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Philosophie: Exposé sur l'art

La basilique
Saint Pierre de Rome

Index

1. présentation de l'oeuvre

2. analyse philosophique

3. Analyse esthétique

Présentation de l'oeuvre

1

L’œuvre que nous allons étudier tout au long de cette présentation sur l’art est la Basilique Saint Pierre de Rome. Cette œuvre se situe actuellement dans la cité du Vatican, à Rome, en Italie.

Tout d’abord, avant de savoir ce qu’est devenue la basilique, il faut revenir au tout début de sa construction et au célèbres personnes qui lui sont associés. En effet, la construction de cette basilique construit sur le tombeau de Saint Pierre, d’où son nom, a débuté sous le règne de l’empereur Constantin Ier, premier empereur chrétien, vers l’an 300 après J-C. A cette époque la basilique, commandé par l’empereur lui-même, s’inspire du courant de l’antiquité grec.
Mais au fil des siècles, cette basilique chrétienne lieu de pèlerinage, au nom du personnage biblique saint Pierre dans l’Ancien Testament, se voit délabrée et détruite par de nombreux pillages ainsi qu’ à cause du temps .

Ce n’est qu’au XVIe siècle, sous l’égide du Pape Jules II, que le projet de la reconstruire est mis en avant et mis en place en 1506, où l’architecte Bramante fut engagé. Bramante est un architecte reconnu pour son travail comme le baptistère de Santa Maria Presso San Satiro ou encore l’abside de Santa Maria delle Grazie à Milan. Son travail se révèle être un mélange entre le courant gothique de l’époque et ses inspirations pour l’architecture de la Rome Antique avec à l’esprit le besoin de créer des œuvres dans un monde équilibré entre tout hommes pour batir un monde à l’échelle de l’homme lui-même et non pas de son esprit de grandeur. Ainsi naturellement, il a été choisi par le Pape pour créer les plans de cette « nouvelle » basilique tout en gardant à l’esprit l’art et le courant utilisé dans ce monument par les premiers architecte comme l’édifice construit selon le modèle de la croix grecque.

Mais sa reconstruction a duré plus d’un siècle et d’autres architectes tel que Baldassarre Peruzzi, un architecte du XVIe siècle engagé dans la même période que Bramante. Et, en 1547, sous le Pape Paul III, un autre artiste encore plus célèbre a lui aussi été engagé à la construction de cette œuvre et qui n’est autre que Michel-Ange un artiste, peintre, architecte, sculpteur, célèbre pour sa statut de David et la plafond de la Chapelle Sixtine. Ainsi, cette artiste apporte à l’édifice un autre aspect de l’art celui du courant de la Renaissance avec son esprit de grandeur. Il sera donc celui qui construit sa coupole tout comme la Pieta une sculpture se trouvant aujourd’hui à l’intérieur de cette basilique. Enfin cette reconstruction se finira au XVIIe siècle plus précisément en 1626 lorsque la basilique est finalement consacrée par le pape Urbain VIII Barberini.

Donato Barmante

Jules II ordonnant les travaux du Vatican et de saint Pierre à Bramante

Horace Vernet

Michel-Ange

Empereur Constantin 1er

cette œuvre était, est et restera sûrement la plus grande basilique jamais construite, lieu de culte et de pèlerinage des chrétiens du monde entier. Elle a eu le droit à de nombreuses retombées tel que devenir une source d’inspirations pour les églises du monde entier mais aussi elle est devenue la deuxième basilique la plus importante dans la religion chrétienne à Rome. Ce n’est pas tout, dans les années 1990 elle est devenue patrimoine mondiale de l’UNESCO. Elle est ainsi aujourd’hui l'église principale du Catholicisme pour ses nombreux pratiquants malgré le fait qu’elle ne soit pas la cathédrale principale de Rome étant donné que c’est Saint Jean de Latran, elle reste la plus important. En effet, parce qu’elle est devenue l’édifice de la religion chrétienne la plus visité et un édifice touristique incontournable lors d’un séjour à Rome à cause de son histoire et la beauté que l’on lui trouve.

Analyse Philosophique

2

Maintenant que nous avons présenté la Basilique St Pierre de Rome , la question qui se pose est de savoir si ce monument est , ou non, une œuvre d’art ? En effet , les définitions qui qualifient une œuvre, et plus précisément une œuvre d’art sont nombreuses et complexes. D’après le dictionnaire Robert , une œuvre d’art est « le résultat de la création esthétique d'un artiste ». Mais qu’est ce que l’esthétique , ou le beau ? Et qu'est ce qu'un artiste ?

On peut tout d’abord considérer que la Basilique St pierre de Rome est une œuvre d’art. En effet , elle correspond à des critères qu’on qualifiera d’esthétique, de beau. Selon Kant dans Critique de la faculté de juger : « le beau est ce qui plaît universellement sans concept ». Cette notion se veut donc être une esthétisque universelle , un agréable collectif qui ne demande aucune réflexion personnelle ni aucun avis contraire . « Lorque je donne une chose pour belle , j’attribue aux autres la meme satisfaction. » Plus qu’un goût personnel qu’on appelera l’Agréable , fondé sur un sentiment personnel , le beau dépasse les frontières et est universellement reconnu , dans n’importe quelle contrée du monde. On retrouve ce critère dans notre objet d’étude. En effet , La basilique Saint Pierre de Rome est , et ce depuis 1984 , classée au patrimoine mondial de l’unesco . Le patrimoine de l’unesco désigne un ensemble de biens culturels et naturels présentants un intérêt exceptionnel pour l’héritage commun de l’humanité. Ainsi , cette basilique est considérée comme un lieu majeur et unique , une unicité qui fait l’aura d’une œuvre et que l’on doit protéger , un des lieux les plus chers à l’histoire de l’humanité. Qui donc pourrait dire devant ce monument qu’il n’est ni un chef d’oeuvre , ni une œuvre majeure ? Ainsi tout le monde s’accorde et on dira : « c’est impressionnant » , « c’est bien fait » , « c’est beau ». Cette beauté qui qualifie l’édifice apparait alors comme une vérité générale, « sans concept ». Il me sera facile de blamer ou de refuser le goût à ceux qui oseront s’opposer à la vision générale . Toujours dans Critique de la faculté de juger, Kant expose l’existence de beautés libres , « existant par elles-mêmes » , dont la définition semble concorder avec notre basilique . La beauté libre conditionnée par aucune cause finale aristotélicienne , est l’un des critères qui permettrait de ressencer des œuvres d’arts. En effet , « l’oeuvre d’art est une finalité sans fin » qui ne prend de sens que par le jugement des observateurs. Ainsi la beauté libre n’a pas d’essence , on pourrait rapprocher cette idée aux dires de Sartre dans l’existentialisme est un humanisme : « l’essence précède les sens » . Les sens , la beauté universelle qui émane de la Basilique , sont la seule raison de son existence en tant qu’oeuvre , en tant que don à l’humanité , car la beauté du marbre choisi ou le gigantisme des statues n’est qu’ensemble d’artifice sans aucune réelle necessité à etre. On peut donc imaginer que l’architecte à qui on doit le monument l’a réalisé à la manière de Picasso dans le mystère picasso de Clouzot, tel un aveugle tatonnant dans le noir , à qui « l’idée vient à mesure qu’il fait » (système des Beau Arts, Pascal) , ajoutant par la une colone , par si un dome jusqu’à etre sur des qualités esthétiques de son œuvre.

Cependant , on peut se demander si l’affirmation « la Basilique Saint Pierre de Rome est une œuvre d’art » ne peut pas etre contredite , voire totalement niée. En effet , l’énonciation même du nom de cette œuvre est un problème majeur à cette thèse. En effet , il s’agit ici d’une basilique . D’après le dictionnaire Rober,une basilique est une « Église dotée par le pape d'une dignité particulière. ». Il s’agit donc d’une eglise , un lieu de culte . Ainsi ce monument se voit alors assigné à une cause finale aristotélicienne : il s’agit d’un lieu pour prier , celebrer des messes , des bathèmes… Notre Basilique se voit donc réduite au rang de batiment , s’opposant directiement avec l’idée que « l’oeuvre d’art est une finalité sans fin ». De plus , ce lieu a , plus que son rang de batiment religieux , de nombeuses autres fonctions. L’essence de la Basilique se décline à volonté , tantot cépulture de l’apotre Pierre , tantot musée , car elle abrite l’une des œuvres majeures de la renaissance comme La pietra réalisée par Michel Ange ou bien Le baldaquin du Bernin . Ainsi , on peut donc penser que la Beauté qui ferait de cette piece architecturale une oeuvre d’art n’est que simple beauté adhérante . D’après Kant, cette beauté adhérante est donc « dépendante d'un concept (beauté conditionnée)» de plus , elle « est attribuée à des objets compris sous le concept d'une fin particulière ». Ainsi La Basilique aurait donc un but qui conditonnerait sa beauté. En effet , par exemple, on peut imaginer que son gigantisme n’est pas une fantaisie de l’artiste mais bien une nécessité , étant à l’époque de sa construction l’église principale de la religion catholique , située dans l’etat catholique par exellence , le Vatican , et qui se devait donc de pouvoir acceuillir un grand nombre de fidèles. ces elements esthétiques seraient alors simple élements pratiques . Tout les autres ornements , statues , sculptures et autre fresque n’ont plus alors que la nature de piece d’embélissement , une amélioration d’un objet technique. Car elles sont , en soit , toutes issues d’une technique. C’est par l’apprentissage de la sculpture du marbre que Michel Ange tailla les statues qui ornent son toit, et par l’aboutissement des techniques empruntées à l’antiquité que son dome put etre construit. Ainsi l’architecte apparaît comme un artisan dont « l’idée precède l’execution » car il a du préparer son projet , en dessiner les plans , qui furent , pour notre cas précis , de nombreuses fois re étudiés car jugés irréalisables ou inapropriés. L’artiste a donc doté sa création d’une beauté adhérante qui , selon un proverbe , joint l’utile à l’agréable.

Ainsi , les théories s’opposent et le choix de qualifier ou non cette pièce d’architecture d’oeuvre d’art revient à l’observateur. Le touriste en vacances à Rome ocultera tout naturellement le coté technique de l’edifice pour n’en voir que la beauté universelle, une œuvre unique quand le chrétien romain ne la considérera plus que comme son lieu de culte . Ainsi , on voit que la notion est complexe et qu’elle varie en fonction du regard qu’on lui porte , mais aussi de la culture ,de l’éducation et de la religion de chacun : c’est le concept du capital culturel de P.Bourdieu.

Analyse
Esthétique

3

La Basilique Saint-Pierre de Rome est l’édifice le plus important de la religion chrétienne catholique. Elle se trouve au Vatican, sur la rive droite du Tibre, et sa façade architecturale s’ouvre sur la place Saint-Pierre. L’emplacement de la basilique n’est pas anodin, il est relatif à l’histoire et à la religion. La gloire du pays se fait à l’époque antique, sous l’Empire Romain qui à une certaine époque n’était pas catholique et où les habitants croyaient en plusieurs religions dites romaines. Par l'édit de Milan, en 313 après J-C, l'empereur Constantin met fin aux persécutions et autorise le christianisme. À la fin du IV e siècle après J-C, le christianisme devient la religion officielle de l’Empire. L’Empereur Constantin conjointement avec le Pape Sylvestre Ier décident la construction d’une basilique car il s’agit de l’emplacement de la tombe de Saint-Pierre, un des douze apôtres de Jésus. Saint- Pierre serait mort dans l’enceinte du Cirque de Caligula et de Néron, dans un contexte de persécution des chrétiens ordonné par l’Empereur Néron. Ce bâtiment est donc, à la base de sa construction, un autel pour les pèlerins afin de rendre un culte à Saint-Pierre.

La Basilique Saint-Pierre de Rome est une véritable oeuvre d’art qui selon Kant peut donc être caractérisée de Beau, pourtant ici l’édification du bâtiment, n’a pas été dans une recherche unique du beau absolu, car il sert aussi une cause religieuse voire peut-être politique. Cette cause explique plus précisément la grandeur de l’édifice, qui se veut symbole de la religion, de l’Empire, de la puissance de l’Eglise dans l’Etat et de sa capacité d’influence sur sa société. Par la grandeur architecturale, on impose alors la grandeur de l’Eglise catholique qui atteint son apogée au 17eme siècle , siècle de l’achèvement de la reconstruction de la cathédrale. En effet , la reconstruction de la Basilique Saint-pierre est considérée comme la plus grande conception architecturale de son temps. Elle est d’un gigantisme incommensurable, elle occupe un espace de 2,6 hectares. Le bâtiment mesure plus de 218 mètres de longueur et culmine à près de 135 mètres de haut et héberge 45 autels et 11 chapelles. L’édifice peut accueillir prêt de 60 000 personnes en même temps.

La Basilique Saint-Pierre est donc un édifice au service de sa religion, le catholicisme, mais aussi vitrine de tout un monde, toute une histoire, l’histoire romaine, l’histoire de la Renaissance, l’histoire du Baroque, l’histoire d’un pays. En effet , la longue élaboration de la cathédrale coincide avec l’installation progressive de la période de la renaissance qui voit le jour en Italie , aux 14ème puis 15ème siècle. La ville de Rome étant la capitale de ce pays, elle est touchée de plein fouet par le génie et la créativité artistique émanant de Florence, plus au nord. Ainsi, la construction de la cathédrale bénéficie des artistes les plus renommés de leur temps comme Michel Ange. Tout les yeux sont alors rivés vers l’Italie qui attire les convoitises et inspire les autres pays du monde. Ainsi la cathédrale Saint Pierre est construite tel un étendard de la puissance non seulement religieuse mais aussi italienne de la renaissance et revendique le fait que l’exellence artistique de l’époque appartient au pays.
Cette periode de renaissance est marquée par une diffusion plus intense du savoir grace à l’imprimerie perfectionée par Gutempberg vers 1450 et à la création des premieres bibliothèques comme la Bibliothèque apostolique vaticane. Le progrès s’installe egalement dans les sciences ou une meilleure connaissance de l’anatomie permet des représentations plus fidèles en peinture ou en sculpture. Ainsi, le courant humaniste libère le champ des représentations , souvent restrinct au religieux pendant le moyen age , et replace l’homme au centre des représentations. C’est le retour au modèle antique avec notamment un gout retrouvé pour les corps idéaux suivant les critères de l’antiquité. C’est ainsi que les statues qui ornent au sein de la basilique ou sur son toit sont des figurations d’apotres ou de saints représentés musclés , grands , forts et nus ou habillés de voiles ou de toges qui rappellent les tenues romaines , comme la statue interieure de Saint Longin le Centurion. Selon les principes humanistes de l’époque et les influences de l’antiquité , l’homme est replacé au centre de toutes les représentations. Si « les bons artistes copient, les grands artistes volent », et ce proverbe demontre assurement l’ampleur de l’influence antique qui dépasse les ornements et se retrouve également dans l’architecture : le dome de la basilique est alors directement inspiré , voire copié du panthéon de Rome bati au 1 er siècle avant JC. Cependant, le dôme du Panthéon est soutenu par un mur cylindrique continu, alors que celui du projet de Bramante n'était soutenu que par quatre piliers, suivi en cela par l'actuelle coupole construite par Michel-Ange. Ainsi , si l’esthétique cherche à se rapprocher au plus près de l’influence, les nouvelles techniques sont employées pour arriver au rendu d’un battiment plus solide et plus abouti.
Ainsi, on peut dire que, plus généralement, l'art est essentiel à la santé de la société. Selon le philosophe Jean-Paul Sartre, son rôle est de proposer au spectateur un portrait de sa société, de sa réalité, afin que celui-ci puisse développer une conscience de sa propre condition et des multiples réalités de son environnement. L’artiste n'a pas à proposer de réponse, parce qu'alors son travail deviendrait propagande. Son rôle est plutôt de poser des questions.
L'art est subversif parce qu'il nous amène à remettre en question notre compréhension de la réalité. S'il est parfois politique au grand dam des gens de pouvoir, comme la Basilique nous le prouve, il peut être aussi beaucoup plus. L'Art interroge le spectateur dans tous ses rapports avec l’univers. Il est amené à se remettre en question, à revoir ses pris pour acquis. L’art est une sorte de catalyseur qui peut initier les changements et les ajustements nécessaires pour la continuité de la société.Chaque artiste est une éponge qui s'imbibe de son environnement. Il est le résultat d’interactions complexes entre le génétique, le biochimique et le psychologique, combinées à d’autres interactions sociales, culturelles et environnementales.Il évolue donc au gré de ses expériences personnelles, des événements et des changements sociaux. De plus, d’autres facteurs entrent en jeu : l’état et la qualité de la connaissance, l’accession et la circulation de l'information, les possibilités et/ou limites technologiques de son époque. De tout cela déterminera le potentiel de ses champs personnels d’action et d’investigation.