Want to make creations as awesome as this one?

Transcript

LA RETIRADA

Robert Capa et David Seymour, ont saisi le moment du passage de la frontière de soldats républicains et de civils espagnols entourés de gardes mobiles et leur transfert vers des camps. Ils rendent compte par leurs images de toute la dureté de l’exil.

A travers le regard de David Seymour

Le Perthus, à la frontière franco-espagnole

Plus de 400 000 réfugiés ont quitté l'espagne lors de la chute du régime républicain, février 1939, David Seymour © Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration

Que regardent-elles, ces femmes à la frontière franco-espagnole ?

Le Perthus, à la frontière franco-espagnole

David Seymour, La Retirada. Le Perthus, à la frontière franco-espagnole, février 1939 © Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration

En quinze jours, un exode sans précédent voit un demi million de personnes – 200 000 combattants républicains et 300 000 civils – franchir dans des conditions terribles la frontière des Pyrénées où rien n’est prévu pour les accueillir.

A travers le regard de Robert Capa

Retirada : soldats et civils républicains exilés

Robert Capa, Soldats et civils républicains exilés, ayant traversé la frontière après la victoire de Franco et transférés d’un camp de réfugiés à l’autre, 1939 © Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration


L’exode massif des réfugiés espagnols en 1939

Réfugiés espagnols

Réfugiés espagnols pendant leur transfert au camp de Barcarès (Pyrénées-Orientales), mars 1939, Robert Capa © Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration


Traversée pendant leur transfert au camp du Barcarès (Pyrénées-Orientales)

Autres regards de l'éxode..

Le début de l'éxode

Retirada, 15 février 1939. Cerbère, frontière franco-espagnole arrivée d’un convoi de réfugiés espagnols © Bettmann-Corbis


La frontière enfin ouverte

Bourg Madame : le pont frontière où passent les réfugiés, les gardes mobiles les aident à porter leurs bagages. 30/01/1939. « Collection F. Berlic ».


Un accueil mitigé

L’exode des réfugiés espagnols. « 700 enfants, venant de Puigcerda, sont arrivés hier par le train en gare de la Tour de Carol. Les petits réfugiés attendent dans le hall de la gare d’être dirigés vers un centre d’hébergement. » France Presse n°13, 30/01/1939. « Collection F. Berlic »..


Les conditions de vie dans les camps

Exode des miliciens espagnols : groupe de miliciens déserteurs, sous escorte de garde mobile, conduit de Bourg-Madame à La Tour de Carol où ils seront refoulés. 04/02/1939. « Collection F. Berlic ».


L’exil vers la France de Maria-Luisa Broseta Martí et de sa famille

Temoignagne
"J’avais huit ans. C’était le matin très tôt, le 13 janvier 1939. Ma mère nous a réveillés : ‘il faut partir’. Alors a commencé l’exode. On cheminait lentement vers la frontière, sur une route encombrée de charrettes, voitures, camions et, surtout, de gens qui fuyaient à pied devant les troupes nationalistes."

La famille Broseta Marti dans son jardin de Tarragone, 1936 © Musée national de l'histoire de l'immigration