décembre 1992

Carton Yves. La découverte du Phylloxéra en France: un sujet polémique. Les archives parlent. Bulletin de la Société entomologique de France, volume 111, septembre 2006

Beckensteiner Christophe. Du Phylloxera et des moyens de le combattre. Annales de la Société linnéenne de Lyon. tome21. Année 1874

Stéphane Guillard. Lutter contre le phylloxéra en Beaujolais – http://stephane.guillard.over-blog.com .25 mai 2014

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Les pieds francs :

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Comme tu peux le voir dans les pages 35 et 36 , Loîc Pasquet utilise des pieds francs.

Mais, qu'est-ce que c'est ? Quels en sont les avantages, les inconvénients ?
Récolte bien les informations tout au long des pages, elles te seront utiles pour le travail à rendre !!!

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Page 36

Page 35

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VS

Se dit pour un pied de vigne qui, à l'origine, n'a pas été greffé sur un porte-greffe. Il peut être attaqué par le phylloxéra, ce parasite qui a détruit le vignoble européen à la fin du XIXème siècle. Les vignes franches de pied sont très rares.

Franc de pied

Un porte-greffe de la vigne est une variété de vigne résistante au phylloxéra et adaptée au sol destiné à la plantation. Il constitue la partie enterrée du pied de vigne et sert de support au greffon.

Porte-greffe (Pied greffé )

S’affranchir de modèles culturaux ? L’exemple des vignes franc de pied (1)

par Florence Monferran | Avr 27, 2020 | Actualités, Carnets des terroirs, Regards sur le patrimoine |

1ère partie : Un avant et un après phylloxéra

Le monde viticole connaît, en ce début de XXIe siècle, de profondes transformations structurelles, dans ses fondements avec l’extension de la culture biologique, voire nature, dans son environnement avec les dérèglements climatiques, dans le choix même de ses cépages, anciens ou futuristes, hybrides protecteurs de maladies voire de la sécheresse. Or des porte-greffes américains régissent toujours notre viticulture, et ce depuis plus de 150 ans. Nous tenons cet état de fait d’un minuscule puceron, haut comme une tête d’épingle, venu d’outre-Atlantique ravager nos vignobles : le phylloxéra. Il a conduit au greffage de variétés américaines, résistantes, sur l’ensemble de nos ceps désarmés.
S’affranchir du phylloxéra, revenir à nos anciens ceps franc de pied, c’est-à-dire non greffés ? Leur résurgence sonne comme un élan vers un monde révolu, un paradis perdu. Des vignes préphylloxériques existent encore, d’autres sont plantées depuis une trentaine d’années sur des sols sablonneux où le phylloxéra peine à creuser des galeries. Un tour d’horizon nous transporte à la rencontre d’une histoire oubliée qui ne demande qu’à reprendre forme. Ce rêve d’autrefois, devenu infime réalité, nous questionne plus largement sur nos modèles d’exploitation actuels, qui s’essoufflent, et sur le devenir de nos vignobles.

Phylloxéra et franc de pied à la fin du XIX e siècle
Face à l’arrivée de l’insecte ravageur, présent sur des plants américains importés en Europe, plusieurs solutions sont mises très rapidement en œuvre pour sauver le vignoble français.
Repéré en 1863 à Pujaut dans le Gard, il est combattu par un véritable plan de guerre élaboré par les chercheurs de Montpellier, autour de Jules Planchon. Une course contre la montre s’engage pour empêcher sa propagation vers l’ouest : traitements au sulfure de carbone ou au sulfo-carbonate pour l’étouffer, submersion des vignes pour le noyer, replantation en cépages américains, (noah, jacquez, clinton, isabelle) porteurs sains, résistants à l’insecte puis surgreffage de ces mêmes plants. Cette dernière solution est retenue comme la plus efficace. Elle porte en elle des conséquences considérables : tous les vignobles, issus de vitis vinifera, l’espère européenne, seront greffés avec un porte-greffe américain, et durables, puisque nous vivons encore sous ce régime. Selon Alain Carbonneau, professeur à l’École nationale supérieure d’agronomie de Montpellier, « aucune recherche ne va dans le sens de l’anéantir. Il est à mon avis là pour toujours ».[1]
Avec la replantation, qui sélectionne les cépages les plus productifs afin de combler des années d’effondrement de la production, c’est une vinodiversité qui s’éteint – nombre de cépages anciens moins vigoureux disparaissent- une variété de styles de vins qui s’appauvrit, et une qualité qui s’affaisse au bénéfice de la quantité.
D’irréductibles reliquats franc de pied subsistent encore. La vigne survit sur ces propres racines sans être atteinte par l’insecte. Par ailleurs, de grands domaines répugnent longtemps à se séparer de leurs vignes non greffées, privilégiant la qualité, dans le Bordelais (Yquem, Mouton-Rotschild, Margaux ou brane-cantenac) comme en Bourgogne (Romanée-Conti) avant que de nouvelles épidémies, en particulier ne 1945, ne les emportent.
Pourtant, quelques parcelles encore aujourd’hui narguent le puceron et le temps. De très vielles vignes préphylloxériques témoignent d’une époque révolue, d’une liberté entêtée : Bollinger en Champagne, sur pinot noir (cuvée Vieilles vignes françaises), Trotte Vieille (1er grand cru classé) à Saint-Émilion sur 3000 pieds de cabernet-franc, ou le Domaine de Chambord conservant 4 ha de romorantin. A Sarragachies dans le Gers, en AOC Côtes-de-saint-mont, une vigne datée d’environ 200 ans, classée aux Monuments historiques en 2012, fait ressurgir des cépages inconnus de nous.


Cuvée Presse- tiges du Domaine de Yohann


Plus récents, pensez, 60, 100, 110 ans à peine, des vignes postphylloxériques sans porte-greffe produisent encore, sur 4 ha au Château Haut-Bailly (grand cru classé de Graves). De ci, de là s’égrènent quelques ares, à Villy en Chablis, 55 ares de chardonnay du Domaine Poitout, 30 ares de grand noir de la Calmette sauvés de l’arrachage sur le Domaine de Yohann à Toulaud (Drôme), 9 ha au Domaine de Lansac à Tarascon en Provence, qui possède sans doute le dernier aubun franc de pied et pratique la submersion des vignes sur terres alluviales. Sur le lido, mince cordon sableux entre Agde et le delta du Rhône en Camargue, déferle fin XIX e siècle une vague de vignes dont subsistent des substrats, entretenus avec soin par les Grands Domaines du Littoral (ex Salins du Midi). Tous témoignent de vins d’avant, de cépages très anciens sur le point de disparaître, d’un pan d’histoire qu’ils ne veulent pas supprimer. A l’étranger aussi, sur les îles de Santorin, Chypre ou en Sicile, mais aussi au Chili se perpétuent ces vignes hors du temps.
Des vignerons ont caressé le rêve de ce retour aux origines, devenu depuis plusieurs décennies une infime et difficile réalité pour quelques-uns.

Produire en franc de pied aujourd’hui, inconscience ou résilience ?
Planter aujourd’hui en franc de pied s’avère risqué. Au bout d’une dizaine d’années, Bernard Baudry a perdu ses parcelles à Chinon. Eléonore de Sabran a dû arracher la mort dans l’âme 6 ha de carignan à Tarascon. L’insecte ne renonce jamais à son travail de sape.
Le choix des terres se limite le plus souvent à des sols sablonneux, peu argileux. Les vignerons de Loire reprennent la culture, sous l’impulsion d’Henry Marionnet au Domaine de la Charmoise, en gamay. Chinon, Saumur-Champigny, Bourgueil, Montlouis abritent de nouvelles expériences. Dans le Bordelais, le Château Dauzac à Margaux plante franc de pied sur cabernet sauvignon et carménère, un cépage ancien. Fer-de-lance du mouvement actuel, Loïc Pasquet élabore sur les sols sablo-graveleux de Landiras, autour de cépages du lieu (saint-macaire, tarnay, castets), Liber Pater une cuvée qui se place parmi les plus chères au monde (autour de 4 000 € la bouteille). Marc Birebent, spécialiste des greffes manuelles à travers le monde, expérimente sur 2,5 ha différents cépages et vignes en hautain à Cabasse (Var). Ressurgis des sables de l’océan atlantique entre Capbreton, Vieux Boucau, et Messanges, des vignobles présents entre le XIIIe et le XIXe siècle, reprennent vie.


Cuvée Liber Pater de Loïc Pasquet


Cultiver en franc de pied aujourd’hui, c’est partir à la recherche d’un goût perdu. Meilleur ou différent ? Chacun donne son avis depuis plus d’un siècle.
A l’époque, le botaniste Lucien Daniel observe: « Franche de pied, la vigne est moins vigoureuse, la floraison plus homogène, le cycle végétatif n’a pas d’arrêt ; dans le vin, le degré d’alcool est plus faible, les arômes, le toucher de bouche et les équilibres sont meilleurs ». (1908, la question phylloxérique). Franck Malvezin parle, en 1904, d’un « contact très direct avec le vin, une sorte d’évidence qui donne irrésistiblement envie de le boire ». A l’inverse, Etienne Anthérieu-Périer, grand propriétaire en muscat de Frontignan, affirme la même année (dictionnaire biographique de l’Hérault) : « On peut remarquer que les vins muscats récoltés avant le phylloxéra étaient plus liquoreux par conséquent moins fins et d’arômes moins développés. Cela tenait à la culture primitive donnée à ce plant. Les améliorations intelligentes apportées depuis 1875 à notre vignoble ont fait obtenir un rendement plus considérable : la qualité de vin y a gagné. Par les procédés de vinification résultant de patientes recherches, le muscat d’aujourd’hui est plus agréable à boire parce qu’il est moins pâteux et le goût du fruit, le musc naturel en ressortent mieux ».
Le débat était déjà ouvert. Les pratiques à la vigne et en cave, l’œnologie, la connaissance scientifique progressaient à grands pas, faisant évoluer les styles de vin, tout comme les degrés augmentaient, plus proches aujourd’hui des 13-14° que des 9°-10° d’autrefois.
Précieuse comparaison contemporaine, Eléonore de Sabran cultive quatre cépages (aramon, alicante, cinsault, aubun) en franc de pied et en greffé. « C’est différent . Mes franc de pied ont beaucoup plus de finesse. Ce sont toujours des vins très élégants, avec quelque chose de beaucoup plus subtil, une typicité aboutie» évoquée un siècle plus tôt. Le journaliste Jacques Dupont, donne son ressenti de dégustation de la vigne préphylloxériques (plus de 150 ans) de Trotte Vieille : « Incontestablement, c’est différent du reste de la propriété, plus de minéralité, une profondeur… mais est-ce dû au caractère franc de pied ou à l’âge de la vigne ? Peu importe l’essentiel quand on y goûte, réside dans l’émotion ».[2]
Le mot est prononcé. Nous entrons dans un « goût d’autrefois », mélange de sensations et de nostalgie, invérifiable, mais le but est ailleurs : dans un plaisir à déguster différent, « une démarche d’ancienneté » pour l’association Les Vieilles Branches, créée en 2019 sous l’impulsion de Marc Birebent [3].
A travers la plantation de vignes franc de pied, des pratiques anciennes sont sauvegardées, s’éloignant d’une viticulture intensive. Au-delà d’un goût hypothétique, s’affranchir du phylloxéra prend alors les allures d’une « démarche dans l’authenticité » qui porte la question des porte-greffes américains au cœur d’une réflexion nouvelle.


Vignoble, Association Les vieilles branches
Greffe, Worldwine vineyards


Le porte-greffe joue un rôle de filtre entre le cep et le sol, supprimant le lien direct entre les racines de la vigne et la terre. L’effet filtre des porte-greffes s’est accru avec les nouvelles techniques modernes, mécanisées à partir des années 1970, rendant la vigne plus dépendante que ce que le greffon va puiser dans le sol. La sélection par clonage accentue la fragilité des ceps. A long terme, la vigueur et la longévité de la vigne greffée s’altèrent, sans parler d’un infléchissement potentiel de la qualité du vin, en sélectionnant les greffons les plus productifs. Reproduire des vignes à l’ancienne dans un cadre à la fois écologique, en diminuant les traitements, et respectueux de la biodiversité vise à « donner des vins authentiques, sincères », selon le programme des Vieilles branches.
Afin de trouver une solution biologique à la lutte contre le phylloxéra, l’association participe à des réflexions de chercheurs européens, sur la piste de champignons prédateurs (métarhysium, bovaria) ou de répulsifs (mélisse citronnée, fraisier-ananas expérimenté par une comtesse bordelaise au XXe siècle…).
Un retour à la sélection massale s’opère, dans le but de conserver la qualité et l’originalité de chaque vignoble. Le vigneron choisit ses greffons en coupant les plus beaux sarments de sa vigne. C’est cette pratique qui est privilégiée sur le Domaine de Jarras, dans les sables de Camargue. Propriété de la Compagnie des Salins du Midi, aujourd’hui des Grands Domaines du littoral, il incarne la réussite d’un vignoble né des sables à partir des années 1880.

A suivre : 2e partie : Les vignobles pionniers des sables languedociens

[1] Cité par Jacques Dupont, Comment nos vignes ont été colonisées par des racines américaines, Le Point, 28 juin 2018
[2] Comment nos vignes ont été colonisées par des racines américaines
[3] Association Les vieilles branches 83 660 Carnoules, contact@assolesvieillesbranches.com

Vous pouvez retrouver cet article remanié publié par le magazine Le Point:
https://www.lepoint.fr/vin/histoire-et-actualite-des-vignes-franches-de-pied-1re-partie-05-05-2020-2374290_581.php



La vigne Vitis vinifera est cultivée sur le pourtour méditerranéen depuis plusieurs millénaires, franche de pied, c'est-à-dire sans porte-greffe. La découverte d'autres variétés de vigne en Amérique (Vitis labrusca, Vitis riparia, Vitis berlandieri, Vitis aestivalis...) ou en Asie, (Vitis amurensis) entraîne des tentatives d'acclimatation en Europe au xixe siècle ; avec elles arrive le phylloxéra, un insecte radicicole venu d'Amérique, inféodé à la vigne. Après de nombreux essais de traitements, aussi coûteux qu'infructueux, la seule solution pour sauver les vignes européennes, découverte par le botaniste Jules Émile Planchon en 1873, s'avère le greffage sur plant américain ou des hybrides franco-américains. Victor Ganzin est le premier à obtenir des hybrides résistants au phylloxéra, à partir d'un croisement réalisé en 1877 entre l'Aramon et le Rupestris Ganzin, variété de V. rupestris venant des États-Unis. Georges Couderc crée plus de 22 000 hybrides provenant de croisements entre espèces américaines ou entre V. vinifera et espèces américaines ; à partir de 1881, ses créations connaissent la célébrité dans les vignobles du monde entier.


Les premières tentatives sur des vignes américaines aboutissent à des succès mitigés selon le sol. Les vignes américaines aiment peu le calcaire et les vignobles de Cognac et Champagne ont beaucoup de difficultés à greffer.


Cette solution suscite d'abord une vive hostilité chez les producteurs, notamment chez les Bourguignons qui dénoncent les « américanistes » et préfèrent lutter contre le phylloxera à l'aide du sulfure de carbone, qui s'avère très coûteux.


Aujourd'hui, les porte-greffes sont des hybrides entre les vignes américaines et la vigne européenne, combinant la résistance au phylloxéra des unes à la tolérance au calcaire de l'autre. Il existe de nombreux porte-greffes adaptés à toute sorte de situations géographiques, climatologiques et pédologiques.


Ainsi, la quasi-totalité des vignes du monde sont greffées sur plants américains ou hybrides[réf. nécessaire], à l'exception de régions comme Tahiti où le phylloxéra ne peut se développer, ou de vignes poussant sur un sol sableux. Selon l'ingénieur agronome Jean-Paul Legros, « le viticulteur imprudent qui tenterait [aujourd'hui] de planter une vigne sans la greffer verrait bientôt les ceps détruits par une armée de pucerons surgis de nulle part ».

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Maintenant, à nous de jouer !!!

Te voilà mis de nouveau à contribution... liste les avantages et les inconvénients de planter des pieds francs plutôt que des vignes greffées.

Retrouve et classe les arguments


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ça change quoi le réchauffement climatique ?

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...ça commence à sentir le grillé...

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Nations Unies

On comprend tout en vidéo :

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Et avec tout ça, maintenant, on plante quoi ?

Nations Unies

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Maintenant, à nous de jouer !!!

Et c'est maintenant ton tour ... énumère et justifie cinq actions concrètes que tu pourrais mettre en oeuvre tous les jours afin de réduire le réchauffement climatique, ou ralentir/atténuer ses effets

Réchauffement climatique


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Un produit phytosanitaire, produit de protection des plantes ou produit phytopharmaceutique, est une substance ou un mélange de substances de nature chimique ou biologique (d'origine naturelle ou de synthèse) utilisé en agriculture, horticulture ou sylviculture pour protéger les plantes cultivées et les produits agricoles stockés contre les bioagresseurs (ravageurs animaux, agents phytopathogènes, plantes parasites, plantes adventices), ou pour optimiser les cultures en favorisant la croissance des plantes cultivées et en traitant leur environnement (notamment les sols).

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Pesticides et engrais chimiques


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Nations Unies

Page 17

Il faut commencer par bien prendre connaissance la page 17.

Puis, il faut répondre aux questions...



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Pollution des eaux

Nations Unies

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S’affranchir de modèles culturaux ? L’exemple des vignes franc de pied (1)

par Florence Monferran | Avr 27, 2020 | Actualités, Carnets des terroirs, Regards sur le patrimoine |

1ère partie : Un avant et un après phylloxéra

Le monde viticole connaît, en ce début de XXIe siècle, de profondes transformations structurelles, dans ses fondements avec l’extension de la culture biologique, voire nature, dans son environnement avec les dérèglements climatiques, dans le choix même de ses cépages, anciens ou futuristes, hybrides protecteurs de maladies voire de la sécheresse. Or des porte-greffes américains régissent toujours notre viticulture, et ce depuis plus de 150 ans. Nous tenons cet état de fait d’un minuscule puceron, haut comme une tête d’épingle, venu d’outre-Atlantique ravager nos vignobles : le phylloxéra. Il a conduit au greffage de variétés américaines, résistantes, sur l’ensemble de nos ceps désarmés.
S’affranchir du phylloxéra, revenir à nos anciens ceps franc de pied, c’est-à-dire non greffés ? Leur résurgence sonne comme un élan vers un monde révolu, un paradis perdu. Des vignes préphylloxériques existent encore, d’autres sont plantées depuis une trentaine d’années sur des sols sablonneux où le phylloxéra peine à creuser des galeries. Un tour d’horizon nous transporte à la rencontre d’une histoire oubliée qui ne demande qu’à reprendre forme. Ce rêve d’autrefois, devenu infime réalité, nous questionne plus largement sur nos modèles d’exploitation actuels, qui s’essoufflent, et sur le devenir de nos vignobles.

Phylloxéra et franc de pied à la fin du XIX e siècle
Face à l’arrivée de l’insecte ravageur, présent sur des plants américains importés en Europe, plusieurs solutions sont mises très rapidement en œuvre pour sauver le vignoble français.
Repéré en 1863 à Pujaut dans le Gard, il est combattu par un véritable plan de guerre élaboré par les chercheurs de Montpellier, autour de Jules Planchon. Une course contre la montre s’engage pour empêcher sa propagation vers l’ouest : traitements au sulfure de carbone ou au sulfo-carbonate pour l’étouffer, submersion des vignes pour le noyer, replantation en cépages américains, (noah, jacquez, clinton, isabelle) porteurs sains, résistants à l’insecte puis surgreffage de ces mêmes plants. Cette dernière solution est retenue comme la plus efficace. Elle porte en elle des conséquences considérables : tous les vignobles, issus de vitis vinifera, l’espère européenne, seront greffés avec un porte-greffe américain, et durables, puisque nous vivons encore sous ce régime. Selon Alain Carbonneau, professeur à l’École nationale supérieure d’agronomie de Montpellier, « aucune recherche ne va dans le sens de l’anéantir. Il est à mon avis là pour toujours ».[1]
Avec la replantation, qui sélectionne les cépages les plus productifs afin de combler des années d’effondrement de la production, c’est une vinodiversité qui s’éteint – nombre de cépages anciens moins vigoureux disparaissent- une variété de styles de vins qui s’appauvrit, et une qualité qui s’affaisse au bénéfice de la quantité.
D’irréductibles reliquats franc de pied subsistent encore. La vigne survit sur ces propres racines sans être atteinte par l’insecte. Par ailleurs, de grands domaines répugnent longtemps à se séparer de leurs vignes non greffées, privilégiant la qualité, dans le Bordelais (Yquem, Mouton-Rotschild, Margaux ou brane-cantenac) comme en Bourgogne (Romanée-Conti) avant que de nouvelles épidémies, en particulier ne 1945, ne les emportent.
Pourtant, quelques parcelles encore aujourd’hui narguent le puceron et le temps. De très vielles vignes préphylloxériques témoignent d’une époque révolue, d’une liberté entêtée : Bollinger en Champagne, sur pinot noir (cuvée Vieilles vignes françaises), Trotte Vieille (1er grand cru classé) à Saint-Émilion sur 3000 pieds de cabernet-franc, ou le Domaine de Chambord conservant 4 ha de romorantin. A Sarragachies dans le Gers, en AOC Côtes-de-saint-mont, une vigne datée d’environ 200 ans, classée aux Monuments historiques en 2012, fait ressurgir des cépages inconnus de nous.


Cuvée Presse- tiges du Domaine de Yohann


Plus récents, pensez, 60, 100, 110 ans à peine, des vignes postphylloxériques sans porte-greffe produisent encore, sur 4 ha au Château Haut-Bailly (grand cru classé de Graves). De ci, de là s’égrènent quelques ares, à Villy en Chablis, 55 ares de chardonnay du Domaine Poitout, 30 ares de grand noir de la Calmette sauvés de l’arrachage sur le Domaine de Yohann à Toulaud (Drôme), 9 ha au Domaine de Lansac à Tarascon en Provence, qui possède sans doute le dernier aubun franc de pied et pratique la submersion des vignes sur terres alluviales. Sur le lido, mince cordon sableux entre Agde et le delta du Rhône en Camargue, déferle fin XIX e siècle une vague de vignes dont subsistent des substrats, entretenus avec soin par les Grands Domaines du Littoral (ex Salins du Midi). Tous témoignent de vins d’avant, de cépages très anciens sur le point de disparaître, d’un pan d’histoire qu’ils ne veulent pas supprimer. A l’étranger aussi, sur les îles de Santorin, Chypre ou en Sicile, mais aussi au Chili se perpétuent ces vignes hors du temps.
Des vignerons ont caressé le rêve de ce retour aux origines, devenu depuis plusieurs décennies une infime et difficile réalité pour quelques-uns.

Produire en franc de pied aujourd’hui, inconscience ou résilience ?
Planter aujourd’hui en franc de pied s’avère risqué. Au bout d’une dizaine d’années, Bernard Baudry a perdu ses parcelles à Chinon. Eléonore de Sabran a dû arracher la mort dans l’âme 6 ha de carignan à Tarascon. L’insecte ne renonce jamais à son travail de sape.
Le choix des terres se limite le plus souvent à des sols sablonneux, peu argileux. Les vignerons de Loire reprennent la culture, sous l’impulsion d’Henry Marionnet au Domaine de la Charmoise, en gamay. Chinon, Saumur-Champigny, Bourgueil, Montlouis abritent de nouvelles expériences. Dans le Bordelais, le Château Dauzac à Margaux plante franc de pied sur cabernet sauvignon et carménère, un cépage ancien. Fer-de-lance du mouvement actuel, Loïc Pasquet élabore sur les sols sablo-graveleux de Landiras, autour de cépages du lieu (saint-macaire, tarnay, castets), Liber Pater une cuvée qui se place parmi les plus chères au monde (autour de 4 000 € la bouteille). Marc Birebent, spécialiste des greffes manuelles à travers le monde, expérimente sur 2,5 ha différents cépages et vignes en hautain à Cabasse (Var). Ressurgis des sables de l’océan atlantique entre Capbreton, Vieux Boucau, et Messanges, des vignobles présents entre le XIIIe et le XIXe siècle, reprennent vie.


Cuvée Liber Pater de Loïc Pasquet


Cultiver en franc de pied aujourd’hui, c’est partir à la recherche d’un goût perdu. Meilleur ou différent ? Chacun donne son avis depuis plus d’un siècle.
A l’époque, le botaniste Lucien Daniel observe: « Franche de pied, la vigne est moins vigoureuse, la floraison plus homogène, le cycle végétatif n’a pas d’arrêt ; dans le vin, le degré d’alcool est plus faible, les arômes, le toucher de bouche et les équilibres sont meilleurs ». (1908, la question phylloxérique). Franck Malvezin parle, en 1904, d’un « contact très direct avec le vin, une sorte d’évidence qui donne irrésistiblement envie de le boire ». A l’inverse, Etienne Anthérieu-Périer, grand propriétaire en muscat de Frontignan, affirme la même année (dictionnaire biographique de l’Hérault) : « On peut remarquer que les vins muscats récoltés avant le phylloxéra étaient plus liquoreux par conséquent moins fins et d’arômes moins développés. Cela tenait à la culture primitive donnée à ce plant. Les améliorations intelligentes apportées depuis 1875 à notre vignoble ont fait obtenir un rendement plus considérable : la qualité de vin y a gagné. Par les procédés de vinification résultant de patientes recherches, le muscat d’aujourd’hui est plus agréable à boire parce qu’il est moins pâteux et le goût du fruit, le musc naturel en ressortent mieux ».
Le débat était déjà ouvert. Les pratiques à la vigne et en cave, l’œnologie, la connaissance scientifique progressaient à grands pas, faisant évoluer les styles de vin, tout comme les degrés augmentaient, plus proches aujourd’hui des 13-14° que des 9°-10° d’autrefois.
Précieuse comparaison contemporaine, Eléonore de Sabran cultive quatre cépages (aramon, alicante, cinsault, aubun) en franc de pied et en greffé. « C’est différent . Mes franc de pied ont beaucoup plus de finesse. Ce sont toujours des vins très élégants, avec quelque chose de beaucoup plus subtil, une typicité aboutie» évoquée un siècle plus tôt. Le journaliste Jacques Dupont, donne son ressenti de dégustation de la vigne préphylloxériques (plus de 150 ans) de Trotte Vieille : « Incontestablement, c’est différent du reste de la propriété, plus de minéralité, une profondeur… mais est-ce dû au caractère franc de pied ou à l’âge de la vigne ? Peu importe l’essentiel quand on y goûte, réside dans l’émotion ».[2]
Le mot est prononcé. Nous entrons dans un « goût d’autrefois », mélange de sensations et de nostalgie, invérifiable, mais le but est ailleurs : dans un plaisir à déguster différent, « une démarche d’ancienneté » pour l’association Les Vieilles Branches, créée en 2019 sous l’impulsion de Marc Birebent [3].
A travers la plantation de vignes franc de pied, des pratiques anciennes sont sauvegardées, s’éloignant d’une viticulture intensive. Au-delà d’un goût hypothétique, s’affranchir du phylloxéra prend alors les allures d’une « démarche dans l’authenticité » qui porte la question des porte-greffes américains au cœur d’une réflexion nouvelle.


Vignoble, Association Les vieilles branches
Greffe, Worldwine vineyards


Le porte-greffe joue un rôle de filtre entre le cep et le sol, supprimant le lien direct entre les racines de la vigne et la terre. L’effet filtre des porte-greffes s’est accru avec les nouvelles techniques modernes, mécanisées à partir des années 1970, rendant la vigne plus dépendante que ce que le greffon va puiser dans le sol. La sélection par clonage accentue la fragilité des ceps. A long terme, la vigueur et la longévité de la vigne greffée s’altèrent, sans parler d’un infléchissement potentiel de la qualité du vin, en sélectionnant les greffons les plus productifs. Reproduire des vignes à l’ancienne dans un cadre à la fois écologique, en diminuant les traitements, et respectueux de la biodiversité vise à « donner des vins authentiques, sincères », selon le programme des Vieilles branches.
Afin de trouver une solution biologique à la lutte contre le phylloxéra, l’association participe à des réflexions de chercheurs européens, sur la piste de champignons prédateurs (métarhysium, bovaria) ou de répulsifs (mélisse citronnée, fraisier-ananas expérimenté par une comtesse bordelaise au XXe siècle…).
Un retour à la sélection massale s’opère, dans le but de conserver la qualité et l’originalité de chaque vignoble. Le vigneron choisit ses greffons en coupant les plus beaux sarments de sa vigne. C’est cette pratique qui est privilégiée sur le Domaine de Jarras, dans les sables de Camargue. Propriété de la Compagnie des Salins du Midi, aujourd’hui des Grands Domaines du littoral, il incarne la réussite d’un vignoble né des sables à partir des années 1880.

A suivre : 2e partie : Les vignobles pionniers des sables languedociens

[1] Cité par Jacques Dupont, Comment nos vignes ont été colonisées par des racines américaines, Le Point, 28 juin 2018
[2] Comment nos vignes ont été colonisées par des racines américaines
[3] Association Les vieilles branches 83 660 Carnoules, contact@assolesvieillesbranches.com

Vous pouvez retrouver cet article remanié publié par le magazine Le Point:
https://www.lepoint.fr/vin/histoire-et-actualite-des-vignes-franches-de-pied-1re-partie-05-05-2020-2374290_581.php




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Quelles sont les différentes catégories de vins ?

Il existe 2 catégories de vin : les vins sans indication géographique (VSIG) qui correspondent aux anciens vins de table et les vins avec indication géographique (IG). Les mentions sur les bouteilles varient donc d'une catégorie à l'autre.

Les vins sans indication géographique

Certains vins ne font apparaître aucune appellation d’origine protégée (AOP) ou indication géographique protégée (IGP) sur leur étiquette. Ils répondent néanmoins à une catégorie spécifique anciennement dite « vin de table » et qu'on appelle aujourd'hui « vin sans indication géographique (VSIG) ». Cette catégorie a l'obligation de faire apparaître sur l'étiquette la mention du pays de provenance où les raisins ont été collectés et transformés, ainsi que la catégorie de produit de la vigne à laquelle ces vins appartiennent (vin, vin mousseux, etc.).

Ainsi, les vins sans indication géographique et produits en France, ont pris l’habitude de faire apparaitre la mention « vin de France ».

À savoir

Depuis 2009, les vins sans indication géographique disposent d'une autorisation à faire figurer sur leur étiquette le cépage et le millésime, sous réserve d'un agrément spécifique de l'opérateur et d'une certification des vins par FranceAgriMer.

Les vins avec une indication géographique ou une appellation contrôlée

Cette catégorie correspond à des vins dont les raisins sont récoltés et vinifiés au sein d’une aire géographique définie, en respectant des conditions de production établies dans des cahiers des charges. Il existe deux sous-catégories :

  • L'appellation d'origine protégée (AOP) : la mention AOP sur une étiquette signifie que le vin est lié à un terroir et un savoir-faire spécifiques. Pour faire figurer ce sigle à valeur européenne, le vin doit au préalable obtenir l'équivalent français de cette mention, l'appellation d'origine contrôlée (AOC) auprès de l’INAO. Ce n'est qu'une fois l’AOP acquise que le produit pourra être inscrit dans le registre européen des dénominations protégées (placé sous l'autorité de la Commission européenne) et jouir d’une protection dans l’ensemble de l’Union européenne.
  • L'indication géographique protégée (IGP) : l'IGP se base également sur le rapport du produit à un territoire donné et répond aux mêmes contraintes d'enregistrement au niveau national et européen. Les conditions de production sont cependant moins contraignantes (pas de délimitation parcellaire comme dans les AOP, choix plus large de cépages, etc.).

Quelques explications...

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Au sens large, une "loi" est une disposition normative et abstraite posant une règle juridique d'application obligatoire. On distingue d'une part, les lois constitutionnelles qui définissent les droits fondamentaux, fixent l'organisation des pouvoirs publics et les rapports entre eux, les lois organiques qui structurent les institutions de la République et pourvoient aux fonctions des pouvoirs publics (p. e le statut de la Magistrature) et d'autre part, les lois ordinaires.

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Et l'école ???

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Comme tu peux le voir dans les pages 35 et 36 , Loîc Pasquet utilise des pieds francs.

Mais, qu'est-ce que c'est ? Quels en sont les avantages, les inconvénients ?
Récolte bien les informations tout au long des pages, elles te seront utiles pour le travail à rendre !!!

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