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Chapitre 11 : Le contrôle des flux de glucose, source essentielle d’énergie des cellules musculaires

Activité 3 : Diagnostiquer et expliquer le diabète

Aurélie Deloste
Aliénor Mesplès

Le diabète est une maladie caractérisée par une hyperglycémie chronique (glycémie à jeun supérieure à 1,26g/L). Chez un diabétique, du glucose traverse la paroi des vaisseaux sanguins au niveau des reins et se retrouve dans l’urine. Une personne diabétique présente donc également une glycosurie (glucose dans les urines). Depuis quelques temps, Line Langerhans a fréquemment besoin d’uriner, elle boit beaucoup d’eau, ont souvent faim et sont fatigués. Ils viennent de regarder un reportage sur le diabète et craignent que ces signes soient les symptômes de cette maladie. La patiente possède-elle du diabète ? Pour ceci, nous allons réaliser une série d’examens.


Le premier examen consiste à chercher la présence de glycémie dans les urines.
Si le test se révèle positif, cela veut dire que du glucose est présent dans les urines et donc que le patient possède du diabète. Si le test se révèle négatif, cela veut dire qu’il n’y a pas de glucose dans les urines et donc que le patient ne possède pas de diabète.

Afin de confirmer le premier examen, nous allons en réaliser un second qui consiste à réaliser une prise de sang au patient (à jeun) puis d’analyser la glycémie dans celui-ci.

Si la glycémie est supérieure à 1,26g/L, l’individu possède du diabète tandis-que si elle est inférieure à 1,26g/L, l’individu ne possède pas de diabète.

Étant donné que le diabète est caractérisée par une hyperglycémie et que l’insuline est l’hormone permettant d’empêcher une hyperglycémie (en provoquant la baisse de glycémie). On peut penser que le corps des diabétiques ne produit pas assez d’insuline. Nous allons analyser l’insulinémie dans le sang.

Si il y a une insulinémie inférieure à la normale ou supérieure à la normale, vu que l’insuline est produite dans des cellules β des Îlots de Langerhans dans le pancréas, on peut penser que les cellules β du pancréas d’un individu comportant du diabète possèdent une anomalie. Par conséquent, nous allons vérifier si les cellules β fonctionnent.

C’est la fixation de l’insuline sur les cellules β qui permettent de contrôler les flux de glucose. Alors, soit le récepteur membranaire des cellules β comporte un problème qui ne permet pas à l’insuline de se fixer, soit l’insuline a un problème qui l’empêche de se fixer au récepteur.

L’analyse de la glycémie dans le sang de Line nous révèle un taux de 1,53 g/L.
On sait que si la glycémie est supérieure à 1,26g/L (à jeun), l’individu possède du diabète.
Donc Line possède du diabète.L’analyse de la glycémie dans le sang de Line nous révèle un taux de 1,53 g/L.
On sait que si la glycémie est supérieure à 1,26g/L (à jeun), l’individu possède du diabète.
Donc Line possède du diabète.

L’analyse de l’insulinémie dans le sang de Line nous révèle un taux de 40 pmol/L.
On sait que un taux normal d’insuline est compris entre 35 pmol/L et 37 pmol/L.
Donc l’insulinémie dans son sang est trop élevé.


L’observation du pancréas
de Line comparé à celui d’
une personne saine montrent que les Îlots de Langerhans d’un patient sain ainsi que de Line contiennent de nombreuses cellules β.
Donc l’anomalie n’est pas due à des Îlots défectueux.



Nous pouvons observer que les molécules d'insuline de Line et d'un individu sain sont identiques.
Donc le problème ne vient pas d'une anomalie sur la molécule d'insuline.



Observation d'une molécule d'insuline de Line sur Rastop

Observation d'une molécule d'insuline d'un individu sain sur Rastop

On regarde la mise en stockage. On observe que pour un même taux d’insuline, la consommation de glucose chez une personne saine est plus élevé que chez Mme Langerhans (ex : pour 400 µU.mL-1 d’insuline, la consommation de glucose d’un individu sain est égale à 82 tandis-que consommation de glucose de Line est égale à 60).
Donc Line a un soucis pour incorporer les cellules de glucose dans les cellules de réserve.



La représentation schématique des récepteurs à insuline des cellules cibles de Mme Langerhans comparé à des récepteurs à insuline des cellules cibles d’un patient sain nous permettent d’observer que les récepteurs à insuline des cellules cibles du patient sain comportent une zone creuse permettant à l’insuline de se fixer dessus, tandis-que les récepteurs à insuline des cellules cibles de Line ne comportent pas ce creux, l’insuline ne peut donc pas se fixer sur les récepteurs.
Donc une anomalie sur les récepteurs à insuline est responsable du taux d’insuline élevé.

Donc les récepteurs à insuline déformés empêchent de rentrer suffisamment de glucose dans les cellules de réserve, la glycémie reste donc élevée et le pancréas produit plus d’insuline afin d’essayer de remédier à l’hyperglycémie.



Pour conclure, Line possède du diabète, en effet elle possède un taux d'insuline trop élévé. Le taux trop élevé est du à une anomalie sur les récepteurs à insuline, ils sont déformés ce qui ne permet pas à l’insuline de se fixer dessus. Ceci empêche de rentrer suffisamment de glucose dans les cellules de réserve, la glycémie reste donc élevée et le pancréas produit plus d’insuline afin d’essayer de remédier à l’hyperglycémie.