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La mise en oeuvre du projet républicain

L' empereur est escorté de cavaliers ennemis. Ces derniers sont prussiens, comme le montre l’aigle caractéristique sur les casques de ces soldats.

Le 2 septembre 1870, Napoléon III est fait prisonnier à Sedan après une défaite rapide face à la Prusse. Il se rend à Bismarck et à Guillaume Ier. C'est un régime de 22 ans qui s'effondre. Le 4 septembre 1870, les républicains proclament la Troisième République. L'empereur s'exile ensuite en Angleterre et meurt en 1873.

L' empereur est escorté de cavaliers ennemis. Ces derniers sont prussiens, comme le montre l’aigle caractéristique sur les casques de ces soldats. L'armée prussienne compte 500 000 hommes, utilise des moyens militaires (canons, fusils récents) et de communication (télégraphe, chemin de fer) modernes.

https://www.youtube.com/watch?v=SBdSUOjgTrs

On voit ici le cadavre d’un cheval sur lequel gît un soldat mort. L'armée française perd 80 000 hommes qui sont fait prisonnier. De plus, la France perd l'Alsace et une partie de la Loraine et des Vosges. Le vainqueur prussien Bismarck proclame le II Reich dans la galerie des Glaces au château de Versailles en 1871. Il y a véritablement une revanche de l'Allemagne sur les humiliations de Louis 14 et Napoléon Ier : cela permet d'affirmer la nouvelle puissance allemande. Ce symbole fort continue aussi à diviser un peu plus la France et provoque de nombreuses émeutes, dans la capitale notamment.



proclamation de l'empire allemand le 18 janvier 1871

Pourquoi la projet républicain ne peut pas etre mis en place avant 1879 ?

"La nuit était venue, nous étions une poignée bien décidés (..° Nous nous replions sur les barricades, elles tiennent encore. Mais la tuerie de masse avait eu lieu quartier par quartier (...) puis vint la chasse au fédérés, dans les maisons, dans les ambulances, partout."

  • En réaction à la défaite face à la Prusse, les Parisiens se révoltent et créent un gouvernement autonome pendant quelques mois. L'insurrection naît dans un contexte de famine Paris à cette époque est en pleine croissance démographique où 57% de la population vivent du travail industriel et 12% du travail commercial. Les communards (défenseurs de la commune) souhaitent plus de droits et de libertés pour les ouvriers et les femmes. Ils refusent aussi de reconnaitre le gouvernement issu de l'Assemblée Nationale. La commune est violemment réprimée par le gouvernement d'Adolphe Thiers.


Les élections de février 1871 donnent la majorité aux monarchistes qui sont favorables à la paix mais hostiles à la République.Les députés de l'Assemblée nationale réunis à Bordeau à cause de l'avancée prussienne, désignent Adolph Thiers comme "chef du gouvernement exécutif de la République Française.

A cette époque, la France est encore divisée entre les bonarpatistes, les libéraux ou encore les monarchistes.



Le 31 août 1871, l'assemblée donne, à Versailles (ville monarchiste), le titre de président de la République à Thiers. Il est le chef du pouvoir exécutif, mais le régime ne possède pas d’institution.
Cependant, en 1873, la majorité monarchiste de la Chambre des députés renverse le républicain Thiers et place Mac Mahon à la présidence de la République. Les débats parlementaires courent autour de la nature du régime (monarchique ou républicain). Finalement, les républicains parviennent à affirmer la République comme un régime parlementaire (régime dans lequel le pouvoir législatif contrôle étroitement le pouvoir exécutif). Il y a donc une véritable fracture entre républicains et monarchistes comme le montre cette caricature de Thiers peint en 1872. Cela ne permet pas l'installation d'un régime politique fort et stable dans les années 1875.

En 1879, Mac Mahon démissionne et est remplacé par le républicain Jules Grèvy. Son arrivée permet à la III ème République de devenir un regime parlementaire.

Troupes versaillaises qui durant la "semaine sanglante" (21 au 28 mai 1871) reprennent Paris et exécutent les communards. Ces derniers se barricadent et abattent des symboles de régimes détestés comme des bâtiments impériaux (Cour des comptes) ou monarchiques (L'Hôtel de ville). Durant cette periode, Thierry envoie plus de 100 000 soldats réprimés l’insurrection.

Louise Michel (1830-1905) est une institutrice à Montmartre. Engagée politiquement contre le Second Empire, elle participe également à l'insurrection parisienne contre Thiers et les Versaillais. Ambulancière, elle combat, en uniforme de la Garde Nationale aux côtés des Communards ce qui lui vaut le surnom de "Vierge rouge". Elle incarne la lutte contre l'autorité bourgeoise mais est finalement arrêté par les soldats Versaillais.

Comment le projet républicain est mis en place entre 1879 et 1892 ?

En 1875, l'amendement Wallon est adopté de peu par la Chambre des députés. Le texte de ce député républicain stipule que "Le présidant de la république est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale. Il est nommé pour sept ans ; il est rééligible." Ce texte devient une loi constitutionnelle et définit en réalité la nature du régime.

Dans cette caricature, la constitution républicaine est personnifiée coiffée d'un bonnet phrygien (symbole de Marianne) et d'une couronne de laurier. Cet amendement est un succès puisque il y a une poigne de main entre ouvriers et bourgeois.





Statue de la République dans Paris, construit par les frères Morice en 1883. Cette allégorie de Marianne devient un vrai symbole de la République et permet de réunifier au fil du temps.

https://www.youtube.com/watch?v=2EmoyzcucU0

Les plaques de bronze du piédestal représentent les événements majeurs à l'origine de la République. Il y a par exemple la prise de la Bastille (1789), la fête de la fédération (1790), l'abolition de la royauté (1792) qui permet d'ouvrir la voie à un régime démocratique ou encore l'abolition de l'esclavage (1848) et la proclamation de la République en 1870.

Devant ces plaques, un lion en bronze qui protège symboliquement une urne et symbolise le suffrage universel masculin adopté par le décret du 5 mars 1848.

https://goo.gl/maps/Do89C61JXKBsFjSP8


Marianne est accompagnée de 3 statues qui représente la Fraternité (à l'arrière), l'Egalité et la Liberté : symbole et devise de la République Française. Au dessus, on trouve également l'emblème de Paris : un bateau et la célèbre phrase "Fluctua nec mergitur".

Marianne est l'allégorie (représentation d'une idée par un être vivant) de la République, de la France et de la liberté. Son buste est installée dans toutes les mairies et dans les écoles sous la IIIe République. Sur cette statue, elle est représentée avec un rameau d'olivier pour associer la République et la paix retrouvée. Elle est coiffée d'un bonnet phrygien repris en 1790 juste après la Révolution est véritablement qualifié de "bonnet de la liberté". Marianne porte aussi une couronne de laurier, symbole de sagesse et de gloire. Enfin, la table des Droits de l'Homme permet de rappeler les bases de la République. Ici, les républicains avec Jules Grévy, veulent enraciner les valeurs de la République en les rendant visibles par les Français. En 1879, ils avaient déjà adoptés la Marseillaise comme hymne national. Une façon pour les républicains de prendre l'ascendant sur les monarchistes.

Dans les années 1880-1900, plusieurs lois sont mis en place tels que loi sur la liberté de réunion, loi sur la liberté de la presse (1881) ou encore la loi sur les associations en 1901. Les républicains majeures au Parlement font donc adopter ces lois dans une logique d'expansion des libertés des français. On est face à une République de plus en plus libérale où la presse peut aussi diffuser les idées.Le régime universel masculin permet aussi une plus grande liberté de décision. Cependant les femmes sont exclues de ce suffrage. Il se forme alors plusieurs mouvements féministes afin d’accéder au droit de vote, qui échouent finalement.

Une république qui veut réunir

"L'éducation, c'est la famille qui la donne; l'intruction, c'est l'Etat qui la doit"

En 1881-1882, le ministre de l'instruction publique Jules Ferry fait voter les lois scolaires rendant l'école primaire publique obligatoire. Cela concerne les enfants de 6 à 13 ans, principalement des milieux ruraux, qui peuvent être désormais égaux devant l'éducation. Mais ces lois, permettent aussi une école plus laïque, grâce aussi aux lois Goblet de 1886. Il y a une suppression de tout enseignement religieux au profit d'une éducation morale et civique. C'est donc aussi dans une politique de neutralité religieuse (renforcé par la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905) que ces lois sont adoptées. Celles-ci permettent donc de rassembler les français sous les mêmes valeurs, idées et provoquent un changement majeur dans la société française.

Les programmes sont centrés sur la science, les langues ou encore l'histoire. De plus, l'enseignement se fait en français et tout enseignement en langues locales est interdit. Le budget de l'instruction publique augmente énormément afin d'équiper une grande majorité des viles d'une école primaire publique. En 1885, la part des écoliers est de 90% dans l'école publique pour les garçons et de 75% pour les filles. A cette époque, les filles et les garçons ne suivent pas les mêmes cours comme on peut le voir dans cette classe qui ne contient que des garçons.



En 1885, à la mort de Victor Hugo, la France est endeuillée. Le cortège funéraire défile dans tout Paris et l'écrivain rentre au Panthéon. Cet hommage national est voulu par le régime qui "pleure un homme dont le verbe nous conduira à la conquête définitive de la liberté, de l'égalité et de la fraternité dans le monde." Ainsi Hugo est honoré et permet de rappeler au peuple français, les valeurs de la République qu'il a défendu.

Le cercueil est déposé sous l'Arc de triomphe afin de procéder à une veillée funéraire.

Victor Hugo (1802-1885) est un écrivain, d'abord monarchiste, puis soutient de la République. Il critique ensuite l'Empire ce qui l'oblige à s'exiler hors de la France. Il écrit sur la peine de mort, le travail des enfants ou encore la place de la religion ce qui lui permet d'être considéré comme un véritable républicain aux idées libérales.

Comment le projet républicain, souvent contesté, est consolidé entre 1892 et 1914 ?

Ici, extreme gauche, monarchistes, bonarpatistes et boulangistes semble s'allier afin de renverser la IIIe République en place

En 1894, le capitaine français Albert Dreyfus (juif et alsacien) est accusé d'avoir livré des renseignements militaires à l'Allemagne.

dreyfusards

antidreyfusard, souvent antisémites et antirépublicains

L'affaire Dreyfus permet une large victoire électorale des républicains en 1902. Ces dernoers continuent leur politique de laîcisation (détatement de la religion). Cela amène à la séparation des Eglises et de l'Etat en 1905.

Dans les années 1890, la France connaît une crise économique et sociale. Le général boulanger (représenté ici avec une casquette militaire) devient ministre de la guerre en 1886. Sa popularité croît ce qui lui permet de rassembler des mécontentements allant de l'extreme gauche à l'extrême droite en passant par les bonapartistes et les déçus du régime parlementaire. Le boulangisme nait aussi d'une instabilité ministérielle forte et le général est élue dans plusieurs circonscriptions. Ce dernier souhaite une revanche contre l'Allemagne. Il veut aussi un changement de gouvernement et de son sénat "qui ne représente rien et net sert à rien". Cependant, le gouvernement crie au "complot Boulanger" et les élections législatives de 1889 qui ne lui sont pas favorables, l'obligent à s'exiler en Belgique. Cette crise boulangiste a donc bouleversé la vie politique française de 1887 à 1889. Elle a faillis renversé un régime politique, représentée par Marianne sur cette caricature de

L'extreme gauche est ici représenté par le député et polémiste Henri Rochefort. A cette époque, la gauche anarchiste (courant révolutionnaire selon lequel la liberté passe par le rejet de toute forme d'autorité), proteste contre la misère sociale et la corruption parlementaire (scandale du Panama). En décembre 1893, l'anarchiste Auguste Vaillant dépose une bombe dans la Chambre des députés qui fait de nombreux blessés mais aucun mort.

Cet anarchisme se développe par la suite avec notamment la célèbre "Bande a Bonnot". Ce groupe d'anarchistes illégalistes multiplient les meurtres et les braquages entre 1911 et 1912 avant d'être finalement arrêté. Cet anarchisme et les différentes crises politiques attaquent et remettent incontestablement en cause les principes mêmes de la IIIème République.

Fiche de police de Julien Bonnot, membre fondateur de la "Bande à Bonnot".

L'affaire Dreyfus est une crise politique majeur sous la IIIème République. Dans cette peinture, l'officier français de confession juive dépose ses armes après avoir été condamné au bagne pour avoir livré des informations militaires à l'Allemagne. Cette crise est amplifiée par un nationalisme et un antisémitisme important, attisés par une presse influente. Cependant, c'est grâce à cette presse, que le capitaine Dreyfus pourra être libéré. En effet, Emile Zola, écrivain majeur la littérature française, publie une lettre au président Félix Faure où il "accuse" les ministres de la guerre et des officiers d'avoir mis en prison un innocent. Cela marche, en 1906, Dreyfus est finalement gracié puis réhabilité par le gouvernement. Cette affaire s'est alors transformée en crise morale et politique contre le gouvernement et son armée notamment.

L'Eglise est représenté par le Pape, en habit religieux, qui continue de prier.

Le caricaturiste Emile Combes représente ici Marianne qui représente l'Etat. Elle tend la corde pour faciliter cette séparation avec l'Eglise mais semble douter en n'osant pas totalement regarder celle ci en face. Une fois la séparation effectuée, l'Etat ne subventionnera plus aucun cultes et les biens ecclésiastiques deviendront propriété de l'Etat. Il garantit néanmoins "la liberté de conscience et le libre exercice du culte".

Ici, Georges Clemenceau (dit "Le Tigre"), d'abord député d'extreme gauche, ministre de l'Intérieur et président du Conseil. Il se charge de mettre en place cette séparation, en "tranchant la corde" entre l'Eglise et l'Etat. Celle ci se fait grâce aux savoir et à la raison apportés par Les Lumières et Voltaire au 18 ème siècle qui semble apporter sa force à Clemenceau.

https://www.youtube.com/watch?v=Co2u1xYTbIM

Soldat français de 1914 présentant un cours d'histoire géographie. Il. y a ici une volonté de l'artiste de rappeler un certain nationalisme avec un soldat qui semble montrer l'est de la France. Cela rappelle évidemment la guerre franco-prussienne de 1870 qui permet à la Prusse de récupérer l'Alsace et une partie de la Lorraine. Le soldat a également laissé la porte ouverte et déposé rapidement son épée, il est habité par ses propos afin d'éveiller du patriotisme chez les jeunes élèves. Il veut une mobilisation de ces jeunes alsaciens en cas de guerre pour la France. Le soldat appelle ces enfants à un certain patriotisme car selon lui "Le jour de gloire est arrivé".

Autre illustration d'un journal où un soldat français mobilise les jeunes alsaciens et veut les faire aimer la France.

Des élèves alsaciens reconnaissables à leur coiffe et leur vêtements sont étonnés et captivés par la leçon d'histoire du soldat. Les enfants comme leurs parents sont partagés entre la France et l'Allemagne. Ce dessin a été réalisé a la veille de la première guerre mondiale où cette région de l'Alsace est encore vivement contesté par les 2 pays.C'est une région divisée. Il y a des tensions qui surgissent un peu partout en Europe et des alliances se créer. La France souhaite d'un côté reprendre ses provinces perdus alors que l'Allemagne souhaite les défendre. Ce tableau est évidemment pour les français puis qu'il met en scène un de ses soldats. L'auteur veut incontestablement faire naître un esprit patriotique et nationaliste.

Ce nationalisme est renforcée par la loi de 1913 qui porte le service militaire à 3 ans.

Voici une autre couverture de Fabien Fabiano qui à travers l'art incite les femmes à aller se battre ou du moins, à participer à l'effort de guerre lors de cette première guerre mondiale.

Ce dessin prend place dans une salle de classe qui est un symbole fort de la République française. L'école est un lieu qui permet de diffuser les valeurs républicaines. Il y a d'ailleurs surement les lois Ferry sur le mur qui ont permis véritablement d'instaurer une école obligatoire mais également laïque (cf diapositive 4). Ces lois de 1881-1882 concernent d'autant plus les provinces comme ici l'Alsace où le taux de scolarisation est plus faible que dans les zones urbaines. Ces lois républicaines sont renforcées par le buste de Marianne qui est entourée de 2 drapeaux français (adopté véritablement en 1830). C'est le symbole choisi pour représenter dans les mairies, écoles la Liberté et la République (cf diapositive 3). La Marianne tout comme La Marseillaise (adoptée en 1879) sont des symboles issus de la III ème République. Elle permet grâce aussi à l'instruction données dans les salles de classes de rassembler les français sous les mêmes valeurs et donc de mettre en place un véritable projet républicain.


L’Alsace est une région qui emploie de nombreux ouvriers dans le textile ou encore l’industrie agroalimentaire. Afin de réconcilier cette classe ouvrière avec le reste de la population, il y a une unification du mouvement socialiste de France et du partie ouvrier socialiste sous la forme du SFIO ( Section Française de l’Internationale Ouvrière). Ce développement du socialisme est lancé notamment par Jean Jaurès qui aboutira aussi à l’accession au pouvoir du Front Populaire en 1936. Du côté des femmes se met en place également des mouvements pour l’égalité des genres : les suffragettes. Mais ces mouvements avec Hubertine Auclert par exemple reste minoritaire dans la société française.
Il y a donc quand même dans ces années une politique d’unification et de consolidation de la III ème République qui permet un projet républicain fort et stable, malgré de nombreuses contestations.

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