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Transcript

l'affiche rouge

Qui est l'auteur de cette affiche ?

A qui s'adresse cette affiche ?

Comment est construit cette affiche ?

Quel est le but de cette affiche ?

Quelle est la portée historique de cette affiche ?

Qui sont les Libérateurs ?

Cette affiche qui n'est pas signée, émane des Services de propagande allemands en France.

En effet, une campagne de propagande mobilise tous les médias (presse écrite, radios, actualités cinématographiques, affiches, tracts) pour combattre la Résistance et tenter de retourner la population française contre les Résistants.

Cette affiche, déclinée en brochures et en tracts, date de février 1944 et marque le point culminant de cette offensive idéologique des autorités occupantes contre la Résistance.

Cette affiche est placardée sur tous les murs de France : plus de 15 000 exemplaires. Elle est écrite en français et s'adresse aux Français.

Elle est accompagnée de tracts qui l'explicitent comme celui-ci :

l'affiche rouge

Qui est l'auteur de cette affiche ?

A qui s'adresse cette affiche ?

Comment est construit cette affiche ?

Quel est le but de cette affiche ?

Quelle est la portée historique de cette affiche ?

Qui sont les Libérateurs ?

Réalisée en février 1944, cette affiche qui n'est pas signée, émane des services de propagande allemands en France. Tous les médias sont mobilisés : presse écrite, radios, actualités cinématographiques, affiches. Cette affiche, déclinée en brochures et en tract, marque le point culminant de cette campagne. Elle exprime une volonté des autorités occupantes de mener à une offensive idéologique alors que les défaites militaires se succèdent.

Cette affiche est placardée sur tous les murs de France : 15 000 exemplaires. Elle est écrite en français et s'adresse aux Français.

Elle est accompagnée de tracts qui l'explicitent comme celui-ci :

Voir les liens sur l'affiche ...

L'affiche présente les membres du groupe Manouchian comme de dangereux terroristes. La couleur rouge évoque leur appartenance politique. L'origine étrangère et juive et les "crimes", ainsi que l'appartenance au communisme sont systématiquement mentionnées sous les photographies.

Elle cherche à attiser ainsi un rejet de ces étrangers communistes et juifs au sein de la population française. Les autorités allemandes cherchent à persuader les citoyens du danger que ces hommes représentent, ils sont présentés comme une "bande" de criminels qui créent le chaos.

Elle cherche à diviser la population dans une période où les défaites allemandes se multiplient et l'engagement dans la Résistance augmente.

Des Libérateurs ? C'est une question posée à ceux qui lisent l'affiche.

La libération ! Par l'armée du crime - C'est une remise en cause de l'idée de Libération et une mise en accusation des libérateurs : ils sont présentés comme des terroristes et non des libérateurs.

Ce texte-slogan, qui encadre les images, présente le chef d'accusation dans le cadre du procès qui se tient à Paris du 15 au 18 février pour juger les 22 hommes et la femme membres du Groupe Manouchian.

Un triangle rouge central prend la forme d'un "V", symbole de la Résistance, dans lequel des vignettes constituées de photographies anthropométriques, prises après les arrestations, présentent le visage de dix hommes.

Sous chaque photographie, des éléments d'identité sont notés présentant ces hommes comme des criminels et des ennemis de l'intérieur : les Juifs, les étrangers, les communistes.

La partie basse de l'affiche comporte un inventaire de photographies des crimes pour lesquels ces hommes sont jugés : attentats, meurtres, destructions, sabotages, possession d'armes.

l'affiche rouge

Qui est l'auteur de cette affiche ?

A qui s'adresse cette affiche ?

Comment est construit cette affiche ?

Quel est le but de cette affiche ?

Quelle est la portée historique de cette affiche ?

Qui sont les Libérateurs ?

Réalisée en février 1944, cette affiche qui n'est pas signée, émane des services de propagande allemands en France. Tous les médias sont mobilisés : presse écrite, radios, actualités cinématographiques, affiches. Cette affiche, déclinée en brochures et en tract, marque le point culminant de cette campagne. Elle exprime une volonté des autorités occupantes de mener à une offensive idéologique alors que les défaites militaires se succèdent.

Cette affiche est placardée sur tous les murs de France : 15 000 exemplaires. Elle est écrite en français et s'adresse aux Français.

Elle est accompagnée de tracts qui l'explicitent comme celui-ci :

Voir les liens sur l'affiche ...

L'affiche présente les membres du groupe Manouchian comme de dangereux terroristes. La couleur rouge évoque leur appartenance politique. L'origine étrangère et juive et les "crimes", ainsi que l'appartenance au communisme sont systématiquement mentionnées sous les photographies. Elle cherche à attiser ainsi un rejet de ces étrangers communistes et juifs au sein de la population française. Les autorités allemandes cherchent persuader les citoyens du danger que ces hommes représentent en créant le chaos, ils sont présentés comme une "bande" de criminels.

Clic

Groupe Manouchian : il a été constitué entre la fin de l’année 1942 et février 1943, au sein des « Francs-tireurs et partisans – main-d’œuvre immigrée » (F.T.P.-M.O.I.). Le réseau Manouchian tient son nom de son dirigeant : Missak Manouchian. Ces jeunes militants communistes sont de différentes origines : espagnols, italiens, arméniens et juifs d’Europe centrale et de l’Est, notamment polonais.

Au milieu des années 1920, la section Main-d’œuvre immigrée (MOI) est créée à la CGT puis au Parti communiste français (PCF). Elle sert à mettre en place un réseau d'entraide pour les travailleurs étrangers présents en France qui sont plus de 2 millions en 1939.

Après l'invasion de l'URSS et la rupture du pacte germano-soviétique (juin 1941), les communistes s'engagent massivement dans la Résistance intérieure.

Dès août 1941, la MOI recrute des groupes de résistants qui participent au sein du PCF à la lutte armée contre l'occupation allemande. Elle commence par informer en développant une presse clandestine puis s'engage dans la lutte armée.

Dans la résistance communiste, des "groupes de langue" agissent dans des unités militaires relevant des FTP (Francs-tireurs et partisans*).

Les FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans – Main-d’œuvre immigrée) multiplient les opérations contre les troupes d'occupation, comme l'assassinat en septembre 1943 du responsable du service du travail obligatoire (STO) en France, le général SS Julius Ritter, et de nombreux sabotages.

*Partisan : combattant n'appartenant pas une armée régulière et luttant pour un idéal - terme utilisé pour désigner les résistants communistes (FTP : nom du mouvement de résistance intérieure française créé à la fin de 1941 et officiellement fondé en 1942 par la direction du Parti communiste français).



Les groupes de résistants sont traqués par les Services de sécurité allemands (Gestapo) secondés par les « Brigades spéciales » créées depuis mars 1940 au sein des renseignements généraux pour lutter contre le communisme : ces policiers français collaborent activement avec l'occupant. Ils utilisent la filature, la surveillance puis la torture, ce qui permet de nombreuses arrestations.


Ainsi, en novembre 1943, soixante-huit FTP-MOI parisiens sont arrêtés dont vingt-trois appartiennent au réseau Manouchian.

Du 15 au 18 février 1944, les 23 accusés sont devant une cour martiale allemande, le procès a lieu à huis-clos et en allemand. Incarcérés depuis trois mois et quotidiennement torturés, le jugement est expéditif.

Accusés de nombreux attentats et d'actes de sabotage contre l'occupant nazi, le verdict est prononcé le 19 février : ils sont tous condamnés à mort.




Conduits au fort du Mont-Valérien, les 22 hommes sont fusillés le 21 février 1944. Leurs corps sont ensuite transportés jusqu'au cimetière d'Ivry-sur-Seine pour être enterrés dans une fosse commune.

La seule femme, Olga Bancic, ne peut pas être fusillée (forme d'exécution réservée aux hommes combattants), elle est transférée en Allemagne et décapitée à Stuttgart le 10 mai1944.


Le fort du Mont-Valérien a été construit à Suresnes pour protéger Paris au XIXe siècle.

La Wehrmacht prend possession du fort en juin 1940. L'occupant va utiliser ce fort comme lieu d'exécutions.

La clairière est en effet un lieu discret pour l’exécution des résistants et otages transportés depuis les prisons de la région parisienne.

Les dernières recherches historiques établissent le nombre d'un peu plus de 1000 fusillés.

Les condamnés peuvent écrire une dernière lettre avant leur exécution.

Il s'agit de la lettre écrite par Missak Manouchian à son épouse Méline le 21 février 1944 avant son exécution.

L'affiche placardée sur tous les murs de France dès le 22 février n'atteint pas son objectif. Des dépôts de fleurs et des écritures de soutien inscrites sur l'affiche témoignent d'une empathie immédiate et d'une admiration pour ces combattants fusillés. L'occupant allemand et Vichy voulaient en faire des assassins, mais l'affiche en fait des héros.

Surtout que durant l'année 1944, les actions de la Résistance se multiplient et les défaites allemandes en Afrique du nord et à l'Est suscitent l'espoir d'une Libération.


Depuis 1945, le souvenir du groupe Manouchian se perpétue à travers des commémorations mais aussi la poésie, la chanson et le cinéma.

Reproduite dans la plupart des manuels scolaires d’histoire, l’Affiche rouge est devenue le symbole de la lutte des résistants contre l’oppression nazie, mais aussi de l’apport des étrangers à la Résistance française.

Louis Aragon a écrit un poème-hommage à l'occasion de l'inauguration de cette rue du 20e arrondissement de Paris.


Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents


Tout avait la couleur uniforme du givre
À la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan


Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.

Titre : L'affiche rouge
Poète : Louis Aragon (1897-1982)

Recueil : Le Roman inachevé (1956).

Vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

https://www.reseau-canope.fr/poetes-en-resistance/poetes/louis-aragon/strophes-pour-se-souvenir/pistes-pedagogiques/