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Transcript

8 mars, Journée internationale des droits des femmes

Rosie la riveteuse

Pourquoi une journée internationale des droits des femmes le 8 mars ?

"Naître fille, c'est devoir surmonter de nombreux obstacles "

Sexisme

Etat des lieux de la condition féminine

Mesdames et Messieurs, un webdocumentaire sur quatre générations?

Quelques repères historiques

Des livres à découvrir

  • Lutte des femmes

  • Filles et garçons : subir ou défier la société

Les femmes, plus faibles que les hommes ?


Le sexisme

Définition : qu’est-ce que le sexisme ?


Le comité des ministres du conseil de l’Europe a adopté en mars 2019 une recommandation1 adressée aux 47 pays membres dans laquelle il les invite à « intensifier leur lutte contre le sexisme dans tous les milieux » puisqu’il s’agit d’un phénomène présent « dans tous les secteurs et toutes les sociétés ».

Cette recommandation inclut la première définition du sexisme reconnue à l’échelle internationale :

« Tout acte, geste, représentation visuelle, propos oral ou écrit, pratique ou comportement fondés sur l‘idée qu’une personne ou un groupe de personnes est inférieur du fait de son sexe, commis dans la sphère publique ou privée, en ligne ou hors-ligne, avec pour objet ou effet :

1. de porter atteinte à la dignité ou aux droits inhérents d’une personne ou d’un groupe de personnes ;

2. ou d’entraîner pour une personne ou un groupe de personnes des dommages ou des souffrances de nature physique, sexuelle, psychologique ou socio-économique ;

3. ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant ;

4. ou de faire obstacle à l’émancipation et à la réalisation pleine et entière des droits humains d’une personne ou d’un groupe de personnes ;

5. ou de maintenir et de renforcer les stéréotypes de genre. »


Le sexisme est une manifestation « des rapports de force historiquement inégaux » entre femmes et hommes « conduisant à la discrimination et empêchant la pleine émancipation des femmes dans la société ». Sexisme et violence envers les femmes et les filles sont liées, « puisque le sexisme «ordinaire» fait partie d’un continuum de violences », créant un « climat d’intimidation, de peur, de discrimination, d’exclusion et d’insécurité ». En effet, le sexisme peut s’exprimer par des actes des plus anodins en apparence (remarques, plaisanteries...) aux plus graves (coups, viols, meurtres...).


Le sexisme s’appuie sur des stéréotypes de sexe, représentations schématiques et globalisantes qui attribuent des qualités et caractéristiques supposées « naturelles » aux filles/femmes, aux garçons/hommes, et légitiment des rôles de sexe hiérarchisés. Le sexisme établit ainsi un rapport hiérarchique entre les sexes qui permet de justifier des différences de comportements, de droits et d’obligations entre les filles/femmes et les garçons/hommes.


Il est important d’apprendre à repérer et à réagir aux actes sexistes, y compris des paroles ou attitudes qui paraissent inoffensives parce qu’elles sont banalisées. Chaque fois que l’on parle de façon sexiste de l’autre, cherchant ainsi à le rabaisser ou à instaurer un rapport de force, on contribue au maintien d’un environnement fondé sur des stéréotypes favorisant à terme l’expression de formes plus graves de violences.


Lorsque le sexisme se manifeste par le biais des outils numériques (internet, réseaux sociaux, SMS), on parle de cybersexisme


Extrait de "Comportements existes & violences sexuelles : Prévenir Repérer Agir ; Guide ressources pour les équipes éducatives des collèges et des lycées"

6 Guide - Comportements sexistes & violences sexuellesLe sexisme est un ressort fréquent de l’humour. L’analyse réalisée par le HCE sur un échantillon de sketches montre que plus de la moitié d’entre eux mobilise au moins un ressort sexiste : on y rit souvent des femmes, mais sans les femmes. Et l’humour sexiste est fréquent : presque 40% des Français ont entendu, au cours de l’année 2017, au moins une blague sexiste.Les injures sexistes sont, elles, une violence du quotidien, que les femmes signalent peu à la police et que la justice condamne rarement. Selon un rapport de l’ONDRP (Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales), 1,2 millions de femmes ont fait l’objet en 2017 d’une injure sexiste, soit près d’1 femme sur 202. Dans 64 % des cas, l’insulte contient les mots « salope » (27 %), « pute » (21 %) ou « connasse » (16 %). Bien que passibles d’1 an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende, seules 3% de ces injures font l’objet d’une plainte. En 2017, seulement 4 condamnations pour injures sexistes ont été prononcées.Depuis la promulgation de la loi du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, qui pénalise le harcèlement de rue, 713 cas ont fait l’objet d’une contravention pour « outrage sexiste », allant de 90 € à 1500 € en cas de circonstance aggravante (lorsque la victime a moins de 15 ans notamment)Cadre juridiqueDroit internationalAu plan du droit international, la convention des Nations unies sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes signée par la France le 17 juillet 1980, dite CEDEF (ou CEDAW en anglais), constitue le premier traité de droit international donnant une définition de la discrimination contre les femmes (« toute distinction, exclusion ou restriction fondée sur le sexe ») et imposant aux États parties de prendre toutes les mesures appropriées pour « modifier les schémas et modèles de comportement socioculturel de l’homme et de la femme, en vue de parvenir à l’élimination des préjugés et des pratiques coutumières, ou de tout autre type, qui sont fondés sur l’idée de l’infériorité ou de la supériorité de l’un ou l’autre sexe ou d’un rôle stéréotypé des hommes et des femmes »La Déclaration et le Programme d’action de Beijing adoptés lors de la quatrième Conférence mondiale des Nations Unies sur les femmes (1995), constitue une feuille de route pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes partout dans le monde, en luttant notamment contre les discriminations faites aux filles et aux femmes. La France accueillera en 2020 le forum mondial des femmes « Pékin + 25 ».Droit européenAu plan du droit européen, la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (STCE n° 210, Convention d’Istanbul) impose aux Parties de « promouvoir les changements dans les modes de comportement socioculturels des femmes et des hommes en vue d’éradiquer les préjugés, les coutumes, les traditions et toute autre pratique fondés sur l’idée de l’infériorité des femmes ou sur un rôle stéréotypé des femmes et des hommes ».La charte des droits fondamentaux de l’Union européenne adoptée à Nice le 7 décembre 2000 et auquel le traité de Lisbonne a conféré une valeur contraignante, réaffirme l’interdiction de toute discrimination fondée notamment sur le sexe (article 21). Cette charte est directement invocable par tout citoyen.Droit françaisEn droit français, les textes officiels reprennent les principes fondateurs de l’égalité entre les sexes figurant dans le préambule de la constitution du 27 octobre 1946 selon lesquels « la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme ». L’égalité entre les femmes et les hommes est également inscrite dans l’article 1er de la Constitution.Plus de soixante ans plus tard, la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes réaffirme la nécessité de consolider les droits des femmes et d’en garantir l’effectivité lorsqu’elle n’est pas acquise, d’ouvrir de nouvelles perspectives à l’égalité

Rosie la riveteuse

"Rosie la riveteuse (en anglais, Rosie the Riveter) est une icône de culture populaire américaine, symbolisant les six millions de femmes qui travaillèrent dans l'industrie de l'armement et qui produisirent le matériel de guerre durant la seconde guerre mondiale, alors que les hommes étaient partis au front."

Source : Wikipedia


L'affiche « We can do it !»dessinée par Howard Miller en 1942.


L’image est vite surnommée « Rosie the Riveter » en raison d’un chant patriotique diffusée dans les premiers mois de 1943 sur disque et à la radio, notamment dans l’interprétation du groupeles Four vagabonds .


En 1943, Norman Rockwell, publie en mai 1943 en couverture du grand magazine populaire Saturday Evening Post sa version de Rosie la riveteuse : Assise, piétinant un exemplaire de Mein Kampf, une jeune femme très musclée, en bleu de travail, mange un sandwich, son pistolet à riveter posé sur ses genoux. Ses bras nus, son visage et son cou portent des traces de graisse et son prénom est inscrit sur sa gamelle. Le dessin à la une du journal symbolise le patriotisme : les femmes, en s’employant comme ouvrières pour remplacer les hommes partis au front, participent à l’effort de guerre pour vaincre l'Allemagne nazie.


Symbole du poids économique naissant de la femme aux États-Unis, le personnage est devenu une icône féministe à partir des années 1980. Loin des clichés sexistes, Rosie la riveteuse, par le geste de son avant-bras replié sur le biceps, exhibe sa force.