Want to make creations as awesome as this one?

Transcript

Basic guide to create an awesome presentation

carnet de lecture



Amine EL ASHKAR

NOUVELLES ORIENTALES DE MARGUERITE YOURCENAR.

1

Dans les Alpes Monténégrines, un paquebot vogue à l'intérieur d'un fjord. À son bord, un archéologue grec, un pacha égyptien et un ingénieur français discutent d'un personnage plutôt étonnant : Marko Kraliévitch. En effet, celui-ci, de haute stature, nouait des relations secrètes avec des pays infidèles. Bon nageur, il rejoignait les terres étrangères à la nage. Après avoir décrit le personnage, l'ingénieur se met à raconter une histoire surprenante. D'après lui, Marko avait une maîtresse chez qui il se rendait souvent, quand il allait chez les Turcs : la veuve du Pacha de Scutari. Un jour où cette dernière rate la cuisson du repas, Marko, qui avait bu, perd patience et insulte la jeune femme.

Le lendemain, les Turcs, prévenus par la veuve, le surprennent dans la maison de sa maîtresse. Marko, pour leur échapper, saute par la fenêtre et atterrit dans la mer. Luttant contre les flots, il est repêché par les Turcs. Se faisant passer pour mort, il subit toutes sortes de tortures, mais ne réagit point, parvenant à contenir sa douleur. Le dernier essai pour vérifier sa mort est de faire danser des jeunes filles autour de lui. Ne parvenant pas à résister, il sourit, mais grâce à l'intervention de l'une des danseuses, Marko réussit à échapper aux Turcs pendant la prière et tue la veuve.

Le sourire de marko

1.présentation de l'oeuvre

Nouvelles orientales est un recueil de nouvelles de Marguerite Yourcenar publié en 1938. Il regroupe dix nouvelles historiques ou fantastiques publiées précédemment dans des revues littéraires.
Les histoires sont:


  1. « Comment Wang-Fô fut sauvé » ;
  2. « Le Sourire de Marko »
  3. « Le Lait de la mort » ;
  4. « Le Dernier Amour du prince Genghi »
  5. « L'Homme qui a aimé les Néréides » ;
  6. « Notre-Dame-des-Hirondelles » ;
  7. « La Veuve Aphrodissia »
  8. « Kâli décapitée » ;
  9. « La Fin de Marko Kraliévitch » ;
  10. « La Tristesse de Cornélius Berg ».

Trois frères construisent une tour qui s'effondre souvent. Les villageois leur disent que pour que la tour reste debout une personne doit être sacrifiée et enterrée sous la construction. Ne voulant pas sacrifier quelqu'un au hasard, ils décident que ce sera une de leurs épouses, celle qui leur apportera le repas le lendemain midi. L'aîné espère que ce sera sa femme, car il ne l'aime pas et n'attend qu'une chose : qu'elle meure pour qu'il puisse se remarier. Le second a l'intention de prévenir sa femme pour qu'elle reste chez elle. Seul le cadet est ennuyé, car il ne veut pas trahir sa parole en prévenant son épouse. Le lendemain, c'est la femme du cadet qui, suppliée par ses belles-sœurs, apporte le repas aux trois hommes. Désemparé, le cadet supplie ses frères de lui laisser la vie sauve. En voulant l'éloigner, ses frères le tuent en le frappant à la tête. Comprenant son sort, l'épouse demande aux "méchants" frères de laisser ses seins et ses yeux libres pour que son enfant puisse continuer à boire son lait, trois fois par jour et qu'elle puisse le voir. Alors durant deux années, le lait coule des seins de la jeune femme jusqu'à ce que l'enfant sevré se détourne lui-même de sa mère.

Le lait de la mort

Genghi le Resplendissant, célèbre Prince d'Asie, est connu de tous pour sa beauté et reconnu comme l'un des plus grands séducteurs d'Asie, tout comme il est renommé pour ses talents de poète et de calligraphe. Ayant atteint sa cinquantième année, veuf, il s'aperçoit qu'il est temps pour lui de commencer à mourir. Il décide de quitter la ville pour finir ses jours dans un ermitage au flanc de la montagne. Le sevrage est dur, car Genghi a mené une vie orageuse et trouve qu'à la lecture de versets, il manque cette saveur présente même dans les plus pathétiques poèmes d'amour. Parmi deux ou trois de ses anciennes maîtresses, la Dame-du-village-des-fleurs-qui-tombent, une ancienne concubine qui avait fidèlement servi de dame d'honneur aux autres épouses de Genghi, lui envoie des lettres lui proposant de venir partager son isolement. Cette femme avait aimé le Prince pendant dix-huit ans sans se lasser de souffrir. Bien que Genghi lui ait rendu quelques visites nocturnes, il est visiblement peu touché par cette demande et n'y donne aucune suite. La femme décide alors de lui rendre visite, mais le Prince s'emporte, car elle a encore sur ses manches le parfum de ses femmes défuntes. Chassée une première fois, la Dame-du-village-des-fleurs-qui-tombent décide de conquérir de nouveau le cœur de Genghi, mais cette fois sous les traits d'une jeune paysanne du nom de Ukifune, fille du fermier So-Hei. La femme se met à se lamenter, racontant à Genghi qu'elle s'est perdue dans la montagne. Le Prince, dont la vue baisse de plus en plus, ne s'aperçoit pas du subterfuge, lui offre l'hospitalité et succombe rapidement aux charmes de la paysanne. Mais la femme une fois les caresses consommées, s'agenouille devant lui, lui dit qu'elle ne s'est pas perdue, mais qu'elle est venue de son plein gré découvrir l'amour dans ses bras. Le Prince chasse la femme, lui rétorquant qu'elle lui rappelle sa fougueuse jeunesse. La Dame-du-village-des-fleurs-qui-tombent, regrettant l'erreur qu'elle vient de faire, décide de revenir deux mois plus tard, cette fois-ci en se faisant passer pour Chujo, femme de Sukazu, noble de septième rang de la province de Yamato, partie en pèlerinage au temple d'Isé et condamnée à ne pas pouvoir continuer la route avant le lendemain, car l'un de ses serviteurs s'est tordu la cheville. Elle lui demande de lui indiquer une cabane où passer la nuit et Genghi lui répond sans réticence qu'il lui cédera son unique matelas. Dans la nuit, la femme se met à chanter une des chansons connues que lui chantait sa défunte épouse préférée, la Princesse Violette. Charmé, Genghi succombe de nouveau aux charme de la Dame-du-village-des-fleurs-qui-tombent déguisée en femme mariée. Mais à la fin de l'automne, devenu presque aveugle, Genghi est proche de la fin. Au moment de sa mort, il se remémore toutes ses conquêtes. La dame lui demande alors s'il se souvient d'elle, mais à ce moment-là, Genghi est déjà mort. "Le seul nom que Genghi avait oublié, c'était précisément le sien".

Le dernier Amour du prince ghengi

Les nymphes prenaient les enfants par la main et les emmenaient danser au bord des précipices lorsqu'un moine, nommé Thérapion, décide de les éliminer. Il les repousse jusqu'à la montagne, détruisant un par un les multiples repères du mal. Les fées dépérissent peu à peu au fond d'une grotte, dont Thérapion a bloqué l'entrée en y construisant une chapelle. Après quoi, la Sainte Vierge Marie arrive pour donner une nouvelle perception des Néréides à Thérapion : elle les transforme en hirondelles, et les relâche en ouvrant son manteau.

Notre-Dame-des-Hirondelles

Sous-titre

Dans la Chine du Moyen Âge, un vieux peintre du nom de Wang-Fô erre de village en village, vivant dans la misère mais dédaignant l'argent, avec pour seul compagnon, un disciple appelé Ling. Un jour où les deux dorment à même le sol dans une auberge, ils sont arrêtés par la milice et emmenés auprès de l'Empereur. Ce dernier a grandi enfermé et coupé du monde pendant les premières années de sa vie en contemplant à chaque heure les toiles du vieux peintre. Quand il découvre le monde extérieur avec ses propres yeux à l'âge de 16 ans, il constate que celui-ci n'est qu'un pâle reflet des toiles de Wang-Fô et en éprouve un vif ressentiment, car il se trouve incapable de l'aimer tel qu'il est. L'empereur annonce donc au peintre qu'il aura les yeux brûlés et les mains coupées, mais qu'à l'instant du « dernier repas du condamné », il devra terminer une peinture commencée dans sa jeunesse restée inachevée. Le vieil homme s'exécute et se retrouve alors, par un étrange phénomène, à voguer sur les flots de sa propre toile accompagné de son disciple que l'empereur vient de mettre à mort, abandonnant le monde d'ici-bas, qui ne gardera d'eux qu'un peu « d'amertume marine ». « Wang-Fô et son disciple Ling disparurent à jamais sur cette mer de jade bleu que Wang-Fô venait d'inventer. »

comment wang-Fô fût sauvé ?

Dans une île grecque, le fils d'un des paysans les plus riches de l'île, Panégyotis, en cherchant un vétérinaire pour ses moutons, rencontre les Néréides. Ces fées, belles, nues, rafraîchissantes, sont également dangereuses. Quiconque les voit perd la parole et la faculté de penser. Panégyotis, séduit par les Néréides, s'accouple avec elles et perd définitivement la raison, la vue et la parole. Il finira sa vie, mendiant de quoi survivre, mais avec pour maîtresses les fées. Les nymphes et les Néréides sont des divinités, des esprits de la nature, elles sont féminines, peuplent la campagne, les bois et les eaux, symbolisent la grâce et la divinité. Marguerite Yourcenar ravive les récits anciens. Le destin de Panégyotis semble tracé, mais sa route est détournée par sa rencontre avec les nymphes. Dans l'histoire, quelqu'un nous raconte une histoire, c'est un récit-cadre. Cette nouvelle fait un portrait des Néréides, leur beauté est renforcée : "vraiment fatales". Panégyotis est métamorphosé par les nymphes ce qui montre bel et bien leur réelle dangerosité… Panégyotis perd avant tout son expression langagière, le langage est désarticulé, Panégyotis se retrouve seul face à ce secret, préservé à tout jamais.

L'Homme qui a aimé les Néréides

Kostis le Rouge, tel est le nom du bandit qui effraie les habitants d'un village grec. Un peu voleur, un peu assassin, il aime sa liberté. Cependant, les paysans, unis pour une chasse à l'homme, l'ont poursuivi et l'ont égorgé comme une bête. Ses compagnons ont connu le même sort. Remerciant les vengeurs de son mari assassiné par le rebelle, Aphrodissia ravale ses larmes : elle est veuve deux fois, en apparence du vieux prêtre ivrogne, mais en réalité du scélérat qu'on vient de tuer et qu'elle a tendrement aimé. Leur passion adultère est ancienne et l'époux, cocu conscient, fut longtemps le paravent social de leurs ébats nocturnes ou champêtres. Et même enceinte des œuvres de Kostis, la veuve a bravé par amour les regards soupçonneux des villageoises avant de faire disparaître le nouveau-né. Après l'humiliante immolation de son amant décapité, la veuve est inquiète, car il porte sur le bras le nom de sa maîtresse. Pour éviter la lapidation, elle décide de cacher le corps. Quelle meilleure place peut-elle trouver pour celui qui a été son véritable amour que le cercueil d'un mari devenu poussière ? Quant à la tête aimée, plantée au bout d'une pique sur la place du village, il faut la voler pendant l'heure chaude où chacun est chez soi. Cependant, une femme avec la seule tête de son amant est bien peu de chose. Et Aphrodissia laisse enfin les sanglots jaillir, assise dans un champ privé, son larcin caché dans ses jupons. C'est alors que Basil, le propriétaire, paraît, persuadé d'avoir été volé d'une pastèque. La fuite est la seule issue pour cette femme désespérée, qui court sur un chemin de falaise. Une pierre roule sous un pied, et la veuve amoureuse suit le chemin de la pierre et tombe dans l'abîme.

La Veuve Aphrodissia

Alliant beauté et horreur, Kâli suscite autant le désir amoureux que l'effroi. Si son corps est offert aux hommes sans distinction de caste, des pleurs incessants coulent sur son visage. En elle se conjuguent tous les contraires de la nature. Autrefois déesse céleste à la pureté lunaire, Kâli n'a pas vu venir la jalousie des dieux envieux qui l'ont décapitée avant de descendre aux Enfers, rongés de remords, chercher corps et tête qui y ont roulé. Une ressemblance malencontreuse leur fait joindre le chef sacré au corps d'une prostituée. Entraînée par la mémoire d'une chair débauchée, la déesse verse des larmes, tandis que la femme s'offre et jouit de la destruction sanguinaire qui naît dans son sillage. À la fin, la jeune courtisane rencontre un sage sans âge en méditation, ce qui marque la fin du voyage. Elle lui confie ses sentiments contradictoires, il lui assure que la nature humaine vit de contradictions ; ses paroles aident Kâli à trouver le silence serein.

Kâli décapitée

Marko Kraliévitch est un homme en apparence juste et bienveillant. En réalité, il est dominateur et infidèle à son peuple. C'est ce que lui démontre un vieillard auquel Marko s’affronte, sans aucune raison valable. Celui-ci n'était pas en admiration devant sa grande « générosité ». Marko Kraliévitch finit par mourir, incapable de mériter le respect du vieil homme, malgré tous ses efforts.

La Fin de Marko Kraliévitch

Cette nouvelle traite d’un certain Cornélius Berg, peintre qui concevait des portraits, des tableaux et des nus sur commande. En fait, il peignait pour l’argent. Cependant, l’artiste se faisait vieux et sa détérioration physique avançait au même rythme que sa désillusion par rapport à la beauté de l’être humain. Il n’avait plus le cœur à la peinture et ne trouvait plus rien de beau dans ce qu’il peignait. Il allait même jusqu’à dire qu’il n’aimait pas peindre d’animaux puisqu’ils ressemblaient trop aux hommes. Il se mit donc à la nature morte, puis il fut employé à peindre, sur le mur de l’église, de fausses boiseries. Dans cette petite ville du nom de Haarlem se trouvait un vieux Syndic chez qui Cornélius allait parfois, une fois sa tâche accomplie, pour donner son avis sur les fleurs de cet amateur de tulipes. Le vieux Syndic se passionnait pour les fleurs et aimait chaque parcelle de couleur avec lesquelles les fleurs étaient constituées. Une fois qu’il contemplait une tulipe, il dit à Cornélius: « Dieu est un grand peintre, il est le peintre de l’univers ». Ce dernier prit un instant pour réfléchir au moment de sa vie. Il se rappela tous les univers sordides dans lesquelles il avait erré tout au long de sa vie. Il répéta alors les paroles du Syndic : « Dieu est le peintre de l’univers ».

La Tristesse de Cornélius Berg

Les nouvelles sont plutot diversifiées et tres intéressantes on est vite pris dedans. De plus elles se lisent rapidement, il y en a pour tout les gouts et on toute un role majeur . Et même si se sont des histoires qui datent généralement du mon de anti que, n'importe qui peut s'y retrouver aujourd'hui ce qui est une grande force dans cette œuvre.

avis global