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La lithographie, En Alsace-La première leçon , août 1914, Fabien Fabiano

Malgré les oppositions qu'elle rencontre, comment la Troisième République finit-elle par regrouper la majorité des Français autour d'un projet politique commun ?

La mise en œuvre du projet Républicain

Mes enfants, dit le sergent, nous allons reprendre la leçon interrompue il y a quarante quatre ans… et il lit aux enfants qui écoutent, les oreilles rouges d’émotion, les citations à l’ordra du jour de l’armée française.

Maintenant, le sergent évoque les bataillons qui montent par delà les Vosges et il paraphrase magnifiquement le champ national :

« Enfants de la Patrie, le jour de gloire est arrivé !
« Entendez-vous dans les campagnes mugirent ces féroces soldats ?…

Ah! Oui, ils les ont entendus, ils les ont vus, eux égorger nos fils et nos compagnes.

Les portes de la classe se sont ouvertes; les têtes paraissent aux fenêtres : toute l’Alsace est là, frémissante de fierté, de reconnaissance et d’amour!

Statue de Marianne, entourée de drapeaux français, symbole de la République et de la Liberté.

INTRODUCTION

Tout d’abord, remettons nous dans le contexte historique.

Le 2 septembre 1870 Napoleon III est capturé après la défaite de Sédan.

La III ème République est proclamé le 4 septembre.

Malgré les difficultés qu’elle rencontre, comment la Troisième République finit-elle par regrouper la majorité des français autour d’un projet politique commun ? Nous verrons en premier lieu pourquoi le projet républicain ne peut être mis en place avant 1879 puis comment il est mis en place entre 1879 et 1892 puis comment le projet républicain souvent conteste est consolidé entre 1892 et 1914.

I- Pourquoi le projet républicain ne peut pas être mis en place avant 1879?

Journée du 10 aout 1792, prise des tuileries

Faisons un point sur le contexte de la France avant 1879.

Un gouvernement insurrectionnel se met en place à Paris : La Commune.

Du 18 Mars au 28 mais 1871, un système politique égalitariste qui s’oppose au gouvernement de Versailles au capitalisme et à la bourgeoisie est mit en place par les insurgés. Des figures politiques émergent tel que Louise Michel, surnommée « la vierge rouge ».

Les Versaillais, dirigés par Thiers donnent assaut lors de la semaine sanglante. Les communards exécutent les otages, notamment l’archevêque de Paris et incendie de nombreux édifices symboles du pouvoir comme l’Hôtel de Ville où le palais des Tuileries. La répression fait entre 15 000 et 25 000 morts. Louise-Michel est condamné au bagne.

De plus, la République reste contrôlée par les Royalistes. Ils sont eux mêmes divisés en deux branches, les Orléanistes, partisans du successeur de Louis-Philippe le comte de Paris, et les Légitimistes successeur de Charles X, comte de Chambord.

En 1873, Patrice de Mc Mahon est élu à la présidence de la république. L’amendement de Wallon de 1875 le nomme pour 7ans avec possibilité d’être rééligible.

En février 1876 les républicains gagnent les législatives.

En Octobre 1877 on lieu les élections législatives suite à la dissolution de la chambre des députés par Mc Mahon puis en 1879 Mc Mahon démissionne, remplacé par Jules Grevy.


Le projet Républicain ne pouvait donc pas être mis en place dans un contexte politique et sociale aussi tumultueux et tendu que celui d’avant 1879.



Portrait de Louise-Michel

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Représentation graphique des différents partis politiques.

Extrait du discours de Louise Michel sur la semaine sanglant.

Corps des tués lors de la semaine sanglante.

II- Comment le projet républicain est mis en place entre 1879 et 1892

LiLithographie fête nationale

La troisième République instaure de nombreux changement.

Tout d’abord la mise en place de nouvelles institutions; une série de lois constitutionnelles sont votée entre 1871 et 1875.

La Nation, par le suffrage universel Masculin élit la chambre des députés et le sénat ( qui forment ensemble le parlement) qui élisent à leur tours le Président de la République.

Le Président de la République nomme et révoque son gouvernement qui est contrôlé par le parlement.


Des lois sur les libertés individuelles sont aussi instaurées.

En 1881 la loi sur la liberté de la presse et liberté de réunion. En 1884 la liberté syndicale et la loi interdisant tout retour à la monarchie ou à l’empire. Néanmoins, les femmes demeurent exclus du droit de vote et ceux malgré les manifestations des suffragettes.

On assiste à la création d’une culture politique républicaine qui s’appuie sur les symboles de la révolution française.

En 1879, la Marseillaise devient l’hymne national. Le 14 juillet 1880 la première fête nationale est célébré. Une généralisation du drapeau tricolore et de la devise Liberté Égalité Fraternité ainsi que du buste de Marianne voit le jour dans tous les lieux publiques. En 1879, la place du Château d’Eau à Paris est renommée La Place de la République et une immense statue est installée. Le monument est constitué d’un piédestal en pierre de 15mètres et d’une statue de femme en bronze de 9mètres. Dessus sont représentés tous les symboles de la III ème République. Le bonnet phrygien, symbole de liberté, la couronne de laurier, symbole de la Victoire, le rameau d’Olivier, symbole de la paix, l’épée en bandoulière, pour La Défense de la Patrie, la table de la Loi avec les droits de l’homme, l’emblème de la ville de Paris, la devise nationale Liberté Égalité Fraternité représenté par trois femmes et enfin, un lion devant une urne signifiant le suffrage universel masculin.


Grâce aux lois Ferry et Goblet, l’école devient gratuite laïque et obligatoire pour les enfants de 6 à 13ans.

Les programmes scolaires se centrent sur les science, le français, la géographie et l’histoire de la France.

Les instituteurs sont les « Hussards noirs de la République ». Cette expression, inventée par Charles Péguy, est dû à leur enseignement qui se doit d’être laïque et leur tenue noir rappelant ceux des escadrons de cavalerie.

En 1889, le service militaire est rendu obligatoire pour tous les jeunes hommes permettant un brassage social.


En 1901, la loi d’association permet l’interdiction de congrégation religieuse et en 1905 la loi de séparation des églises et de l’état est mise en place. La République ne reconnaît aucun culte mais garantit le libre exercice des religions.

Le projet républicain est aussi renforcé lors d’événements important comme l’enterrement de Victor Hugo. En effet, le poète est un symbole de la République et de la lutte contre l’empire. Par la presse et dans ses œuvres il a toujours travailler pour une meilleure justice sociale, pour la paix, la liberté et contre la peine de mort. Lors de son enterrement lui est donc rendu un hommage national. Un cortège circule à travers tout Paris jusqu’au Panthéon où il est enterré. Des milliers de gens viennent assisté à l’événement. L’état réaffirme ainsi l’unité de la nation

Hommage national pour l’enterrement de Victor Hugo.

Extrait du journal de l’union française pour le suffrage des femmes

Dessin d’une jeune fille portant un bonnet frigien, symbole de la révolution française, écrivant le mot laïcité.

Les lois Ferry complétés par la loi Goblet.

Statue de la place de la République.

III- Comment le projet républicain, souvent contesté, est consolidé entre 1892 et 1914?

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Attentats anarchIstes sontre la chambre des Deputés, 9 décembre 1993

Illustration de F.Lix, pour le petit journal, 23 decembre 1893

Illustration de F.Lix pour Le Petit Journal, 23 décembre 1893

En 1887 - 1889 la III ème République, dans un contexte de crise économique, se retrouve confronté à la crise boulangiste. Elle tient son nom du Général George Ernest Boulanger.

Le mouvement boulangiste regroupe tous les mécontents de la République parlementaire. Certains sont d’anciens royalistes ou bonapartistes et aspirent tous à un pouvoir exécutif fort et une revanche contre l’Allemagne.

Elle est repousser par l’état et le général boulanger est condamné à l’exil en 1889.


En 1892, un nouveau scandal éclate, le scandal de Panama. Le canal de Panama est un canal maritime de 80km de long qui traverse l’Amérique centrale et par lequel s’effectue beaucoup de commerce. Un chantier est lancé pour son agrandissement mais il se révèle plus onéreux que prévu. Est alors lancé secrètement une souscription publique ( appel d’une société à l’épargne publique ). Une partie des fonds est utiliser pour soudoyer les journalistes et appâter les personnalités publiques. Le Baron de Reinach est retrouvé mort, des politiques sont accusé de corruption et le scandal éclate alors au grand jour.


On voit aussi l’apparition de l’anarchisme : mouvement rejetant toute forme de domination ( patron, état, église…)

Les anarchistes en signe de protestation commettent des attentas.

Par exemple, en 1883 Auguste Vaillant lance une bombe dans la chambre des députés. En 1894 Caserio assassine le Président Sadi.


En 1894 - 1906 l’affaire Dreyfus démontre l’étendu de l’antisémitisme ( racisme dirigé contre les Juifs ) en France.

En 1894, le capitaine Dreyfus est accusé à tord d’espionnage au profit de l’Allemagne et est condamné à la déportation. S’opposent alors deux camps : les Dreyfusards qui croient en l’innocence de Dreyfus et le soutiennent et les antidreyfusard qui regroupent des partisans de sa culpabilité, des opposants à la République, des antisémites, des nationalistes et des catholiques. Les Drefusard luttent pour la justice et la vérité et défendant la primauté des droits de l’individu sur la raison d’état. Parmi eux de nombreux intellectuels notamment Émile Zola qui prendra la défense de Dreyfus avec son article dans la une du journal l’Aurore « J’accuse ».

En 1899 Dreyfus est gracié par le Président et réhabilité en 1906.

CONCLUSION

La III ème République, malgré les difficultés qu’elle a rencontrées à finit par regrouper les français autour d’un projet politique commun.

Elle associe ainsi démocratie, république et valeurs françaises.

Elle a longtemps été menacé notamment à cause de nombreux scandale comme l’affaire Dreyfus où le scandale du Panama qui l’ont fait évolué.

Les oppositions au pouvoir restent néanmoins nombreuses en 1914, poussant l’étât à toujours réaffirmer un nationalisme puissant.

SOURCES

Powerpoint École Direct, Wikipedia, vidéo YouTube.

Illustration du Petit Journal lors du scandal de Panama pour dénoncer les hommes politiques corrompu.

Ici un homme jouant avec des boules comme un clown dans un cirque mais les boules sont en réalité des sacs que l’on devine remplis d’argent, de l’argent de la caisse publique.

Traité de signature du Canal de Panama

Portrait du Général Dreyfus.

Une du journal L’Aurore avec l’article J’Accuse d´Emile Zola.

La séparation de l’église et l’état, anonyme, musée Jean Jaurès.

Au devant du tableau, tout en blanc, l’église représenté par le pape reconnaissable à sa tenue et au ciboire dans sa main. Enchainé à lui par une corde, détournant le regard Marianne, incarnant la République.

Tenant une hache prête à être abattue et à délivré Marianne, Emile Combes. Dans le fond, surélevant les personnages sur un nuage, Voltaire. Nouveau dieu, le philosophe des lumières envoie ses rayons depuis le ciel à l’exécuteur. En bas à droite un homme de clergé, une croix dans la main ( une croix sur laquelle un verre est gravé ) est assoupie par l’ivresse ( nez rouge, bouteille d’alcool sous son bras ). Le président coupe les liens entre l’état et la religion.

Cette caricature illustre parfaitement le thème de la séparation de l’église et de l’état.


« L’assaut de la République » dessin de Pépin parut dans Le Grelot n°908, 2 septembre 1888.

[1] L’extrême gauche radicale ( sous les traits du député Henri Rochefort )

[2] Les monarchistes et radicaux

[3] Les bonapartistes

[4] Le général Boulanger

Ici, les trois premiers personnages se servent de la tête du Général boulanger comme d’un bélier pour « Enfoncer » la porte de la République. À sa fenêtre, Marianne avec un balai à la main tente de les en empêcher.

Cette Caricature du Grelot, journal connu pour ses positions Républicaine, le fait passer dans une position franchement réactionnaire, antisémite, antimaçonnique et cléricale.