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Transcript

Malgré les oppositions qu'elle rencontre, comment la IIIe République finit-elle par regrouper la majorité des francais autour d'un projet commun ?

Sommaire:

Analyse de la lithographie

1) Pourquoi le projet republicain ne peut pas etre mis en place avant 1879 ?

2) Comment le projet republicain est mis en place entre 1879 et 1892 ?

3) Comment le trajet republicain, souvent contesté, est consolidé entre 1892 et 1914 ?

Une leçon de France


Dans une salle de classe, remplie des symboles de la République et elle-même lieu emblématique du combat et de l'identité de cette France républicaine, un soldat français de 1914 (pantalon rouge), présent sur le front d'Alsace d'août 1914 dispense une leçon d'histoire et de géographie, une leçon de France. L'élan du soldat, qui n'a pas pris le temps de fermer la porte, est perceptible : tel un souffle, il traverse la classe, semant épée et livre sur une chaise qui s'est trouvée emportée là par hasard.
Il s'adresse à des élèves alsaciens (costume féminin). L'air exalté, pénétré et grave, il désigne du bras, sur une carte de la France amputée, les provinces perdues : ce mouvement figure celui des troupes, le sien. Il n'a pas besoin du livre, pas plus qu'il ne regarde son mince papier : il connaît cette leçon par cœur, et c'est avec passion qu'il la professe. L'émotion fait écho aux mouvements déjà évoqués (des armées, du soldat entrant dans la classe et du bras). Elle est communicative : les élèves sont interpellés et passionnés, comme le montre leurs bouches bées.
La salle de classe s'ouvre, en deux endroits (porte et fenêtre) sur un fond lointain à peine suggéré : un paysage rural et vallonné. L'horizon est bouché par l'attroupement hésitant, curieux, timide et presque craintif d'Alsaciens eux aussi en costume. Ils restent en dehors, simples témoins de la scène, faisant face et miroir aux spectateurs que nous sommes. A la fois en mouvement (ils s'approchent lentement, se penchent) et statiques (presque figés d'hésitation) ils contrastent avec les mouvements animant la classe. Supprimant la profondeur de champ, ils renforcent et focalisent l'intensité de la scène qui se joue devant eux.


L'école de la République : un des lieux du combat pour la France et ses valeurs


La lithographie veut communiquer l'élan patriotique : il s'agit de mobiliser le plus grand nombre en insistant sur le bien-fondé et le caractère crucial de cette guerre. C'est une question de survie : celle, individuelle du soldat se confond avec celle de la République. Dans ce but, l'image est simple et directe, porteuse de valeurs fédératrices, mobilisatrices et aisément reconnaissables. Il y a urgence : l'auteur lui-même n'a-t-il pas délaissé les sujets légers, simplifié son style pour contribuer à la propagande et à l'effort de guerre ?

La Semaine sanglante est le dernier épisode de la Commune de Paris, du dimanche 21 mai au dimanche 28 mai 1871, au cours duquel le soulèvement est réprimé et ses membres exécutés collectivement. Il faisait partie d'une campagne interne menée par le gouvernement de Versailles en 1871 contre le soulèvement communaliste qui toucha plusieurs grandes villes françaises. Ils ont rejeté la reddition de la France à Bismarck et ont ensuite plaidé pour une république française basée sur la démocratie directe plutôt que sur la démocratie représentative.

Frise chronologique de 1880 à 1900 :


La crise boulangiste

-Elections de 1885 : 383 républicains contre 201 conservateurs ; pas de majorité claire car plusieurs groupes de républicains (extrême gauche en hausse: radicaux et socialistes) ; plusieurs gouvernements de coalition

-Général Boulanger : très populaire dans l’armée et dans l’opinion (ministre depuis 1885), à droite comme à l’extrême gauche ; revanchard, nationaliste et moraliste ; écarté du gouvernement en 1887 et envoyé à Clermont

-« Scandale des décorations » : découverte d’un trafic d’influence: gendre du président Grévy, D. Wilson, vend la légion d’honneur à ses amis ; démission de Grévy fin 1887 ; Ferry battu à la présidence par Sadi Carnot ; république parlementaire attaquée par le « parti national » (droite + radicaux + socialistes) ; réaction du pouvoir : Boulanger mis à la retraite en 1888, mais gagne des élections partielles (prise de conscience du danger par les radicaux) ; profite de la propagande par la presse

-Sursaut des républicains : lutte menée par J. Ferry et Ch. Floquet (président du conseil) ; réforme du scrutin (candidatures multiples interdites), Ligue des patriotes (P. Déroulède) dissoute ; Boulanger menacé de la Haute Cour (contre sûreté de l’Etat) s’exile à Bruxelles en 1889 ; condamné en 1891

-Conséquences : apparente victoire républicaine (élections de 1889, suicide de Boulanger en 1891) ; en réalité, conduit à l’immobilisme des républicains, voir à la réaction plutôt qu’à la démocratisation (pour se protéger)

L’État s’affranchit des pouvoirs religieux, les Églises sont écartées des affaires publiques.

La République ne reconnaît et ne salarie aucun culte. Toute dépense relative au culte est supprimée du budget de l’État, des com- munes et des départements.

Les ministres du culte ne sont plus rémunérés par l’État. Pendant les huit années suivant la loi, ils sont inéligibles dans la municipalité où ils exercent leur culte.

L’enseignement religieux ne peut être donné aux enfants qu’en dehors des horaires de classe.

Les congrégations demeurent soumises à la loi de 1901 sur les associations.

Notamment où les principales influences sont Georges Clemenceau et Voltaire.

Merci !!!

David Amalia, 102