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LA GUERRE EN UKRAINE

Février 2022

BAILA Vanessa T01

24 février :

26 février :

27 février :

28 février :

début de l’invasion russe

Kiev sous couvre-feu

la menace nucléaire

début des pourparlers

+info

Dans la nuit du mercredi 23 au jeudi 24 février, le sort de l'Ukraine a basculé. Le président russe Vladimir Poutine annonce lors d’une déclaration télévisée avant 6 heures du matin (heure de Moscou), « une opération militaire spéciale » sur le territoire ukrainien dans l’objectif, selon lui, « d'arriver à une démilitarisation et une dénazification de l'Ukraine ».

Cette déclaration signe le début de la guerre en Ukraine et les premiers bombardements. Kiev, Marioupol, Donetsk, Kharkiv, Odessa : les principales villes du pays se réveillent sous le feu des explosions. Pendant que l’effroi gagne l’Ukraine et le monde, les convois de troupes russes pénètrent dans le pays depuis le nord, l’est et la Crimée annexée.

La Russie annonce rapidement avoir pris le contrôle de la centrale nucléaire de Tchernobyl, dont l’explosion d’un réacteur en 1986 avait provoqué la pire catastrophe nucléaire de l’histoire. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky appelle alors les Ukrainiens à prendre les armes. Dans la foulée, des dizaines de milliers d’Ukrainiens se pressent aux frontières et tentent de fuir leur pays.


Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE se réunissent le 24 février au soir pour un Conseil européen extraordinaire. Les Vingt-Sept se mettent d’accord sur les mesures de rétorsion les plus sévères jamais mises en œuvre par l’Union européenne : sanctions financières réduisant l’accès aux marchés de capitaux européens pour atteindre le marché bancaire russe et les principales entreprises publiques, interdiction d’exportation touchant le pétrole ou encore gel des avoirs de Vladimir Poutine…

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Lors du troisième jour de guerre, les violents combats se poursuivent mais l’Ukraine ne rompt pas, à l’image de la capitale Kiev. Les forces ukrainiennes repoussent une attaque de militaires russes sur l’une des principales artères de la capitale, qui est placée sous couvre-feu total pour le week-end. L’armée russe reçoit de son côté l’ordre d’élargir son offensive sur l’Ukraine malgré les mises en garde occidentales.

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La guerre est devenue le quotidien des Ukrainiens. La capitale assiégée sous couvre-feu total résiste et se prépare à l’assaut. L’armée s’organise, des barricades poussent aux quatre coins de la ville et les premières traces de la guerre émergent : des véhicules russes calcinés, des immeubles éventrés après une frappe de missile...

À Kharkiv, où les combats font rage, le gouverneur local assure qu’une « élimination des ennemis » est en cours. Face aux combats qui durent, Vladimir Poutine brandit la menace nucléaire. Au milieu de l’après-midi, le président russe « ordonne au ministre de la Défense et au chef d’état-major de mettre les forces de dissuasion de l’armée russe en régime spécial d’alerte au combat ».

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Les délégations ukrainienne et russe se retrouvent dans l’une des résidences du président biélorusse Alexandre Loukachenko. Les échanges ne donnent rien, mais les deux camps promettent de se revoir rapidement pour un « deuxième round ». À Paris, Emmanuel Macron échange par téléphone avec Vladimir Poutine, qui confirme au président français « sa volonté » d’éviter les frappes contre les civils, selon l’Élysée. Il réclame également la reconnaissance de la Crimée, annexée par la Russie en 2014.

Dans le même temps, des bombardements russes font au moins onze morts à Kharkiv, deuxième ville de l’Ukraine située à l’est du pays. Le président Zelensky, dans un message vidéo, exhorte l’Union européenne à intégrer « sans délai » l’Ukraine.

1er mars :

que se passe-t-il précisément depuis le 24 février dernier ?

Les faits

bombardements à Kiev et Kharkiv

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Kharkiv se réveille sous les bombardements, au lendemain des premiers pourparlers entre la Russie et l’Ukraine en Biélorussie. À 8 heures, un missile s’abat sur la place centrale, où se trouve le siège de l’administration locale. Volodymyr Zelensky dénonce « un crime de guerre » lors d’une prise de parole devant le Parlement européen.

De plus, Kherson, une ville de 300 000 habitants au sud du pays, trouve à ses portes les troupes de Vladimir Poutine, qui annonceront avoir pris la ville le lendemain. À Marioupol, une offensive russe prive les habitants d’électricité.

À Kiev, un tir de missile touche la tour de télévision de Kiev. Cinq personnes y trouvent la mort et la diffusion des chaînes de télévision est interrompue.

4 mars :

3 mars :

une frappe russe à Tcherniguiv

la Russie s’empare de

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Une frappe russe tue 47 personnes à Tcherniguiv, une ville à 150 km au nord de Kiev. Selon le gouverneur local, l’aviation russe a touché des habitations mais aussi « deux écoles du quartier de Stara Podsoudovka ». Ce drame intervient au moment des seconds pourparlers entre la Russie et l’Ukraine en Biélorussie, où les deux délégations s’entendent sur des « couloirs humanitaires » pour l’évacuation de civils.

Au huitième jour de la guerre, Vladimir Poutine prend également une nouvelle fois la parole. Le chef du Kremlin assure que « l’opération militaire » en Ukraine se déroule « selon le plan ». Plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron avait échangé avec lui.

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La Russie s’empare de la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Ukraine et la plus puissante d’Europe. L’assaut et les bombardements russes ont provoqué un incendie, mais l’Inspection nucléaire ukrainienne annonce que le site ne présente pas de fuite. Les forces russes occupaient vendredi matin le territoire de la centrale mais le personnel assurait l’exploitation du site de façon normale.

Le président ukrainien accuse Moscou de recourir à « la terreur nucléaire », et appelle à « une action européenne immédiate », alors que la prise de la centrale de Zaporijjia a été condamnée par la communauté internationale.

Les combats se poursuivent ailleurs, et notamment à Marioupol, ville portuaire du sud-est. L’OTAN rejette la création d’une zone d’exclusion aérienne en Ukraine, ainsi qu’une intervention au sol.

la centrale nucléaire de Zaporijjia

C’est un conflit qui résulte de décennies de tensions entre le pouvoir ukrainien, la Russie et les minorités séparatistes pro-russes du pays. En effet, l’Ukraine est un pays qui compte 44 millions d’habitants et est divisé entre une majorité pro-occidentale, à l’ouest, et des séparatistes pro-russes qui refusent de couper le cordon avec Moscou. Environ 17 % de la population est d’origine russe et la partie orientale du pays est majoritairement russophone. Ce pays faisait partie de l’URSS en 1922 lors de sa création. Il vit de longues décennies sous domination russe et connaît même une violente famine orchestrée par Staline en 1932 et 1933, qui a fait des millions de morts parmi les civils ukrainiens. L'indépendance de l'Ukraine arrive en 1991, lors de la chute de l'Union soviétique. Par un référendum, plus de 92% de la population vote en faveur de l’autonomie. La Crimée, péninsule située au sud du pays, se proclame quant à elle république indépendante. Elle accepte toutefois d'être rattachée à l'Ukraine en échange d'une large autonomie. Cependant, l’Ukraine conserve des liens avec la Russie. Mais en février 2014, une révolution pro-occidentale : la révolution de Maïdan, conduit à la destitution par le Parlement ukrainien du président Viktor Ianoukovitch et à l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement hostile à Moscou. En mars, Vladimir Poutine dénonce le changement de pouvoir comme un « coup d’État anticonstitutionnel » et annonce que la Russie se réserve le droit de recourir à toutes les options disponibles, y compris la force. Le président russe en profite alors pour annexer la Crimée après avoir soumis un référendum à sa population, largement russophone. Elle vote à 96,6% un rattachement à Moscou.

Dès lors, l’Ukraine s’engage sur une tout autre voie politique et tourne le dos à Vladimir Poutine pour se rapprocher de l’union Européenne et des États-Unis. Par ailleurs, les populations séparatistes et pro-russes de Donbass, Donestk et Lougansk, à l'est de l'Ukraine, se soulèvent contre le nouveau gouvernement ukrainien. Elles sont soutenues par Moscou. Démarre alors une guerre civile : la guerre du Donbass. Après la guerre, les accords de Minsk sont signés en 2015 entre la Russie et l'Ukraine, sous la médiation de la France et l'Allemagne, censés acter un cessez-le-feu, jamais vraiment respecté. Si, depuis quelques années, le drapeau blanc était malgré tout agité, Vladimir Poutine a soudainement déployé des dizaines de milliers d’hommes à divers points de la frontière entre la Russie et l’Ukraine, à l’automne 2021. Une inquiétante manœuvre expliquée, notamment, par la volonté politique de Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine, d’intégrer l’OTAN. En effet, la Russie ne veut pas que Kiev rejoigne l'Otan, qu'elle perçoit comme une menace. La situation s’est envenimée en novembre, lorsque Washington a demandé à Moscou des explications sur des mouvements de troupes inhabituels à la frontière ukrainienne, brandissant la menace d’une invasion de l’Ukraine. L'annonce, le 21 février, par Vladimir Poutine, de la reconnaissance des territoires séparatistes pro-russes en Ukraine a ouvert la voie à une intervention militaire de la Russie chez son voisin, officiellement déclarée par le président russe le 24 février.


Leurs origines

Comment en sommes-nous arrivés là ?

Le scénario le plus probable serait une victoire militaire russe grâce au rapport de force toujours largement favorable à l’armée de Vladimir Poutine, malgré la résistance acharnée des Ukrainiens. D’autres part, l’Ukraine pourrait soit se rendre et accepter de rejoindre de nouveau la Russie, soit elle continue de se battre et de repousser les militaires russes. Dans tous les cas, des affrontements auront lieu, mais pour l’instant, les autres pays ne comptent pas envoyer de renfort militaire. D’une part, parce que l’Ukraine n’est pas membre de l’OTAN donc elle ne peut pas invoquer l’article 5 dans lequel stipule que, l'ensemble de l'alliance militaire occidentale est tenu de se porter à la défense de tout État membre qui serait attaqué. D’ailleurs, les pays d'Europe de l'Est comme l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie ou la Pologne, qui faisaient autrefois partie de l'orbite de Moscou à l'époque soviétique, sont tous aujourd'hui membres de l'OTAN.

Ils craignent que les forces russes ne s'arrêtent pas à l'Ukraine et n'utilisent un prétexte pour "venir en aide" aux minorités ethniques russes des pays baltes et les envahir. Et d’autres part, l’Ukraine n’est pas un membre de l’UE et n’en a d’ailleurs même pas le statut d’Etat candidat à l’ascension. Il est aussi possible que Poutine décide de mettre fin à la guerre, soit grâce à un accord diplomatique entre les deux camps, soit il serait persuadé que les pertes humaines, les sanctions économiques et les retombées diplomatiques seraient si importantes qu'il s'en sortirait moins bien même s'il réalisait des gains militaires sur le champ de bataille.

Les perspectives les plus probables à court et à moyen terme