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Analyse de la lithographie

I-Pourquoi le projet républicain ne peut pas être mis en place avant 1879 ?

II-Comment le projet républicain est mis en place entre 1879 et 1892 ?

III-Comment le projet républicain, souvent contesté, est consolidé entre 1892 et 1914 ?

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En Alsace-La premier leçon, août 1914, Fabien Fabiano

Analyse de la lithographie

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Un soldat français s'adresse à une classe d'élèves alsaciens au sujet de l'Alsace et de la Lorraine. La classe remplit de rites et de symboles républicains, est elle même un symbole. Cette perte de l'Alsace et de la Lorraine met en évidence une cause de la guerre de 1914-1918 : la récupération des provinces perdues en 1871.

La salle est remplit des symboles de la République. Cette dernière dégage une vision emblématique de l'identité de cette France républicaine. Sur le mur en face, on aperçoit Marianne entourée de deux drapeau de la France. De plus, dans le texte en bas à gauche de la lithographie on peut lire l'inscription : "Enfant de la patrie le jour de gloire est arrivé !

" Entendez-vous dans vos campagnes mugir ces féroces soldats ?...

Cette citation fait référence à la Marseillaise.

Ainsi, cette lithographie contient de nombreux symboles républicains.

Un soldat français(que l'on reconnait grâce à son pantalon rouge et sa veste bleue) donne un cours d'histoire géographie sur la France. La porte de la salle de classe est ouverte. On peut imaginer que l'enseignant est arrivé précipitamment et c'est pour cela qu'il n'a pas fermer la porte. Comme pour dire que chaque secondes comptaient et que la récupération de l'Alsace et de la Lorraine était urgente. Cette précipitation se confirme aussi car il a déposé son épée et son livre sur une chaise qui trainait. Alors, il commence à faire son cours. Il n'utilise ni son livre ni sa feuille. Il connait l'histoire et la raconte avec passion. Cela se voit avec son langage corporel : il fait des mouvements très amples avec ses bras et son regard se dirige au loin(comme pour se tourner vers l'avenir). Grâce à cette passion qui l'anime les élèves sont captivés(ils ont tous la bouche et ouverte et semblent hypnotisés). Il y a aussi des habitants qui sont venus assister au cours(ils portent une tenue alsacienne comme les élèves) à la fenêtre et à la porte. D'ailleurs, on a l'impression du point de vue adopté par Fabien Fabiano d'être nous aussi spectateurs du cours.

Cette lithographie est de la propagande. À travers le professeur, c'est toute la France qui cherche à mobiliser un grand nombre de personnes en insistant sur ses valeurs et la nécessité de reprendre l'Alsace et la Lorraine. Ainsi, la Salle de classe symbolise la France républicaine. Notamment, avec l'école primaire, qui, grâce à l'obligation de s'y rendre, la laïcité et la gratuité instauré par les lois Ferry, souligne l'égalité dans l'éducation et l'acquisition du savoir.

Enfin, l'expression : "La premier leçon" nous permet de comprendre que la première chose que les élèves doivent savoir c'est qu'un jour ils devront se battre pour cette République.

Introduction :

Mise en place avec difficulté, la République* finit par se consolider et par s'enraciner dans l'esprit des citoyens français, au point d'être indissociable de l'idée de patrie. Mais les gouvernements français des années 1880 et 1890 ont dû se battre pour faire triompher l'idéal républicain.


République : Forme de gouvernement où le chef de l'État n'est pas seul à détenir le pouvoir qui n'est pas héréditaire.

H6 : La mise en œuvre du projet républicain

Objectif : Expliquer la mise en place du projet républicain de 1870 à 1914.


Problématique : Malgré les oppositions qu’elle rencontre, comment la Troisième République finit-elle par regrouper la majorité des Français autour d’un projet politique commun ?


I-Pourquoi le projet républicain ne peut pas être mis en place avant 1879 ?

II-Comment le projet républicain est mis en place entre 1879 et 1892 ?

III-Comment le projet républicain, souvent contesté, est consolidé entre 1892 et 1914 ?

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La IIIe République connaît des débuts difficiles. Elle succède au second Empire, dissous le 4 septembre 1870 après l'humiliante défaite de la France contre la Prusse à Sedan et la capture de l'empereur Napoléon III.


A peine proclamée, la République, qui se dote d’un gouvernement de Défense nationale* composé de républicains, est menacée.

Gouvernement de Défense nationale : gouvernement provisoire composé de républicains (Ferry, Gambetta…) déterminés à poursuivre la guerre contre la Prusse et ses alliés allemands.


Quelles difficultés fragilisent la III République en 1870-1871 : Pourquoi cette république est menacée ?


Léon Gambetta quitte Paris assiégé par les allemands avec l’intention de poursuivre le combat depuis Tours.



Des divisions politiques

Cette situation(défaite contre la Prusse) provoque une crise politique qui rend difficile la définition d'un nouveau régime politique. Les divisions entre dirigeants politiques sont aussi le reflet des divisions de la population française. Cette dernière est encore très rurale (même si l'urbanisation gagne du terrain) ; or les campagnes sont plutôt conservatrices et veulent un gouvernement qui soit apte à maintenir l'ordre. À l'inverse, les villes, Paris en tête, sont plus progressistes.


Trois tendances politiques s'affrontent : les républicains modérés, les monarchistes et les républicains radicaux. Le pouvoir exécutif est attribué à Adolphe Thiers, qui entend instaurer un régime d'ordre. Il met en œuvre cette politique depuis Versailles, où siège le gouvernement.

DATES CLÉS:


20 septembre 1870 : Début du siège de Paris par les armées allemandes.

28 janvier 1871 : Armistice entre la France et la Prusse.

Février 1871 : Élection d’une Assemblée nationale à majorité monarchiste, qui désigne Adolphe Thiers chef du nouveau gouvernement et le charge de négocier la paix avec la Prusse.

Il est notamment connu pour avoir été le premier président de la Troisième République en France.


17 février-31 août 1871 :
L'Assemblée nationale, réunie à Bordeaux, le nomme « chef du pouvoir exécutif ». Il conclut la paix avec la Prusse au prix de la perte de l'Alsace-Lorraine et réprime sévèrement la révolte de la Commune de mai 1871.

31 août 1871 :
Le chef du pouvoir exécutif prend le titre de Président de la République.

18-26 mars 1871 : Début de la Commune de Paris.

10 mai 1871 : Signature du traité de Francfort.

Le traité de Francfort est un traité mettant fin à la guerre franco-allemande de 1870-1871, signé entre la France et l'Empire allemand à Francfort.

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Quels obstacles se dressent face aux républicains modérés ?

1-Une Assemblée nationale monarchiste 1871

Les premières élections de la IIIe République donnent une large majorité parlementaire aux monarchistes qui se sont prononcés nettement pour la paix et qui se préparent à rétablir la royauté en France.

Hostiles aux armées allemandes, dont le siège affame Paris,et au gouvernement de Thiers soutenu par une assemblée conservatrice favorable à la paix, les Parisiens se révoltent et élisent un gouvernement insurrectionnel : la Commune de Paris*.


Commune de Paris : gouvernement révolutionnaire et populaire dirigeant de manière autonome la ville de Paris de mars à mai 1871, et guidé par un idéal de république sociale, anticléricale et libertaire.

Affamés par le siège allemand, les Parisiens sont hostiles au pouvoir installé à Versailles. Ils se révoltent et élisent la Commune de Paris.

DATES CÉS


1er mars 1871 : des troupes allemandes dans Paris, en vertu des conditions d’armistice.

18 mars 1871 : Insurrection parisienne: la capitale échappe au contrôle des autorités qui s’installent à Versailles.

26 mars 1871 : Les Parisiens élisent la Commune de Paris qui se proclame gouvernement

insurrectionnel.

21-28 mai 1871 : L’armée aux ordres des autorités à Versailles reprend Paris et écrase la Commune lors de la semaine sanglante.

Semaine sanglante : nom donné à la semaine du 21 au 28 au mai 1871, au cours de laquelle les troupes versaillaises reprennent Paris et répriment les Communards, exécutés ou jugés sommairement.

Gravure photographiée et retouchée par Numa fils, 1871(Musée d'Art et d'Histoire, Saint-Denis)


Les troupes gouvernementales donnent finalement l'assaut lors de la semaine sanglante. Les communards répondent en exécutant des otages, notamment l'archevêque de Paris et en incendiant de nombreux édifices symboliques du pouvoir comme l'Hôtel de Ville ou le palais des Tuileries. La répression, quant à elle, fait plusieurs centaines de morts. De nombreux communards, comme Louise Michel, sont condamnés au bagne.

2-Des défis importants


La République est confrontée à plusieurs défis. Du 18 mars au 28 mai 1871, un gouvernement insurrectionnel se met en place à Paris. C'est la Commune. Les insurgés mettent en place un système politique égalitariste qui s'oppose au gouvernement de Versailles, au capitalisme et à la bourgeoisie. Parmi les communards émergent des figures politiques comme Louise Michel, surnommée « la vierge rouge »


L'échec de la Restauration monarchique

L'AFFIRMATION DE LA RÉPUBLIQUE(1871-1879)

Source: Vincent Duclerc, La Républiqie imaginée(1870-1914), Belin, 2010

Les divisions entre monarchistes

Illustration anonyme, 1871


Les orléanistes, légitimistes et bonapartistes se disputent le trône.

L'échec de la restauration monarchique

Entre 1870 et 1875, situation contradictoire, c’est une majorité constituée de monarchistes hostiles à la République qui est au pouvoir. Le siège du gouvernement et des Chambres est à Versailles En 1873, la majorité monarchiste de la Chambre des députés renverse le républicain Thiers et place Mac Mahon à la présidence de la République en vue d’une restauration monarchique. La nature réelle du régime (monarchie ou république) est au cœur du débat parlementaire. Mais les républicains parviennent finalement à affirmer la République comme un régime parlementaire.

DATES CLÉS


30 janvier 1875 : Amendement Wallon qui établit la forme républicaine du régime et l’élection d’un président de la République.

Pourquoi l’amendement Wallon est-il un tournant constitutionnel et dans quel contexte a-t-il été voté ?

Le 30 janvier 1875, l’amendement déposé par le député républicain Henri Wallon est

adopté de peu par la Chambre des députés.

La Constitution républicaine, coiffée d’un bonnet phrygien et d’une couronne de laurier, triomphe grâce à l’accord populaire symbolisé par la poignée de main entre ouvriers et bourgeois

Mars 1876 : Victoire et majorité républicaines aux élections législatives.

1877 : Mac Mahon dissout la Chambre. Nouvelle victoire législative républicaine.

Janv. 1879 : Majorité républicaine au Sénat. Le républicain Jules Grévy succède au président Mac Mahon, démissionnaire.

Juillet 1879 : Les Chambres quittent Versailles pour Paris.


Les monarchistes préparent alors le retour d'un roi en la personne du prétendant légitimiste, le comte de Chambord (« Henri V »). Cependant, en 1873, le refus de la majorité des députés d'accepter le drapeau blanc que réclame le comte de Chambord, empêche la restauration monarchique et renforce les républicains jusqu’à leur victoire définitive aux législatives de 1876 et 1877.


Un régime à dominante parlementaire, celui de la Troisième République, est défini par les Lois constitutionnelles de 1875 : les monarchistes ont obtenu la création d’un sénat censé tempérer les évolutions de l’Assemblée nationale. Jules Ferry met en place le nouveau régime entre 1879 et 1885


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Comment la IIIe République réussit-t-elle à s’affirmer comme un régime parlementaire* ?


Régime parlementaire : régime dans lequel le pouvoir législatif (parlement) contrôle très étroitement le pouvoir exécutif

(président et gouvernement).


Introduction :

Une série de lois constitutionnelles, votées entre 1871 et 1875 grâce au rapprochement entre monarchistes modérés (surtout des orléanistes) et républicains, donne naissance au régime de la IIIe République.




Les républicains réussissent finalement à s'imposer en s'éloignant des idéaux de la Commune (qui effraye les campagnes), et en profitant des divisions des royalistes entre orléanistes et légitimistes qui ont pourtant gagné les élections.

Les lois institutionnelles de 1875, qui suppléent au fait que la IIIe République n'a pas de Constitution à proprement parler et qui font référence pour la première fois au mot « république », ne sont votées qu'à une seule voix de majorité. En théorie, le président de la République dispose d'importants pouvoirs, comme celui de dissoudre l'Assemblée nationale, alors que le président du Conseil, qui dirige le gouvernement, est à peine mentionné. Le président de la République, Mac-Mahon, est monarchiste et nomme des aristocrates pour diriger le gouvernement.


Les institutions de le IIIe République


Les républicains progressent toutefois dans l'électorat et obtiennent la majorité à la Chambre. En 1877, le président Mac-Mahon souhaite maintenir le duc de Broglie comme président du Conseil et dissout l'Assemblée, mais il n'obtient pas la majorité et doit céder. Les républicains triomphent et le président de la République s'abstient d'exercer ses pouvoirs. La République devient un système parlementaire, dans lequel le président du Conseil exerce l'essentiel des pouvoirs. Il faut maintenant faire accepter à nouveau un régime politique qui n'a pas bonne presse dans

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La IIIe République en 1875 est un régime parlementaire avec néanmoins un pouvoir présidentiel fort.

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Suite au ralliement des députés orléanistes à une République conservatrice, des lois constitutionnelles (amendement Wallon) sont votées en 1875 qui résultent d’un compromis entre les Républicains modérés et les orléanistes : ces lois fixent l’organisation des pouvoirs de la IIIIe République

I-Les Républicaines prennent le pouvoir

I-Les Républicains prennent le pouvoir

Léon Gambetta, 1886


En 1876-1877 se déroule un bras de fer entre le Parlement et le président de la République Mac Mahon. En effet, en 1876 les républicains remportent les élections législatives mais le Président de la République choisit des Présidents du conseil conservateurs. La crise éclate le 16 mai 1877 : Mac Mahon dissout l’Assemblée nationale, L. Gambetta déclare alors « Nous partons 363, nous reviendrons 400 », « Quand la France aura fait entendre sa voix souveraine, il faudra se soumettre ou se démettre ». Les élections législatives sont de nouveau remportées par les Républicains. Mac Mahon se « soumet » dans un premier temps à cette victoire mais hostile à la politique républicaine du gouvernement et suite à la conquête du Sénat par les Républicains en janvier 1879, il démissionne en janvier 1879 ; le nouveau Président de la République est Jules Grévy, un républicain. Dans le bras de fer entre le Président et l’Assemblée c’est cette dernière qui sort vainqueur.






Ainsi au début de la décennie 1880 les Républicains se sont imposés en France et occupent toutes les institutions de la République. Le fonctionnement de la IIIe République se définit alors comme un régime démocratique (fondé sur le suffrage universel masculin) et parlementaire (prééminence du Parlement dans les institutions).


Le modèle républicain et la culture Républicaine

Une république parlementaire

Une république laïque

Une république libérale

A-Le modèle : Une république parlementaire, libérale et laïque

Une république parlementaire


La république est parlementaire. Cela signifie que c'est le Parlement qui détient le pouvoir législatif, et c'est lui qui élit le président.

Le Parlement est composé du Sénat et de la Chambre des députés qui détient le pouvoir législatif, c'est-à-dire le pouvoir de promulguer les lois. Le Parlement contrôle le pouvoir exécutif en élisant le président de la République. Il a donc la possibilité de renverser le gouvernement.

En théorie, le président de la République a le pouvoir de dissoudre la Chambre des députés.


Une république libérale

La république est libérale, elle permet aux citoyens d'exercer librement leurs droits et leur en donne également de nouveaux. La liberté de la presse est emblématique de ces nouveaux droits.

L'objectif des républicains est de permettre le libre exercice des Droits de l'homme, proclamés en 1789. La IIIe République a donc donné ou redonné aux Français de nombreux droits, hérités de la Révolution.


La liberté de la presse est emblématique de la nouvelle république libérale. La presse connaît un véritable âge d'or, de nombreux journaux sont imprimés.

Entre 1867 et 1880, le nombre de journaux quotidiens en France passe de 78 à 250 et leur tirage passe de 963 000 à 2 750 000 exemplaires.


Une république laïque

La IIIe République est laïque : la religion doit être séparée du gouvernement. En pratique, la laïcité de la France se traduit par une série de lois et d'actions, comme les lois scolaires de Jules Ferry de 1881-1882.

Les républicains veulent libérer les Français de l'influence de l'Église afin d'en faire des citoyens émancipés. Cela commence par l'adoption des lois scolaires de 1881–1882, à l'initiative du ministre de l'Instruction, Jules Ferry. Elles rendent l'école obligatoire et surtout laïque.

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B-La mise en place d'une culture républicaine


L'enracinement de la république passe par la mise en place d'une culture républicaine.


1-L'héritage de la Révolution et de la IIe République

Rites et symboles républicains

Les républicains veulent enraciner les valeurs de la République dans le pays en les rendant visibles et compréhensibles par les Français. Dans ce but, ils développent toutes sortes d’illustrations et de manifestations.


Comment la République et ses idéaux deviennent-ils familiers aux Français?

La IIIe République se dote de nombreux symboles issus de la Révolution française, comme l'hymne La Marseillaise, et de symboles issus de la IIe République, comme le drapeau tricolore.

Les symboles issus de la révolution de 1789 sont :

  • l'hymne La Marseillaise, adoptée en 1879 ;
  • la fête nationale du 14 juillet, adoptée en 1880.

Les symboles issus de la IIe République sont :

  • l'allégorie, Marianne ;
  • le drapeau tricolore ;
  • la devise « Liberté, Égalité, Fraternité ».


Ces symboles sont mis en valeur et font l'objet d'un véritable culte républicain.


2-Le Panthéon



En 1885, avec les funérailles de Victor Hugo, le Panthéon devient le tombeau des grands personnages de la république comme cela avait été décidé en 1791.

Lors de la Restauration, le Panthéon avait été restitué à l'Église catholique. La IIIe République se réapproprie le bâtiment malgré les protestations de l'Église. Victor Hugo est considéré comme un symbole. C'est un grand écrivain qui s'est battu pour la république et qui a vécu en exil sous Napoléon III. On fait également entrer au Panthéon des penseurs des Lumières et des grands hommes de la Révolution.

Voltaire, penseur des Lumières, et Marat, homme de la Révolution, reviennent au Panthéon. Ils en avaient été écartés lors de la Restauration.


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DATES CLÉS

Jules Ferry


16 juin 1881 Loi Ferry : sur la gratuité de l’enseignement primaire public (pour les enfants de 6 à 13 ans).

28 mars 1882 : Loi Ferry sur l’obligation scolaire dans les écoles primaires et la laïcité des programmes.

30 octobre 1886 : Loi Goblet confiant l’enseignement public exclusivement à un personnel laïc.


Comment les valeurs de la République imprègnent-elles l’école?

Le rôle de l'école et de l'armée :


L'école et l'armée jouent des rôles majeurs dans la mise en place de la culture républicaine. À l'école, on enseigne les valeurs de la république et la langue française. Le service militaire, rendu obligatoire en 1889, a pour but de préparer à la défense de la république.

Pour convertir durablement les Français à la république, l'État utilise l'école, devenue obligatoire. Les instituteurs punissent et humilient les élèves réfractaires.

La république instaure le service militaire obligatoire en 1889. Les jeunes hommes sont mélangés, ils viennent de différents milieux sociaux et géographiques. Ils préparent ensemble la revanche contre l'Allemagne, présentée comme l'ennemie héréditaire de la république. Ils développent un fort sentiment patriotique.


L’école au service de la République

Dessin de Francisque Pouliot, L'Assiette au beurre, 11 mai 1907


Les républicains veulent rassembler les Français derrière les mêmes valeurs, issues de la Révolution française. Ministre de l’Instruction publique, le républicain Jules Ferry fait voter des lois qui réforment profondément l’école primaire publique.


La laïcité à l’école :

La neutralité et la sécularisation de l’école.

Laïcité : principe selon lequel l’espace public doit être religieusement neutre pour garantir la coexistence entre tous les croyants et non-croyants.

Sécularisation: transfert d’autorité du religieux vers le civil.



Les républicains se montrent plus anticléricaux à partir de 1902. Ils interdisent aux congrégations religieuses de diriger des écoles en 1904. Ils parviennent ensuite à faire voter la loi de séparation des Églises et de l'État en décembre 1905. L'application de cette loi entraîne de nombreux affrontements lors des inventaires des biens de l'Église en 1906. Le pape Pie X condamne ces actions. Malgré tout, les biens immobiliers religieux passent entièrement sous le contrôle de l'État en 1908.

DATES CLÉS


1892 : Le scandale de Panama(Le polémiste Édouard Drumont dévoile l’existence de députés corrompus en échange de leur soutien à la campagne en charge de réaliser le canal de Panama)

Décembre 1894 : Condamnation du capitaine Dreyfus, accusé d’avoir livré des renseignements militaires à l’ Allemagne.

1896 : Le chef du service du contre espionnage découvre l’innocence de Dreyfus et la culpabilité d’Esterhazy.

1899 : Dreyfus est gracié par le président de la république, Loubet.

1906 : Naissance du Parti radical(républicains dreyfusards).

1902 : Victoire électorale des républicains du Bloc des gauches.

1906 : Acquittement définitif de Dreyfus. Large victoire républicaine aux élections législatives.

Juin 1903 : Le socialiste Aristide Briant est désigner rapporteur du projet de séparation des Église et de l’État.

Juillet 1904 : Loi interdisant aux congrégations religieuses d’enseigner(Emile Combes). Rupture des relations diplomatiques avec le Vatican.

1905 : Débat, vote et promulgation de la loi de la séparation de l’Eglise.

1906 : Condamnation de la loi par le pape. Querelle des inventaires.


L'affaire Dreyfus

En 1894, la République est attaquée. Le capitaine français Alfred Dreyfus, juif et alsacien, est accusé de collaboration avec l’Allemagne. Il est alors condamné par les autorités militaires. Or, les membres du service de contre-espionnage découvrent en 1896 qu’il est innocent. S’en suit un affrontement entre le camp dreyfusard(composé d’hommes politiques de la gauche socialiste et républicaine, mais aussi d’intellectuels) et le camp antidreyfusards(composé des forces nationalistes antiparlementaires accompagnées de chef de l’armée et de dignitaires de l’Église catholique). Dreyfus est finalement gracié par le président de la république. Il réintègre l’armée en 1906.


Illustration d'Achille Lemot parue dans le Pèlerin, 17 avril 1904.

21-28 mai1871 :

La semaine sanglante

Paris durant la semaine sanglante

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https://youtu.be/djuLvrGSFiI