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les salons au xViii°
siecle

contextualisation

Les salons au XVIII e siècle

Des femmes qui ont
marqué l'histoire

Rôle, fonctions

Les changements
engendrés

Contextualisation

Déja présents au 17e, les salons ont toutefois pris de l'importance au 18e siècle. Ils ont en effet été popularisés par les lumières.

Ce mouvement philosophique qui place l'homme au centre de tout, prône également la tolérance mais aussi -et surtout- l'éducation, la liberté de penser.
Ainsi présidé par des auteurs majeurs tels que Montesquieu, Voltaire ou Diderot, ce mouvement souhaite imposer science et raison, laissant de côté la sphère religieuse.

- Au 19e siècle, les salons étaient aussi appelés "société" ou "cercle"


- Le mouvement des Lumieres débute en 1715 par la mort de Louis 14 et prend fin en 1789 avec la Révolution française



Les salons littéraires à l’époque vont alors jouer un rôle important puisque c’est là où de grands savants, ministres ou philosophes se retrouvent afin d’échanger des opinions et des points de vue sur divers sujets.

Face aux monarchies alors en place, ces représentants de la noblesse vont se retrouver, discuter et vont progressivement émettre des théories, notamment politiques, qui seront le terreau de la révolution française et le point de départ du mouvement humaniste qui va s’élever à travers l’Europe. Il paraîtrait que l’idée même d’écrire une encyclopédie serait née lors d’un salon.

Certes, on retrouvait des invités tels que des artistes et écrivains qui abordaient alors les sujets de leurs ouvrages (comme Marivaux par exemple) ; menant donc à des débats littéraires et culturels. Mais les salons vont également aborder les questions sociétales tel que le « droit au bonheur », fondamental pour un être humain. Progressivement, on observe un échange entre les salons qui influencent l’opinion publique et les salons qui à l'inverse deviennent les « porte paroles » du peuple.

Rôle, fonctions

- Définition : SALON

Réunion à une date convenue entre nobles dont les motivations peuvent être multiples : --> parler d'un centre d'intérêt ou d'une opinion, de l'actualité littéraire et scientifique ou philosophique

--> profiter de la générosité des maîtres de salon qui offraient de la nourriture, des boissons

--> profiter de la présence de grandes personnalités tels que Montesquieu ou Denis Diderot.


- Les salons étaient souvent tenus par des femmes que l'on appelait salonnières, les participants quand à eux étaient appelés les salonniers (Ils doivent être respectueux et polis malgré les désaccords pour éviter toute dispute et rancœurs).

On a souvent dit que les salons étaient le lieu d’une « culture féminine » voire le « paradis des femmes ». C’est sans doute trop dire. Mais, dans la société aristocratique d’Ancien Régime [...], il est évident que le salon, par son caractère mi-privé mi-public, est le lieu idéal d’affirmation du rôle culturel accordé aux femmes. [...] Elles peuvent encourager, recevoir les écrivains ou les artistes qu’elles apprécient, animer et diriger la conversation, recevoir les hommages des hommes à la mode. Les salons permettent à certaines femmes de jouer un rôle culturel, social, voire politique conforme à leur talent, alors même que le monde académique ou les institutions politiques officielles ne leur accordent aucune place.


Antoine Lilti, « Salons littéraires », Encyclopædia Universalis, en ligne.

Des femmes qui ont marqué l'histoire

Les salons littéraires au XVIIIème vont également être une opportunité pour de nombreuses femmes de se faire une place dans un monde jusque là réservé aux hommes. Elles vont pouvoir jouer un rôle culturel, social voire même politique qui ne leur est pas accordé , ni autorisé, dans le monde académique et dans les institutions politiques officielles.

De plus, l’un des salons les plus fréquentés à l’époque est tenu par une femme : il s’agit du célèbre salon de Madame de Geoffrin qui avait lieu deux fois par semaine et qui recueillit entre autres des grands noms comme Diderot ou d’Alembert.

Madame de Staël, est également reconnue comme une des plus grandes femmes à avoir joué un rôle dans les « salons féminins ». Celle-ci tint salon vers la fin du XVIII ème siècle et reçut notamment le marquis de Lafayette, mais, son activité n’étant pas appréciés, elle se vit exiler par l’empereur Napoléon.

Enfin, Sophie de Condorcet qui tenait salon à l’hôtel des Monnaies à Paris, reçut un grand nombre de philosophes progressistes et avec le soutien de son mari Nicolas de Condorcet, elle fit grandement avancer la question de la place de la femme dans la société. Le résultat de cette avancée sera « Sur l’admission des femmes au droit de cité » publié en 1790.

- Mme d’Epinay : elle a connu Rousseau qu’elle a logé et avec qui elle s’est brouillée. Mais ils se sont influencés l’un l’autre en particulier en ce qui concerne leur réflexion sur l’éducation des enfants. Elle accueille dans son salon Grimm, Marivaux, Diderot.

Malgré le fait que les salons du XVIIIème siècle ont permis d’inclure les femmes et de leur donner le droit de parole sur des sujets qui leur étaient auparavant interdit ; il est important de rappeler qu’elles n’étaient pas totalement libres. Elles restées contraintes aux règles de bienséance féminine ( rester discrètes et ne pas s’imposer lors de débats)

Près de 3 siècles plus tard, leur rôle dans la société a certes évolué, mais il existe encore et toujours des inégalités de sexes qui se font notamment ressentir dans le pouvoir politique : il n’y a jamais eu de femme présidente en France par exemple.

Les changements engendrés (conclusion)

Si les salons étaient plutôt mondains et littéraire au 17e siècle, ils se dirigent donc vers une vision plus philosophique au 18e. Ces salons entraîneront de nombreuses remises en questions quand à la religion, la monarchie absolue, les inégalités. Ils font avancer le travail de diffusion de la parole et ainsi, ils permettent de répendre les idées des Lumières.


En somme, ces salons posent un nouveau regard plus libre et décompléxé sur la société de l'époque.

Définition : société mondaine

Milieu social qui regroupe les personnes appartenant aux classes aisées et élevées de la société (aristocratie, bourgeoisie) et pour lesquelles manières et traditions sont synonyme de respect, de bonne conduite et d'image modèle.