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A la fin des années 1960, le Sénégal doit faire face à une situation économique compliquée. Le chômage augmente fortement tandis que la nation a de fortes attentes en matière d’éducation. Les diplômes deviennent le seul moyen d’évoluer socialement dans des domaines différents. Petit à petit, on dénonce la mauvaise qualité et l’inadaptation des enseignements. Pendant ce même temps, le gouvernement met en place des politiques d’austérités, c’est-à-dire que le gouvernement met en place une politique économique de maîtrise ou de réduction des dépenses publiques afin de réduire le déficit.

Près de dix ans après l’indépendance du Sénégal, le système universitaire sénégalais reste très marqué par l’empreinte française. Les budgets sont arbitrés par des instances franco-sénégalaises. La plupart des enseignants et du personnel administratif est français et payé par la France. Les accords déclarant que les diplômes sont également valides en France et au Sénégal, les enseignements dans les deux pays se doivent d’être similaires.

En octobre 1967, la commission des allocations scolaires de l’enseignement supérieur du Sénégal accepte le fractionnement des bourses, ce qui est bénéfique pour les étudiants. Néanmoins, les bourses qui ne concernent qu’une partie des étudiants et l’élément déclencheur d’un mouvement social qui prend une grande ampleur.

Par ailleurs, la crise commence à l’Université de Dakar après la protestation des étudiants contre la réduction des bourses. Avec un premier appel de l'Union des étudiants sénégalais (UDES) lancé le 18 mars et le début d'une grève de protestation le 18 mai. En effet, cette grève d’avertissement touchant toute l’Université de Dakar, certains lycéens commencent à soutenir ce mouvement. Le 24 mai, une assemblée générale de ce même syndicat étudiant vote le début d'une grève générale et illimitée qui aura lieu trois jours plus tard, en appelant à une alliance avec le l'Union nationale des travailleurs sénégalais (UNTS). Les revendications s'étendent à la dénonciation du régime, de l'impérialisme français que l'on remarque par son ingérence dans la vie politique et sa place dans l’économie, du chômage et de l'inadaptation du système scolaire qui ne convient pas aux sénégalais. Cet appel à la solidarité avec le monde ouvrier est néanmoins plus symbolique qu'en France.

Le 27 mai, la grève commence donc et plus de 1 500 étudiants se réunissent afin de se faire entendre et font le tour des lycées et des collèges pour corrompre les professeurs et les lycéens. Le lendemain, la grève continue et la police encercle le campus et la Cité universitaire sans y pénétrer.

Le vendredi 31 mai la grève s’étend dans les grandes villes comme Thiès, Kaolack, Saint-Louis. Par la suite, plusieurs syndicalistes sont arrêtés à la Bourse ce qui provoque des manifestations.

Néanmoins, à partir du 1er juin 1968, les négociations commencent avec les syndicats puis en septembre 1968 avec les étudiants en acceptant la plupart des revendications notamment en matière de salaires dont les syndicats réclamaient la revalorisation et sur la question de la réforme universitaire demandée par les étudiants. Les bourses de ces derniers sont aussi revalorisées.


BALLOTTI Rachelle

Le mouvement étudiant est lancé pour la première fois à Nanterre le 22 mars 1968. Mais le mouvement quitte les banlieues et s'installe au cœur de la capitale, à l'Université de la Sorbonne. Le 3 mai 1968, la cour de l'Université de Paris est occupée par les Sud-Tyriens, les Nanterrois, et ils sont évacués par la police à la demande du doyen de l'académie: 500 étudiants sont arrêtés, certains sont même emprisonnés. La répression brutale a suscité l'indignation des étudiants qui ont exigé la libération de leurs camarades, et la première nuit de violence a secoué la capitale française.


La situation a continué de se dégrader pendant la semaine face à une police et des étudiants de plus en plus violents. Après une nuit de barricades particulièrement violente dans la nuit du 10 et 11 mai, les syndicats appellent à la grève générale le 13 mai : le mai étudiant se transforme alors en mouvement social marqué par une grève d’entreprise. La situation est de plus en plus étudiante du pouvoir politique.


TARCHOUNE Alya

A partir de 1965, on peut apercevoir une augmentation des frais d’inscription à l’université, les étudiants sont en colère, et en 1968, cette dernière explose. Ce qui déclenche ces nombreuses manifestations, c’est la révélation d’un scandale qui touche le plus grand établissement du Japon, l’université Nichidai, avec environ 100 000 étudiants, et qui est réservé aux classes moyennes provinciales. Un des étudiants révèle que les autorités de l’université auraient, avec l’augmentation des droits d’inscription, toucher de l’argent sur le dos des étudiants qui sont les plus défavoriser. Près de 170 universités sont touchés au Japon.

Certains veulent changer la société, d’autres veulent installer un régime communiste dans le pays. Les étudiants japonais doivent faire face à des répressions, à des émeutes qui poussent une partie des gauchistes à se radicaliser. L’année 1968, aura accueilli la révolte étudiante la plus longue et la plus violente du monde.




CRETTE Mathilde

L'Uruguay est un pays d'Amérique du Sud. Ce pays est plongé dans une lutte entre l’opposition politique.

Le président, anciennement vice-président Jorge Pacheco Areco en décembre 1967 dès sa prise de pouvoir décrète la dissolution du Parti socialiste et d'autres organisations de gauche.

Il met aux postes du gouvernement et de l’administration les représentants de la plus haute oligarchie bien sûr en accord totale avec sa manière autoritaire de gouverner.

Cependant c’est en 1968, plus précisément le 13 juin que le président révèle ouvertement son autoritarisme pour réprimander les violents soulèvements et protestations de son peuple.

Tout d’abord, le pays est plongé dans une grande crise économique en 1967 l’inflation atteignait 135%. Différents groupes ouvriers et étudiants décident donc d’appeler à la mobilisation du peuple pour exiger une meilleure situation pour le pays.

Le 13 juin 1968, Jorge Pacheco Areco instaure les « Medidas Prontas de Seguridad », impliquant: violation des droits et garanties individuelles, attaques contre la liberté de la presse, interdiction de tout rassemblement de plus de trois personnes, gel des salaires, suppression du droit de grève. Plus grave encore, ces mesures présentées comme ponctuelles, deviennent un véritable état d’exception. Et la répression gronde.

Le mouvement ouvrier est de plus en plus fort, mais le mouvement étudiant l’est encore plus.

Les étudiants réclament notamment une augmentation de 40% des chèques-études.

Le 14 août 1968, meurt Liber Arce, étudiant vétérinaire et membre du Parti communiste uruguayen, tué par la police. Tous les secteurs de la gauche uruguayenne étaient dans la rue, ainsi que l’archevêque de Montevideo, et quelques membres, pas nombreux, des partis politiques pour assister à l‘enterrement. Ils furent réprimés

Peu de temps après, deux autres étudiant.es, Susana Pintos et Hugode los Santos, proches du mouvement libertaire, meurent à l’hôpital universitaire, des suites de blessures par balles. Une autre grande répression a lieu czar un grand rassemblement pour leurs enterrements s’est produit.

Le Mouvement de Libération Nationale – Tupamaros, créé au début des années 60, va mener une lutte armée et grossit au fur et à mesure d’actions spectaculaires et populaires. Une guérilla débute, une période de luttes et combats dans les rues s’effectue. Les actions de cette guérilla urbaine répondent à la situation chaotique et à des mesures de plus en plus autoritaires et antidémocratiques su pays.

LE MLN finira anéanti militairement en 1972. Même année de fin de mandat de Jorge Pacheco Areco.

Les sont les jeunes, les étudiants, les mouvements sociaux et syndicaux ont poussé lors de cette année 1968 à remettre en question les racines du système uruguayen.


MENDY Clarisse