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HLP- S3 DECOUVERTE DU MONDE ET DES CULTURES

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Amérigo Vespucci découvrant l'Amérique, Théodore Galle, vers 1590

Le premier à parler d'un Nouveau Monde, en latin Mundus Novus, fut en effet Amerigo Vespucci, dans une lettre relation de voyage adressée à Laurent de Médicis et publiée en 1503. Né à Florence en 1451, il était arrivé à Séville en 1492 pour faire son apprentissage d'homme d'affaires. Il participa à quatre voyages outre Atlantique dont l'un au moins était entrepris pour le compte du roi de Portugal. Au cours du troisième voyage, il explora la côte est de l'Amérique du Sud à la recherche d'un passage pour les Indes et prit alors conscience de la masse infranchissable du nouveau continent.

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Décrivez cette gravure plan par plan

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Le choc est radical avec la découverte des "Nouveaux Mondes" : la représentation des peuples rencontrés donne une impression de décalage. Celui-ci se crée entre Vespucci habillé et la femme nue.


Ce premier plan insiste sur cette idée de confrontation et de rencontre d'un "autre", face à nous s'exerce la présentation de mœurs différents: les "peuples nouveaux" apparaissent bruts, sauvages et libérés sexuellement.




Second plan :

Il permet de présenter le paysage environnant entre la mer permettant l'accostage des nouveaux arrivants et la découverte de la faune et flore locale.


Quelques décennies suffirent aux Européens pour découvrir que l'Amérique était un monde totalement étranger : un continent nouveau, peuplé de sociétés indigènes variées, habité par une nature tropicale dont la flore et la faune leur étaient en grande partie inconnues.

L'arrière plan: présente les peuples de ces contrées. Ils sont présentés tels des sauvages vivant nus et se nourrissant d' "explorateurs". Le cannibalisme supposé ou avéré de ces populations constitue une source d'interrogation



A l'aide des numéros proposés, procédez à l'analyse des détails de ce tableau

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L’astrolabe nautique est un ancien instrument de navigation servant principalement à faire le point, soit déterminer la latitude. Il permet de mesurer exclusivement des hauteurs d'astres, surtout la hauteur méridienne du Soleil à partir de laquelle, par un simple calcul, on obtient la latitude instantanée d'un navire.


Mis au point par les navigateurs portugais à la fin du XVe siècle, il remplace alors avantageusement le quadrant de navigation.

En tant que « découvreurs », le premier sentiment des Européens fut un réflexe de supériorité sur le reste du monde. Des explorateurs prêts à conquérir un territoire par la force si besoin.

La caravelle est restée le symbole des grandes découvertes. Imaginée par les Portugais vers 1430, elle leur a permis de conquérir la haute mer, ce qu'aucune autre civilisation maritime au monde n'avait su faire avant eux. Les jonques chinoises, malgré tous leurs atouts – leurs voiles, leur gouvernail, leur coque imposante et la boussole – n'avaient pas dépassé le Japon au nord et le golfe du Tonkin au sud. Et les bateaux indonésiens, indiens ou arabes, avaient conservé une fragilité qui les rendait inaptes à affronter des mers dangereuses.
Aux capacités navales, les Portugais ajoutèrent une exceptionnelle ténacité, qui leur permit de surmonter les principales barrières psychologiques : la routine et la peur de l'inconnu. Car les peuples maritimes sont aussi peu téméraires que les autres. Ils préfèrent les itinéraires connus et empruntent à peu près toujours les mêmes routes.



Plusieurs voyageurs transmirent une vision idyllique de l'Amérique. La nature tropicale, avec sa végétation luxuriante et ses eaux vives, engendra le mythe tenace de l'inépuisable richesse des tropiques. Les aras et autres oiseaux du Brésil aux couleurs vives ravirent les yeux des artistes. Parmi les animaux « nouveaux », les explorateurs ont pu découvrir le laminoir, le toucan, le castor, le dindon (élevé au Mexique), ou encore le lamantin mammifère marin qui raviva le mythe des sirènes.

Le système social non hiérarchisé des Indiens, dans lequel tous les biens se donnaient et qui n'accordait pas de sens à l'accumulation des richesses, l'absence de notion de péché, de rachat et donc la non-existence de droits et de devoirs, perturbaient l'esprit des explorateurs.

Les Américains étaient considérés comme des cannibales et des adeptes de la torture, dont la cruauté pouvait se révéler diabolique. Colomb n'avait pas voulu le croire jusqu'à ce que, en 1493, ses hommes aient trouvé dans une hutte une jambe d'homme cuisant dans une marmite. Plus tard, Verrazano fut mangé sous les yeux de son équipage et la plupart des cartes et des ouvrages relatifs au Brésil représentent ces rites anthropophages, avec tout un luxe de détails, notamment chez Théodore de Bry.


Les prisonniers engraissés étaient tués d'un coup de massue, puis leurs membres, coupés en morceaux, étaient cuits par les femmes dans des récipients en terre avec du maïs et de l'eau. En les mangeant, les vainqueurs s'appropriaient la force des vaincus. Il n'est pas certain que le gril figuré dans une série d'images et sur lequel on voit des membres humains mis à « boucaner », ait réellement été utilisé.