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L'appareil urinaire

Anatomie et physiologie

Sandra BLANCHARD- VINCENT

Promotion 2022

Index

système urogénital

Les reins

Les uretères

La vessie

L'urètre

Physiologie de l'appareil urinaire

Observer et identifier les anomalies liées à un dysfonctionnement de l'appareil urinaire

La vascularisation

Les surveillances et examens

01

le système uro génital

Le système uro génital est composé de deux appareils qui ont chacun une fonction bien précise :

- L’appareil urinaire est chargé de purifier le sang et de maintenir constante sa composition grâce à un triple mécanisme de filtration de sécrétion et de réabsorption. L’appareil génital est chargé de la reproduction de l’espèce.
L’appareil urinaire se compose de deux volumineux organes, les reins. Grâce à leurs fonctions de filtration, de sécrétion et de réabsorption, ils forment l’urine qui est évacuée vers la vessie grâce aux uretères. Une fois dans la vessie, l’urine est évacuée hors de l’organisme par l’urètre.

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Les reins

- De la racine Néphro, ils sont au nombre de deux, un droit et un gauche. Leur forme est celle d'un haricot, ils pèsent environ 140gr et mesurent 12cm de long.

Leur coloration est rouge, leur consistance est ferme, avec une surface lisse et régulière. Ils sont recouverts chacun par une glande surrénale (produit de la cortisone).
Ils sont situés de part et d'autre de la colonne vertébrale (première lombaire) dans la cavité abdominale, derrière le péritoine. Ils sont enveloppés dans une capsule de graisse ce qui les protège. A cause de la présence du foie le rein droit est un peu plus bas que le gauche
Le coeur envoie 900l de sang vers les reins soit 700ml/minute. La production d'urine sera d'environ 1.5l/jour.

02

Les reins

Chaque rein à la forme d’un haricot, on distingue deux faces, l’antérieur convexe et la postérieure plane. De ses deux bords, l’externe est convexe en dehors et l’interne est échancrée à sa partie moyenne pour le hile. Enfin le pôle supérieur est plus arrondi que l’inférieur. Le hile contient une veine et une artère rénale ainsi que l’uretère.



Le parenchyme rénal est organisé autour d’une cavité centrale qui prolonge le hile et contient le début des voies urinaires. Dans le parenchyme on peut distinguer deux parties :
- la médullaire se présente à la coupe comme un ensemble de structures triangulaires, les pyramides de Malpighi, dont la base est parallèle au bord externe du rein. La pointe des pyramides appelée papille, débouche librement dans une petite cavité urinaire qui en épouse la forme, le calice.
- la corticale se répartit en une zone périphérique par rapport aux pyramides et en colonne de Bertin, qui sont situés entre les pyramides. Dans la cavité rénale, les calices se réunissent en calice de second ordre. Ceux-ci confluent à leur tour pour former le bassinet

Configuration externe

Configuration interne

02

Les reins

Le néphron est l’unité fonctionnelle du rein. Il n’est plus visible qu’au microscope. Il comprend deux parties, disposées ainsi :
Première partie le GLOMERULE de Malpighi, situé dans la corticale. Il se compose d’un entonnoir à double paroi, la capsule de Bowmann.
Deuxième partie le TUBULE qui est composé de :
o Tube contourné proximal
o L’anse de Henlé
o Une branche fine qui descend
o Une branche épaisse qui monte
o Le tube contourné distal
o Le tube droit ou tube collecteur de Bellini. Ce tube collecteur se jette au niveau des calices pour vider l’urine. Les deux feuillets de la capsule de Bowmann sont respectivement appelés feuillet viscéral (interne) etfeuillet pariétal (externe). Entre les deux parois se trouvent l’espace urinaire qui est en continuité avec le système tubulaire.

Le néphron

  • Corticale





  • Médullaire

03

Les uretères

Les uretères font suite aux bassinets. Les bassinets sont des segments élargis des voies excrétrices du rein situés à la jonction des calices. Ils ont la forme d’un entonnoir. L’uretère est un conduit musculeux long de 25cm, il descend verticalement, longe la paroi latérale du petit bassin.

Finalement, il vient s’aboucher dans la vessie.

04

La vessie

La vessie est un réservoir musculo membraneux destiné à recevoir l’urine de manière continue par les uretères.

Sa capacité est variable, mais l’envie d’uriner se fait sentir lorsqu’elle contient environ 400 ml d’urine.
Elle est située dans le petit bassin, plaquée contre la paroi postérieure de la symphyse pubienne. Le col de la vessie représente le début de l’urètre.

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L'urètre

C’est le canal excréteur de la vessie.

Chez l’homme il livre en même temps le passage au sperme à partir des orifices des canaux éjaculateurs. Chez l’homme Dans sa première portion, l’urètre de l’homme est entouré par la prostate, nommé urètre prostatique. Il traverse les muscles du périnée, nommé urètre membraneux. Enfin il pénètre dans une gaine érectile, le corps spongieux, c’est l’urètre spongieux.
Chez la femme L’urètre est beaucoup plus court, il s’étend du col de la vessie à la vulve.

06

Physiologie de l'appareil urinaire

Les cinq fonctions principales du rein sont :

- Elimination des déchets azotés (produit des catabolismes des protéines
- Maintien de l’équilibre hydro-électrolytique (ions)
- Maintien de l’équilibre acide basique
- Régulation de la pression artérielle
- Hématopoïèse synthèse des globules rouges dans la moelle osseuse,
- Synthèse de l’érythropoïétine (EPO)

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A/ Physiologie rénale

C’est la première étape de la formation de l’urine. Au niveau du glomérule, il y a exclusivement des phénomènes de filtration, au niveau des systèmes tubulaires il y a deux phénomènes physico chimiques :

- la réabsorption : sortie d’eau et des électrolytes qui repassent dans le sang au niveau des tubules
- la sécrétion : passage vers les tubules venant de substances dissoutes dans le sang. Le sang qui pénètre dans le rein est amené aux glomérules de Malpighi. L’eau et les petites molécules passent passivement la membrane du glomérule et arrivent dans l’espace urinaire. Ainsi se trouve dans cet espace de l’urine primitive, appelée ultra filtrat. La principale différence entre le plasma et l’ultra filtrat est l’absence de grosses molécules dans celui-ci. L’ultra filtrat est très abondant. Le débit de filtration glomérulaire est de 100 à 120 ml/mn, chaque minute les glomérules vont produire 100 à 120 ml d’urine primitive. La créatinine est le reflet le plus fidèle pour mesurer la filtration glomérulaire.

a) Filtration glomérulaire

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A/ Physiologie rénale

Existence d’une réabsorption

Le processus de filtration produit 120ml de filtrat/min, soit quelque 180l/jour, alors que le débit urinaire est de 1,5l/24h. Il est évident qu’un processus de réabsorption doit intervenir si l’on veut éviter une déperdition massive d’eau. Par ailleurs on sait que le glucose est filtré, il n’apparait normalement pas dans les urines. Une partie de l’ultra filtrat est donc réabsorbée au niveau du système tubulaire. Les substances réabsorbées regagnent la circulation sanguine.

Tube contourné proximal : phénomènes de réabsorption
Réabsorption de sel et d’eau : Les 80 % du volume filtré sont réabsorbés à ce niveau. La réabsorption se fait de façon iso osmotique, l’eau suit passivement les substances réabsorbées. Il s’agit de la réabsorption obligatoire de l’eau. Elle dépend de la sécrétion d’une hormone de la surrénale : l’aldostérone.
Une absence ou la diminution de sécrétion de cette hormone entraine une diminution importante de la réabsorption de sel et d’eau et donc une perte massive d’eau et de sel.
Réabsorption du glucose et des acides aminés : Il s’agit d’un mécanisme de transport de ces substances. Agissant contre un gradient de concentration, il y aura donc consommation d’énergie et on parle de transport actif. Pour le glucose, il existe une capacité maximale de réabsorption, qui sera débordée chez le diabétique. Dans ce cas, l’excès de glucose sanguin, filtré passivement, ne peut être réabsorbé assez rapidement. Il se retrouve dans les urines, au niveau desquelles il entraîne de l’eau par effet osmotique. Il y a donc une diurèse osmotique dans le diabète sucré, ce qui explique la polyurie.

b) réabsorption tubulaire


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A/ Physiologie rénale

Concentration par contre courant

Phénomènes de concentration de l’urine : Branche fine descendante : il y a une sortie d’eau, ensuite l’urine et donc plus concentrée (notamment en sodium) Branche large, sortie de sodium mais l’eau reste. L’aldostérone contrôle l’efficacité de la pompe à Na+ de la branche ascendante et intervient par là, dans le mécanisme du contre courant.
Tube contourné distal, tube droit, tube collecteur
Phénomènes de dilution : L’urine hypotonique arrive au niveau du tube contourné distal. En présence d’ADH (hormone anti diurétique) d’origine hypophysaire, la paroi des tubes distaux et collecteurs est perméable à l’eau, qui repassera passivement vers les liquides interstitiels. En l’absence d’ADH, l’eau ne traversera pas cette paroi. Elle restera dans la lumière des tubes et sera éliminée par voie urinaire. Il existe également, au niveau du tube contourné distal, une réabsorption active de Na+ contrôlée par l’aldostérone.

Anse de Henlé

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A/ Physiologie rénale

Système rénine angiotensine

Les reins jouent un rôle dans la régulation de la pression sanguine. Grâce à l’appareil juxta glomérulaire celui-ci est constitué par l’accolement des parois de l’artère afférente et du glomérule, et les parois des tubules distaux. Au niveau de cet accolement, il y a une grande densité cellulaire. L’artériole afférente fonctionne à cet endroit comme un baro-récepteur, sensible à la pression. Une baisse de pression entraine la production d’une hormone appelée rénine.
La rénine transforme l’angiotensinogène, une protéine circulante fabriquée par le foie en angiotensine I. L’angiotensine I est transformée en angiotensine II par une enzyme de conversion au niveau de certains tissus. L’angiotensine II a entre autres pour effets soit : une action vasculaire : vasoconstriction artérielle puissante une action stimulante : sécrétion d’aldostérone (hormone sécrétée par les surrénales qui retient le Na+ et élimine le K+)
Erythropoïétine
L’érythropoïétine est une glycoprotéine sécrétée au niveau ou à proximité de l’appareil juxta glomérulaire. L’érythropoïétine a pour effet de stimuler la différenciation des cellules de la lignée rouge de la moelle osseuse. Le stimulus de la libération d’érythropoïétine est le rapport entre les besoins en O2 des cellules sécrétrices et l’apport en O2 qui leur est fourni. Elle est libérée lorsque l’apport diminue par rapport aux besoins.

C) Sécrétions endocrines du rein


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B/ L'urine

L’urine ainsi constituée est déversée dans les calices. Elle parvient au bassinet, puis à l’uretère qui la conduit dans la vessie. Le débit normal est d’un litre et demi par 24 heures. Elle contient principalement de l’eau dans laquelle sont dissous de l’urée et de l’acide urique, déchets du métabolisme protéique. Elle contient également de l’ammoniaque et des électrolytes. L’urine ne contient pas de protéines qui sont de grosses molécules, ni de glucides ou de lipides. La présence de ces substances dans l’urine doit faire rechercher une pathologie.

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C/ La miction

Autour du col vésical se trouve un sphincter musculaire lisse et un sphincter strié. L’augmentation de pression intra vésicale déclenche à partir de 200 ml un influx qui gagne la moelle sacrée. La moelle sacrée est le siège d’un réflexe qui commande l’ouverture du sphincter lisse et la contraction du muscle vésical. La miction ne peut cependant se faire que sous le contrôle des centres supérieurs qui commandent le sphincter strié. La presse abdominale intervient aussi en facilitant la miction par compression indirecte de la vessie. Enfin, le reflux vésico urétral est évité grâce à la compression du trajet intra mural de l’uretère par le muscle vésical en contraction. En résumé, le mécanisme physiologique est le suivant : Un stimulus (remplissage vessie) est transmis à une région de la moelle épinière se trouvant en arrière de la vessie, l’influx retourne vers la vessie par les nerfs parasympathiques. Contraction de la musculeuse (membrane périphérique de la vessie contenant des muscles) et parallèlement le relâchement des muscles de l’urètre.

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La vascularisation du rein

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Observer et identifier les anomalies liées à un dysfonctionnement de l'appareil urinaire

Ordinairement, la distension de la vessie, consécutive à l’accumulation d’environ 200ml d’urine, active les tensiorécepteurs de la paroi vésicale. Des influx nerveux sont alors transmis à la région sacrée de la moelle épinière puis remontent au niveau cervical : la personne ressent le besoin d’uriner. Comme le sphincter externe de l’urètre et le muscle élévateur de l’anus sont volontaires, la personne peut choisir de les contracter et de retarder ainsi la miction. Si le moment est opportun, le personne relâche le sphincter externe de l’urètre ce qui permet à l’urine de s’écouler hors de la vessie (continence volontaire). L’incontinence résulte le plus souvent de problèmes émotionnels, d’une pression physique exercée sur la vessie pendant la grossesse ou de troubles nerveux (AVC, lésions de la moelle épinière). La rétention urinaire est fréquente après une anesthésie locorégionale (péridurale, rachianesthésie) ou générale, et se traduit le plus souvent par un globe vésical (augmentation du volume abdominal au-dessus de la symphyse pubienne). Chez l’homme, elle traduit souvent une hypertrophie de la prostate.

Rappel des mécanismes de la miction

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Observer et identifier les anomalies liées à un dysfonctionnement de l'appareil urinaire

 L’anurie : Elle se note par l’absence complète ou presque complète d’urine dans la vessie souvent du à un arrêt de la fonction rénale ou à une obstruction des uretères. Ce n’est pas douloureux. C’est une urgence à signaler.


 L’oligurie : Diminution du volume des urines sur 24 heures (<500ml/24h). Cela peut être le signe d’un problème au niveau des reins. Les urines sont de couleur foncée.

 La polyurie : C’est l’augmentation de la diurèse (>2500ml/24h). Elle peut être provoquée par la prise de médicaments diurétiques importants ou par la présence de lavage vésicale allié à la boisson ingéré par le patient. Les urines seront très pâles.

Anomalies du volume urinaire

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Observer et identifier les anomalies liées à un dysfonctionnement de l'appareil urinaire

La couleur des urines : Foncées : urines concentrées en rapport avec une déshydratation ou une infection.

L’hématurie : C’est la présence de SANG dans les urines. On retrouve l’hématurie surtout dans les tumeurs de vessie (saignement de la tumeur) ou en postopératoire dans la chirurgie de l’appareil urinaire (rein, vessie, prostate…)

 Les urines brunes : Elles sont dues à la présence de PIGMENTS BILIAIRES ce qui suppose un obstacle des voies biliaires. Certains aliments comme les betteraves peuvent colorer les urines en rouge.

 La pyurie : C’est la présence de PUS dans les urines, reflet d’une infection urinaire importante. Les urines ont troubles et odorantes, voire épaisses et verdâtre.

 La pneumaturie : C’est la présence d’AIR dans la vessie : présence d’air dans le collecteur à urine. Il apparait surtout en fin de miction. Les causes sont : une sonde vésicale, une fistule entéro-urinaire (sigmoïde), cystite provoquée par des bactéries anaérobies productrices de CO2.

 La Fécalurie : C’est une miction accompagnée de matières fécales dues à une fistule uro-digestive (grêle-colon).

Anomalies de la composition des urines

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Observer et identifier les anomalies liées à un dysfonctionnement de l'appareil urinaire

 La leucocyturie : C’est la présence de globules blancs en excès dans les urines (bandelettes).


 La protéinurie : C’est la présence de protéines dans les urines (maladies rénales).

 L’acétonurie : C’est la présence d’acétone dans les urines (diabète, vomissements, jeûne).

 La glycosurie : C’est la présence de sucre dans les urines (diabète, grossesse). Les urines sont laiteuses si abondantes. C’est du à des parasites ou en post traumatique, du à une tumeur ou une malformation.

L’odeur des urines peut être révélatrice:
- Acre : Odeur ammoniacale en cas d’infection urinaire
- Certains aliments comme l’asperge, peuvent donner une odeur forte aux urines.
- De pomme : présence d’acétone en cas de coma hyperglycémique.

Anomalies de la composition des urines

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Observer et identifier les anomalies liées à un dysfonctionnement de l'appareil urinaire

Une miction normale est volontaire, rapide, sans effort, complète.


 Dysurie : Difficulté d’émission des urines soit par vessie « claquée » ou obstacle au niveau de l’urètre qui se manifeste par :
- Un jet faible,
- Une attente avant d’uriner,
- Une miction saccadée,
- Miction par regorgement,
- Sensation de vidange vésicale incomplète. Elle est due soit une infection des voies urinaires inférieurs (cystite, urétrite, hypertrophie de la prostate, rétrécissement urétral…), soit par diminution de la capacité vésicale, soit à un corps étranger, un calcul, une tumeur vésicale, causes neurologiques (AVC, parkinson…), causes locorégionales (digestive, gynécologique).
 Enurésie : Incontinence d’urine, sans cause organique, le plus souvent nocturne, se produisant à un âge où le contrôle sphinctérien devrait fonctionner normalement.

Les troubles mictionnels

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Observer et identifier les anomalies liées à un dysfonctionnement de l'appareil urinaire

 L’incontinence urinaire : C’est une émission involontaire d’urine chez un sujet incapable de contrôler son muscle sphinctérien externe de l’urètre qui est sous le contrôle de la volonté. Elle peut être d’effort (incontinence urinaire d’effort) ou due à un besoin impérieux* (incontinence par impériosité) ou due à une vessie distendue (incontinence par regorgement).


 Pollakiurie : Emission fréquente de petites quantités d’urine. C’est un besoin impérieux, le patient ne peut pas se retenir.

 Rétention urinaire : Impossibilité d’émettre des urines alors que la production se fait normalement (globe vésicale, hypertrophie de la prostate).

Les troubles mictionnels

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Observer et identifier les anomalies liées à un dysfonctionnement de l'appareil urinaire

 Les brûlures mictionnelles : Ce sont des brulures ressenties lors de la miction. Elles sont très désagréables et douloureuses. Elles persistent parfois après la miction et elles donnent des envies fréquentes d’uriner. Elles sont souvent le signe d’une infection urinaire.


 Les douleurs de coliques néphrétiques : Le patient prend une position antalgique (afin d’essayer de diminuer la douleur), en chien de fusil. La douleur se situe au niveau des fosses lombaires. Ces douleurs s’accompagnent souvent de nausées, vomissement. La douleur augmente d’intensité à la palpation.

 Torsion testiculaire : Une douleur violente au niveau des testicules irradiant vers l’aine, parfois les lombaires et plus ou moins accompagnée d’un œdème et empêchant la marche. C’est un symptôme urgent à signaler car cela peut être une torsion testiculaire. C’est fréquent chez les enfants et c’est une urgence : intervention dans les 6 heures, sinon risque de nécrose du testicule et donc de stérilité.

Les différents types de douleur au niveau de l'appareil urinaire

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Observer et identifier les anomalies liées à un dysfonctionnement de l'appareil urinaire

 Il faut cibler la douleur :

- A quel moment : au cours de la miction, comment ?
- Le rythme : la douleur est toujours présente ou par crise ?
- Le siège : située ans la région lombaire, au niveau du pubis, des organes génitaux
- L’intensité : simple gêne ou douleur violente qui empêche toute activité ?
- L’irradiation : vers le bas en suivant le trajet des voies excrétrices, ou vers la région lombaire.

Les signes d’alerte à signaler à l’IDE :
- Présence de sang dans les urines
- Douleurs (avec explications vues ci-dessus)
- Urines troubles avec une présence d’hyperthermie et présence de vomissements (infection urinaire)
- Anurie = urgence vitale
- Rétention urinaire : risque d’abîmer la vessie car le muscle de la vessie sera trop distendu et les fibres musculaires seront abîmées. La vessie aura donc des difficultés à se contracter correctement si elle a été trop distendue.

Les différents types de douleur au niveau de l'appareil urinaire

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Les surveillances spécifiques et les examens urinaires

• Echographie de l’appareil urinaire ou uro-TDM

• Cytologie urinaire
• Endoscopie sous AL (optionnelle si échographie fortement évocatrice)
RTUV EXAMENS DU BILAN D’EXTENSION
• Uro-TDM (à faire avant la RTUV (résection transurétrale de vessie) si tumeurs multiples et/ou trigonales) Exploration du haut appareil urinaire
• Uro-IRM (optionnelle)
• Urographie intra veineuse
• ECBU : examen cyto bactériologique des urines

L'analyse d'urine : la bandelette urinaire

La diurèse

L’analyse d’urine

Définition

Analyse d’un échantillon d’urines fraiches à l’aide d’une bandelette constituée de zones réactives de couleurs différentes. Chaque zone correspond à un élément à identifier. La modification de la couleur en fonction d’un temps de réaction révélera ou non la présence de la substance recherchée. Cette analyse peut s’effectuer avec un appareil électronique de lecture appelé réflectomètre.

Les objectifs

  • Dépistage d’une présence anormale d’éléments dans les urines fraichement émises tels que le glucose, les protéines, le sang, les globules blancs
  • Surveillance de la fonction d’épuration rénale
  • Surveillance d’une thérapeutique
  • Surveillance de la grossesse
  • Bilan d’entrée en milieu hospitalier, dans le cadre de la médecine du travail

Le matériel

  • Un récipient propre afin de recueillir l’échantillon d’urines
  • Un flacon de bandelettes réactives
  • Une paire de gants à usage unique
  • Un haricot
  • Un réflectomètre si l’unité de soins en possède un
  • Une montre avec une trotteuse afin des respecter les temps de lecture.
  • Nécessaire pour le lavage des mains et substance hydro alcoolique.

Les principes

  • Pour la participation de la personne soignée
  • La prévenir
  • Lui expliquer le soin, afin qu’un échantillon d’urines frais soit recueilli
  • Pour l’utilisation des bandelettes réactives
  • La date de péremption doit être vérifiée
  • La conservation doit être faite à l’abri de la lumière et de la chaleur et dans un endroit sec.
  • Ne pas toucher les zones réactives avant l’utilisation
  • Plonger et retirer la bandelette horizontalement près de l’échelle colorimétrique
  • Respecter les temps de lecture.

Le déroulement

  • Mettre la présence
  • Procéder au lavage des mains ou/et à l’utilisation de la substance hydro alcoolique
  • Réaliser le soin en respectant les principes dictés ci-dessus
  • Nettoyer et ranger le matériel
  • Transmettre à l’oral à l’IDE si une anomalie est constatée
  • Transmettre par écrit sur la fiche prévue à cet effet, collé sur la feuille de température.

La mesure de la quantité d’urines sur 24 h : la diurèse

Définition :

C’est le volume d’urines émis sur 24 heures

Objectif :

  • Evaluer la quantité d’urines émises sur 24 heures (observer la couleur, l’aspect aussi)
  • Etablir une courbe de surveillance de la fonction rénale (patient sous diurétique par exemple)
  • Faire un bilan entrées /sorties (patient perfusé, en restriction hydrique, etc.…)
  • Adresser à un labo le recueil de 24 heures pour analyse.

Généralités

Il est parfois nécessaire de faire une diurèse horaire (relevé du volume chaque heure). La quantité normale est d’environ 1,5 litre à 2 litres par 24 heures.

Le matériel

  • Un bocal à urines, avec couvercle. Mettre nom, date et heure de la diurèse sur le bocal.
  • Un pistolet ou un bassin

La technique

  • Mise en route ou instauration d’une diurèse
  • Installer le matériel dans la salle de bains
  • Aller voir la personne, lui demander de garder toutes ses urines, de jour comme de nuit, à partir de ce moment
  • Lui conseiller de ne pas aller à la selle en même temps, et de signaler toute perdition d’urines.
  • Recueillir toutes les urines jusqu’au lendemain, même heure que l’heure de début ou l’heure de relever selon l’organisation du service.
  • Mettre les dernières urines dans le bocal et comptabiliser
  • Noter en ver sur la feuille de température et transmettre oralement à l’IDE (quantité, odeur, couleur, aspect).
  • Savoir que faire des urines recueillies :
  • Soit les jeter et recommence une nouvelle diurèse (nettoyer et désinfecter le matériel)
  • Soit les garder pour envoyer à l’analyse

Penser à transmettre aux équipes suivantes qu’il y a une diurèse pour cette personne.

  • Poursuite de la diurèse les jours suivants :

On continue à garder chaque émission d’urine, de jour comme de nuit ; chaque matin, à la même heure, on demande au patient d’uriner et on met les urines des 24 heures dans le bocal, on comptabilise. Même transmissions.

Les signes d’alerte face aux résultats de l’analyse d’urines



Signes d’alerte face aux résultats de l’analyse d’urines mettant en évidence la présence anormale d’éléments

Eléments retrouvés

Etiologie

Présence de sang : hématurie microscopique

Infection urinaire haute

Coliques nephrétiques

Présence de leucocytes : leucocyturie

Présence de nitrites

Infection urinaire

Présence d’albuminurie

Pathologie rénale, toxémie gravidique chez la femme enceinte associée à une HTA

Présence de glucose : glycosurie

Diabète sucré



Signes d’alerte face aux résultats de l’analyse d’urines mettant en évidence des taux modifiés


Eléments retrouvés

Etiologie

Acétonurie

Jeûne prolongé

Diabète mal équilibré

Modification du PH

Acidité des urines pouvant évoquer une colique néphrétique


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