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Th3C C2

Th2B C2

Th1A C3

Th1A C4

Th2A C4

Th1B C2

©Frédérique Monge- Mars 2022

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Th3C C2

Q1) Le stress chronique correspond aux réactions de l'organisme face à un agent stresseur intense, de longue durée ou répété.
Il s'installe quand le système d'adaptabilité de l'organisme est débordé.
Cela se traduit par une augmentation de la sécrétion de cortisol, suite à une perte du rétrocontrôle négatif et une plasticité mal-adaptative avec des modifications structurales et fonctionnelles du cerveau (diminution du nombre de neurones de l'hippocampe, du nombre et de la ramification de leurs dendrites, amplification de l'activité de l'amygdale)
Le stress chronique est identifiable par des symptômes divers :
- des symptômes physiques : tensions musculaires, maux de tête, troubles digestifs et cutanés...
-des symptômes psychologiques et comportementaux : agressivité, repli sur soi, abandon de ses projets, troubles du sommeil, difficultés de concentration et de mémorisation...

Q2) Les modifications structurelles et fonctionnelles liées au stress chronique sont :
- une réduction du volume de l'hippocampe avec moins de neurones mais aussi des dendrites moins longues et moins ramifiées => problèmes de mémorisation,
-Amplification de l'activité de l'amygdale + diminution de l'activité du cortex préfrontal => mémorisation plus émotionnelle que factuelle,
- perte du rétrocontrôle négatif du cortisol.

= Plasticité mal-adaptative.

Q3) Le burn out est lié à l'exposition de l'employé à un agent stresseur répété et durable.
Dans le cadre professionnel, la situation stressante résulte de la sensation de ne pouvoir répondre à la demande, compliquée par de potentielles difficultés de relations entre collègues ou avec sa hiérarchie et/ ou d'un manque de reconnaissance.

Q4) La plasticité cérébrale correspond à des modifications cérébrales, soit au cours d'un apprentissage, soit après un AVC.
Dans les deux cas, la plasticité est positive , permettant soit l'acquisition de nouvelles compétences (motrices par exemple), soit la récupération motrice.

La plasticité mal-adaptative correspond à des modifications structurales et fonctionnelles du cerveau qui sont néfastes pour l'individu : diminution de l'activité du cortex préfrontal, diminution du volume de l'hippocampe, augmentation de l'activité de l'amygdale.

Q5) Les benzodiazépines sont des médicaments psychoactifs avec des modalités d'actions de type anxiolytique, hypnotique et myorelaxant.
Elles agissent en amplifiant les effets du neurotransmetteur GABA, neurotransmetteur inhibiteur.


Q6) Les benzodiazépines se fixent sur les récepteurs au GABA.
Leur fixation entraine une modification de la forme 3D du récepteur, favorisant l'ouverture du canal (diamètre plus grand et ouverture plus longue) amplifiant l'entrée des ions Cl- et donc l'hyperpolarisation de la cellule postsynaptique.

Q7) Pour diminuer les effets des agents stresseurs sans avoir recours aux médicaments psychoactifs, il est possible de :
- travailler sur sa respiration (cohérence cardiaque)
- augmenter son activité physique (production d'endorphines naturelles)
- faire de la relaxation (yoga, méditation, sophrologie...)

Q8) Les effets secondaires des benzodiazépines sont :
- des troubles de l'attention et de la mémorisation,
- des somnolences,
- une addiction,
d'où la nécessité d'un protocole médical rigoureux.

Q9) Les symptômes du stress chronique s'expliquent par :
- une perte du rétrocontrôle négatif du cortisol,
- d'où une augmentation du taux de CRH.
- entrainant une diminution du nombre des neurones de l'hippocampe et une diminution de la longueur et de la ramification de leurs dendrites (troubles de la mémoire)
- une augmentation de la concentration de cortisol,
- une augmentation du taux d'ACTH,
- une diminution de l'activité du cortex préfrontal,
-une augmentation de l'activité de l'amygdale.

Q10) Le stress chronique apparait suite à une exposition à un agent stresseur intense, répété ou de longue durée.

Q11) Le stress chronique se manifeste par des symptômes divers :
- des symptômes physiques comme des tensions musculaires, des maux de tête, des troubles digestifs ou cutanés...
- des symptômes émotionnels et cognitifs : troubles de l'attention et de la mémorisation, perte de motivation, troubles du sommeil...
- des symptômes comportementaux : agressivité, irritabilité, repli sur soi, ...

Q12) L'activité physique participe à la réduction des troubles de l'anxiété par la production d'endorphines naturelles qui activent le système de récompense.


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Th2B C2

Q1) Un GES est un gaz à effet de serre, c'est-à-dire un gaz capable de retenir les infra-rouges dans l'atmosphère et donc de participer au réchauffement naturel de la planète (température moyenne de 15°C au lieu de -18°C, température attendue pour notre planète au vu de la distance Terre / Soleil).


Q2) Parmi les gaz à effet de serre, les plus courants sont :
- la vapeur d'eau (H2O),
- le dioxyde de carbone (CO2),
- le méthane (CH4),
- le protoxyde d'azote (N2O).





Q3) Les GES sont capables d’absorber le rayonnement infrarouge émis par la Terre ou par l’atmosphère.
Ce mécanisme naturel provoque une augmentation de la température de l’atmosphère, c’est l’effet de serre grâce auquel la température moyenne de la Terre est de 15°C et non de -18°C, température théorique calculée, du fait de la distance au Soleil.
La contribution d’un gaz à l'effet de serre dépend de son pouvoir d’absorption des IR, de sa concentration dans l’atmosphère et de son temps de résidence dans l’atmosphère.
On définit ainsi le PRG (pouvoir de réchauffement global).
Le dioxyde de carbone a un PRG de 1 avec un temps de résidence de 100 ans.
Le méthane a un PRG de 28 et un temps de résidence de 10 ans.
Le protoxyde d'azote a un PRG de 265 et un temps de résidence de 120 ans.

Q4) Le GIEC (Groupement d'experts intergouvernementaux pour l'Evolution du Climat) ou IPCC ( Intergovernmental Panel on Climate Change) est une structure internationale fondée en 1988, dont la vocation est de recenser, de vérifier et de vulgariser l'ensemble des publications scientifiques et socio-économiques liées au changement climatique à destination des décideurs et des populations. (Causes, conséquences et parades envisageables)

Q5) Le GIEC rassemble, évalue et synthétise les informations scientifiques, techniques et socio-économiques sur le changement climatique.
Les experts du GIEC ne réalisent pas à proprement parler de nouvelles recherches mais condensent la littérature existante, ils constituent ainsi un socle commun de connaissances tout en se faisant l’écho des débats en cours dans la communauté scientifique.
Le GIEC établit différents « scénarios d’évolution » sur la base de ces analyses en précisant leur probabilité. Ses rapports constituent une base dans les négociations climatiques internationales. Le GIEC présente également des stratégies pour atténuer les changements climatiques sur lesquels les pays et acteurs économiques peuvent s’appuyer et étudie les impacts sur les écosystèmes et les populations, incitant les états à envisager aussi des stratégies d'adaptation.

Q6) Les scientifiques ont créé des modèles robustes du climat en mettant en équation différents paramètres comme les vents, les courants marins, la topographie, les nuages, les activités humaines...
La comparaison entre les résultats de ces modèles et les climats passés a permis d'améliorer et de renforcer la validité de ces modèles.

Aujourd'hui, en comparant les effets des causes naturelles seules, des activités humaines seules et des effets combinés des causes naturelles et des activités humaines, il est possible de démontrer le rôle des activités humaines dans le réchauffement global du climat depuis le début de l'ère industrielle.
Il est ainsi admis par la communauté scientifique internationale que sur les 1,09°C d'augmentation moyenne de la planète, 1,07°C ont pour cause les activités humaines (98%).

Q7) Les prévisions climatiques correspondent aux résultats des modèles climatiques qui permettent de prévoir les climats futurs.

Les projections climatiques prennent en compte les prévisions climatiques et différents scénarii socio-politico-économiques.


Q8)La météorologie étudie les processus qui pilotent la dynamique de l’atmosphère, notamment en vue de la prévision du temps à court terme (quelques jours à quelques semaines seulement)

A l’inverse, la climatologie analyse l’état moyen de l’atmosphère et des océans sur de grandes échelles de temps, à partir d'études statistiques sur plusieurs décennies.

La "météo" fait ainsi référence aux conditions quotidiennes de l’atmosphère – la température maximale, la quantité de couverture nuageuse, la vitesse et la direction du vent, ainsi que les précipitations.
Le "climat", quant à lui, décrit les conditions atmosphériques moyennes sur plusieurs dizaines d'années.

Q9) Le réchauffement climatique peut avoir de multiples conséquences sur les écosystèmes :
- perte de biodiversité. Exemple, les coraux sont à la base d'écosystèmes particuliers accueillant une très grande biodiversité marine.
En cas de réchauffement, les coraux expulsent les zooxanthelles avec lesquelles ils sont en symbiose (apport de MO produite par les algues pour le corail, déchets azotés et phosphorés du corail à destination des algues). Ce blanchiment du corail, conduit à terme à sa mort, entrainant de graves conséquences pour les espèces associées à cet écosystème.
Autre exemple : réchauffement plus rapide que la vitesse possible de migration des espèces.
- dysfonctionnement des écosystèmes avec installation d'espèces invasives. Exemple de l'écosystème arctique où le réseau trophique constitué de Calanus hyperborealis, Calanus glacialis, Morue, Phoque et Ours blanc sont remplacés par Calanus finnmarchicus, maquereaux, Harengs, Orques...

Q10) Le réchauffement climatique impacte les agrosystèmes avec :
- une multiplication des phénomènes météo extrêmes (cyclones; tempêtes, averses de grêles, inondations...)
- des périodes de sécheresses plus longues et plus intenses,
- une contamination des nappes phréatiques par de l'eau salée en bordure de continents du fait de l'augmentation du niveau marin,
- une salinisation des terres en bordure de continents,
- des espèces mal-adaptées aux nouvelles conditions climatiques,
- une perte des rendements (désertification, difficultés d'irrigation, multiplication des ravageurs...
d'où un risque important pour la sécurité alimentaire des états.

Q11) Le changement climatique aura aussi des effets sur la santé humaine :
- par la diminution des rendements agricoles et la mise en danger de la sécurité alimentaire,
- par le développement de maladies infectieuses en dehors de leurs aires endémiques actuelles (paludisme, chikungunya, dengue...)
- par la multiplication des vagues de chaleur, augmentant le risque des personnes fragiles par déshydratation (personnes âgées, jeunes enfants...)
- par les difficultés rencontrées par les réfugiés climatiques (augmentation du niveau des mers, multiplication des phénomènes météo extrêmes...)

Q11) Le changement climatique aura aussi des effets sur la santé humaine :
- par la diminution des rendements agricoles et la mise en danger de la sécurité alimentaire,
- par le développement de maladies infectieuses en dehors de leurs aires endémiques actuelles (paludisme, chikungunya, dengue...)
- par la multiplication des vagues de chaleur, augmentant le risque des personnes fragiles par déshydratation (personnes âgées, jeunes enfants...)
- par les difficultés rencontrées par les réfugiés climatiques (augmentation du niveau des mers, multiplication des phénomènes météo extrêmes...)


Q12) Les vagues de chaleur ont des conséquences sur la santé humaine :
- amplification des difficultés respiratoires liées à la pollution et aux allergies,
- déshydratation mettant en danger les personnes âgées et les jeunes enfants,
- hyperthermie liée à une limitation de l'évaporation possible,
- fatigue cardiovasculaire.


Q13) L'augmentation du niveau des mers aura des conséquences sur les populations humaines :
- submersion des côtes et pertes d'habitats,
- salinisation des eaux des nappes phréatiques,
ce qui entrainera une forte augmentation du nombre de réfugiés climatiques.

Q14) Une stratégie d'atténuation est une stratégie qui consiste à limiter les causes du réchauffement climatique, notamment en diminuant la concentration des GES dans l'atmosphère.
Il peut s'agir de solutions visant à limiter les émissions (réduction de la consommation d'énergie, développement d'énergies décarbonées, réduction de la consommation, seconde vie des objets, recyclage des matériaux...) ou de solutions visant à capturer des GES (capture et stockage de CO2)
Une stratégie d'adaptation est une stratégie visant à protéger les populations des conséquences du réchauffement climatique.
Il peut s'agir de solutions visant à maintenir la sécurité alimentaire, de solutions visant à limiter les ilots de chaleur urbains...

Q15) Exemple de stratégies d'atténuation individuelle :
- utiliser des modes de transport doux (à pied, en vélo, en transports en commun...)
- éviter les voyages en avion ou seul dans sa voiture (préférer le train et le covoiturage),
-consommer local et de saison,
- limiter sa consommation d'énergie (choisir des appareils économes, limiter les appareils aux essentiels, ne pas laisser ses appareils en veille, remplacer ses ampoules par des leds...)
- améliorer l'efficacité énergétique de son habitat (isolation par l'extérieur, volets isolants, opter pour des systèmes de chauffage moins consommateurs...)
- végétaliser son environnement (planter des haies, faire un potager...)
- acheter des produits de 2ème main, réinventer la vie des objets, trier, recycler...

Q16)Exemples de stratégies d'atténuation collectives :
- développement des transports en communs et mesures incitatives (participation de l'état aux abonnements),
- développement des pistes cyclables,
- aides aux économies d'énergie (isolation, changement de systèmes de chauffage...),
- Bonus / malus automobile,
- transition énergétique vers plus d'énergies renouvelables,
- développer les émissions négatives (stockage du carbone, projet 4‰...)
-...

Q17) L’objectif de réduction de GES de l’union européenne à l’horizon 2030 est de -40% (commission 2020) voire -55% (commission 2021).

Q18) Le piégeage profond du carbone consiste à extraire le CO2 de l’atmosphère ou des fumées d’industries puis à l'enfouir dans des sites de stockage aux caractéristiques bien spécifiques (roches perméables recouvertes d’une couche imperméable = anciens sites d’exploitation pétroliers par exemple)

Q19) Exemples de stratégies d'adaptation :
- construction de digues protégeant les populations contre la montée des eaux,
- végétaliser les villes pour lutter contre les ilots de chaleur urbain,
- adapter les espèces végétales cultivées aux nouvelles conditions climatiques pour limiter l'utilisation de l'eau et assurer la sécurité alimentaire.

Q20) Les ilots de chaleur urbains (température plus élevée au coeur des villes par rapport aux zones de campagne) s'expliquent par :
- un albédo faible, lié aux surfaces goudronnées,
- une moindre végétalisation et évaporation,
- une accumulation de chaleur par les bâtiments,
- le rejet de fumées chaudes par les véhicules.

Q21) Pour limiter la formation des ilots de chaleur urbains, il est possible de :
- modifier les architectures des bâtiments en privilégiant les appartements traversants permettant une meilleure aération, notamment la nuit,
-opter pour des peintures claires, augmentant l'albédo,
- opter pour des matériaux réfléchissants,
- végétaliser la ville et les bâtiments afin de faciliter l'évaporation,

Ces différentes stratégies permettent de limiter le risque de déshydratation des jeunes enfants et des personnes âgées, le risque d'hyperthermie, la fatigue cardiovasculaire, ...

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Th1A C3

Q1) Soit un gène possédant 2 allèles A et a.
- p est la fréquence de l'allèle A dans la population
- q est la fréquence de l'allèle a dans la population.
ainsi p+q =1.
La fréquence du génotype (A//A) est égale à .
La fréquence du génotype (a//a) est égale à .
La fréquence du génotype (A//a) est égale à 2pq.
et p²+ 2pq+q² = 1.

La loi de Hardy-Weinberg stipule que les fréquences alléliques et génotypiques sont stables au cours du temps si la population étudiée respecte un certain nombre de conditions.

Q2) Une population est à l’équilibre de Hardy-Weinberg quand les conditions suivantes sont réunies :
- Pas de nouveaux allèles ou de modifications d’allèles par mutation,
- Population de grande taille, (absence de dérive génétique),
- Reproduction sexuée avec des croisements totalement aléatoires = panmixie* (gamètes équiprobables, pas de sélection du partenaire, pas d’autofécondation),
- Absence de sélection naturelle,
- Pas de flux génétiques (apports ou retraits d’individus ou d’allèles de la population / migrations)

Q3) La loi de Hardy-Weinberg ne peut s'appliquer quand la population subit :
- l'apparition de nouveaux allèles par mutation,
- une variation des fréquences alléliques (sélection naturelle, population de petite taille avec une dérive génétique importante)
- l'absence de panmixie (autofécondation, sélection sexuelle...)
- des flux de gènes avec des arrivées ou des départs d'individus.

Q4) La panmixie correspond à une reproduction totalement aléatoire au sein de la population, sans choix des partenaires (pas de sélection sexuelle).

Q5) La sélection naturelle est une force évolutive.
Au sein d'une population possédant une diversité allélique, se traduisant par une diversité phénotypique, les individus présentant un avantage pour la survie dans les conditions données d'un milieu, ont plus de chances de se reproduire et donc de transmettre leurs allèles.
Au fur et à mesure des générations et tant que les conditions du milieu ne changent pas, la fréquence des allèles avantageux augmente dans la population.

Q6) La sélection sexuelle est liée au choix des partenaires lors de la reproduction sexuée.
Il est possible de distinguer:
- la sélection intersexuelle, caractérisée, la plupart du temps, par le choix des mâles par les femelles,
- la sélection intrasexuelle, caractérisée par la compétition entre individus de même sexe (souvent les mâles).
La sélection sexuelle conduit à l'augmentation de fréquence de caractères favorisant le choix du partenaire (exemples : plumes à ocelles des Paon, grande queue des Euplectes, grands filets des Hirondelles...)
Ces caractères sont souvent associés à une bonne santé, à la capacité à prendre soin des jeunes, à assurer la défense...
Ces caractères peuvent être extravagants mais sont conservés tant que l'avantage qu'ils procurent dans l'accès aux partenaires est supérieur aux inconvénients qu'ils entrainent pour la survie.

Q7) La compétition intersexuelle est une compétition entre individus de sexes différents (majoritairement choix des mâles par les femelles) alors que la compétition intrasexuelle est une compétition entre individus de même sexe (majoritairement entre mâles / défense d'un territoire pour l'accès aux femelles).

Q8) La présence de caractères extravagants résulte de la sélection sexuelle : l'accès privilégié à des partenaires sexuels pour les individus présentant des caractères particuliers permet la sélection des allèles codant ces caractères. (Leurs allèles sont davantage transmis).
Au fur et à mesure des générations, la sélection de caractères toujours plus marqués peut conduire à la présence de caractères extravagants dans la population. Ceux-ci sont conservés tant que l'avantage qu'ils apportent dans l'accès aux partenaires est supérieur aux inconvénients pour la survie.

Q9) La dérive génétique est une force évolutive liée au hasard de la reproduction : hasard dans le choix des partenaires, hasard dans le choix des gamètes...
Si les individus porteurs d'allèles rares dans la population ne se reproduisent pas, leurs allèles peuvent disparaitre de la population sans que ces allèles aient un caractère avantageux ou désavantageux dans le milieu.
La dérive générique modifie les fréquences alléliques au hasard.
Plus la population a un faible effectif, plus l'impact de la dérive génétique sera important.

Q10) L'effet fondateur traduit l'idée que lorsqu'un groupe d'individus quitte la population initiale, les allèles qu'ils portent ne sont pas forcément représentatifs de la population initiale : les fréquences alléliques des individus sortant de la population ne sont pas nécessairement les mêmes que les fréquences alléliques de la population de départ.
La sous-population ainsi créée est fondée sur des fréquences alléliques nouvelles.

Q11) La dérive génétique a un effet important sur les populations de petite taille.


Q12) La notion d'espèce est un concept crée par l'espèce humaine.
Deux individus appartiennent à une même espèce quand :
- ils se ressemblent,
- ils se reproduisent entre eux,
- ils ont des descendants fertiles.
Une espèce peut être définie comme un ensemble hétérogène de populations évoluant continuellement dans le temps.
Une espèce a une durée de vie limitée dans le temps : une espèce cesse d'exister si l'ensemble des individus concernés disparait ou alors si elle cesse d'être isolée génétiquement (flux de gènes).

La différenciation génétique de sous-populations peut conduire à une restriction de flux génétiques entre elles et à l'apparition d'espèces différentes, c'est le phénomène de spéciation, par isolement reproducteur.

Q13) Un allèle neutre est un allèle qui ne procure ni avantage, ni désavantage dans un milieu aux conditions données à un instant t.
Un allèle neutre n'est donc pas soumis à la sélection naturelle.
En revanche, la fréquence d'un allèle neutre peut varier du fait de la dérive génétique et ce, d'autant plus, si l'effectif de la population est faible.
Dans une situation où quelques individus porteurs de cet allèle neutre (effet fondateur) se trouveraient isolés du reste de la population (barrière géographique par exemple), cette sous-population de faible effectif pourrait subir une forte dérive génétique conduisant à une augmentation importante de la fréquence de l'allèle neutre l'amenant à devenir majoritaire.

Q14) Deux populations d'une même espèce qui subiraient une différenciation génétique suffisante (sélection naturelle du fait de conditions du milieu différentes, dérive génétique...) pourraient devenir suffisamment différentes génétiquement pour être incapables de se reproduire entre elles (isolement reproducteur). L'arrêt de flux génétiques entre les deux populations se traduirait par l'apparition de deux espèces différentes (spéciation).

Q15) L'isolement reproducteur correspond au fait que des individus de populations de la même espèce soient dans l'incapacité de se reproduire entre eux du fait d'un isolement génétique, les deux populations ayant évolué chacune de leur côté.
C'est le cas par exemple chez le Pouillot verdâtre dont deux sous-populations ont migré vers le nord, en contournant l'Himalaya par l'ouest pour l'une et par l'est pour l'autre.
Chacune des deux populations a évolué par sélection naturelle et dérive génétique.
Aujourd'hui, les deux populations se côtoient au nord de l'Himalaya mais ne s'identifient plus comme étant de la même espèce (décor des ailes différent, chant différent). On a ainsi pu définir deux espèces : P. viridanus et P. plumbeitarsus.

Q16) Exemples illustrant la sélection naturelle :
- Le cas des phalènes du Bouleau : deux formes phénotypiques blanches et noires avec augmentation de la fréquence des formes noires en milieu pollué et des formes blanches en milieu non pollué. La pression exercée par le milieu étant liée aux oiseaux prédateurs qui identifient plus ou moins bien leurs proies en fonction de leur couleur et de la couleur des troncs surlesquels les phalènes se posent.
- Les pinsons de Darwin avec des Géospizes à petits becs consommant des petites graines et des Géospizes à gros becs consommant des graines plus grosses et plus dures
En cas de sécheresse, il y a moins de graines et elles sont plus dures. Les Géospizes à gros bec sont alors avantagés dans l'accès à la nourriture, ils ont donc plus de chances de survivre et de se reproduire, transmettant ainsi davantage leurs allèles à la génération suivante. La fréquence de l'allèle responsable du gros bec augmente alors dans la population en cas de sécheresse.

Q17) Exemple illustrant la sélection sexuelle :
- Les mâles et les femelles paons montrent un dimorphisme sexuel : les mâles possèdent une longue queue très colorée avec de nombreuses ocelles.
Les femelles choisissent les mâles possédant les plus belles queues, avec un nombre d'ocelles important, témoignant d'un bon état de santé.

- De la même manière, les Hirondelles ont une queue avec des filets. Les femelles sélectionnent les mâles possédant les filets les plus longs.

-La sélection sexuelle peut aussi être liée à une compétition entre les mâles pour l'accès aux femelles, par la défense d'un territoire. C'est le cas chez les cerfs, chez les lucanes, par exemple.


Q18) Exemples de dérive génétique :

- Les Drosophiles de Peter Buri : il étudie des populations de seulement 16 individus et on observe une variabilité importante des fréquences alléliques. Or on sait que la dérive génétique est liée au hasard et ses effets sont amplifiées dans les populations de petite taille.

Autre exemple possible : Les Amishs et les Huttérites.
Diversité allélique réduite dans des populations d'une centaine d'individus. Impact important de la dérive génétique.



Q19) Exemple illustrant l'effet fondateur :
- Le cas du Pouillot verdâtre.
La migration de deux populations de Phylloscopus trochiloides vers le Nord de l'Himalaya en contournant la chaine de montagnes par l'Ouest et par l'Est, isolent des individus.
La population des individus contournant par l'Ouest ne possède pas forcément les mêmes fréquences alléliques que celles de la population initiale. De même pour la population contournant par l'Est.
Ces différences de fréquences alléliques constituent l'effet fondateur : chaque population va évoluer à partir de ces nouvelles caractéristiques génétiques. A l'effet fondateur va ensuite s'ajouter la dérive génétique, d'autant plus si les individus isolés forment un petit effectif.
- Autre exemple possible : les lions du Ngorongoro = population fondée à partir de quelques individus isolés de la population initiale de lions du Serengeti.

Q20) Exemple de compétition intersexuelle.
La compétition intersexuelle correspond à une compétition entre les mâles et les femelles dans le cadre de la reproduction sexuée.
Elle se traduit par un dimorphisme sexuel et la plupart du temps par une sélection des mâles par les femelles.
Exemple : chez les paons, les mâles présentent une queue colorée avec de nombreuses ocelles. Les femelles sélectionnent les mâles possédant les queues avec le plus grand nombre d'ocelles, signe de bonne santé.

Autre exemple : Hirondelles avec des filets plus ou moins longs.

Q21) Exemple de compétition intrasexuelle.

Compétition entre mâles pour l'accès aux femelles, la plupart du temps, associée à la défense d'un territoire.

Exemple : cervidés, lions, lucanes cerfs-volants...

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Th1A C4

Q1)Le phénotype étendu correspond au phénotype résultant de l'expression des gènes, étendu à toutes les manifestations qui en découlent comme le comportement.

Le phénotype étendu est le fruit du génotype et des interactions de l'individu dans son environnement biotique et abiotique.

Q2) La symbiose est une interaction durable à bénéfices réciproques entre deux partenaires d'espèces différentes.
Exemples :
- les Zooxanthelles et les Coraux,
- Les Lichens (association symbiotique entre algue et champignon)
- Les Mycorhizes (association symbiotique entre champignon et racines d'une plante)
- Les nodosités des Fabacées (association symbiotique entre des bactéries et les racines des Fabacées)
- le microbiote.

Remarque : Quand l'un des partenaires vit à l'intérieur de l'autre, on parle d'endosymbiose.

Q3) Exemples de symbioses :
- Zooxanthelles (algues unicellulaires) et Coraux ,
- Lichens (algues et champignons),
- Mycorhizes (champignons et racines de plantes),
- Nodosités des Fabacées (Bactéries et racines de plantes),
- Microbiote.


Les symbioses* peuvent entrainer des modifications phénotypiques de chaque être vivant de la symbiose sans modification des génomes :
- production de nouvelles molécules (exemple pariétine produite par le champignon seulement en présence de l'algue, molécules anti-UV produites par les coraux),
- apparition de nouvelles structures (nodosités des Fabacées)
- modification des comportements (meilleure croissance mutuelle).
Les deux organismes de l’association symbiotique peuvent alors se développer dans des milieux où ils ne survivraient pas seuls.

Q4) L'observation de coupes microscopiques de lichens montre qu'ils sont constitués de deux espèces différentes : des algues unicellulaires chlorophylliennes et des champignons, intimement entremêlés au sein du thalle.
L'association durable entre deux espèces est ainsi démontrée.

D'autre part, des expériences utilisant du CO2 radioactif montre que de la matière organique radioactive est transférée de l'algue vers le champignon : ce dernier bénéficie donc de l'association.
Enfin, le champignon produit des molécules qui protègent l'algue des prédateurs et des UV. L'algue bénéficie donc également de l'association.

Au final, les lichens sont des associations durables entre algues et champignons à bénéfices réciproques. Il est donc possible de parler de symbiose.

Q5) Des observations microscopiques de coupe de nodosités montrent que les bactéries Rhizobium sont localisées dans les cellules racinaires.
L'association durable entre les deux espèces est ainsi démontrée.

La comparaison de la croissance de plants avec et sans nodosités montre une meilleure croissance des plants avec Rhizobium. Cette augmentation de croissance est liée à la capacité des Rhizobium à produire des ions NH4+ à partir du N2 de l'atmosphère. Les Fabacées tirent donc avantage de cette association.

Des expériences avec du CO2 radioactif montrent des transferts de matière organique entre la Fabacée qui produit cette MO par photosynthèse et les bactéries, qui tirent donc également bénéfice de cette association.
Les deux espèces sont durablement associées et tirent chacune bénéfice de l'association. Il s'agit donc d'une symbiose.

Q6) Une association parasitaire est une interaction biotique au sein de laquelle une espèce se développe aux dépens d'une autre.
Exemple :
- Cuscute et pied de tomate,
- Guêpe parasitoïde et coccinelle,
- Ver acanthocéphale / gammares et oiseaux marins,
- Ver nématode / fourmis arboricoles et oiseaux.

Q7) Exemples d'interactions parasitaires :
- guêpe parasitoïde et coccinelle : la guêpe pond dans l'abdomen de la coccinelle; la larve après éclosion se nourrit des tissus abdominaux de la coccinelle (mais sans la tuer).
La larve sort ensuite de la coccinelle et tisse son cocon entre les pattes de la coccinelle à demi paralysée.
En effet, en même temps que l'oeuf pondu, la guêpe a inoculé un virus agissant sur le système nerveux.
La coccinelle protège ainsi la nymphe qui finit par se métamorphiser en adulte.

Les conséquences pour la coccinelle sont la destruction de ses tissus abdominaux et une atteinte du système nerveux la rendant à 1/2 paralysée et apte à jouer son rôle de garde du corps du cocon.

- Ver acanthocéphale, Gammares et oiseaux marins.
Des oeufs de vers, présents dans les déjections des oiseaux sont consommés par les Gammares (hôtes transitoires) dont le comportement est alors modifié : au lieu de rester sur le fonds, ils remontent en surface et s'agitent, attirant leurs prédateurs, les oiseaux marins.
Une fois que le ver a atteint son hôte définitif, il termine son cycle de développement en se reproduisant dans le tube digestif des oiseaux et les oeufs sont propagés par le guano.

L'interaction entre les vers et les Gammares se traduit par un changement de comportement des Gammares (atteinte de son ganglion cérébral)

- Ver Nématode, fourmis arboricoles et oiseaux.
Le ver parasite est présent dans les déjections des oiseaux.
Les fourmis se contaminent en consommant ces déjections (hôte transitoire). L'abdomen des fourmis se transforme alors : rempli d'oeufs, il devient rouge, ressemblant à une baie, très attractive pour les oiseaux (hôte définitif).
C'est au sein du tube digestif des oiseaux que le ver termine son cycle de reproduction.

Q8) - Fourreau des larves de Tricoptères,
- Termitières,
- Berceau du Jardinier Satiné...

Q9) Les traits culturels se transmettent au sein d'une population par imitation :
- horizontalement entre pairs, entre individus contemporains appartenant à la même espèce.
- verticalement par apprentissage des jeunes au contact des adultes.

Q10) L'apprentissage du chant chez les Oiseaux a une conséquence directe sur l'évolution de la population dans la mesure où le chant intervient dans la reconnaissance des partenaires et dans la sélection sexuelle.
Un apprentissage erroné pourra conduire l'individu à ne pas être identifié comme appartenant à l'espèce et à ne pouvoir se reproduire.
De même une modification du chant dans une sous-population, du fait de conditions biotiques différentes par exemple (cohabitation avec d'autres espèces d'Oiseaux) peut avoir les mêmes conséquences et être à l'origine d'isolement génétique de la sous-population qui pourra évoluer vers une nouvelle espèce.

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Th2A C4

Q1) Un foyer de domestication est une zone géographique où une espèce sauvage a pu apporter des éléments nutritifs suffisamment intéressants pour conduire à la sédentarisation de populations qui ont mis ces espèces sauvages en culture et les ont domestiquées en sélectionnant peu à peu des caractères avantageux.
Exemples :
- Proche-Orient ("Croissant fertile") et domestication du Blé vers -10 000 ans
-Mexique et domestication du Maïs vers -9000 ans
-Amérique du Sud et domestication de la Pomme de Terre vers - 6000 ans.

Q2) Les premiers agriculteurs sélectionnaient leurs semences en conservant une partie des graines des meilleurs plants observés et en les utilisant comme semences.
Il s'agissait d'une sélection empirique, basée sur des caractères visibles. On parle de sélection massale.

Q3) Le blé dur est un blé tétraploïde. Il est issu du croisement entre l'engrain sauvage (diploïde) et une Egilope disparue (diploïde) qui se sont hybridés naturellement pour former l'amidonnier sauvage (tétraploïde). La sélection artificielle humaine l'a fait évoluer vers l'amidonnier cultivé puis les blés durs actuels (Triticum durum).

Le blé tendre (Triticum aesativum) est issu de l'hybridation naturelle entre l'amidonnier cultivé et l'Egilope de Tausch. C'est une espèce hexaploïde.

Q4) Une plante autogame pratique naturellement l'autofécondation. Il s'agit par exemple du blé.

Une plante allogame est une plante qui pratique naturellement la fécondation croisée. C'est le cas du Maïs qui est une plante monoïque avec des fleurs mâles et des fleurs femelles séparées.
C'est aussi le cas des espèces dioïques où il existe des plants ne portant que des fleurs mâles et des plants qui ne portent que des fleurs femelles (Exemple : Silène dioïque).

Q5) L'ancêtre du Maïs est la Téosinte, une espèce formant des plants ramifiés avec de nombreux épis mais chacun formé de 8 à 10 grains seulement.
Ces grains se détachaient facilement de l'épi, facilitant leur dispersion et étaient enfermés dans des glumes soudés qui protégeaient la graine.
C'était ainsi une espèce adaptée à la vie sauvage.

Q6) Le syndrome de domestication correspond à des caractères présents chez les espèces sélectionnées alors qu'ils sont absents chez les espèces sauvages.
Les caractères sélectionnés facilitent la culture, les rendements (exemple : nombre de grains par plant, résistance à la verse...), la récolte (épis au rachis solide, grains restant attachés au rachis...), ou l'utilisation (grains de blé nus avec glumelles détachables facilement...)
Ces caractères limitent cependant la dissémination naturelle des plantes qui deviennent dépendantes de l'espèce humaine pour leur reproduction.

Q7) La sélection massale sélectionne de manière empirique les caractères qui facilitent la culture, les rendements, la récolte ou l'utilisation des récoltes.
Il s'agit par exemple des caractères qui limitent la chute des graines (rachis solides, graines restant attachées à l'épi...) , limitent la verse (sélection d'espèces à paille courte), ou facilitent la consommation (graines nues, sans glumes ni glumelles).
Tous ces caractères limitent l'adaptation de la plante à la vie sauvage : les pailles courtes laissent moins de matière organique dans le sol à disposition de la plante, tous les caractères facilitant la récolte limitent la dispersion des graines, l'absence de glumes et de glumelles retirent une protection des graines contre les parasites et les ravageurs.
Ainsi, la sélection massale rend les plantes dépendantes de l'espèce humaine pour leur reproduction.

Q8) La relation entre plantes cultivées et espèce humaine peut être qualifiée de relation mutualiste dans la mesure où :
- La plante bénéficie de conditions de culture favorables (contrôle de l'irrigation, de la qualité des sols, lutte contre les parasites et les ravageurs), et de modalités de reproduction facilitées (semis dans des conditions favorables en matière de température, d'humidité...)
-L'espèce humaine bénéficie d'une récolte avec un rendement intéressant.

Q9)
- Gène "Brittle" avec l'allèle Br responsable d'un rachis cassant et l'allèle br responsable d'un rachis solide.
-Gène "Glume tenace" avec l'allèle Tg conduisant à des grains "vêtus" et l'allèle tg conduisant à des grains "nus".
- Gène Q avec l'allèle Q présent chez les plantes aux rachis solides et aux grains "nus" et l'allèle q présent chez les plantes aux rachis cassants et aux grains "vêtus".

Q10)
- Gène tb1 avec allèle tb1 responsable d'un port ramifié et allèle tb1+ responsable d'un port à tige unique.
- Gène Tga1 avec allèle tga1 responsable de grains avec glumes et Tga1 avec grains à glumes réduites.

Q11) Le principe de l'hybridation repose sur la fécondation croisée.
L'objectif est de croiser deux variétés possédant des caractères avantageux différents afin de créer une nouvelle variété possédant les caractères avantageux des deux variétés croisées.

Q12) La vigueur hybride correspond au fait que les hybrides hétérozygotes ont un rendement supérieur aux rendements des populations de lignées pures leur ayant donné naissance.

Q13) L'hybridation permet une diversification des génomes que ne permet pas l'autofécondation.

Q14) Les objectifs de sélection retenus dans l’amélioration des variétés sont :
- amélioration de la productivité,
- amélioration de la résistance aux parasites et maladies,
- amélioration de la résistance au stress hydrique,
- amélioration des qualités gustatives,
-amélioration des qualités nutritives,
- amélioration de la conservation,
-...

Q15) Après une hybridation, par exemple entre une variété A commerciale et une variété B possédant un caractère avantageux que l'on veut sélectionner, on obtient des individus porteurs du nouveau caractère mais aussi d'autres caractères de la variété B, moins intéressants que ceux de la variété A.
Le rétrocroisement consiste à recroiser les individus AB issus de l'hybridation avec des individus A.
Au fur et à mesure des générations, la part des allèles de la variété B décroit et la part des allèles de la variété A augmente.
L'objectif est de limiter les allèles A aux seuls allèles correspondant au caractère avantageux recherché.

Q16) Une autofécondation sur au moins 7 générations permet de fixer un caractère en créant une lignée pure porteuse de ce caractère. (Population stable pour ce caractère).

Q17) L'haplodiploïdisation consiste à passer par une phase haploïde avant de doubler le matériel génétique.
Il est en effet possible d'obtenir des plants haploïdes à partir de la culture de pollen (androgenèse) ou d'ovules (gynogenèse) ou d'embryons obtenus par des croisements interspécifiques (après rejet des chromosomes incompatibles) ou fécondation avec du pollen dénaturé.
Le statut haploïde étant instable, il y a doublement naturel des chromosomes dans 20 à 25% des cas chez le Blé et 60 à 65 % chez l'Orge mais il est aussi possible d'utiliser la colchicine qui bloque la mitose en début de métaphase.
On obtient alors des cellules diploïdes homozygotes.
C'est un moyen plus rapide que le rétrocroisement ou l'auto-fécondation pour obtenir une lignée pure et elle permet aussi de sélectionner des allèles récessifs.

Q18) La colchicine est une molécule qui bloque la mitose en métaphase, permettant le maintien de l'ensemble des chromosomes dans la cellule : passage de l'haploïdie à la diploïdie ou de la diploïdie à la tétraploïdie.
La polyploïdisation est utilisée par exemple pour augmenter la taille des organes. En effet, les cellules polyploïdes sont de plus grande taille.

Q19) Les espèces polyploïdes possèdent des cellules de grande taille et produiront des organes, notamment des fruits plus gros.

Q20) La sélection assistée par marqueurs (utilisation de puces à ADN, d'électrophorèses) permet de vérifier la présence d'un marqueur moléculaire associée à un caractère sélectionné très tôt dans le développement de la plante, permettant de ne conserver et de ne cultiver que les plants ayant réellement intégré le caractère désiré d'où un gain de temps important.
Le 2ème avantage est de pouvoir vérifier l'acquisition d'un caractère non visible directement par l'observation de la plante.

Q21) La transgénèse s'applique à différents domaines :
- le domaine de l'alimentation avec une amélioration des qualités nutritives d'une espèce (riz doré enrichi en béta-carotènes, précurseurs de la vitamine A),
- le domaine de la santé avec la production de molécules humaines (insuline, hormone de croissance...) par des bactéries,
- dans le domaine de l'environnement (plantes dépolluantes, capables de traiter le mercure)
- dans le domaine de l'agronomie (Maïs Bt capable de produire son propre insecticide contre la Pyrale).

Q22) Les protoplastes sont des cellules végétales débarrassées de leur paroi par des pectinases et des cellulases.
Soumis à du polyéthylène glycol ou à un courant électrique, il y a fusion des membranes. (Hybridation somatique)
Il peut ainsi y avoir un échange total ou partiel de matériel nucléaire mais également un échange total ou partiel de matériel cytoplasmique (ADN des chloroplastes et des mitochondries).
Il est possible de désactiver le noyau à l'aide de rayons X ou de désactiver les organites avec de l'iodoacétate.
Ceci permet selon ce que l'on désire d'hybrider les noyaux et/ou les organites (Hérédité cytoplasmique).

Q23) Les variétés cultivées présentent des rendements supérieurs aux espèces sauvages dont elles sont issues mais elles sont parfois davantage sensibles aux parasites alors que les espèces sauvages peuvent être plus résistantes.
Il est alors intéressant de les hybrider mais l'éloignement génétique conduit parfois à un avortement de l'embryon.
Pour être sauvé, l’embryon doit être récupéré entre 4 et 16 jours après la fécondation selon les espèces puis mis en culture sur un milieu nutritif contenant des sels minéraux, des vitamines, des sucres et des hormones.
L’hybride obtenu après régénération est souvent croisé à nouveau avec l’espèce cultivée afin de ne conserver que les gènes de résistance sauvages désirés.

Q24) Pour réaliser de la mutagenèse dirigée, il est possible d'utiliser :
- des endonucléases comme CrispR-Cas9 qui permettent de couper à des endroits précis de l'ADN.
La réparation de la zone coupée est souvent à l'origine de mutations qui affectent donc le gène repéré. Cela peut permettre de faire apparaitre de nouveaux phénotypes.

- des oligonucléotides (petits segments d'ADN complémentaires d'un gène donné).
Après appariement de l'oligonucléotide, les enzymes de réparation interviennent et peuvent de la même manière entrainer des mutations.

Q25) La diversité génétique diminue au cours de la domestication. Les 3/4 de l'alimentation humaine ne repose plus que sur 12 espèces végétales...
Cet appauvrissement génétique limite les possibilités d'adaptation en cas de changements des conditions de l'environnement.
Exemples : Manioc libérant moins de HCN, Pomme de terre moins riche en glycoalcaloïdes, choux moins riches en glucosinolates, Mildiou ayant décimé des cultures de pommes de terre en Irlande, Banane Cavendisch décimée par le champignon Fusarium…

En perdant des capacités de défenses chimiques (réduction de la toxicité) et des capacités de dissémination, les plantes cultivées sont soumises à une vraie dépendance à l'espèce humaine.

Q26) Exemples de pratiques permettant de répondre aux enjeux environnementaux (limiter les intrants) et aux enjeux de sécurité alimentaire (maintenir des rendements en accord avec l'accroissement démographique) :
- éviter les cultures monovariétales et préférer les associations de variétés résistantes et non résistantes pour augmenter la résilience des populations végétales,
- meilleure gestion des sols (moins de labours, plus de respect de la faune du sol...),
- désinfection des outils,
- associer les gènes de résistance dans les nouvelles variétés,
- utiliser des porte-greffes résistants pour cultiver des variétés sensibles,
- protéger la biodiversité allélique en conservant les espèces végétales
-...

Q27)Présence dans notre génome des traces des sélections passées associées à nos régimes alimentaires :
Exemples :
- nombre de copies du gène AMY1 plus important dans les populations ayant un régime alimentaire riche en amidon.
- gène de la désaturase (enzyme de la voie métabolique des oméga-3 et -6) présent sous la forme de l’allèle I, conférant une augmentation de l’expression de ce gène et de la production de désaturase pour les populations ayant un régime alimentaire riche en végétaux nécessitant la synthèse d’oméga-3 et -6 à partir d’acides gras végétaux, et non pas fournis directement par la viande.

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Th1B C2

Q1) Les différents types d'informations apportées par la carte géologiques au millionième sont :
- des informations sur la nature des roches (volcaniques, plutoniques, sédimentaires, métamorphiques),
- des informations sur l'âge de ces roches,
- des informations sur les déformations des roches (failles, chevauchements, schistosité...)
- des informations sur le contexte géodynamique.


Q2) Le col du Lautaret montre des chevauchements successifs, témoignant d'un contexte de collision.

Q3) Les complexes ophiolitiques sont formés des roches de la lithosphère océanique :
- des péridotites hydratées (serpentinites) surmontées
- de gabbros,
- de basaltes en filons,
- de basaltes en coussins (pillow-lavas).

Q4) Les sutures ophiolitiques sont des bandes étroites d'ophiolites comprises entre deux blocs continentaux. Elles témoignent de la fermeture d'un océan.
On peut les observer dans les Alpes ou au niveau de la chaine himalayenne.

Q5) Le Massif du Chenaillet présente une série ophiolitique et des fossiles marins. Ce sont deux arguments en faveur d'un ancien océan alpin disparu.

Q6) La subduction correspond à la plongée d'une lithosphère océanique sous une plaque continentale alors que l'obduction correspond au chevauchement d'une lithosphère océanique au-dessus d'une plaque continentale.

Q7) Différents marqueurs de la subduction peuvent être observés :
- des roches métamorphiques de faciès schistes bleus ou éclogites,
- des sutures ophiolitiques,
- un volcanisme explosif lié à un magma riche en eau et en silice (andésite),
- des plutons granitiques ayant refroidi en profondeur,
- un relief positif (chaine de montagnes) associé à un relief négatif (fosse).

Q8) Les métagabbros de faciès schistes verts sont issus de la transformation des gabbros par hydrothermalisme au cours du vieillissement de la lithosphère avec une hydratation des minéraux; ils contiennent ainsi de la chlorite, hydratée à 24%.

Les métagabbros de faciès schistes bleus sont issus d'un métamorphisme de haute pression et de basse température, caractéristique des zones de subduction, avec une déshydratation des minéraux. Le glaucophane est caractéristique de ces roches (2% d'hydratation).

Les roches de faciès éclogite sont issues d'un métamorphisme de subduction plus poussé avec une déshydratation totale des minéraux, conduisant à des minéraux de grenat et de jadéite.



Q9) Les minéraux caractéristiques des métagabbros de faciès schistes verts sont la chlorite et l'actinote.
Le minéral caractéristique des métagabbros de faciès schistes bleu est le glaucophane.
Les minéraux caractéristiques des métagabbros de faciès éclogites sont le grenat et la jadéite.

Q10) La région du Queyras-Viso est caractéristique d'une zone de subduction avec présence de roches métamorphiques de faciès schistes bleus pour le Queyras et de faciès éclogites pour Viso.
Leur position sur la carte permet de déterminer quelle est la plaque chevauchante (plaque Apulienne) et la plaque plongeante (plaque Eurasiatique).

Q11) Les déformations associées à un contexte convergent sont :
- les plis, déformations souples,
- les failles inverses, déformations cassantes,
- les plis-failles avec une déformation souple tant que la roche supporte la contrainte puis une déformation cassante quand la contrainte dépasse les capacités de résistance de la roche.

Q12) Le magma des zones de subduction est issu de la fusion de péridotites hydratées du coin du manteau de la plaque chevauchante.
En effet, lors de l'éloignement de l'axe de la dorsale, les roches de la croûte océanique subissent un hydrothermalisme qui hydrate les minéraux (les gabbros passent ainsi à des métagabbros à hornblende puis à des métagabbros de faciès schistes verts contenant des minéraux de chlorite hydratés à 24%) et participe à l'augmentation de la densité de la lithosphère océanique, en complément de son refroidissement (augmentation de l'épaisseur du manteau lithosphérique).
Lors de la plongée de la croûte océanique dense, l'augmentation de pression déstabilise les minéraux et conduit à leur déshydratation (passage aux métagabbros de faciès schistes bleus caractérisés par des minéraux de glaucophane puis au faciès éclogites avec des minéraux de jadéite et de grenat complètement déshydratés). L'eau libérée hydrate alors les péridotites abaissant leur solidus.
Le magma des zones de subduction est ainsi un magma riche en eau.
Sa deuxième caractéristique est une fusion partielle plus faible qu'au niveau des dorsales (10%) ce qui conduit à un magma plus riche en silice, plus visqueux expliquant le volcanisme explosif associé et la formation de plutons granitiques en profondeur.

Q13) L’analyse de l’orogenèse alpine montre les différentes étapes d’un cycle orogénique* : ouverture d’un océan (rifting, bmocs basculés, exemple :La Mure, Taillefer), accrétion océanique (exemple : ophiolites du Chenaillet), fermeture de l’océan par subduction (exemple roches de faciès schistes bleus au mont Queyras et de faciès éclogite au mont Viso) puis collision (chevauchements successifs avec nappes de charriage et épaississement crustal, exemples : Col du Lautaret et du Galibier) et enfin érosion.

Q14) Toutes les chaines de montagnes formées au cours d’un même cycle orogénique forment une ceinture orogénique.

Q15) Exemples d'orogenèses :
- orogenèse icartienne,
-orogenèse cadomienne,
-orogenèse calédonienne,
-orogenèse hercynienne,
-orogenèse alpine,
-...


Q16) Les cycles de Wilson s’effectueraient sur 400 à 600 Ma, comprenant une dislocation d’un supercontinent par ouvertures océaniques puis rapprochement des blocs continentaux par subduction pour reformer le supercontinent suivant avec des collisions.
Ce modèle est cependant encore très discuté dans la communauté scientifique.

Q17) L'histoire de la Terre et l'histoire de la Vie sont liées par l'impact de la tectonique des plaques sur l'évolution de la vie.
En effet, sous l'effet de la tectonique des plaques, des populations peuvent être séparées (barrières géographiques telles que chaines de montagnes, ouvertures océaniques...) et isolées génétiquement.
Les populations isolées vont évoluer chacune de leur côté pouvant conduire à l'apparition de nouvelles espèces (spéciation).

Q18) Les marqueurs d'une océanisation possibles sont :
- des marqueurs tectoniques liés au contexte divergent : failles normales et blocs basculés,
- des marqueurs topographiques : bassin d'effondrement,
- des marqueurs pétrographiques : basaltes provenant de la fusion de péridotites par décompression adiabatique,
- des marqueurs géodynamiques : MOHO situé à 6/7 km de profondeur.

Q19) 1ers stades d'océanisation : Afars, Assal

Q20) Océan jeune : Mer Rouge

Q21) Une marge passive est une zone de transition entre une lithosphère continentale et une lithosphère océanique au sein de la même plaque.
C'est la zone de la croûte continentale témoignant du phénomène de rifting avec des failles normales (listriques) et des blocs basculés.

Q22) Au niveau d'un rift continental, la lithosphère continentale est
- amincie (Moho à 7 ou 10 km de profondeur),
- marquée par des failles normales, témoins d'un contexte extensif,
- et présente des blocs basculés le long de ses failles normales.

Q23) La présence de failles normales et de blocs basculés attestent d'un contexte géodynamique en extension.

Q24) Les sédiments anté-rifts sont parallèles au bloc basculé (en jaune et bleu).
Les sédiments syn-rift se déposent en éventails (en orange).
Les sédiments post-rift se déposent à l'horizontal et sont donc discordants par rapport aux sédiments anté-rift (en jaune pâle) .

Q25)

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Q30)