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La guerre en UKraine

Des clés pour comprendre

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Ce minsite est régulièrement mis à jour pour rester au plus près de l'actualité. Remerciements à : Eduscol, l'APHG, Géoconfluences, l'OSUI, France Culture, Arte, Le Monde, France Info pour avoir collecté des ressources précieuses. Minisite réalisé grâce à la plateforme génially, créé le 05/03/2022, dernière mise à jour le 14/03/2022. Webmestre : Raphaëlle BELLON

Eclairage historique, enjeux, actualité du conflit

Dessin de Plantu,
publié sur sa page Facbook le 03/05/2022

Sommaire

Mise en contexte historique et géographique

Comprendre
la crise
actuelle

Mots et
acteurs du conflit


Actualité de
la guerre

L'enjeu
de la désinformation

Dissuasion nucléaire,
c'est à dire
?

Mise à jour
tous les jours
Dernière mise à jour 13/03

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les implications possibles du conflit ont été mise à jour le 15/03 - Pour aller directement à cette page, cliquez ici

Où en est-on du conflit ? 14 Mars 2022

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Radio France propose un podcast quotidien, disponible sur l'application
ou sur le site - Cliquez ici

A gauche : Infographie Le Monde, parue dans le Live du Monde consacré à la guerre en Ukraine, Le Monde.fr, mis en ligne le 14/03/2022, consulté le 14/03/2022.

Ci-Contre: Arte, "Le point sur la guerre en Ukraine", 14/03/2022, [en ligne], consulté le 15/03/20ZZ

Infographie Le Monde en date du 12/03


Les mots du conflit

Conflit de haute intensité

Guerre hybride

Crimée

Accords de Minsk

Finlan-
disation

"étranger proche"

OTAN
(Organisation du traité de l'Atlantique Nord)

Sanctions
économiques

Donbass
Donetsk/
Louhansk

Sources - Cliquez ici

Ai-je tout compris ? Un jeu pour vérifier ! -
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Dissuasion nucléaire

Format Normandie

Dissuasion stratégique

Dissuasion énergétique

Pour Florian Mattern, la dissuasion énergétique permet à la Russie de faire pression sur les pays dépendants de ses exportations au gaz, au premier chef l'Europe (elle représente entre 40 et 50% du gaz des Européens, certains pays d'Europe de l'Est étant dépendants à plus de 75%), soit en diminuant la production, soit en augmentant les prix. Il s'agit de faire peur à une Europe en situation de dépendance énergétique (elle consomme plus de ressources énergétiques qu'elle n'en produit). Mais c'est une arme à double tranchant : elle a besoin des ressources financières des Européens. "Couper le gaz" la rendrait trop dépendante de la Chine.


Source : Florian Mattern, "Dissuasion énergétique", in "Que veut Poutine", Le Un, 23 février 2022


Dessin de Stepffh, paru en 2014 dans "Poutine veut couper le gaz", site du magasine Courrier International, [en ligne], 11/04/2014, Consulté le 05/03/2022

Pour M. Foucher, la "dissuasion stratégique" est une doctrine militaire défini par Valéri Guerrasimov, chef d'Etat major de l'armée russe : elle consiste à mobiliser toutes les ressources non militaires (non cinétiques) à des fins militaires : les moyens économiques, politiques, diplomatiques, informationnels. C'est donc un élément de la guerre hyrbride. L'objectif est de brouiller notre compréhension des événements, pour semer la division.

Source : Entretient avec Michel Foucher, "Que Veut Poutine", Le Un, n° 385, 23 février 2022

Ce sont des accords signés en 2014 (Minsk I) et 2015 (Minsk II) dans la capitale biélorusse, entre la Russie, l'Ukraine et l'OCSE (Organisation de la Coopération et de la Sécurité en Europe). Leur objectif était de mettre fin au conflit qui faisait rage dans l'Est de l'Ukraine. Ils comprennent 13 points dont un cessez-le-feu, mais aussi le retrait des armes lourdes, l'échange de prisonniers, une réforme constitutionnelle de l'Ukraine, l'organisation d'élections dans les territoires séparatistes.


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https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/crise-en-ukraine-que-prevoyaient-les-accords-de-minsk-signes-en-2015_4975245.html


L'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) est une alliance militaire créée en 1949, dans un contexte de guerre froide.. Elle compte aujourd'hui 29 pays, dont la France fait partie. Les membres s'engagent à se défendre mutuellement en cas d'attaque de l'un d'entre eux. Pendant la guerre froide, l'objectif historique était la défense de l'Europe contre ce qui était à l'époque l'URSS. Cet objectif n'a sans doute pas totalement disparu : ainsi, pour V. Poutine, l'OTAN est une menace. Même si l'intégration de l'Ukraine ne semble pas à l'ordre du jour, cela n'est pas suffisant pour V. Poutine, qui veut la fin de la politique d'élargissement, l'absence de déploiement militaire près de la Russie, le retrait des infrastructures militaires d'Europe de l'Est.


Vidéo Lumni Cliquez ici



Source Image : Camille Renard, "Pourquoi l'Otan continue de s'élargir à l'Est", France culture 06/06/2017, [en ligne], consultée le 05/03/2022



Source : Marie Campistron, "les clés pour comprendre l'Otan", Le Parisien [en ligne], 26 février 2022, consulté le 05/03/2022


Nom donné aux rencontres diplomatiques organisées depuis 2014 à quatre entre les dirigeants ukrainien et russe, et la France et l'Allemagne, parrains des discussions.

Fin Seconde guerre mondiale : la Finlande, alliée de l'Allemagne nazie, signe un armistice avec la Russie en 1944, suivi d'un accord de paix en 1947. Si elle reste officiellement indépendante, elle s'engage à aligner sa politique extérieure sur celle de la Russie, et à rester neutre (et donc à ne pas rejoindre l'OTAN ni l'Union Européenne pendant la guerre froide). Finlandisation est devenu synonyme de "neutralité contrainte" : on craint ce scénario pour l'Ukraine.

Depuis la fin de la guerre froide, la Finlande a rejoint l'UE et l'OTAN.

L'Ukraine ne faisant pas partie de l'OTAN, une attaque directe des pays membres pour sa défense n'est pas envisageable.

L'aide fournie à Kiev est "discrètement" militaire (armes notamment), mais aucune troupe n'est envoyée.

Des sanctions économiques ont été décidées pour affaiblir la Russie, touchant notamment des individus et des sociétés russes. La Russie a été exclue du système de paiement interbancaire swift (du moins une partie des banques : elles ne peuvent plus passer des ordres de virement internationaux de paiement automatiques).

D'autres sanctions symboliques ont été prises : contre les sportifs (exclusion des JO Paralympiques par exemple), des artistes,...

Donbass = vaste bassin minier située dans l'Est du pays. Il est composé de deux "oblasts" (subdivisions administratives) : Donetsk et Louhansk. Depuis 2014, le Donbass est au centre d'un conflit armé entre séparatistes pro-russes (on trouve une forte minorité russophone dans ces régions) et le gouvernement central d'Ukraine. Moscou a soutenu les séparatistes. Ces territoires se sont autoproclamés "Républiques populaires" en 2014. Elles ne sont pas reconnues par la communauté internationale. Lundi 21 février, V. Poutine a reconnu leur indépendance.


Source : Cécile Réto, "Ukraine, Russie : les raisons du conflit", Ouest France, [en ligne], 22 février 2022, consulté le 05/03/2022

Péninsule située au sud de l'Ukraine, elle est agitée par des tendances séparatistes en 2014, notamment par des pro-russes. En mars 2014, elle vote à 96% son rattachement à la Russie, qui obtient ainsi une ouverture sur la mer noire. Les autres pays dénoncent une annexion pure et simple.

Marie Slavicek et Grégor Brandy, "Les mots pour comprendre la crise ukrainienne", Le Monde, [en ligne], publié le 22 février 2022, consulté le 05/03/2022. Cliquez ici pour voir la page


Glossaire, Géoconfluences, Ecole Normale Supérieur de Lyon, consulté le 05/03/2022.

La Russie, en tant qu'"héritière unique de l'URSS", considère que l'ensemble des pays de l'ex-URSS constitue une "sphère d'intérêt vital".

Dans les toutes premières années qui ont suivi la dislocation de l'URSS, la Russie a défini ses relations avec "l'étranger proche" comme l'une des priorités de sa politique étrangère. Ce terme d'"étranger proche" est utilisé en Russie pour désigner les quatorze autres ex-républiques soviétiques. En raison de l'ancienneté de leurs liens socio-culturels et économiques, la Russie considère qu'elle y a des intérêts permanents et les autorités se déclarent particulièrement concernées par le sort des populations russes et russophones de ces anciennes républiques.

Concrètement, l'"étranger proche", ce sont essentiellement les pays de la Communauté des États indépendants (CEI), structure créée dès 1991 pour rassembler les anciennes entités de l'URSS devenues indépendantes. De leur côté, les trois pays baltes ont, dès l'origine, rompu les liens pour se tourner vers l'OTAN et l'UE. La CEI compte donc aujourd'hui douze pays répartis, outre la Russie, en trois sous-ensembles : à l'ouest, la Belarus, l'Ukraine et la Moldavie, les trois pays du Caucase - Arménie, Azerbaïdjan et Géorgie - et les cinq États d'Asie centrale : Turkménistan, Kazakhstan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Kirghizstan. La CEI forme un ensemble d'environ 280 millions d'habitants, dont environ seize millions de Russes.

La CEI a pour objectif affiché d'encourager l'intégration économique, politique et militaire entre ses membres. [...]

La Russie a signé une série de traités bi- et multi-latéraux avec plusieurs des États de la CEI, initiant un système de défense et de sécurité collective au terme duquel elle entretient plusieurs bases militaires, assure des missions collectives. Moscou a réussi à transformer ce système en une véritable organisation de défense avec la création en 2002 de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective ( OTSC) qui rassemble, autour de la Russie, la Biélorussie, l’Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan et se veut une sorte d’OTAN eurasiatique. [...]

D'une manière générale, les relations avec l' "étranger proche" oscillent entre poussées nostalgiques de l'empire et réalisme politique. L'administration Poutine parait parfois s'efforcer de développer une politique de bon voisinage avec cette périphérie[...]Par ailleurs, une véritable bataille économique et géostratégique est engagée autour de la redéfinition et de la maîtrise des réseaux de transport et d'approvisionnement énergétique car la Russie cherche à profiter de l'atout de ses ressources pour imposer une domination économique et financière à sa périphérie.


Source : "Etranger proche et CEI", Géoconfluences, 2007

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Extrait de Le Un Hebdo, 2 février 2022



L'UKRAINE DEPUIS 1991 CHRONOLOGIE 1/4

1991, Effondrement de l'URSS. L'Ukraine devient indépendante. En 1994, elle renonce à son arsenal nucléaire contre la garantie du respect de son intégrité territoriale

A la faveur de la fin de la Guerre froide, l'OTAN s'étend à l'Est, ce qui déplaît à la Russie. En 1997, l'Acte fondateur OTAN-Russie est signé

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En 1999, Vladimir Poutine devient président de la Russie. Il amorce un rapprochement avec l'Otan

En 2004, d'autres pays anciennement membres de l'aire d'influence soviétique, "l'étranger proche", intègrent l'Otan. V. Poutine change de position, notamment lorsque l'Ukraine et la Géorgie se tournent vers cette alliance militaire.

En 2004 se produit la révolution orange en Ukraine. Ce nom est donné à une série de manifestations en Ukraine suite au scrutin présidentiel truqué qui voit la victoire du pro-russe, Victor Ianoukovitch. Le scrutin est annnulé et Victor Ioutchenko remporte la victoire. V. Poutine voit d'un mauvais oeil l'arrivée de ce pro-européen au pouvoir

Cliquez ici pour en apprendre plus sur la Révolution orange

ou regardez ci-dessus :

https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000001109/la-revolution-orange-en-ukraine.html


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Source : site "toute l'Europe - Cliquez ici

Sur la place d'Octobre, en marrs 2006 à Minsk, plusieurs militants d'opposition bélarusse et journalistes étaient saisis par le même sentiment, celui d'être sur la place de l'Indépendance de Kiev, berceau de la Révolution orange en Ukraine, il y a seize mois. — Gali Tibbon AFP/Archives

Cet accord de coopération a pour objectif de garantir une paix durable en Europe, qui a été un des théâtres de la guerre froide (1947-1991) et qui pendant cette période a été divisée en deux, entre Ouest atlantiste et Est satellisée par l'URSS.

Carte de Philippe Rekacewicz, "L'Europe dans la guerre froide", pour Le Monde Diplomatique, non datée, [en ligne], consultée le 05/03/2022

L'accord prévoit des consultations régulières entre OTAN et Russie. Le premier affirme n'avoir aucunement l'intention de déployer des armes nucléaires dans les nouveaux pays membres pour rassurer le second, ni d'y stationner des forces de combat permanentes.


Dès son arrivée au pouvoir, Vladimir Poutine souhaite faire de la Russie une puissance qui compte de nouveau. L'humiliation des années 1990, quand la Russie n'était plus une puissance, est très forte chez le nouveau locataire du Kremlin. Elle est partagée par toute une partie du peuple russe - ce que montre magnifiquement le livre de la prix Nobel de littérature, La Fin de l'Homme rouge. Une véritable stratégie de puissance est mise en place. Le PIB repart à la hausse, après une décennie de marasme (même si le PIB de la Russie reste inférieure à celui de l'Italie, le pays est parmi les vingt premières puissances mondiales) : l'économie de la Russie repose essentiellement sur l'exportation de matières premières, et notamment le gaz. La crise sociale, sans se résorber, se stabilise : la taux de pauvreté diminue, l'espérance de vie repart à la hausse. Mais la Russie est encore un pays fragile, d'où la volonté de temporiser avec les Occidentaux.


Selon Vladimir Poutine, il existerait un accord écrit par lequel l'Otan s'engage à ne pas étendre l'organisation près des frontières de l'ex-URSS. C'est en effet précisé à l'oral lors d'un entretien entre M. Gorbatchev, alors président de l'URSS et les dirigeants de l'Ouest, lors d'une discussion sur le rattachement de l'Allemagne réunifiée à l'OTAN, et notée dans les compte-rendus écrits.

En Avril 2008, l'OTAN entérine la perspective d'une adhésion de la Géorgie et de l'Ukraine - Dmitri Medvedev, Président russe (Poutine est alors premier ministre, car il ne pouvait se représenter directement - situation "réglée" depuis, et V. Poutine peut être président jusqu'en 2036) hausse le ton, déclarant qu'aucun pays ne peut se contenter de voir un bloc militaire près de ses frontières. La tension monte d'un cran.

En 2008, la Géorgie lance un assaut contre une région du pays séparatiste, l'Ossétie du Sud. Moscou intervient en soutien aux Ossètes, et écrase la Géorgie. Un plan de paix est négocié sous l'égide du président français N. Sarkozy. La Russie reconnaît l'indépendance de l'Ossétie du Sud.

Source carte : Julien Thorez, « Géorgie-Ossétie-Russie. Une guerre à toutes les échelles », EchoGéo [En ligne], Sur le Vif, mis en ligne le 13 février 2009, consulté le 05 mars 2022. URL : http://journals.openedition.org/echogeo/10890 ; DOI : https://doi.org/10.4000/echogeo.10890


Fragilisée, l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) s'effondre en 1991. C'est la fin de la guerre froide. Une multitude d'Etats indépendants apparaissent. L'héritière de l'URSS est la Russie : elle récupère par exemple son statut de membre permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU.
Certaines des Républiques nouvellement indépendantes héritent d'une partie de l'arsenal nucléaire russe, dont l'Ukraine. Celle-ci accepte la dénucléarisation en 1994. Le président américain d'alors, Bill Clinton ouvre la porte à une entrée dans l'OTAN.

Carte de Philippe Rekacewiz, "L'Otan à la conquête de l'Est", Le monde diplomatique, 1997 [en ligne], consultée le 05/03/2022. LL'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord intègre en effet des pays d'Europe de l'Est, anciennement satellisées par Moscou durant la guerre Froide, comme la Pologne, la Hongrie et la République Tchèque en 1997.
La Russie voit d'un mauvais œil cette extension de l'Alliance atlantique, mais n'est alors pas en mesure de faire entendre sa voix : le pays s'enfonce dans les années 1990 dans une crise économique et sociale. Il n'est plus une puissance.

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L'UKRAINE DEPUIS 1991 CHRONOLOGIE 2/4

De 2005 à 2010, l'Ukraine se rapproche de l'Union Européenne. La Russie cherche à conserver son influence sur ce pays, et plus largement sur son "étranger proche" et dénonce dans le même temps l'installation de bases de l'Otan aux frontières de la Russie. Elle intervient en Géorgie en 2008

Cela conduit au mouvement "Euromaïdan" en 2013-2014 et à la révolution de février. Le président fuit, et Pétro Porochenko, pro-européen, est élu. Cela déplaît à la Russie

En 2014, suite à ces mouvements, des contestations pro-russes éclatent dans l'Est de l'Ukraine, où les minorités russphones sont importantes et qui ont voté majoritairement pour Ianoukovitch.

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Source : site "toute l'Europe - Cliquez ici

En 2010 Victor Ianoukovitch, un pro-russe, est élu président ukrainien. Il se détourne de l'UE avec qui l'Ukraine devait signer un accord d'accociation, ce qui ravit Moscou.

Selon Vladimir Poutine, il existerait un accord écrit par lequel l'Otan s'engage à ne pas étendre l'organisation près des frontières de l'ex-URSS. C'est en effet précisé à l'oral lors d'un entretien entre M. Gorbatchev, alors président de l'URSS et les dirigeants de l'Ouest, lors d'une discussion sur le rattachement de l'Allemagne réunifiée à l'OTAN, et notée dans les compte-rendus écrits.

En Avril 2008, l'OTAN entérine la perspective d'une adhésion de la Géorgie et de l'Ukraine - Dmitri Medvedev, Président russe (Poutine est alors premier ministre, car il ne pouvait se représenter directement - situation "réglée" depuis, et V. Poutine peut être président jusqu'en 2036) hausse le ton, déclarant qu'aucun pays ne peut se contenter de voir un bloc militaire près de ses frontières. La tension monte d'un cran.

En 2008, la Géorgie lance un assaut contre une région du pays séparatiste, l'Ossétie du Sud. Moscou intervient en soutien aux Ossètes, et écrase la Géorgie. Un plan de paix est négocié sous l'égide du président français N. Sarkozy. La Russie reconnaît l'indépendance de l'Ossétie du Sud.

Source carte : Julien Thorez, « Géorgie-Ossétie-Russie. Une guerre à toutes les échelles », EchoGéo [En ligne], Sur le Vif, mis en ligne le 13 février 2009, consulté le 05 mars 2022. URL : http://journals.openedition.org/echogeo/10890 ; DOI : https://doi.org/10.4000/echogeo.10890


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CHRONOLOGIE 3/4

En 2014 toujours, des séparatistes pro-russes (l'Est de l'Ukraine compte de nombreuses minorités russophones) se révoltent dans l'Est de l'Ukraine. Ils prennent Sébastopol, capitale de la Crimée. La Russie apporte son soutien (hommes, matériels) mais s'en défend. Dans le Donbass, à Donetsk et Louhanks, des affrontements ont également lieu.

Le 11 mars 2014, la Crimée déclare son indépendance, puis est rattachée à la Russie. l'UE adopte des sanctions contre la Russie. En avril, Les oblasts de Donetsk et Louhanks proclament leur indépendance. Aucun Etat ne les reconnaît.

EN mai 2014, Pétro Porochenko, président pro-européen, est élu à la tête de l'Ukraine. Il propose un plan de paix, mais le cessez-le-feu n'est pas respecté. Il refuse le rétablissement de relations diplomatiques avec Moscou tant que la Crimée ne revient pas à l'Ukraine.

Des négociations commencent, mais la signature d'un accord de libre-échange UE-Ukraine en juin 2014 (ratifié par l'UE) en 2017 fâche V. Poutine. En septembre 2014, le protocole de Minsk est signé entre Ukraine, Russie et territoires de Donentsk et de Louhanks. Le conflit a déjà fait 10 000 morts. les accords de paix de "Minsk II" sont signés en novembre 2015.

les accords de paix de "Minsk II" sont signés en novembre 2015. EN plus du cessez-le-feu, l’accord comprend des mesures telles que le retrait des armes lourdes de chaque côté, l’échange de prisonniers, la restauration des frontières de l’Ukraine ou encore le retrait des troupes étrangères. Le cessez-le-feu est régulièrement violé. On parle de "conflit gelé"

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Cartes extraites de Christian Grataloup, Atlas Historique Mondial, L'Histoie-Les Arènes, 2020


La situation en Ukraine en 2015


La situation en Crimée en 2015

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/crise-en-ukraine-que-prevoyaient-les-accords-de-minsk-signes-en-2015_4975245.html


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CHRONOLOGIE 4/4

En avril 2019, V. Zelensky, ancien humoriste, devient président de l'Ukraine. Il veut relancer les discussions avec la Russie, tout en continuant à se rapprocher de l'OTAN. Mais Poutine octroie des passports russes aux habitants de Donetsk et de Louhanks, en violation des accords de Minsk

Ukraine et Russie s'accordent sur des élections dans ces territoires et sur un statut spécial sur le Donbass. Manifestations en Ukraine contre ce qui est perçu comme une reculade face à la Russie.

EN novembre 2019 a lieu une rencontre au format dit "Normandie" entre les deux présidents, et l'Allemagne et la France. En décembre, un accord sur le gaz (conflit depuis 2009 sur les prix)est trouvé. Les relations entre Ukraine et Russie semblent donc se détendre.

le 22 juillet 2020, un nouvel accord de cessez-le-feu est signé, aussitôt rompu.

En avril 2021, des troupes russes sont mobilisées aux frontières ukrainiennes. La Russie affirme que c'est une réponse aux "provocations" de l'OTAN et de l'Ukraine. V. Zelensky se déclare favorable à une entrée dans l'OTAN et l'UE.

En novembre 2021, les Occidentaux commencent à craindre une intervention russe en Ukraine. En décembre, J. Biden (président des Etats-Unis ) et V. Poutine ont un entretien téléphonique. Celui-ci exige la fin de tout élargissement de l'OTAN et le retrait de ses forces dans les ex-républiques soviétiques.

https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/volodymyr-zelensky-president-de-l-ukraine-le-role-de-sa-vie


Les ambitions de la Russie : la vision du monde en 2019

FIN DU CONTEXTE HISTORIQUE ET GEOGRAPHIQUE - CLIQUEZ ICI POUR REVENIR AU SOMMAIRE

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L'UKRAINE AVANT LA GUERRE DE 2022

Chronologie des opérations depuis début 2022

Un conflit qui utilise les moyens de "haute intensité" : frappes multiples, utilisation massive d'armement et de blindés, guerre informationnelle, attaques cyber,...

Une "guerre hybride", qui utilise la force militaire, mais aussi d'autres moyens : arme économique, désidentificatoin des forces, cyberattaques, guerres informationelles

  • Décembre 2021 : Moscou publie ses exigences concernant l'OTAN : pas d'extension, les pays membres depuis 1997 ne doivent pas déployer plus d'armes. L'Europe menace de sanctions la Russie en cas d'agression de l'Ukraine
  • Janvier 2022 : Refus occidental des exigences russes. Appel à la désescalade en Ukraine
  • 7 février 2022 : Rencontre entre V. Poutine et E. Macron. Espoir de désescalade alors que les troupes russes sont massées à la frontière ukrainienne. Forte inquiétude des Etats-Unis qui annoncent une attaque imminente, mais la Russie dit retirer ses troupes le 16 février
  • 21 février 2022 : la Russie reconnaît l'indépendance des territoires séparatistes du Donbass (Lougansk, Donetsk), ce qu'aucun autre Etat n'avait fait
  • Dans la nuit, des véhicules blindés pénètrent en Ukraine. ’Europe, les Etats-Unis, l’ONU et la majorité des membres du Conseil de sécurité condamnent cette décision de la Russie, considérée comme une violation du droit international. De nouelles sanctions économiques sont annoncées
  • Le 24 février, la Russie attaque l'Ukraine, sous prétexte de défendre les populations russophones du Donbass. les grandes villes du pays sont touchées : le conflit ne se limite pas à l'Est.
  • L'Union Européenne adopte des sanctions économiques. Le 27 février, des envois d'armes sont décidés pour l'Ukraine. L'espace aérien de l'Union est fermé à l'invason russe. Le 28, l'Ukraine demande son adhésion à l'Union Européenne
  • La guerre fait rage depuis. L'OTAN a refusé une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine. Les sanctions économique s'alourdissent. Le conflit a déjà fait des milliers de déplacés et de réfugiés.

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Pourquoi la Russie veut-elle envahir l'Ukraine 1/2

Vidéo d'Aurèle Jacquot, Matthieu Putzolu, "Rueei-Ukraine", Stories of Conflict, arte, [en ligne], Février 2022, consultée le 05/03/2022.

POUR ALLER PLUS LOIN
EN CARTES CLIQUEZ ICI

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/infographies-crise-ukraine-russie-cinq-cartes-pour-comprendre-le-conflit-et-ses-origines_4975641.html


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Pourquoi la Russie veut-elle envahir l'Ukraine ? 2/2

Vidéo de Mark Betinelli, Emile Costard, Elsa Longuville, Marceau Bretonnier, "Crise ukrainienne, pourquoi Vladimir Poutine menace d'entrée en guerre", 13 février 2022, [en ligne], consultée le 05/03/2022. Voir en ligne cliquez ici

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Les conséquences de la crise à l'échelle internationale

L'invasion de l'Ukraine, et après ? Les conséquences géopolitiques possibles - Cliquez ici

Les conséquences économiques



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La question de la ressource énergétique


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Les flux de réfugiés


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L'Europe et sa défense



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La Chine et



la Russie

Une analyse en date du 22 février (juste avant l'invasion) mais éclairante - Vidéo d'Emilie Aubry, "Poutine, l'Ukraine, et après ?", arte, [en ligne], Février 202, consulté le 05/03/2022. : Cliquez ici


Ci-dessous, un article du Journal Le Monde en date du 13 mars 2022. l'article est aussi disponible au lien suivant pour les abonnés : Cliquez ici (ou disponible en version papier au CDI)



Le prix du cours des matières premières a fortement augmenté, ce avant la guerre en Ukraine, mais celle-ci accroît le phénomène.


La Russie et l'Ukraine sont de très grands producteurs agricoles, et notamment de céréales comme le blé ou le maïs. Certains pays, notamment en Afrique, importent 50% de leurs ressources de ces pays. La hausse des prix des matières premières (énergétiques, alimentaires) commencée avant la crise en Ukraine se poursuit. Conséquence : l'inflation. La crise pourrait aussi perturber l'économie mondiale.


Evolution des prix des matières premières (Infographie réalisée à partir des données d'Agritel, Insee, Boursorama et du Ministère de l'écologie pour Le Monde in Article d'Audrey Tonnelier, "prix de l'essence, la bataille du pouvoir d'achat, Journal Le Monde en date du 15/03)



Evolution des prix alimentaires - FAO


Les conséquences sur la sécurité alimentaire mondiale - Un article du journal Le Monde en date du 13 mars 2023. Egalement disponible en ligne pour les abonnés Cliquez ici (ou au format papier au CDI)



Le transport maritime (article de Julien Bouissou pour le journal Le Monde en date du 12 mars 2022). Accessible également en ligne (abonnés) : Cliquez ici (ou au format papier au CDI)


Un article d'Adrien Pécout, "La guerre en Ukraine ravive la crise gazière dans l'Union Européenne", 25 f évrier 2022 : Cliquez ici (accessible au format papier au CDI)

Un article du même auteur dans le journal Le Monde daté du 9 mars 2022, "Comment l'Europe pourrait se passr du gaz russe". Accessible au format papier au CDI

Décryptage d'Emilie Aubry dans Le Dessous des cartes pour Arte :


Carte d'Europe des flux de Réfugiés, Infographie, site internet de l'AFP, [en ligne] en date du 14 mars 2022, consultée le 14 Mars 2022

Une émission d'Emilie Aubry, "Le Dessous des cartes", Arte : l'Entente Russie-Chine, 08/03/2022 : Cliquez ici

Un article de Frédéric Lemaître et Piotr Smolar, "Pékin à l'heure du choix face à la guerre en Ukraine", Le Monde, 15/03/2022. Egalement accessible en ligne : Cliquez ici ou en CDI au format papier



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L'Europe peut-elle se défendre ?

Vidéo d'Emilie Aubry, "L'Europe sait-elle se défendre", ARTE, 02/02/2022, [en ligne] consultée le 05/03/2022

ATTENTION - cette vidéo date du 2 février, avant l'invasion

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Les réactions à l'invasion de l'Ukraine 1/2 : Les Gouvernements

Source : Groupe d'études géopolitiques, "Cartographier les réactions à l'invasion de l'Ukraine", [en ligne], 24 février 2022, consulté le 05/03/2022 - Cliquez ici pour voir l'article dont provient la carte

La "guerre informationelle" : un enjeu de la guerre hybride

Vidéo d'Antoine Boddaert et Kevin Berg, arte, [en ligne], Mars 202, consultée le 05/03/2022.

Voir une vidéo sur "la guerre de l'info"

Des fausses informations décryptées par
FRANCE INFO
LE MONDE
Cliquez ici pour voir des exemples

COMMENT ?

Infox relayeées par les médias et les autorités : exemple, un génocide contre les Russes en cours en Ukraine selon Poutine

Infox : détournement d'images, de vidéos,... L'image donne l'impression que c'est "vrai"

Censure des médias : le 04 mars, la Russie censure Facebok et promet des sanctions contre les médias

POURQUOI ?

  • Garder le contrôle de son opinion publique, remporter la bataille de l'opinion
  • Semer la confusion, le doute chez l'adversaire, fracturer l'opinion publique, faire peur
  • C'est un des moyens de la "guerre hybride"

Les bons réflexes

  • Regarder la source de l'information
  • Utilisez les sites de vérification de l'information

Nous sommes toutes et tous des coeurs de cible dans la guerre informationnelle. Ne pas relayer de fausses informations est un devoir démocratique

Par France Info : Cliquez ici

Par Le Monde : Cliquez ici

La "dissuasion nucléaire, qu'est-ce que c'est ?"

Pour voir les sources utilitées, cliquez ici

La dissuasion nucléaire est une doctrine militaire défensive : elle se fonde sur le crainte réciproque de deux pays ayant l'arme nucléaire des conséquences de l'usage de la bombe.
Elle repose sur la capacité de "seconde frappe " : la possibilité de riposter en cas d'attaque nucléaire
La dissuasion est un équilibre : elle repose sur la peur de la destruction mutuelle assurée, mais aussi sur les craintes des conséquences à long terme.