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ginette kolinka

Transcript

ginette kolinka

abécédaire illustré

margaux hugonenc

index

1. Culpabilité

2. Faim

3. Inhumain

4. Marceline

5. Résigner

Culpabilité

Pour moi ce mot est important dans la vie de Ginette Kolinka. La culpabilité lui fait de plus en plus mal de jour en jour. C’est un sentiment qui jamais ne la quittera.

La culpabilité est le sentiment ressenti par Ginette Kolinka à plusieurs moments forts de sa vie. La première fois que Ginette Kolinka ressent ce sentiment, c’est lorsqu’elle apprend où sont réellement partis les camions avec les personnes les plus fatigués … aux chambres à gaz. En arrivant au camp, elle envoie son père maigre et son petit frère dans ces camions, elle pense que ce sera toujours cela de moins à faire à pied. Elle ne les embrasse pas, elle les laisse disparaitre. Ce sont deux femmes inhumaines qui lui apprennent où sont vraiment partis son père et son frère. Elle ne les croit pas, elle nit. Mais elle comprend vite que cela est vrai. Elle s’en veut. Ce sentiment revient une seconde fois dans la vie de Ginette Kolinka, lors de l’annonce de la mort de son père et de son frère à sa mère. Pour elle, sa mère est morte avec eux. Elle lui a annoncé si vite, si direct, sans aucune pitié ni émotion qu’elle a en des remorts.

Culpabilité Névrotique de bruno briatte, 2006

Faim

La faim est omniprésente durant la vie au camp de Ginette Kolinka. Les déportés n’ont rien pour se nourrir. Ils se partagent une écuelle à cinq. La nourriture devenait de la logique et une bataille de tout instant : il fallait réfléchir à l’endroit où se mettre pour manger un minimum ? Faut -il tout manger d’un seul coup ou en garder ? Cela devenait une torture. Un marché noir est organisé pour s’échanger de la nourriture. Pour Ginette Kolinka, sa seule obsession était la faim. Même lorsqu’elle est partie du camp de Birkenau pour aller dans une usine, il y avait un manque de nourriture. Mais, les ouvriers ont eu pitié des déportées lorsqu’ils les ont vu faire les poubelles pour y trouver des épluchures et ont commencé à leur cacher de la nourriture sous les machines.

Après tout ce massacre, cela l’a longtemps suivi une fois rentrée chez elle : elle se voyait toute maigre, les os lui sortaient de la peau. Elle se comparait aux Musulmanes.

Un artiste de la faim de Franz Kafka,1922

L'inhumaine, Catherine Coquio, 2017

Cette guerre est la définition même de l’inhumanité. Les conditions de vie au camp étaient horribles, abominables. Il n’y avait plus aucune dignité, aucune intimité. Ils sont obligés de se déshabiller devant tout le monde pour être raser et habillés avec les vêtements des morts. Il n’y a aucune hygiène.

Les nazis battaient des gens mourant, les tuaient, ne leurs donnaient rien à manger sans aucun scrupule. Même Ginette Kolinka devint inhumaine suite à tout ce qu’elle a vécu, tout ce qu’elle a vu. Comme par exemple lorsqu’une femme meurt à côté d’elle et la laisse pour avoir une portion de nourriture en plus.
Durant toute la guerre, Ginette Kolinka fut maltraitée par des humains qui ont été capables de la torturer. Les déportés voyaient seulement la mort arriver. Même malades ils ne pouvaient compter sur personne. L‘infirmerie était seulement un lieu pour y mourir.
Les déportés ne sont pas considérés comme des humains mais comme des animaux.

Inhumain

Marceline

Marceline est une amie de Ginette Kolinka. Elles se sont rencontrées en prison, sont parties ensemble vers les camps, ont partagé les mêmes souffrances … elles ont tout vécu ensemble et en même temps. Ginette a pu, grâce à Marceline, retrouver une fille qui lui avait donné une robe au camp de Birkenau. Toutes les deux ont gardé contact même après la guerre. Elles se donnaient rendez-vous tous les premiers mercredis du mois pour se voir et passer un moment ensemble. Marceline connaissaient plus de choses que Ginette sur la vie au camp. Elle lui a appris durant leurs échanges que leur bloc se trouvait juste à côté des chambres à gaz : cela, Ginette l’ignorait.

JF Paga, 2017

Résigner

Coups après coups, jours après jours, Ginette Kolinka ne vit pas, n’essaye même pas de survivre mais se laisse porter par la situation sans réfléchir. Elle obéit aux ordres donnés par les nazis sans rien dire. Elle est totalement résignée à vivre ainsi. Se réveiller aux aurores, faire l’appel pendant des heures debout dans le froid, aller s’épuiser à bouger des pierres dans un sens puis dans un autre … Aux camps elle ne pense plus, ne réfléchit plus. Au début, elle essaye de comprendre, de donner un sens à cette inhumanité comme par exemple, lors de son premier travail où les nazis lui ont donné un ordre en Allemand qu’elle ne comprenait pas mais qu’elle tentait tout de même de déchiffrer. Mais au fil des jours elle n’essayait même plus. Elle était affamée, fatiguées et couverte de blessure. Elle accepte machinalement de faire tout ce qu’on lui demande. A Raguhen, elle accepte tout, les robes qu’on lui donne, le pain qui doit lui tenir 4 jours. Elle se soumet à ce massacre.

La Résignation Clair-Obscur de Laria lacuzzi, 2000