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Ou en suis-je avec la langue française ? Questionnaire permettant une mise au point.

Transcript

Dire / Ne pas dire

Débuter

"Ma patrie, c'est la langue française" (A. Camus)

D'après les remarques de l'Académie française

https://www.academie-francaise.fr/dire-ne-pas-dire
(Composé par SALVY.S)

Question 1/25

Il n'en fait uniquement qu'à sa tête.

CORRECT

ERREUR

La négation restrictive

En français, la restriction peut s’exprimer par les adverbes disjoints ne … que : Il ne s’occupe que de lui ; elle ne lit que des auteurs étrangers ; ils ne font que ce qui leur plaît.

Elle peut aussi l’être à l’aide de l’adverbe uniquement ou encore de l’adverbe seulement : Il s’occupe uniquement de lui ; elle lit uniquement des auteurs étrangers ; ils font seulement ce qui leur plaît.

Ces différents tours sont corrects, mais il convient de ne pas les superposer, comme cela s’entend parfois et de rappeler qu’une phrase comme Il n’en fait uniquement (ou seulement) qu’à sa tête est incorrecte.

INCORRECT

EXACT !

La négation restrictive

En français, la restriction peut s’exprimer par les adverbes disjoints ne … que : Il ne s’occupe que de lui ; elle ne lit que des auteurs étrangers ; ils ne font que ce qui leur plaît.

Elle peut aussi l’être à l’aide de l’adverbe uniquement ou encore de l’adverbe seulement : Il s’occupe uniquement de lui ; elle lit uniquement des auteurs étrangers ; ils font seulement ce qui leur plaît.

Ces différents tours sont corrects, mais il convient de ne pas les superposer, comme cela s’entend parfois et de rappeler qu’une phrase comme Il n’en fait uniquement (ou seulement) qu’à sa tête est incorrecte.

Suivant

Question 1 /25

Question 2/25

Sa réponse est similaire à la mienne.

CORRECT

ERREUR !

L’adjectif similaire est assez proche par le sens d’autres mots comme analogue, pareil ou semblable, mais il ne se construit pas comme eux. Ces derniers s’emploient absolument ou avec un complément introduit par la préposition à : c’est un cas tout à fait analogue au vôtre ; « il a les oreilles en figure aux nôtres pareilles », dit le souriceau de la fable en parlant d’un chat ; le cognassier du Japon a des fruits semblables à de petites pommes.

L’adjectif similaire ne s’emploie, lui, qu’absolument.

Ex : elles portent des vêtements similaires.

INCORRECT

EXACT!

L’adjectif similaire est assez proche par le sens d’autres mots comme analogue, pareil ou semblable, mais il ne se construit pas comme eux. Ces derniers s’emploient absolument ou avec un complément introduit par la préposition à : c’est un cas tout à fait analogue au vôtre ; « il a les oreilles en figure aux nôtres pareilles », dit le souriceau de la fable en parlant d’un chat ; le cognassier du Japon a des fruits semblables à de petites pommes.

L’adjectif similaire ne s’emploie, lui, qu’absolument.


Ex : Elles portent des vêtements similaires.

suivant

Question 2/25

Question 3/25

Nous avons répondu pareil que lui.

INCORRECT

CORRECT

ERREUR !


Les adjectifs semblable, identique et pareil se construisent avec la préposition à : la cagoule est une coiffure d’enfant semblable à un passe-montagne ; une reproduction dont les dimensions sont identiques à celles de l’original ; des mouchetures pareilles à celles de l’hermine.

Ces trois adjectifs sont assez proches, par le sens, de même, mais deux points grammaticaux les distinguent de ce dernier. Semblable, identique et pareil se placent après le nom qu’ils qualifient tandis que même se place avant ; ce point ne pose pas de problème et n’est pas source d’erreurs : tous ces adjectifs restent bien à la place que leur a donnée l’usage.

Mais, si, comme on l’a vu, semblable, identique et pareil se construisent avec la préposition à, c’est avec l’adverbe que que se construit même. L’importance et l’emploi fréquent de cet adjectif ont fait que, par analogie, on rencontre trop souvent le tour fautif pareil que.

EXACT!

Les adjectifs semblable, identique et pareil se construisent avec la préposition à : la cagoule est une coiffure d’enfant semblable à un passe-montagne ; une reproduction dont les dimensions sont identiques à celles de l’original ; des mouchetures pareilles à celles de l’hermine.

Ces trois adjectifs sont assez proches, par le sens, de même, mais deux points grammaticaux les distinguent de ce dernier. Semblable, identique et pareil se placent après le nom qu’ils qualifient tandis que même se place avant ; ce point ne pose pas de problème et n’est pas source d’erreurs : tous ces adjectifs restent bien à la place que leur a donnée l’usage.

Mais, si, comme on l’a vu, semblable, identique et pareil se construisent avec la préposition à, c’est avec l’adverbe que que se construit même. L’importance et l’emploi fréquent de cet adjectif ont fait que, par analogie, on rencontre trop souvent le tour fautif pareil que.

SUIVANT

Question 3/25

Question 4/25

Une telle situation amène à s'interroger.

CORRECT

INCORRECT

ERREUR !


Le verbe interroger est un verbe transitif direct ; il convient donc de le construire avec un complément d’objet direct. C’est pourquoi on évitera le tour qui consiste à l’employer sans complément ; l’on se gardera également du tic de langage qui fait que l’on remplace le nom de personne qui est normalement sujet de ce verbe par un nom abstrait comme situation, drame, misère, etc.

Rappelons que ces remarques s’appliquent également au verbe interpeller.

EXACT!

Le verbe interroger est un verbe transitif direct ; il convient donc de le construire avec un complément d’objet direct. C’est pourquoi on évitera le tour qui consiste à l’employer sans complément ; l’on se gardera également du tic de langage qui fait que l’on remplace le nom de personne qui est normalement sujet de ce verbe par un nom abstrait comme situation, drame, misère, etc.

Rappelons que ces remarques s’appliquent également au verbe interpeller.


Cette situation pousse à s’interroger

Une telle misère nous amène à nous interroger, s’impose à notre attention

SUIVANT

Question 4/25

Question 5/25

Je vous partage mon travail relatif au recueil Les Fleurs du mal.

INCORRECT

CORRECT

ERREUR !


Le sens du verbe partager varie en fonction des compléments qu’il régit.

Avec les noms concrets et la plupart des noms abstraits, partager, conformément à son étymologie, signifie « faire des parts, diviser ». On peut ainsi partager une galette, une terre, le pouvoir, des responsabilités, etc. Après le partage, la part qui reviendra à chacun sera plus petite que ce qui a été partagé.

Mais quand partager a pour complément un nom abstrait désignant ce que l’on pense de tel ou tel sujet, comme idée, avis, opinion, il change de sens pour signifier « agréer, accepter, faire sien ». Et dans ce cas ce qui est partagé ne diminue pas. Je partage votre point de vue ne signifie donc bien sûr pas « j’en fais de plus petits morceaux », mais « je suis d’accord avec lui ». Cette différence de sens amène aussi une différence de construction, et si l’on dit « je voudrais partager cette tarte entre vous », où vous est complément de partager, on doit dire en revanche « je voudrais vous faire partager mon avis », où vous est sujet de partager.


Je partage avec vous ce travail


EXACT!

Le sens du verbe partager varie en fonction des compléments qu’il régit.

Avec les noms concrets et la plupart des noms abstraits, partager, conformément à son étymologie, signifie « faire des parts, diviser ». On peut ainsi partager une galette, une terre, le pouvoir, des responsabilités, etc. Après le partage, la part qui reviendra à chacun sera plus petite que ce qui a été partagé.

Mais quand partager a pour complément un nom abstrait désignant ce que l’on pense de tel ou tel sujet, comme idée, avis, opinion, il change de sens pour signifier « agréer, accepter, faire sien ». Et dans ce cas ce qui est partagé ne diminue pas. Je partage votre point de vue ne signifie donc bien sûr pas « j’en fais de plus petits morceaux », mais « je suis d’accord avec lui ». Cette différence de sens amène aussi une différence de construction, et si l’on dit « je voudrais partager cette tarte entre vous », où vous est complément de partager, on doit dire en revanche « je voudrais vous faire partager mon avis », où vous est sujet de partager.

SUIVANT

Question 5/25

Question 6/25

C'est de cette affaire dont je vous parle.

INCORRECT

CORRECT

ERREUR !


La langue classique admettait l’emploi du pronom relatif dont pour reprendre un nom ou un pronom précédé de la préposition de. On lit ainsi dans Les Amants magnifiques de Molière Ce n’est pas de vous, madame, dont il est amoureux. Mais, aujourd’hui, l’usage et la grammaire condamnent cette tournure puisque dont est l’équivalent de « de qui, de quoi » et qu’il convient donc de ne pas employer ce pronom relatif pour reprendre un nom ou un pronom déjà introduit par la préposition de.

C’est donc un pléonasme et une faute de français que de dire C’est de cette affaire dont je vous parle. On doit dire C’est l’affaire dont je vous parle ou C’est de cette affaire que je vous parle.

EXACT!

La langue classique admettait l’emploi du pronom relatif dont pour reprendre un nom ou un pronom précédé de la préposition de. On lit ainsi dans Les Amants magnifiques de Molière Ce n’est pas de vous, madame, dont il est amoureux. Mais, aujourd’hui, l’usage et la grammaire condamnent cette tournure puisque dont est l’équivalent de « de qui, de quoi » et qu’il convient donc de ne pas employer ce pronom relatif pour reprendre un nom ou un pronom déjà introduit par la préposition de.

C’est donc un pléonasme et une faute de français que de dire C’est de cette affaire dont je vous parle. On doit dire C’est l’affaire dont je vous parle ou C’est de cette affaire que je vous parle.

SUIVANT

Question 6/25

Question 7/25

Elle s'est permis d'étranges remarques.

CORRECT

INCORRECT

ERREUR !

Le verbe permettre se construit avec un complément direct, indiquant ce qu’on autorise, et un complément indirect indiquant à qui on l’autorise : le médecin ne lui permet plus le sucre. Le premier peut être remplacé par un infinitif prépositionnel (je lui permets de sortir) ou une complétive (la pluie et le vent ne permettent pas que nous nous promenions).

Quand permettre est à la forme pronominale, le pronom complément me, te, se, nous ou vous est complément indirect et ne commande donc pas l’accord : elle s’est permis d’étranges remarques. Mais on dira l’intervention qu’il s’est permise, puisque le complément direct du verbe, le pronom relatif qu(e) reprenant le nom féminin intervention, est placé avant le verbe.

EXACT!

Le verbe permettre se construit avec un complément direct, indiquant ce qu’on autorise, et un complément indirect indiquant à qui on l’autorise : le médecin ne lui permet plus le sucre. Le premier peut être remplacé par un infinitif prépositionnel (je lui permets de sortir) ou une complétive (la pluie et le vent ne permettent pas que nous nous promenions).

Quand permettre est à la forme pronominale, le pronom complément me, te, se, nous ou vous est complément indirect et ne commande donc pas l’accord : elle s’est permis d’étranges remarques. Mais on dira l’intervention qu’il s’est permise, puisque le complément direct du verbe, le pronom relatif qu(e) reprenant le nom féminin intervention, est placé avant le verbe.

SUIVANT

Question 7/25

Question 8/25

J'ai beaucoup de choses à penser.

CORRECT

ERREUR !

Le verbe penser peut avoir un complément direct et signifie alors « concevoir par la pensée » : L’architecte a pensé le bâtiment en fonction des contraintes du terrain.

Il peut aussi avoir un complément indirect et signifie alors « prendre pour objet de réflexion », « avoir l’esprit occupé par quelqu’un ou quelque chose », et l’on dira par exemple penser à la vie, à l’amour, aux soucis quotidiens.

Il convient de ne pas mélanger ces deux tournures, et si de nombreux points nous encombrent l’esprit, on dira Il y a beaucoup de choses auxquelles je dois penser, et non J’ai beaucoup de choses à penser, à moins, bien sûr, qu’il s’agisse d’objets qu’il faille concevoir par la pensée.

INCORRECT

EXACT!

Le verbe penser peut avoir un complément direct et signifie alors « concevoir par la pensée » : L’architecte a pensé le bâtiment en fonction des contraintes du terrain.

Il peut aussi avoir un complément indirect et signifie alors « prendre pour objet de réflexion », « avoir l’esprit occupé par quelqu’un ou quelque chose », et l’on dira par exemple penser à la vie, à l’amour, aux soucis quotidiens.

Il convient de ne pas mélanger ces deux tournures, et si de nombreux points nous encombrent l’esprit, on dira Il y a beaucoup de choses auxquelles je dois penser, et non J’ai beaucoup de choses à penser, à moins, bien sûr, qu’il s’agisse d’objets qu’il faille concevoir par la pensée.

SUIVANT

Question 8/25

Question 9/25

Cette nouvelle s'est avérée fausse.

INCORRECT

CORRECT

ERREUR !

Le verbe avérer signifie « reconnaître ou faire reconnaître pour vrai ». On dira ainsi, par exemple : Les faits sont avérés.

Il signifie aussi « se révéler en réalité », et l’on dira alors : Il s’avéra un excellent médecin, l’enquête s’est avérée difficile.

Mais on se gardera bien d’employer la forme, trop souvent entendue et qui constitue un non-sens : La nouvelle s’est avérée fausse. De la même manière, on évitera l’inutile redondance d’une forme comme Cette histoire s’est avérée vraie.

EXACT!

Le verbe avérer signifie « reconnaître ou faire reconnaître pour vrai ». On dira ainsi, par exemple : Les faits sont avérés.

Il signifie aussi « se révéler en réalité », et l’on dira alors : Il s’avéra un excellent médecin, l’enquête s’est avérée difficile.

Mais on se gardera bien d’employer la forme, trop souvent entendue et qui constitue un non-sens : La nouvelle s’est avérée fausse. De la même manière, on évitera l’inutile redondance d’une forme comme Cette histoire s’est avérée vraie.

SUIVANT

Question 9/24

Question 10/25

Son attitude a généré un conflit.

INCORRECT

CORRECT

ERREUR !


Comme les chats, le verbe générer semble doué de plusieurs vies.

Il apparaît une première fois au tournant du XIIe siècle, avec le sens de « régénérer quelqu’un par la vertu du baptême », et remplaçait alors une ancienne forme gendrer. Cette première vie s’achève avec le Moyen Âge.

Générer revient au XVIe siècle avec le sens d’« engendrer, produire », mais ces derniers termes, bien plus en usage, vont vite l’éliminer.

Nouvelle naissance au siècle dernier dans le domaine des mathématiques et de la linguistique, où il est cette fois emprunté de l’anglais to generate. On peut ainsi dire qu’une droite se déplaçant selon un certain axe génère un cône ou qu’une langue, avec un nombre de règles fini, peut générer un nombre infini de phrases.

On ne s’acharnera pas contre ce malheureux mot dont la force vitale étonne et on ne condamnera donc pas son emploi dans ces deux domaines spécialisés, mais on rappellera que dans tous les autres cas, on doit préférer à cet anglicisme des formes comme engendrer, faire naître, provoquer, causer, produire, etc.

EXACT!

Comme les chats, le verbe générer semble doué de plusieurs vies.

Il apparaît une première fois au tournant du XIIe siècle, avec le sens de « régénérer quelqu’un par la vertu du baptême », et remplaçait alors une ancienne forme gendrer. Cette première vie s’achève avec le Moyen Âge.

Générer revient au XVIe siècle avec le sens d’« engendrer, produire », mais ces derniers termes, bien plus en usage, vont vite l’éliminer.

Nouvelle naissance au siècle dernier dans le domaine des mathématiques et de la linguistique, où il est cette fois emprunté de l’anglais to generate. On peut ainsi dire qu’une droite se déplaçant selon un certain axe génère un cône ou qu’une langue, avec un nombre de règles fini, peut générer un nombre infini de phrases.

On ne s’acharnera pas contre ce malheureux mot dont la force vitale étonne et on ne condamnera donc pas son emploi dans ces deux domaines spécialisés, mais on rappellera que dans tous les autres cas, on doit préférer à cet anglicisme des formes comme engendrer, faire naître, provoquer, causer, produire, etc.

SUIVANT

Question 10/25

Question 11 /24

Ce sujet sensible m'interpelle.

CORRECT

ERREUR !

Le verbe interpeller, que l’on peut aussi écrire interpeler, signifie « adresser la parole à quelqu’un pour lui demander quelque chose ou le prendre à partie ».

Il appartient aussi à la langue politique et s’emploie quand un parlementaire demande à un membre du gouvernement de s’expliquer sur sa politique, sur ses actes.

Évitons d’abuser de cette image et ne donnons pas à interpeller le sens d’« attirer l’attention, émouvoir, inciter à réagir », etc.

INCORRECT

EXACT!

Le verbe interpeller, que l’on peut aussi écrire interpeler, signifie « adresser la parole à quelqu’un pour lui demander quelque chose ou le prendre à partie ».

Il appartient aussi à la langue politique et s’emploie quand un parlementaire demande à un membre du gouvernement de s’expliquer sur sa politique, sur ses actes.

Évitons d’abuser de cette image et ne donnons pas à interpeller le sens d’« attirer l’attention, émouvoir, inciter à réagir », etc.

SUIVANT

Question 11/25

Question 12/25

Nul n'est censé ignorer la loi.

INCORRECT

ERREUR !


Les adjectifs censé et sensé sont trop souvent confondus à l’écrit. Ils ont pourtant des significations bien différentes.


Censé nous vient du latin censere, « évaluer la fortune et le rang », puis « recenser, juger ». Il appartient à la même famille que cens, le montant de l’impôt qu’il fallait payer pour être éligible ou électeur, et il signifie « qui est supposé, réputé tel ».


Sensé est dérivé de sens et signifie « qui a sa raison, son bon sens ».

On évitera donc de confondre ces deux adjectifs, tant pour l’écriture que pour le sens, et les adverbes censément et sensément qui en sont dérivés.

CORRECT

EXACT!

Les adjectifs censé et sensé sont trop souvent confondus à l’écrit. Ils ont pourtant des significations bien différentes.


Censé nous vient du latin censere, « évaluer la fortune et le rang », puis « recenser, juger ». Il appartient à la même famille que cens, le montant de l’impôt qu’il fallait payer pour être éligible ou électeur, et il signifie « qui est supposé, réputé tel ».


Sensé est dérivé de sens et signifie « qui a sa raison, son bon sens ».


On évitera donc de confondre ces deux adjectifs, tant pour l’écriture que pour le sens, et les adverbes censément et sensément qui en sont dérivés.

SUIVANT

Question 12/25

Question 13/25

Il s'agit d'éduquer à la citoyenneté.

INCORRECT

CORRECT

ERREUR !


Le verbe éduquer eut longtemps mauvaise presse. On lisait à son sujet dans le Dictionnaire de Trévoux : « Terme nouveau qu’on a voulu mettre à la mode : c’est un vrai barbarisme de mots, qui figurerait très bien dans le Dictionnaire Néologique des petits Maîtres et des Précieuses ridicules. » Littré le réhabilita. On regrettera donc de voir ce verbe transitif être malmené aujourd’hui.

On éduque des personnes et, par métonymie, on éduque une qualité, une disposition : Éduquer un enfant, éduquer les réflexes, la maîtrise de soi, éduquer le goût artistique. Mais on se gardera bien de construire ce verbe avec un complément indirect, une faute hélas trop largement répandue aujourd’hui.

EXACT!

Le verbe éduquer eut longtemps mauvaise presse. On lisait à son sujet dans le Dictionnaire de Trévoux : « Terme nouveau qu’on a voulu mettre à la mode : c’est un vrai barbarisme de mots, qui figurerait très bien dans le Dictionnaire Néologique des petits Maîtres et des Précieuses ridicules. » Littré le réhabilita. On regrettera donc de voir ce verbe transitif être malmené aujourd’hui.


On éduque des personnes et, par métonymie, on éduque une qualité, une disposition : Éduquer un enfant, éduquer les réflexes, la maîtrise de soi, éduquer le goût artistique. Mais on se gardera bien de construire ce verbe avec un complément indirect, une faute hélas trop largement répandue aujourd’hui.

SUIVANT

Question 13/25

Question 14/25

Son attitude pose problème/pose question.

CORRECT

ERREUR !


On relève l’emploi abusif de tournures dans lesquelles le verbe faire est suivi de compléments, le plus souvent abstraits, qui n’étaient pas précédés d’un déterminant comme faire mémoire ou faire sens.

Force est malheureusement de constater que ce mal gagne maintenant d’autres verbes et que poser est gravement atteint. On rappellera donc que, depuis la fin du moyen Âge, le complément de ce verbe doit être précédé d’un déterminant et que, à oublier ce dernier, on perd en correction sans réellement gagner en concision.


Cette situation pose un problème

Son attitude nous amène à nous interroger

INCORRECT

EXACt!

On relève l’emploi abusif de tournures dans lesquelles le verbe faire est suivi de compléments, le plus souvent abstraits, qui n’étaient pas précédés d’un déterminant comme faire mémoire ou faire sens.


Force est malheureusement de constater que ce mal gagne maintenant d’autres verbes et que poser est gravement atteint. On rappellera donc que, depuis la fin du moyen Âge, le complément de ce verbe doit être précédé d’un déterminant et que, à oublier ce dernier, on perd en correction sans réellement gagner en concision.


Cette situation pose un problème

Son attitude nous amène à nous interroger

SUIVANT

Question 14/25

Question 15/25

Elle postule cet emploi pour l'été.

INCORRECT

ERREUR !


Le verbe postuler se construit intransitivement quand il appartient à la langue du droit, et signifie alors « s’occuper des actes nécessaires à l’instruction d’une affaire » : postuler devant une cour d’appel, devant un tribunal.

En revanche, postuler est un verbe transitif direct dans le vocabulaire de la logique où il signifie « tenir pour acquis » : on peut ainsi dire que Lamarck postulait la transmission des caractères acquis ou que les Anciens postulaient que la terre était plate.

Il en va de même dans la langue courante où ce verbe signifie « essayer d’obtenir un emploi, un état ». On ne dira donc pas plus postuler à que postuler pour.

CORRECT

EXACT!

Le verbe postuler se construit intransitivement quand il appartient à la langue du droit, et signifie alors « s’occuper des actes nécessaires à l’instruction d’une affaire » : postuler devant une cour d’appel, devant un tribunal.

En revanche, postuler est un verbe transitif direct dans le vocabulaire de la logique où il signifie « tenir pour acquis » : on peut ainsi dire que Lamarck postulait la transmission des caractères acquis ou que les Anciens postulaient que la terre était plate.

Il en va de même dans la langue courante où ce verbe signifie « essayer d’obtenir un emploi, un état ». On ne dira donc pas plus postuler à que postuler pour.

SUIVANT

Question 15/25

Question 16/24

Sa tenue vestimentaire dénote.

CORRECT

ERREUR !


Les deux verbes Dénoter et Détonner sont proches par la forme, mais ils diffèrent par le sens et la construction.

Dénoter est transitif direct et signifie « révéler, indiquer telle ou telle caractéristique », alors que détonner est intransitif et signifie « ne pas s’accorder avec ce qui est autour de soi, produire un contraste désagréable ». Si la faute qui consiste à employer détonner à la place de dénoter est peu fréquente, on entend malheureusement de plus en plus l’erreur inverse (sa tenue dénote au lieu de détonne), erreur qui s’explique sans doute parce qu’on associe dénote et fausse note, mais dont il convient cependant de se garder.

INCORRECT

ERREUR !


Les deux verbes Dénoter et Détonner sont proches par la forme, mais ils diffèrent par le sens et la construction.

Dénoter est transitif direct et signifie « révéler, indiquer telle ou telle caractéristique », alors que détonner est intransitif et signifie « ne pas s’accorder avec ce qui est autour de soi, produire un contraste désagréable ». Si la faute qui consiste à employer détonner à la place de dénoter est peu fréquente, on entend malheureusement de plus en plus l’erreur inverse (sa tenue dénote au lieu de détonne), erreur qui s’explique sans doute parce qu’on associe dénote et fausse note, mais dont il convient cependant de se garder.

EXACT!


Les deux verbes Dénoter et Détonner sont proches par la forme, mais ils diffèrent par le sens et la construction.


Dénoter est transitif direct et signifie « révéler, indiquer telle ou telle caractéristique », alors que détonner est intransitif et signifie « ne pas s’accorder avec ce qui est autour de soi, produire un contraste désagréable ». Si la faute qui consiste à employer détonner à la place de dénoter est peu fréquente, on entend malheureusement de plus en plus l’erreur inverse (sa tenue dénote au lieu de détonne), erreur qui s’explique sans doute parce qu’on associe dénote et fausse note, mais dont il convient cependant de se garder.

SUIVANT

Question 16/25

Question 17/25

Les gouvernements se sont succédés.

CORRECT

ERREUR !


L’accord des verbes pronominaux conjugués aux temps composés est souvent source d’interrogations ou de difficultés. Le verbe se succéder est visiblement un de ceux qui donnent du fil à retordre à nos correspondants.


Rappelons que pour accorder le participe passé, il convient de s’interroger sur la fonction du pronom réfléchi complément. Dans le groupe verbal se succéder, se est un complément d’objet indirect.

Si on remplace une personne, on succède à quelqu’un, on lui succède. Ce qui explique qu’au participe passé, succéder est invariable puisque le pronom se n’est pas complément d’objet direct. On écrira donc elles se sont succédé, comme on écrit elles se sont parlé.

INCORRECT

EXACT!

L’accord des verbes pronominaux conjugués aux temps composés est souvent source d’interrogations ou de difficultés. Le verbe se succéder est visiblement un de ceux qui donnent du fil à retordre à nos correspondants.


Rappelons que pour accorder le participe passé, il convient de s’interroger sur la fonction du pronom réfléchi complément. Dans le groupe verbal se succéder, se est un complément d’objet indirect.


Si on remplace une personne, on succède à quelqu’un, on lui succède. Ce qui explique qu’au participe passé, succéder est invariable puisque le pronom se n’est pas complément d’objet direct. On écrira donc elles se sont succédé, comme on écrit elles se sont parlé.

SUIVANT

Question 17/24

Question 18/25

Ils sont convenus de se rencontrer bientôt.

CORRECT

INCORRECT

ERREUR !


Le verbe convenir, quand il signifie « correspondre aux besoins, aux goûts, aux aptitudes de quelqu’un », se construit avec l’auxiliaire avoir ; on dit Jusque-là cette fonction m’a convenu.

Mais quand convenir signifie « décider, arrêter d’un commun accord », il se construit avec l’auxiliaire être. Employer avoir dans ce cas est une faute qu’il faut éviter.


Ils sont convenus de se revoir mardi

Nous sommes convenus que vous parleriez le premier

EXACT!

Le verbe convenir, quand il signifie « correspondre aux besoins, aux goûts, aux aptitudes de quelqu’un », se construit avec l’auxiliaire avoir ; on dit Jusque-là cette fonction m’a convenu.

Mais quand convenir signifie « décider, arrêter d’un commun accord », il se construit avec l’auxiliaire être. Employer avoir dans ce cas est une faute qu’il faut éviter.


Ils sont convenus de se revoir mardi

Nous sommes convenus que vous parleriez le premier

SUIVANT

Question 18/25

Question 19/24

Il me traite.

INCORRECT

CORRECT

ERREUR !


Le verbe Traiter peut avoir des noms de personne comme complément direct ; il signifie d’abord et généralement « agir de telle ou telle manière avec quelqu’un ». On dira ainsi : « Notre hôte nous a traités royalement. »


Traiter signifie aussi par extension « insulter », mais, dans ce cas, il doit obligatoirement être construit avec un nom attribut du C.O.D : « Il a traité son voisin de cafard. » La construction sans attribut est incorrecte avec ce verbe.


Rappelons que, à l’inverse, le verbe Insulter ne doit pas être suivi d’un attribut du C.O.D.


Il me traite d’idiot, de lâche, d’assassin, etc.

Il m’a insulté

EXACT!

Le verbe Traiter peut avoir des noms de personne comme complément direct ; il signifie d’abord et généralement « agir de telle ou telle manière avec quelqu’un ». On dira ainsi : « Notre hôte nous a traités royalement. »


Traiter signifie aussi par extension « insulter », mais, dans ce cas, il doit obligatoirement être construit avec un nom attribut du C.O.D : « Il a traité son voisin de cafard. » La construction sans attribut est incorrecte avec ce verbe.


Rappelons que, à l’inverse, le verbe Insulter ne doit pas être suivi d’un attribut du C.O.D.


Il me traite d’idiot, de lâche, d’assassin, etc.

Il m’a insulté

SUIVANT

Question 19/25

Question 20/25

L'intrigue du roman ? Je m'en rappelle, oui.

INCORRECT

CORRECT

ERREUR !


Par une confusion fréquente, Se rappeler, qui doit être suivi d’un complément direct, est construit fautivement comme Se souvenir, dont le complément est introduit par la préposition de. Cette erreur est particulièrement frappante lorsque le complément est un pronom.

Se rappeler son passé
Se souvenir de son passé

Je me le rappelle, je me rappelle cela
Je m’en souviens, je me souviens de cela

EXACT!

Par une confusion fréquente, Se rappeler, qui doit être suivi d’un complément direct, est construit fautivement comme Se souvenir, dont le complément est introduit par la préposition de. Cette erreur est particulièrement frappante lorsque le complément est un pronom.

Se rappeler son passé
Se souvenir de son passé

Je me le rappelle, je me rappelle cela
Je m’en souviens, je me souviens de cela

SUIVANT

Question 20/25

Question 21/25

La thématique de cette conférence est intéressante.

CORRECT

ERREUR !


Le mot thématique peut être adjectif ou nom.

Dans le premier cas, il s’emploie notamment en musique et en linguistique et signifie « qui se rapporte à un thème ».


Dans le second cas, il désigne, en littérature et dans les arts, un ensemble cohérent de thèmes propres à une œuvre, un artiste, un genre, etc. : La thématique de l’errance chez Rimbaud.


Il convient donc, pour parler précisément, de ne pas substituer cette forme au nom thème, et de ne pas confondre la longueur d’un mot avec l’importance qu’il peut avoir dans un discours savant, comme cela se fait aussi, par exemple, avec le couple problème / problématique.

INCORRECT

EXACt!

Le mot thématique peut être adjectif ou nom. Dans le premier cas, il s’emploie notamment en musique et en linguistique et signifie « qui se rapporte à un thème ».

Dans le second cas, il désigne, en littérature et dans les arts, un ensemble cohérent de thèmes propres à une œuvre, un artiste, un genre, etc. : La thématique de l’errance chez Rimbaud.

Il convient donc, pour parler précisément, de ne pas substituer cette forme au nom thème, et de ne pas confondre la longueur d’un mot avec l’importance qu’il peut avoir dans un discours savant, comme cela se fait aussi, par exemple, avec le couple problème / problématique.

SUIVANt

Question 21/25

Question 22/25

La problématique du logement en France.

CORRECT

ERREUR !


Cet adjectif, employé substantivement au féminin – une problématique, la problématique –, appartient à la langue didactique et s’applique à des recherches de caractère érudit ou scientifique appelant, sur un sujet donné, une mise en perspective théorique.

Il paraît présomptueux de vouloir en faire usage à propos des difficultés et des tâches de notre vie courante, ou de tout ce qui nécessite un tant soit peu de réflexion et de concertation. On ne posera pas la problématique du logement ou du travail des femmes. On ne s’interrogera pas sur la problématique de la surpopulation carcérale ou de la gestion de l’eau potable. On fuira la problématique du surpoids, de la dépendance, des déchets, etc.

INCORRECT

EXACT!

Cet adjectif, employé substantivement au féminin – une problématique, la problématique –, appartient à la langue didactique et s’applique à des recherches de caractère érudit ou scientifique appelant, sur un sujet donné, une mise en perspective théorique.

Il paraît présomptueux de vouloir en faire usage à propos des difficultés et des tâches de notre vie courante, ou de tout ce qui nécessite un tant soit peu de réflexion et de concertation. On ne posera pas la problématique du logement ou du travail des femmes. On ne s’interrogera pas sur la problématique de la surpopulation carcérale ou de la gestion de l’eau potable. On fuira la problématique du surpoids, de la dépendance, des déchets, etc.

SUIVANT

Question 22/25

Question 23/25

Il a réalisé qu'il devait partir.

CORRECT

ERREUR !


D’excellents auteurs comme Charles Baudelaire, André Gide ou François Mauriac ont parfois donné au verbe réaliser le sens d’« admettre comme réel en esprit » : Il ne réalise pas encore pleinement sa perte.

Si cet emploi ne saurait être considéré comme fautif, l’utilisation abusive du verbe réaliser, au sens affaibli de « se rendre compte » est en revanche un anglicisme à éviter. Ainsi, on ne dira pas Il a réalisé qu’il devait partir, mais, par exemple, Il s’est aperçu, il a compris qu’il devait partir.

INCORRECT

EXACt!

D’excellents auteurs comme Charles Baudelaire, André Gide ou François Mauriac ont parfois donné au verbe réaliser le sens d’« admettre comme réel en esprit » : Il ne réalise pas encore pleinement sa perte.

Si cet emploi ne saurait être considéré comme fautif, l’utilisation abusive du verbe réaliser, au sens affaibli de « se rendre compte » est en revanche un anglicisme à éviter. Ainsi, on ne dira pas Il a réalisé qu’il devait partir, mais, par exemple, Il s’est aperçu, il a compris qu’il devait partir.

SUIVANt

Question 23/25

Question 24/25

Suite à votre appel nous souhaitons vous rencontrer.

INCORRECT

CORRECT

ERREUR !

La langue commerciale et administrative a abrégé la locution prépositive À la suite de et en a fait le peu élégant Suite à : Suite à votre intervention, Suite à votre demande, Suite à cet accord…

On préfèrera conserver la formule complète – À la suite de votre intervention… –, utiliser Pour donner suite à Pour donner suite à votre demande… – ou encore, lorsque l’on considère la conséquence, employer Par suite de – Par suite de cet accord

EXACT!

La langue commerciale et administrative a abrégé la locution prépositive À la suite de et en a fait le peu élégant Suite à : Suite à votre intervention, Suite à votre demande, Suite à cet accord…

On préfèrera conserver la formule complète – À la suite de votre intervention… –, utiliser Pour donner suite à Pour donner suite à votre demande… – ou encore, lorsque l’on considère la conséquence, employer Par suite de – Par suite de cet accord

FIN

Question 24/25

Question 25/25

Il a réussi de part son talent.

CORRECT

ERREUR !


La locution prépositive de par a encore son sens premier « de la part de », « au nom de », dans des formules figées comme de par le roi, de par la loi, de par la Constitution, de par la justice.

Mais, en dehors de ces cas et de la forme de par le monde, il est préférable de ne pas employer cette locution en lieu et place de formes comme par, du fait de, grâce à, étant donné, etc.

INCORRECT

EXACt!

La locution prépositive de par a encore son sens premier « de la part de », « au nom de », dans des formules figées comme de par le roi, de par la loi, de par la Constitution, de par la justice.


Mais, en dehors de ces cas et de la forme de par le monde, il est préférable de ne pas employer cette locution en lieu et place de formes comme par, du fait de, grâce à, étant donné, etc.

SUIVANT

Question 25/25

Resultats

0

erreur

Félicitations !!! La langue française n'a aucun secret pour toi.

1-6

erreurs

Une maîtrise convenable de la langue française.

12

erreurs

Une maîtrise moyenne de la langue française, il faut intensifier les efforts.

+ 12

erreurs

Remonte les manches, il faut revoir les fondamentaux.