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DM d’histoire sur la III République.

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Introduction:


C'est le 4 septembre 1870 après la défaite de Sedan qu'est proclamée en France la IIIème République. Pendant ces 70 ans de régime, elle voit longtemps son existence incertaine, mais finalement triomphe après de graves crises politiques et sociales. Mais malgré les oppositions qu'elle rencontre comment la troisième République finit 'elle par regrouper la majorité des français autour d'un projet politique commun? Nous verrons tous d'abord pourquoi ce projet républicain ne peut pas être mis en place avant 1879. Par la suite, nous aborderons comment le projet républicain est mis en place entre 1879 et 1892 puis comment le projet républicain qui est souvent contesté est consolidé entre 1892 et 1914. Pour finir nous verrons comment la lithographie "En Alsace-La première leçon" de Fabien Fabiano réaliser en août 1914 est représentative de la mise en place du projet républicain tout en démontrant que cette lithographie n'est pas parfaite est qu'elle a des limites.


Pourquoi le projet républicain ne peut pas être mis en place avant 1879 ?

I)Pourquoi le projet républicain ne peut pas être mis en place avant 1879?

1)Le retour de la République dans des conditions difficiles (1870-1871)

Après l'échec militaire de Napoléon III qui précipite la naissance de la troisième République le 4 septembre 1870. La guerre contre la Prusse s'achève le lendemain de la défaite de l'empereur à Saidan contre la Prusse et ses alliés le 2 Septembre 1870. Le nouveau gouvernement de Défense nationale vois le jour à Paris. Les élections législatives de Février 1871 donne la majorité aux monarchistes favorable à l'arrêt de la guerre car les français sont fatigués du conflit et que les républicain souhaitent le prolonger. Ces donc un monarchiste conservateur Adolphe Thiers qui deviendra le chef du gouvernement puis président de la République. C'est le 18 Mars 1871 que le mécontentement des français éclatent à Paris suite à un siège des prussiens jugé tros long et d'une famine. Cette insurrection aboutit sur l'élection d'une Commune de Paris ,dominé par l'extrême gauche républicaine et socialiste, qui veut établir une République social qui lutte contre les inégalités. L'Assemblée conservatrice ne tolère pas cette situation. Thiers choisie donc de négocier la paix avec les allemand en leurs laissant l'Alsace-Moselle et une lourde indemnité de guerre pour utilisé l'armée française pour réprimer la Commune de Paris lors de la semaine sanglantes , en mai 1871 . On y dénombre environ 20 000 morts



Peinture représentant la semaine sanglante

Henri Félix Emmanuel Philippoteaux, Bataille du cimetière du Père-Lachaise (1871), Bordeaux, musée d'Aquitaine.


2)L'échec de la restauration de la monarchie ( 1871-1875)

Ces en 1873 , que les monarchistes parviennent à pousser Thiers à la démission et le remplacent par le maréchal de Mac Mahon qui est favorable aux monarchistes . Cependant les monarchistes sont très divisés entre légitimistes, bonapartistes et orléanistes et n'arrivent pas à s'entendre sur les conditions du rétablissement de la monarchie.

Toutefois lors des élections partielles organisées entre 1873 et 1875 les idées des républicains gagnent du terrain notamment grâce au retentissement de la Commune. De plus les légitimistes soutiennent le petit fils de Charles X comme hériter du trône de France ce qui ne plait pas aux orléanistes qui rejoignent le camp républicain. Dès lors, la restauration monarchique est impossible.

Au début de l'année 1875 un compromis entre républicains et monarchistes permet de voter des lois constitutionnelles et de mettre en place le fonctionnement de la république

Adolphe Thiers photographié par Nadar vers 1872.

3) La conquête du pouvoir par les républicains (1875-1879)

Après les élections législatives de 1876 les républicains deviennent majoritaires à la chambre des députés. Durant l’été 1876 ils gagnent à nouveau alors que les monarchistes tentent une percé suite à la dissolution de la chambre des députés . En 1879 les républicains obtiennent la majorité au Sénat. Mac Mahon démissionne et Jules Grévy , un républicain modéré , devient président. A partir de ce moment le Sénat et la Chambre des députés qui siégeait à Versailles retourne à Paris . Cette action est un signe que le gouvernement est enfin stabilisé.

Portrait officiel du maréchal de Mac Mahon, président de la République.

Portrait officiel du président Jules Grévy

II) Comment le projet républicain est mis en place entre 1879 et 1892 ?

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Statue de la place de la République


1)Une République qui unifie

A) L'héritage de la Révolution et de la seconde République


La troisième République se dote de nombreux symboles issus de la Révolution française, comme l'hymne "La Marsellaise" , et de symboles issus de la seconde République comme le drapeau tricolore.

Les symbole issus de la révolution de 1789 sont: la Marseillaise et la fête national du 14 juillet

Les symbole issus de la seconde République sont: l'allégorie de Mariane, le drapeau tricolore et la devise "Liberté, Egalité et Fraternité".


La troisième République diffuse ses valeurs de diverses façons villes et villages se dote de places de la République comme celle inaugurée à Paris en 1879



1) Une République qui unifie

B) Par l'école

La troisième République est laïque: la religion doit être séparée du gouvernement. Ainsi les républicains veulent libérer les français de l'influence de l'Eglise afin d'en faire des citoyens émancipés. Cela se traduit notamment par l'adoption des lois scolaires de 1881-1882, à l'initiative du ministre de l'instruction, Jules Ferry. Elles rendent l'école obligatoire et gratuite pour les enfants de 6 à 13 ans. Par la suite la loi Goblet en 1886 la rendra aussi laïque. Les programmes scolaires sont centrés sur les progrès de la raison (sciences) , la France ( langue, et géographie) et les apports de la révolution française (histoire).

L'école permet ainsi d'inculquer les valeurs républicaines dans la durée en touchant des générations successives de Français.


Photographie d'une classe sous la troisième République

1) Une République qui unifie

C) Le Panthéon

Lors de la Restauration, le Panthéon avait été restitué à l'Eglise catholique. La troisième République se réapproprie le bâtiment malgré les protestations de l'Eglise. Victor Hugo est considéré comme un symbole. C'est un grand écrivain qui s'est battu pour la république et qui a vécu en exil sous Napoléon III. On le fait entrer au Panthéon avec également des penseurs des Lumières et des grands hommes de la Révolution.

1885 : Les funérailles nationales de Victor Hugo

Photographie du Panthéon à Paris

2) Une République qui exclut


Des préjugés tenaces tiennent les Français écartées du droit de vote. L'accès à la pleine citoyenneté permettant l'usage des droits politiques est réservé aux hommes âgés d'au moins 21 ans . Ainsi plus de la moitié de la population française est écarté de la politique . Des militantes soutenues par des hommes politiques comme Victor Hugo, s'organisent pour demander le droit de voter et d'être élues.

Ces féministes utilisent les libertés d'expression, de réunion et d'association pour fonder des mouvements ( l'Union française pour le suffrage des femmes)ou des journaux (La Fronde)portant leurs revendications.

Certaines présentes même leur candidature lors des élections municipales ou législatives.

Suffragette, vers 1910, manifestant pour leur droit de vote.


Définition Suffragette : Femme qui, d'abord en Grande-Bretagne, militait pour le droit de vote féminin (obtenu en Grande-Bretagne en 1928).

III) Comment le projet républicain, souvent contesté, est consolidé entre 1892 et 1914 ?

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1) Une République souvent contesté

A) La crise boulangiste (1887-1894)


Les monarchiste sont écartés du pouvoir mais continuent d'espérer un retour du roi. Ils constituent une force d'opposition qui s'exprime dès les années 1880. Cette opposition culmine en 1889 après la victoire électoral du général Boulanger. Ce dernier ayant rassemblé de nombreux mécontents du régime parlementaire, de l'extrême gauche républicaine aux légitimistes et bonapartistes en passant par la droite républicaine nationaliste pour créer le partie boulangiste.

Les boulangistes exigent une revanche contre l'Allemagne et la transformation de la République parlementaire par la dissolution de la Chambre des députés, la révision de la Constitution et l'élection d'une Assemblée constituante. Cependant les républicains dénoncent un "complot boulangiste" et un mandat d'arrêt contre le général est émis et rempotent les élections législatif de 1889 . Boulanger s'exil ce qui marque la fin de cette crise.


Portrait du général Boulanger

1) Une République souvent contesté

B) Le scandale de Panama (1892)


Le scandale de Panama met en cause de nombreux députés corrompus en échange de leur soutien à la compagnie en charge de réaliser le canal de Panama . Il est révéler par le polémiste antisémite Edouard Drumond et entraine la défaite de nombreux candidats sortants républicains aux élections législatives de 1893.

Les conséquence de ce scandale sont une réaction son réaction violente des extrêmes gauches anarchistes. En effet , ce scandale s'ajoute à l'exaspération devant la misère et les inégalités sociales ainsi que le peu de réforme engagée pour y remédier , les anarchistes dans des actions violentes et cible des symboles forts de la République . Auguste Vaillant lance une bombe en pleine séance de la Chambre des députés en 1893, et l'italien Caserio assassien le président Sadi Carnot dans une rue de Lyon en 1894 pour avoir fait exécuté Vaillant. Le pouvoir riposte par des lois qui répriment les anarchistes et restreignent beaucoup leur liberté d'expression.

Attentat anarchiste contre la Chambre des députés de Auguste Vaillant

1) Une République souvent contesté

C) L’affaire Dreyfus


En 1894, Alfred Dreyfus, un capitaine d’origine alsacienne et de confession juive, est mis en cause pour trahison au profil de l’Allemagne, et est jugé puis condamné au bagne par les autorités militaires. Cependant certains membres du service de contre espionnage découvrent dès 1896 qu’il s’agit d’une erreur judiciaire.

Au début de l’année 1898, l’écrivain Émile Zola donne une publicité considérable à l’affaire dans sa célèbre lettre publiée dans le journal de l’Aurore « J’Accuse » qui met en cause les autorités militaires et interpelle le président de la République en tant que chef de l’Etat et de l’armée.

Cette affaire voit deux camps s’opposaient le premier le camp dreyfusard qui compte en son membre des hommes politiques venus de la gauche socialiste et républicaine mais aussi des intellectuels qui comme Zola s’engagent pour l’innocence de Dreyfus et la révision de son procès. Tous sont partisan d’une république soucieuse avant tout de vérité et de justice.

Le second camp est celui des antidreyfusards qui refusent la révision du procès de Dreyfus soit par antisémitismes ( pour rappel Dreyfus est Juif) soit car ils ont une confiance aveugle en les institutions militaires et l’espoir d’une revanche contre l’Allemagne . Ce camp est composé de nombreux chefs de l’armée et dignitaires de l’Eglise catholique ainsi que des forces nationales antiparlementaires.

Dreyfus sera rejugé mais condamné avec des circonstances atténuantes par un tribunal militaire en 1899. Il faudra attendre 1906 pour que le président de la République le gracie et le réhabilite ainsi que le réintègre à l’armée.

Photographie d'une partie du journal de l'Aurore où Emile Zola a publié son célèbre "J'Accuse"

2) Une République qui est consolidé


On voit le chef du gouvernement républicain, Emile Combes, qui tranche la corde qui relie le pape, donc l'Eglise, à la République illustré ici par Mariane. C'est Emile Combes qui est à l'origine du vote de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Le pape de 1905 Giuseppe Melchiorre Sarto; Qui tiens par une corde Mariane. Et qui est aveuglé par la tiare pontificale et semble ne pas être content du traitement qu'il subit

Mariane symbole de la République attaché au Pape donc à l'Eglise et qui tente de se libérer.

On voit au premier plan un moine ivre mort. Ici l'auteur veut condamner l'Eglise en montrant un moine dodu, au nez rouge, endormi et sans doute saoul avec une bouteille de vin sous le bras. Le but est ainsi de montrer que l'Eglise n'est pas si exemplaire qu'elle le dit et met ainsi en évidence les abus du clergé.

L'homme représenté est Voltaire, un des grands philosophes français des Lumières. Il pousse les Républicains à séparer l'Eglise de l'Etat au nom de la connaissance et du savoir représentés sous la forme de traits de lumières qui irradient Emile Combes brandissant une hache (francisque) prête à trancher la corde qui relie encore le pape et Marianne. Depuis son nuage Voltaire apparait comme un nouveau dieu. Le triangle derrière lui est les symbole de la raison.

Grâce à la loi sur les association (1901) , les républicains dreyfusard forment le Parti radical(1901). Suite aux élections législatives , les radicaux dominent la Chambre des députés et souhaite intensifier les combat contre l'influence de l'Eglise catholique en France qui fut hostile à la République lors de l'affaire Dreyfus. En 1904, le président du Conseil Emiles Combes fait voter l'interdiction d'enseigner aux congrégations non autorisées, après quoi les relations diplomatiques avec le Vatican sont rompues.

De plus les républicains radicaux et socialistes veulent mettre fin au Concordat qui réglait les relations entre l'Eglise catholique et l'Etat depuis 1801. Pour cella la loi de séparation entre l'Eglise et l'Etat est voté en juillet 1905 . Désormais, l'Etat ne nomme plus les évêques ni ne salarie aucun culte, les biens ecclésiastiques deviennent propriété de l'Etat et les églises peuvent former des associations culturelles pour gérer les édifices religieux. La laïcité devient une valeur centrale de la République française.

Les protestants et les juifs ne s'opposent pas à la loi, le pape la condamne et interdit aux catholiques de constituer des associations culturelles car il craint qu'en leur seins les ecclésiastiques partagent le pouvoir de décision avec les fidèles laïcs majoritaires. Il encourage par la même occasion les catholiques français à s'opposer à la loi. Ainsi lorsque les autorité civiles entreprenaient l'inventaire des biens de l'Eglise , des catholiques se retranchaient dans les bâtiments religieux ou s'opposaient à l'entrée des forces de l'ordre. C'est la crise de l'inventaire (1906).Le ministre de l'intérieur puis président du Conseil, Clemenceau recherche et obtient l'apaisement.

Conclusion:


Ainsi malgré de nombreuse oppositions ( crise, scandale, massacre...). La troisième République finit par regrouper la majorité des français autour du projet politique républicain avec notamment des lois comme l'école gratuite et obligatoire et la séparation de l'Etat et l'Eglise mais aussi des symboles commun et républicain comme la statut de la place de la république à Paris ou le Panthéon à Paris également.

Carte de France après la perte de l'Alsace-Loraine en 1871

On voit des personnes de tous âges se rassembler dehors. Cella peut montrer que l'école touche toutes les générations des français comme vue précédemment

Des armes sont présent sur cette chaise pour informer d'un soulèvement prochain de l'Alsace-Loraine qui souhaite redevenir française ( pour rappel elle est encore sous domination allemande lors de la première guerre mondiale de 1914-1918)

On voit le buste de Marianne, l’allégorie de la République, avec deux drapeaux tricolores , un à sa gauche l’autre à droite.

Ce sont tous deux des symboles de la République


Soldat français de 1914 ( reconnaissable avec le pantalon rouge)

Ainsi cette lithographie "En Alsace-La première leçon" de Fabien Fabiano réaliser en août 1914 montre l'influence de l'école sur la population (qui est pour rappel gratuite et obligatoire pour les enfants de 6 à 13 ans depuis les lois Ferry). Elle nous montre également le désire de l'Alsace-Loraine de redevenir française comme le désirai tant le camp des boulangistes lors de la crise boulangiste. Enfin on y voit également des symbole républicain comme Mariane qui est l'allégorie de la République ou le drapeau tricolore. Cependant, les limites de cette lithographie ce font sentir. En effet , cette lithographie passe sous silence de nombreux événement qui ont permis la formation de la République que ce soit des crises ( l'Affaire Dreyfus, scandale de Panama, la semaine sanglante, crise de l'inventaire...) ou des événement qu'il lui on permit de se consolider ( séparation de l'Etat et de l'Eglise, loi sur les associations, entrer au Panthéon de personnage qui ont former ou qui ont défendu la République comme Victor Hugo...)

En légende de l’image, on peut lire :

Mes enfants, dit le sergent, nous allons reprendre la leçon interrompue il y a quarante- quatre ans, et il lit aux enfants qui écoutent, les oreilles rouges d’émotion, les citations à l’ordre du jour de l’armée française. Maintenant, le sergent évoque les bataillons qui montent par- delà les Vosges, et il paraphrase magnifiquement le chant national : – Enfants de la Patrie, le jour de gloire est arrivé !...

Sources:

Manuel Scolaire

école directe
youtube
Figaro live
Wikipédia
Kartable
Franceinfo:culture