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Transcript

La place des femmes dans la société au XIXème siècle

1791

Olympe de Gouges

1791-1913

Quelle est la place des femmes dans une société française profondément transformée au XIXème siècle?

1837

Flora Tristan

1871

Louise Michel

1880

Camille Claudel

1910

Marguerite Durand

1848

Eugénie Niboyet

1848

George Sand

1864

Sarah Bernhardt

1903

Marie Curie

1913

Madeleine Pelletier

1876

Hubertine Auclair

Madeleine Pelletier, une femme d’avant-garde

"C’est à la femme seulement de décider si et quand elle veut être mère, car, sur notre corps, notre droit est absolu."

Cette phrase n’a pas été prononcée dans les années 1970, comme on pourrait le penser, mais fut publiée dans une brochure intitulée L’Émancipation sexuelle de la femme, en 1911.

Née en 1874, élevée dans une famille de commerçants pauvres, son auteure, Madeleine Pelletier, est une figure singulière dans ce foisonnement féministe qui caractérisa la Belle Époque.

Médecin, première femme interne des asiles, franc-maçonne, anarchiste, elle milita pour le droit de vote des femmes, affirma l’existence du désir féminin, défendit le droit à la conception et même à l’avortement, tout en revendiquant pour elle-même une chasteté militante. Autant de positions radicales qu’éclairent en partie une vie mouvementée, qui finit de façon tragique, puisqu’elle mourut internée d’office dans un asile psychiatrique, en 1939, accusée d’avoir aidé une jeune fille violée à avorter.

Olympe de Gouges (1748-1793), est née à Montauban le 7 mai 1748. Elle rédige un projet de Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791. Elle écrit une quinzaine de pièces de théâtre et de nombreux textes en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l'abolition de l'esclavage des Noirs. Elle aborde des thèmes comme le divorce, l'enfermement forcé au couvent, des sujets sensibles à son époque. Accusée d'être proche des Girondins, elle est arrêtée et guillotinée pendant la Terreur, à Paris, le 3 novembre 1793.

"La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits."

"La femme a le droit de monter à l'échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune. "

http://www.lumni.fr/video/olympe-de-gouges-1

Flora Tristan (1803-1844) est l'une des figures les plus importantes des combats féministes du XIXe siècle. Elle a lutté conjointement pour l’amélioration des conditions de travail des ouvriers et la reconnaissance de l’égalité homme-femme, insistant notamment sur la notion de consentement dans la vie conjugale, une réflexion qu'elle a développée à partir de sa propre expérience d'union avec un mari violent. Au Pérou où elle se rend en 1833 afin de réclamer la part d'héritage qui lui revient, cette enfant de la Révolution française, imprégnée des idées des Lumières, découvre une société inégalitaire. Elle se fera alors grand reporter, et racontera cette expérience de l’altérité dans son ouvrage le plus connu, Pérégrinations d’une paria, son journal qui fit scandale à sa parution en 1837. Flora Tristan n'a eu de cesse, tout au long de sa courte vie, de placer l’égalité des sexes au cœur de la question sociale, d'écrire et d'agir pour sonner ce qu'elle appelait "le 1789 des femmes".

"L'homme le plus opprimé peut opprimer un être, qui est sa femme. Elle est la prolétaire du prolétaire même."

Flora Tristan

Femme de lettres, militante socialiste, Flora Tristan (1803-1844) est l'une des figures les plus importantes des combats féministes du XIXe siècle. Elle a lutté conjointement pour l’amélioration des conditions de travail des ouvriers et la reconnaissance de l’égalité homme-femme, insistant notamment sur la notion de consentement dans la vie conjugale, une réflexion qu'elle a développée à partir de sa propre expérience d'union avec un mari violent. Au Pérou où elle se rend en 1833 afin de réclamer la part d'héritage qui lui revient, cette enfant de la Révolution française, imprégnée des idées des Lumières, découvre une société inégalitaire. Elle se fera alors grand reporter, et racontera cette expérience de l’altérité dans son ouvrage le plus connu, Pérégrinations d’une paria, son journal qui fit scandale à sa parution en 1837. Apôtre de l’égalité, Flora Tristan n'a eu de cesse, tout au long de sa courte vie, de placer l’égalité des sexes au cœur de la question sociale, d'écrire et d'agir pour sonner ce qu'elle appelait "le 1789 des femmes".


Eugénie Niboyet (1796-1883) :
Ecrivaine, journaliste et féministe, militante de la cause de femmes, elle revendique « pour la femme les droits de l’homme ». En juillet 1836, elle fonde la Gazette des femmes. Chaque jeudi, rédacteur.trice.s et abonné.e.s se réunissent pour débattre des droits politiques et civiques des femmes ; on y croise les grands noms du féminisme, dont Flora Tristan. En 1838 elle obtient un brevet pour une encre indélébile. A cinquante-deux ans, Eugénie Niboyet voit la révolution de Février 1848 arriver avec un nouvel espoir. Elle fonde le Club des femmes, en même temps elle lance La Voix des femmes, premier quotidien féminin, le journal se proclame « socialiste et politique, organe des intérêts de toutes ». L’égalité des droits y compris du droit de vote est revendiquée.

« Nous n'écrivons pas pour les esprits étroits qui veulent borner les femmes aux soins du ménage. Les femmes n'ont plus à acquérir leur liberté, mais à l'exercer. »

Eugénie Niboyet (1796-1883)


Ecrivaine, journaliste et féministe, militante de la cause de femmes, elle revendique « pour la femme les droits de l’homme ».

« Nous n’écrivons pas pour les esprits étroits qui veulent borner les femmes aux soins du ménage. Les femmes n’ont plus à acquérir leur liberté, mais à l’exercer. »

En juillet 1836, elle fonde la Gazette des femmes. Chaque jeudi, rédacteur.trice.s et abonné.e.s se réunissent pour débattre des droits politiques et civiques des femmes ; on y croise les grands noms du féminisme, dont Flora Tristan. En 1838 elle obtient un brevet pour une encre indélébile.

A cinquante-deux ans, Eugénie Niboyet voit la révolution de Février 1848 arriver avec un nouvel espoir. Elle fonde le Club des femmes, en même temps elle lance La Voix des femmes, premier quotidien féminin, le journal se proclame « socialiste et politique, organe des intérêts de toutes ». L’égalité des droits y compris du droit de vote est revendiquée.

George Sand :
Au-delà de son œuvre romanesque, celle qui est connue comme la toute première femme à avoir jamais vécu de sa plume a aussi publié pièces de théâtre, nouvelles, critiques littéraires et écrits politiques. Car celle qui était née Aurore Dupin était féministe avant la lettre. Elle fait scandale en se choisissant un pseudo au prénom masculin dès l’âge de 25 ans, porte le costume d’homme, et a avec Alfred de Musset une relation passionnelle mais pas exclusive (très avant-gardiste pour l'époque). Militante, elle participe à la création de La Cause du peuple et d’autres titres de presse, s’oppose à Napoléon III et à la proclamation de l’Empire, en 1851, et irrigue jusqu’à ses romans les plus champêtres de préoccupations politiques, prenant la défense du prolétariat*.

“La société ne doit rien exiger de celui qui n'attend rien d'elle.”

George Sand

Au-delà de son œuvre romanesque, celle qui est connue comme la toute première femme à avoir jamais vécu de sa plume a aussi publié pièces de théâtre, nouvelles, critiques littéraires et écrits politiques. Car celle qui était née Aurore Dupin était féministe avant la lettre. Elle fait scandale en se choisissant un pseudo au prénom masculin dès l’âge de 25 ans, porte le costume d’homme, et a avec Alfred de Musset une relation passionnelle mais pas exclusive dont il s’ouvre dans Confession d’un enfant du siècle.

Militante, elle participe à la création de La Cause du peuple et d’autres titres de presse, s’oppose à Napoléon III et à la proclamation de l’Empire, en 1851, et irrigue jusqu’à ses romans les plus champêtres de préoccupations politiques, prenant la défense du prolétariat.

Sarah Bernhardt
Au XIXe siècle, la comédienne Sarah Bernhardt remporte un immense succès. Le public s’arrache ses portraits photographiques. Ses rôles au théâtre autant que sa vie privée sont racontés par la presse. Première « star », elle mène des tournées triomphales à travers le monde.

Sarah Bernhardt


Au XIXe siècle, la comédienne Sarah Bernhardt remporte un immense succès. Le public s’arrache ses portraits photographiques. Ses rôles au théâtre autant que sa vie privée sont racontés par la presse. Première « star », elle mène des tournées triomphales à travers le monde.

Louise Michel (1830-1905) :
Institutrice, journaliste et féministe, elle défend l'idée que la place des femmes dans l'humanité "ne doit pas être mendiée, mais prise". Pendant la Commune, en 1871, elle anime le Club de la Révolution et participe aux combats tout en étant ambulancière. Arrêtée, elle est condamnée à la déportation en Nouvelle-Calédonie en 1871. Elle s'occupe alors de l'instruction des Canaques (la population indigène) et se rapproche des mouvements anarchistes. De retour à Paris grâce à une amnistie en 1880, elle poursuit ses combats pour l'égalité sociale et elle est condamnée à six ans de prison suite à une manifestation parisienne en 1883. De 1890 à 1895, elle s'occupe d'une école anarchiste à Londres. Elle est restée dans l'histoire sous le nom de "Vierge Rouge".

"La tâche des instituteurs, ces obscurs soldats de la civilisation, est de donner au peuple les moyens intellectuels de se révolter."

Louise Michel (1830-1905)

Institutrice, journaliste et féministe, elle défend l'idée que la place des femmes dans l'humanité "ne doit pas être mendiée, mais prise".

Pendant la Commune, en 1871, elle anime le Club de la Révolution et participe aux combats tout en étant ambulancière. Arrêtée, elle est condamnée à la déportation en Nouvelle-Calédonie en 1871. Elle s'occupe alors de l'instruction des Canaques (la population indigène) et se rapproche des mouvements anarchistes. De retour à Paris grâce à une amnistie en 1880, elle poursuit ses combats pour l'égalité sociale et elle est condamnée à six ans de prison suite à une manifestation parisienne en 1883. De 1890 à 1895, elle s'occupe d'une école anarchiste à Londres. Elle est restée dans l'histoire sous le nom de "Vierge Rouge".

Hubertine Auclert (1848-1914): Première suffragette* française, elle fonde l’association « Le suffrage des femmes » et choisit de mener des actions spectaculaires pour mobiliser l’opinion.

"Il faut que les Assemblées soient composées d'autant d'hommes que de femmes."

"L'opinion des femmes doit être entendue et respectée comme l'opinion des hommes."

Hubertine Auclert (1848-1914)

Première suffragette française, elle fonde l’association « Le suffrage des femmes » et choisit de mener des actions spectaculaires pour mobiliser l’opinion.

Camille Claudel :
Elle est une des rares sculptrices du XIXe siècle, ne connait le succès que grâce à la protection du sculpteur Auguste Rodin, tant la société a du mal à accepter que les femmes pratiquent cet art très physique. Après quelques succès, elle tombe dans l’oubli et meurt misérable, internée dans un hôpital psychiatrique. Ce n’est que dans les années 1980-1990, grâce à un livre et un film, qu’elle devient un emblème des difficultés traversées par les femmes artistes au XIXe siècle.

"Je réclame la liberté à grand prix"

Camille Claudel

Elle est une des rares sculptrices du XIXe siècle, ne connait le succès que grâce à la protection du sculpteur Auguste Rodin, tant la société a du mal à accepter que les femmes pratiquent cet art très physique. Après quelques succès, elle tombe dans l’oubli et meurt misérable, internée dans un hôpital psychiatrique. Ce n’est que dans les années 1980-1990, grâce à un livre et un film, qu’elle devient un emblème des difficultés traversées par les femmes artistes au XIXe siècle.

Marie Curie (1867-1934): Née en Pologne, elle devient docteure en physique à Paris. Professeure à la Sorbonne, elle obtient deux prix Nobel pour ses travaux sur la radioactivité.

"La vie n'est facile pour aucun de nous. Mais quoi, il faut avoir de la persévérance, et surtout de la confiance en soi. Il faut croire que l'on est doué pour quelque chose, et que, cette chose, il faut l'atteindre coûte que coûte."

"Dans la vie, rien n'est à craindre, tout est à comprendre."

Marie curie (1867-1934)

Née en Pologne, elle devient docteure en physique à Paris. Professeure à la Sorbonne, elle obtient deux prix Nobel pour ses travaux sur la radioactivité.

Marguerite Durand (1864-1936) : Journaliste issue de la bourgeoisie, républicaine et féministe, elle fonde le quotidien La Fronde, uniquement rédigé par des femmes. Elle est candidate aux élections en 1910 à Paris.

"On ne sait rien de l’admirable activité des femmes, et même les féministes ignorent les trois quarts de ce qu’ont fait, dans tous les ordres de préoccupations humaines, leurs aïeules, leurs mères… ou leurs contemporaines."

Marguerite Durand (1864-1936)

Journaliste issue de la bourgeoisie, républicaine et féministe, elle fonde le quotidien La Fronde, uniquement rédigé par des femmes. Elle est candidate aux élections en 1910 à Paris.

Madeleine Pelletier:
Cette phrase n’a pas été prononcée dans les années 1970, comme on pourrait le penser, mais fut publiée dans une brochure intitulée L’Émancipation sexuelle de la femme, en 1911. Née en 1874, élevée dans une famille de commerçants pauvres, son auteure, Madeleine Pelletier, est une figure singulière dans ce foisonnement féministe qui caractérisa la Belle Époque. Médecin, première femme interne des asiles, elle milita pour le droit de vote des femmes, affirma l’existence du désir féminin, défendit le droit à la conception et même à l’avortement, tout en revendiquant pour elle-même une chasteté militante. Sa vie fut mouvementée, et finit de façon tragique, puisqu’elle mourut internée d’office dans un asile psychiatrique, en 1939, accusée d’avoir aidé une jeune fille violée à avorter.

"C’est à la femme seulement de décider si et quand elle veut être mère, car, sur notre corps, notre droit est absolu."

Madeleine Pelletier, une femme d’avant-garde

"C’est à la femme seulement de décider si et quand elle veut être mère, car, sur notre corps, notre droit est absolu."

Cette phrase n’a pas été prononcée dans les années 1970, comme on pourrait le penser, mais fut publiée dans une brochure intitulée L’Émancipation sexuelle de la femme, en 1911.

Née en 1874, élevée dans une famille de commerçants pauvres, son auteure, Madeleine Pelletier, est une figure singulière dans ce foisonnement féministe qui caractérisa la Belle Époque.

Médecin, première femme interne des asiles, franc-maçonne, anarchiste, elle milita pour le droit de vote des femmes, affirma l’existence du désir féminin, défendit le droit à la conception et même à l’avortement, tout en revendiquant pour elle-même une chasteté militante. Autant de positions radicales qu’éclairent en partie une vie mouvementée, qui finit de façon tragique, puisqu’elle mourut internée d’office dans un asile psychiatrique, en 1939, accusée d’avoir aidé une jeune fille violée à avorter.