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Transcript

L'Afrique, un continent convoité

Sommaire

INTRODUCTION

I) Des ressources naturelles et humaines stratégiques


II) Colonisation et problèmes persistants sur le continent

III) L'Afrique dans la mondialisation

CONCLUSION

Introduction:


Alors que l’Afrique est en marge des relations inter gouvernementales et demeure le continent le plus pauvre du monde, en quoi attire t elle les grandes puissances ?

Richement dotée en ressources naturelles et bénéficiant d’une démographie exponentielle, l’Afrique a tout pour réussir. Et pourtant, le continent peine à prendre toute sa place dans la mondialisation. Certes, comme au lendemain de la décolonisation, nombreux sont aujourd’hui les experts à annoncer l’irrésistible affirmation de la puissance africaine. Sans nier le dynamisme de son économie, bien des défis doivent cependant être encore relevés, à commencer par la faiblesse des États, qui autorise toutes les convoitises étrangères.

I) Des ressources naturelles et humaines stratégiques

Dans l’échantillon de pays considérés pour cette étude, l’agriculture occupe une place importante. Au Burkina Faso et au Mozambique, elle occupe près de 80% de la population active, et près de 71% en Uganda.
Le potentiel agricole de l’Afrique est encore important et l’agriculture est la première source de revenus des familles rurales. Ainsi, développer l’agriculture constitue une opportunité pour faire plus de croissance inclusive. Le développement de ce secteur en Afrique nécessitera l’intervention publique. Le Rwanda et l’Ethiopie l’ont bien démontré en assurant l’accès au fertilisants et semences pour les ménages agricoles.

a) Un secteur porteur

I) Des ressources naturelles et humaines stratégiques

L’enjeu est de taille pour la sécurité alimentaire des Africains, mais également pour les grandes firmes de l’agrobusiness. « L’accès à la terre et à l’eau – indispensable à l’irrigation des cultures et aux élevages – deviendra très rapidement primordial. Cette bataille a d’ores et déjà commencé, comme en témoigne le rachat de terres africaines arables par des pays du Golfe, par la Chine ou encore par des entreprises agroalimentaires occidentales ».

Le continent africain n’a pas les ressources naturelles pour seul atout. Sa démographie est en passe d’en faire un « poids lourd » mondial. La population en âge de travailler « devrait exploser en nombre absolu, passant de 430 millions à 960 millions entre 2000 et 2030, pour dépasser celle de l’Inde dans les années suivantes. L’émergence d’une classe moyenne de plus en plus dynamique représente de nouveaux débouchés, que se préparent à conquérir les multinationales étrangères.

Selon le FMI, 22 pays subsahariens atteindront à l’horizon 2015 un PIB par habitant suffisant pour voir s’y développer une consommation de masse. Industrie automobile, informatique ou même enseignement supérieur (voir la note Géopolitique du savoir : l’enseignement supérieur à l’heure de la mondialisation) : les marchés potentiels attisent toutes les convoitises.


b) Autres ressources qui font d’elle l’un des continents les plus riches (en ressources et matières premières)

I) Des ressources naturelles et humaines stratégiques

L’Afrique possède près d’un tiers des réserves minérales mondiales sans oublier les gisements en terres rares auxquelles les industries contemporaines sont si dépendantes..

Si l’Afrique dispose des ressources, elle n’est cependant pas encore en mesure de les transformer en véritable levier d’un développement durable. Parmi les nombreuses raisons, il faut souligner l’étroite dépendance des PIB nationaux au cours des matières premières, dont l’indice est extrêmement volatile.


c) Pourtant...

II) Colonisation et problèmes persistants sur le continent

a) Comment la colonisation a-t-elle impactée le continent?


CONSÉQUENCES POLITIQUES
- Les frontières sont redessinées en fonction du partage des territoires par les européens. Ces frontières ne correspondent pas aux besoins, aux habitudes et à l'histoire des peuples qui y vivent depuis toujours. Désormais, certains peuples ennemis devront parfois vivre ensemble... Imaginez les conflits.
- Aussi, certains pays européens développeront des rivalités en Afrique; rien pour atténuer les tensions...
La Première Guerre mondiale arrive à grand pas.

CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES
- Les Africains n'auront plus de terres: elles sont confisquées par le pays colonisateur et parfois données à des entreprises privées européennes. Les Africains s'appauvrissent.
- Les Africains devront travailler pour les colonisateurs, principalement dans l'exploitation des matières premières... rien de très payant. Les Africains s'appauvrissent.
- Les matières premières sont acheminées vers les métropoles afin d'y être transformées. Peu de capitaux serviront à ouvrir des usines en Afrique. Les Africains s'appauvrissent.

CONSÉQUENCES CULTURELLES
- L'éducation est l'outil de colonisation et d'assimilation par excellence: on enseigne aux Africains l'histoire, la religion, les lois et les valeurs européennes.
Les Africains adoptent malgré eux la culture des Européens





CONSÉQUENCES SOCIALES
- Les colons reçoivent les meilleures terres
- plusieurs colonies ont recours au travail forcé
- les colons ont accès aux postes administratifs --> il y a beaucoup de discrimination.
- la discrimination est telle que les Africains ne peuvent habiter dans les mêmes quartiers que les Blancs.

II) Colonisation et problèmes persistants sur le continent

b) L'afrique: continent de la guerre


Depuis l’indépendance de la plupart des pays d’Afrique de 1956 à 1975, le nombre de conflits qu’a connus le continent est presque impossible à déterminer. Un ensemble complexe de tensions, d’affrontements ouverts ou couverts semble marquer l’Afrique. Rien sans doute ne menace plus le développement du continent que cette guerre généralisée de tous contre tous. 
En effet, l’Afrique est le continent qui a connu, dans les cinquante dernières années, le nombre le plus important de conflits, avec un bilan que certains estiment à près de 10 millions de morts.
Le premier point qui doit être souligné, c’est que l’Afrique connaît des conflits interétatiques fondés sur des revendications territoriales. On compte au total une trentaine de territoires revendiqués par un ou plusieurs États, soit beaucoup plus que sur tout autre continent. Ainsi, loin de l’image généralisée d’une défaillance étatique et d’une faillite de l’idée d’État-nation, on constate en Afrique une remarquable persistance de ce niveau d’attachement identitaire.

Le premier cas est celui de la revendication d’un territoire au nom de l’histoire. La logique des peuples et États anciens est mise au service de la revendication nationale. Ainsi, la présence de peuples somalis en Ogaden, dans le sud de Djibouti et dans l’est du Kenya était un des fondements de la rhétorique expansionniste des présidents somaliens des années 1970 et 1980. Depuis la décomposition de l’État somalien dans les années 1990, ce sont les mouvements djihadistes et notamment celui des Shebabs qui reprennent cette idée. Malgré la rhétorique de la participation à un djihad supposé être universel, leurs zones effectives de combats se trouvent dans les territoires déjà disputés où agissaient des guérillas séparatistes. De même, le conflit entre la Libye et le Tchad de 1978 à 1987 rappelait les tensions sur la ligne de partage entre populations d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne si difficile à fixer dans le Sahara. À la même époque, à la fin de l’année 1985, un conflit, dit « Guerre de Noël », éclate entre le Mali et le Burkina Faso pour la souveraineté sur la bande d’Agacher, bande de terre peu peuplée mais fondamentale pour les nomades de la région car elle abrite un point d’eau stratégique.

Une des causes principalement invoquées pour les conflits de ce type est l’héritage des frontières coloniales. La conférence des États de l’OUA au Caire consigna dans sa déclaration du 21 juillet 1964, que « tous les États membres s’engagent à respecter les frontières existant au moment où ils ont accédé à l’indépendance ». Ces frontières avaient été tracées souvent au gré des intérêts des puissances, comme entre le Soudan français et le Soudan anglais à l’issue de la crise de Fachoda lorsque, le 21 mars 1899, on délimita les deux territoires en fonction des bassins versants du lac Tchad et du Nil et non en fonction des peuples et États précoloniaux.

II) Colonisation et problèmes persistants sur le continent

c) La forte présence du terrorisme en Afrique


Du Sahel à la Corne de l’Afrique, en passant par le Nigéria et le Cameroun, l'Afrique est devenue la base arrière de divers groupes djihadistes et le théâtre de nombreuses attaques terroristes ces derrières années. Un phénomène qui s'est amplifié après les printemps arabes. Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), Boko Haram, Al-Shebab, Al-Mourabitoune, Ansar al-Charia et d'autres groupuscules jihadistes sévissent régulièrement sur le continent, un territoire en première ligne de la lutte contre le terrorisme.
Dans une intervention devant le Conseil, la cheffe des affaires politiques de l’ONU Rosemary DiCarlo a déclaré que le terrorisme et l'extrémisme violent continuent de croître dans différentes parties du continent, malgré les efforts déployés pour les prévenir et les contrer à tous les niveaux.


Carte de la dispersion des groupes islamistes opérant en Afrique de l'ouest:

III) L'Afrique dans la mondialisation

a) Une forte croissance économique mais pourtant l'intégration dans la mondialisation économique reste limitée

- L’Afrique a une croissance économique élevée : son produit intérieur brut (PIB) augmente en moyenne de 5,4 % par an depuis 2000.

- Après les années 1990 marquées par de multiples guerres et un génocide (Rwanda), une relative stabilité a permis le décollage économique du continent. La croissance est portée par la demande mondiale de matières premières, le développement des infrastructures et la consommation.

- La place de l’Afrique dans la mondialisation reste réduite: le continent ne reçoit que 4 % des investissements directs à l’étranger (IDE) mondiaux et 80 % des emplois sont informels.




III) L'Afrique dans la mondialisation

a) Une forte croissance économique mais pourtant l'intégration dans la mondialisation économique reste limitée

III) L'Afrique dans la mondialisation

b) Un continent au développement humain assez faible

Les niveaux d’éducation, de santé et de revenu progressent : sur 54 pays, 17 ont un IDH moyen ou élevé. Mais l’Afrique reste un continent peu développé : 35 pays font partie des pays les moins avancés.

Les inégalités sont fortes entre les villes et les campagnes, entre les femmes et les hommes.
L’Afrique compte 1,1 milliard d’habitants en 2015. La population est en forte croissance. Elle devrait atteindre 2 milliards en 2050. C’est un défi en termes de sécurité alimentaire, d’éducation et d’accès au marché du travail.

Peu urbanisée, l’Afrique est le continent où la croissance urbaine est la plus forte. Cette croissance est alimentée par un fort exode rural.

III) L'Afrique dans la mondialisation

c) Le défi de la démocratie et de la stabilité politique

- La majorité des États africains ont un régime autoritaire ou des institutions démocratiques fragiles. La corruption est importante.


- L’insécurité freine le développement de certains territoires, en raison de conflits (Centrafrique, Somalie, Libye) ou du terrorisme (Mali, Égypte, Nigeria).


- Certains États du continent sont des États en faillite : ils n’arrivent plus à assurer le contrôle de leur territoire


- D’intenses trafics illégaux s’y développent.

Yves Lacoste: "Dans les pays du Tiers monde, les riches sont plus riches, et les pauvres plus pauvres que partout ailleurs"

Conclusion:

Si l'Afrique reste un pays du tiers-monde porteur de bien des inégalités, il n'en demeure pas moins qu'il est fortement convoité en raison de sa diversité importante de ressources et de sa vulnérabilité pesante. Le continent africain est aujourd’hui convoité par de nombreux prétendants à la recherche d’un approvisionnement en ressources minières et pétrolières pour leur propre marché national.
Certains facteurs font de ce continent, une destination incontournable pour les investisseurs ; il s’agit, d’une part, de la diversité des ressources contenues en quantités importantes dans son sous-sol et, d’autre part, de sa situation géographique facilitant l’approvisionnement en ressources naturelles de l’ensemble des pays consommateurs