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Transcript

Le deuil

Du choc à la reconstruction

sommaire

définition

Les 5 étapes du deuil

Conclusion

Le deuil compliqué

Le deuil pathologique

Facteurs de risques

Solutions deuil pathologique

Définition

En latin : « deuil » et « douleur » sont issus du verbe dolere (souffrir)

Le deuil désigne la profonde tristesse causée par la perte d'un proche ou ami mais aussi les manifestations extérieures, les rituels consécutifs à un décès ainsi qu’une période.

La notion de deuil a été introduite en 1917 par Sigmund Freud Par la suite, Elisabeth Kübler-Ross, a identifier les étapes du deuil que vit une personne face à la perte d'un proche.

Les 5 étapes du deuil

1. Le choc et le déni

  • Le choc : Le deuil commence toujours par un état de choc. Plus le décès est inattendu et brutal, plus le choc est intense. À l'annonce du décès, nous subissons un traumatisme psychologique.

  • Le déni : L'annonce brutale de la mort de l'être cher nous paraît tellement inconcevable que nous préférons nier sa réalité pour nous protéger, pour retarder ce futur sans l'être aimé.

Chaque personne vivra le deuil à sa façon, certaines étapes peuvent être plus ou moins longues, ou arriver dans un ordre différent.

2. La colère

Cette colère peut viser n'importe qui : des personnes que nous ne connaissons pas, nos amis, notre famille. Durant cette étape, nos nerfs sont à vif. Tout sujet relatif à la perte que nous vivons, peut être le prétexte d'une vive colère.


3. Le marchandage

La personne en deuil essaie d'imaginer ce qu'elle pourrait faire pour faire revenir le défunt dans la famille. Elle s'interroge aussi sur sa propre culpabilité dans la mort du proche : "Et si j'avais été là ?" "Et si j'avais fait cela pour l'aider ?".

Sans cesse, elle projette mentalement les différents scénarios qui auraient pu empêcher l'issue fatale.

4. La dépression

Aussi appelée «Deuil aigu» peut durer plus ou moins longtemps. La personne endeuillée rentre dans une phase de dépression réactionnelle, normale et nécessaire.

L’absence de l’être cher est angoissante, insupportable. Cette épreuve difficile marquée par la souffrance complique la capacité pour la personne endeuillée de continuer à vivre une vie normale.

5. L'acceptation et la reconstruction

  • L’acceptation : La souffrance s'apaise petit à petit. Désormais, vous êtes capable d'accepter intellectuellement la disparition. Vous pouvez évoquer la mémoire du défunt sans vous effondrer. Vous pouvez regarder des photos, visiter des lieux où vous vous rendiez avec le défunt sans que la souffrance vécue ne soit trop grande.

  • La reconstruction : Cela ne signifie pas pour autant que l'on va oublier le défunt. Le sentiment de nostalgie sera sûrement toujours présent, mais il ne vous empêchera plus d'avancer et de vous projeter dans un avenir plus serein.

On parle alors, de deuil "normal"

Trois types de manifestations s’observent durant cette étape :

  • Manifestations émotionnelles : tristesse, chagrin, pleurs, sentiment de vide, culpabilité, honte, hypersensibilité

  • Manifestations intellectuelles : incapacité à travailler et à maintenir des relations sociales, difficultés de concentration, impression que le monde s’est écroulé, désintéressement à la vie quotidienne

  • Manifestations physiques : troubles du sommeil, perte d’appétit, fatigue, amaigrissement, cauchemars, maladies somatiques (asthme, maladies de peau : eczéma, psoriasis)...

Le deuil compliqué

La souffrance est augmentée en intensité et en temps, nuisant aux possibilités du travail de deuil de s’engager ou de parvenir à son terme. Globalement, on envisage trois types de deuils compliqués :

  • Le deuil différé

Le refus initial de la perte se prolonge de manière anormale, empêchant l’engagement réel dans le deuil.

  • Le deuil inhibé

Caractérisé par des troubles somatiques au détriment des manifestations affectives normalement présentes en situation de deuil

  • Le deuil chronique

Demeure figé et dont les effets font obstacle à une progression normale dans l’élaboration du deuil, l’endeuillé s’enlisant dans une dépression chronique

Le deuil pathologique

On parle de deuil patholoique quand, la perte entraîne le développement d’une maladie, mentale ou physique. Ce type de deuil n'est pas une maladie en soi.

Bien souvent, le deuil devient pathologique quand la personne avait un lien très fort avec le défunt ou quand elle a un puissant sentiment de culpabilité. Le contexte du décès joue aussi un rôle

Deux types de pathologies :

  • Psychologiques

Dépression, délire, hallucinations, bipolarité, troubles anxieux, stress post-traumatique...

  • Physiques

Ulcères, difficultés cardiaques, symptômes semblables à ceux du défunt malade, cancer... Des conduites addictives peuvent également être observées, que ce soit à des substances nuisibles, au jeu ou au danger.

Quelles solutions pour le deuil pathologique ?

Pour sortir du deuil pathologique, une psychothérapie brève est à privilégier. Elle aura plusieurs objectifs :

  • Traiter avec ses émotions en prenant la parole

  • Rétablir des activités agréables par un travail comportemental

  • Réapprendre à prendre soin de soi et comprendre que le défunt continuera à vivre en soi

  • Régler les problèmes de regrets, notamment les heurts dans la relation avec la personne décédée

Attention aux anti-dépresseurs qui sont prescrit par le médecin, il ne supprime pas le deuil

Dans une petite proportion (env. 5%) certains deuils tendent à se compliquer ou relèvent de la pathologie. Fort heureusement, l’identification de différents facteurs de risque contribue à prévenir ces deuils susceptibles de complications :

Facteurs de risque du deuil

  • Circonstances liées à la perte : suicide, mort brutale, inattendue, disparition, perte de plusieurs proches
  • Répétitions des deuils et séparations
  • Lien affectif, type de relation avec la personne perdue
  • Age : en particulier enfants et personnes âgées
  • Perte d’un enfant
  • Période de crise ou de déséquilibre : maladie
  • Troubles de la personnalité sans pathologie déclarée
  • Antécédents psychiatriques

Même si la tristesse perdure, elle n’empêche plus d’envisager des projets futurs Plus que le deuil du défunt, vous faîtes le deuil de votre vie d’avant

Accepter le décès de votre proche et vous reconstruire ne signifie pas que l'oubliez, bien au contraire, c’est le plus bel hommage qui peut lui être rendu.