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Transcript

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OLYMPE DE GOUGES

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INDEX

Enfance

Son mariage

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Paris et le théâtre

Citation

La Révolution française

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Egalité

La question coloniale

La fin

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Présentation

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Marie Gouze, veuve Aubry, dite Olympe de Gouges, née le 7 mai 1748 à Montauban et morte guillotinée le 3 novembre 1793 à Paris, est une femme de lettres française, devenue femme politique. Elle est considérée comme une des pionnières du féminisme français.

Son enfance

Née le 7 mai 1748 à Montauban et baptisée le lendemain en l'église Saint-Jacques de Montauban, Marie Gouze. Fille de Pierre Gouze, bourgeois de Mautauban maître boucher et Anne Olympe Mouisset, fille d'un avocat issu d'une famille de marchands drapiers. Dans son roman autobiographique Mémoire de Mme de Valmont, on y apprend qu’elle vécut une enfance pauvre et sans instruction, avec l’occitan comme langue maternelle. D’après ses dires, elle serait née d’une union illégitime entre le marquis Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, magistrat et écrivain, et une fille du peuple, Anne-Olympe Mouisset. Bien qu’il n’ait jamais reconnu sa paternité publiquement, Olympe idolâtrait ce père, en plus de prétendre avoir hérité de son talent d’écrivain.


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Son mariage

A 18 ans, Olympe est mariée à un Louis-Yves Aubry, un traiteur parisien sans doute client important de la boucherie familiale, dont elle a rapidement un fils, Pierre. Louis-Yves décède peu de temps après et Olympe, peu convaincue par cette expérience matrimoniale, ne se remariera jamais.

Au début des années 1770, elle vécut à Paris avec son fils à qui elle fit donner une éducation soignée. Pendant ce séjour à la Cour, elle changea de nom : ce ne fut plus Marie Gouze, mais Olympe de Gouges.

Louis-Yves Aubry

Pierre Aubry de Gouges

Le mariage est un tombeau de l'amour

et de la confiance.

Olympe de Gouges

Sa vie à Paris et le théâtre

Elle avait rencontré un haut fonctionnaire de la marine. Jacques Biétrix de Rozières, alors directeur d’une puissante compagnie de transports militaires en contrat avec l'État. Lorsqu'il lui proposa de l’épouser, elle refusa mais leur liaison dura jusqu'à la Révolution. Dans les salons qu’elle fréquentait, elle fit la rencontre de plusieurs hommes de lettres et elle s'essaya également à l'écriture. Sa filiation supposée avec Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, dramaturge dont la pièce Didon avait été un grand succès, est également une motivation probable à son entrée dans la carrière littéraire. Elle revendiquait l’héritage de son talent dramatique. Olympe de Gouges monta sa propre troupe, avec décors et costumes. Le marquis de la Maisonfort raconte dans ses Mémoires comment, en 1787, il racheta le « petit théâtre » d'Olympe de Gouges, conservant d'ailleurs une partie de la troupe dont faisait partie le jeune Pierre Aubry, son fils. La pièce d’Olympe de Gouges, dont le but avoué était d’attirer l’attention publique sur le sort des Noirs esclaves des colonies, mêlait modération et subversion dans le contexte de la monarchie absolue.

La question coloniale

En plus de ces deux pièces de théâtre antiesclavagistes, Olympe de Gouges publia en février 1788 des Réflexions sur les hommes nègres

Ce texte la mit en contact avec la Société des amis des Noirs dont elle ne put cependant être membre en raison de ses cotisations élevées et de son règlement intérieur exclusif. Si au début de l'année 1790 elle n'était pas membre de la Société des Amis des Noirs il se peut qu'elle y soit entrée au deuxième semestre 1790 :


Brissot affirma, en 1793, dans ses mémoires, sans en dater le fait, qu'elle y fut admise.

La Révolution Française

En 1788, elle publie dans le Journal Général de France une brochure politique intitulée « La lettre au peuple ou projet d’une caisse patriotique ». Dans cette lettre, elle proposait des idées socialistes avant-gardistes qui ne furent reprises que plusieurs années plus tard. On y retrouve, notamment, la demande de création d’une assistance sociale, d’établissements d’accueil pour les aînés, de refuges pour les enfants d’ouvriers, d’ateliers publics pour les ouvriers sans travail et de tribunaux populaires (jurys d’aujourd’hui).

La question coloniale

Pour la première fois à la mi-septembre 1791 dans le postambule de sa fameuse déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en même temps qu'elle plaidait le remplacement du mariage patriarcal et marital, par un « Contrat social de l'homme et de la femme », acceptant le principe du divorce, elle donna un avis sur l'infériorisation des mulâtres, propriétaires d'esclaves, par les Blancs.


L'égalité

Son audace ne s’arrêta pas à cette lettre. En 1791, Olympe rédigea une Déclaration des droits des femmes et de la citoyenne, copiée sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Cette déclaration dénonçait le fait que la Révolution française n’incluait pas les femmes dans son projet de liberté et d’égalité et considérait que « l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme sont les seules causes de malheurs publics et de la corruption des gouvernements ». Elle adressa sa Déclaration à la « première des femmes », soit la reine Marie-Antoinette.

Marie-Antoinette reine d'Autriche

La FIN

Dans d'autres écrits, elle a combattu l'esclavage et la peine de mort. Après la chute des Girondins, dont elle a pris le parti, elle est accusée d’être l’auteur d’une affiche girondine. Arrêtée le 20 juillet 1793, elle est condamnée à mort.

Elle écrivait la veille de sa mort dans sa prison une lettre à son fils : "Je meurs mon cher fils, victime de mon idolâtrie pour la patrie et pour le peuple. Ses ennemis sous le spécieux masque de républicanisme me conduisent sans remords à l’échafaud. (...) Adieu mon fils je ne serai plus là quand tu liras cette lettre. (...) Je meurs innocente tu pourrais être fier de ta mère si tu l'avais un peu aimé."

Le 3 novembre 1793, Olympe de Gouges fut guillotinée.

Elle a alors 45 ans. Elle est la deuxième femme (après Marie-Antoinette) à être guillotinée pendant la révolution.

Enfants de la Patrie vous vengerez ma mort.

Olympe de Gouges s'écrie devant la guillotine